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La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

La Chine place ses pions en Europe

Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.

L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.

D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.

La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.

De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.

Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.

China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.

Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.

Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.

Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.

Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.

D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.

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09/05/2013 Publié par | Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Le Temps, Matières Premières, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist | | Poster un commentaire

Marchés: L’effort de propagande antirusse!

Marchés: L’effort de propagande antirusse!

Qui affecte les actions et favorise la dette.

Comment se positionner face aux actifs financiers russes? «Le ralentissement de la croissance se confirme», alerte Credit Agricole, dans ses Perspectives des pays émergents publiées la semaine dernière. «La tendance est nette en février pour la plupart des indicateurs. L’activité est en déclin et il n’y a pas, pour l’instant, de signe de reprise. Faut-il réviser les prévisions annuelles?», s’interroge la banque française.

«Certains le font, comme JP Morgan, qui a ramené sa prévision de PIB 2013 à 2,8%. Cela représente cependant l’une des hypothèses basses du marché, le consensus étant encore à 3,3%.». Depuis des mois, les investisseurs sont restés plutôt réservés quant aux actions, privilégiant de loin les obligations. Une erreur stratégique, selon East Capital. Qui observe que le marché applique une décote presque historique par son ampleur au marché russe, tandis que les investisseurs obligataires valorisent la Russie à un niveau jamais atteint. Un écart non seulement valable par rapport aux autres marchés émergents, mais également historique pour la Russie.

L’écart entre le rendement implicite des obligations à 10 ans et le ratio bénéfice/cours des actions se situait auparavant autour de 5%, et restait, quoiqu’il advienne, largement inférieur à 10% avant la crise financière mondiale. Il a presque atteint 20% aujourd’hui. Le marché actions s’est montré volatil au fil des années, mais pendant les années 2000, il est apparu comme l’un des marchés les moins chers au monde. En 1998, c’est le marché obligataire qui s’était écroulé.

L’avis qui prédomine est que la Russie fait face à un grave déficit de gouvernance, que ce soit dans le secteur public (d’un point de vue politique) ou privé (à l’échelon des entreprises). «Les investisseurs en actions partagent la même vision du marché russe que le magazine The Economist, pour qui quasiment rien ne va dans la Russie de Vladimir Poutine. Ils affirment que l’économie et les finances publiques ne doivent leur vigueur qu’au niveau élevé des cours du pétrole – en négligeant volontairement les réformes monétaires et la courbe très positive de la consommation – tandis que toutes les tentatives de lutter contre la corruption et d’améliorer la gouvernance sont soit ignorées, soit rejetées d’emblée, soit considérées comme déstabilisantes.»

Les stratèges et économistes d’East Capital ajoutent à juste titre que l’on mentionne rarement que la Russie se classe déjà mieux que le Brésil et l’Inde au classement de l’enquête Doing Business de la Banque mondiale, et que l’un des objectifs de Vladimir Poutine pour son troisième mandat est de passer de la 120e place mondiale en 2012 à la 20e place d’ici 2018. «Au lieu de cela, les investisseurs en actions préfèrent se focaliser sur les Pussy Riot et dénigrer le caractère démocratique de la Russie tout en investissant sans scrupules en Chine qui, elle, n’a rien d’une démocratie.»

Levi-sergio mutemba/Agefi Suisse 2/4/2013

http://agefi.com/marches-produits/detail/artikel/qui-affecte-les-actions-et-favorise-la-dette.html?issueUID=295&pageUID=8803&cHash=087a3d3d123db96b42c439392da35926

09/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chinamerica, Consommation, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Reuters, Russie, The Economist | | Poster un commentaire

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 29 Mars 2013 : Sur le caractère non monétaire des assets financiers en général, about « Moneyness »

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 29 Mars 2013 : Sur le caractère non monétaire des assets financiers en général, about « Moneyness »

Si vous faites partie de nos fidèles lecteurs et si, au passage, de temps à autre, vous notez nos innovations, vous vous souvenez certainement de nos développements, un peu lourds, sur notre théorie des équivalences. Nous avons affirmé que le pouvoir était celui d’imposer l’équivalence de choses qui ne l’étaient pas.

On retrouve cette démarche dans l’imposition de l’égalité en choses différentes par exemple. Il faut un pouvoir pour oser affirmer: ceci équivaut à cela quand tout donne à voir le contraire. Autre exemple, le certificat d’or ou ETF vaut l’or métal. Eh bien non!

Nous avons dès 2008 affirmé que la crise était une crise du « moneyness ».

   La financiarisation a consisté à proclamer que tous les assets financiers avaient le caractère de money, c’est à dire étaient aussi bons que la monnaie. C’est cela la « moneyness », le caractère aussi bon que la monnaie.

Nous avons dit c’est faux, rien dans les assets financiers n’a le caractère de monnaie, un jour on ne pourra plus imposer l’équivalence, un jour leur caractère « pas aussi bons que la monnaie  » se révèlera.

Cela commencé par les idioties subprimes même soi-disant triple A, puis les obligations souveraines, puis…

Les pouvoirs ont réagi comme nous l’avions anticipé, ils ont créé de la fiat monnaie pour soutenir les assets douteux qui étaient en train de perde leur « moneyness ». Et nous avons indiqué que, plus on avancerait dans la crise, plus il faudrait créer de fiat money pour tenter de continuer d’imposer l’ « équivalence» devenue mensongère.

Nous avons franchi une étape de plus en disant que les obligations souveraines étaient de la fiat monney à maturité différée. Donc de la monnaie à terme. Nous en avons conclu que les monnaies à terme des pestiférés n’étaient plus équivalente à de l’euro.

Nous abordons une nouvelle étape avec Chypre. Ce ne sont plus les assets financiers, classiques obligations souveraines, dettes de toutes sortes qui viennent de révéler leur caractère  « non moneyness», leur caractère non monétaire, non, ce sont les dépôts bancaires. Vous savez, ces trucs que l’on vous fait passer pour de la monnaie et qui ne sont en réalité qu’une créance sur le banques.

Le caractère non monétaire des dépôts vient donc de faire la une des journaux. C’est public, un dépôt bancaire, cela ne vaut pas de la vraie monnaie.

Vous avez dit vraie monnaie? Mais non, les fiat monnaies, même les billets sous votre matelas ne sont pas de la monnaie et leur caractère « non moneyness » sera révélé quand on vous forcera à échanger vos billets qui ne sont que des dettes de la Banque Centrale, au triste bilan et dettes des souverains, en faillite.

La seule monnaie qui a le caractère « MONEYNESS » extincteur ultime de dettes, c’est… vous avez gagné, c’est l’or.

La crise ne cesse de progresser, de se rapprocher des centres ultimes, des pouvoirs qui croient pouvoir continuer d’assurer envers et contre tout, les fausses équivalences.

Et ces pouvoirs ne cessent de révéler leur faiblesse, ils reculent sans arrêt dans ce combat perdu: maintenir un système déséquilibré par les poids des assets financiers, en regard de la monnaie nécessaire pour maintenir la fiction de son caractère « moneyness ».

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 29 Mars 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

29/03/2013 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, The Economist, Trappe à Dettes | | Un commentaire

L’ Edito du Dimanche 3 Mars 2013: Le séquestre américain, une tempête dans un verre d’eau! Par Bruno Bertez

L’ Edito du Dimanche 3 Mars 2013: Le séquestre américain, une tempête dans un verre d’eau! Par Bruno Bertez 

Les médias et politiciens font une montagne de l’entrée en application de ce que l’on appelle « Le Séquestre ». Sous ce nom, on désigne tout simplement l’application de coupes automatiques dans les dépenses gouvernementales. Le monde politique américain n’ a pu se mettre d’accord lors des négociations avant les élections présidentielles, alors faute d’accord, rien d’anormal à ce que les réductions soient automatiques. 

Notre interprétation est que tout ceci est une tempête dans un verre d’eau, mais qu’il faut creuser, aller au-delà des apparences pour apprécier l’importance de la question du séquestre. 

     Les chiffres d’abord. 

L’enveloppe du séquestre représente 85 milliards de dollars. Cela fait un mois de monétisation de la Fed et 2,4% du budget fédéral total, lequel est de 3,6 trillions. Le déficit fédéral est de l’ordre de 1 trillion. On remarque d’emblée que si, dans un déficit de 1 trillion, il n’est pas possible, sans risquer la catastrophe, de couper 82 milliards de dépenses, il y du souci à se faire. Surtout en période de désengagement militaire, ce qui réduit les besoins. Les déficits ne seront jamais réduits, la dette continuera de s’accroître et la Fed devra continuer de monétiser ad vitam aeternam. Nous vous rappelons que la dette affichée des Etats-Unis est de 17 trillions, la dette réelle de 55 trillions et la masse des engagements  non couverts… inchiffrable.

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«Contrairement aux prédictions d’obscurité, de ruine et d’apocalypse, personne ne peut sérieusement affirmer que 2,4 % de réduction d’un budget de 3600 milliards de dollars nous mènera à la dévastation et à la fin de la civilisation occidentale», a déclaré le sénateur républicain John Cornyn.

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03/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, FMI, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière, The Economist, Trappe à Dettes | | 11 Commentaires

Scandale à l’Italienne: BMPS/ Les conséquences graduelles de la controverse des dérivés

Scandale à l’Italienne: BMPS/ Les conséquences graduelles de la controverse des dérivés

 "L’opération Alexandria" a fait sa première victime Le président de l’Association bancaire italienne démissionne

Mario Draghi, former Chairman of Bank of Italy and current Chairman of European Central Bank

Le vaste scandale de produits dérivés qui frappe Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) ébranle le monde de la finance italienne et jette une ombre sur l’opération de sauvetage que mène actuellement le gouvernement de Mario Monti pour remettre à flot la plus vieille banque du monde, née en 1472. La nouvelle, révélée mardi par le journal Il fatto Quotidiano, est particulièrement mal tombée pour la banque toscane, qui s’apprête à recevoir sous forme d’obligations un prêt de 3,9 milliards d’euros de la part de l’Etat. Une assemblée générale d’actionnaires, prévue vendredi à Sienne pour mettre sur pied l’opération, s’annonce houleuse.

BMPS a dû confirmer mardi que l’opération sur produits dérivés dite «Alexandria», menée en 2009 avec l’aide de la banque japonaise Nomura, était bel et bien un cadavre dans son placard, susceptible de peser lourdement sur ses résultats de 2012. Son titre en Bourse a réagi en conséquence, dégringolant de 5,68% mardi et de 8,43% Jeudi en clôture. BMPS s’est efforcée de rassurerjeudi soir dans un communiqué, affirmant être, grâce au prêt public «en position d’absorber les conséquences (liées) aux opérations en question».

L’analyse de la transaction incriminée -et de deux autres, «Santorini» et «Nota Italia»- est en cours depuis octobre 2012 et certains aspects de leur structure pourraient être renégociés, a indiqué la banque, qui a promis plus d’informations d’ici la mi-février. Le quotidien économique Il Sole 24 Ore avance pour sa part une perte «largement supérieure à 2 milliards d’euros» pour 2012, dont au moins 220 millions à mettre au compte d’«Alexandria».

La Banque d’Italie de son côté a fait savoir que «la vraie nature de certaines opérations» menées par BMPS n’était apparue que «récemment» grâce à l’initiative de ses nouveaux dirigeants et des enquêtes sont en cours à laquelle ceux-ci «collaborent», selon un communiqué de la banque centrale.

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27/01/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Cycle Economique et Financier, Déflation, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters, The Economist, Trappe à Dettes | | Un commentaire

L’immobilier : la prochaine claque qui attend l’économie française par Wolf Richter

L’immobilier : la prochaine claque qui attend l’économie française par Wolf Richter

Selon une étude réalisée par "The Economist", le marché immobilier français est le numéro un mondial pour la surévaluation des prix par rapport au revenu des ménages, et le quatrième plus surévalué par rapport aux loyers. Surévaluation de l’immobilier dans une économie chancelante : bon appétit.

 

Les fondations économiques de la France se fissurent. Le taux de chômage atteint 10,5% et ne cesse de grimper. Le secteur privé s’endort lentement dans un coma profond. Les ventes de voitures ont dégringolé de 13,9% en 2012 par rapport à 2011, qui était pourtant déjà une mauvaise année. Cette baisse des ventes concerne particulièrement les constructeurs français : PSA Peugeot Citroën a baissé de 16,6% et Renault de 19,8%. Et tout le monde de pointer du doigt un coupable.

 France new car registrations 

ET PENDANT CE TEMPS LA

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26/01/2013 Publié par | Atlantico, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Immobilier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Reuters, The Economist | | 10 Commentaires

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

La lutte contre la pauvreté est d’abord un combat d’idées

 La pauvreté n’a pas disparu. Mais l’économie a donné tort aux prophètes de malheur

Nommé tant par The Economist que par le Financial Times dans la liste des meilleurs livres économiques de l’année, le Why Nations Fail: Their Origins of Power, Prosperity and Poverty 1 de James Robinson et Daron Acemoglu révèle que le déclin d’une nation s’explique par la cupidité, l’égoïsme et l’ignorance de l’histoire des leaders politiques et par la faiblesse des institutions. Quel plaisir de voir ainsi honorée, certes avec retard, la théorie des choix publics de James Buchanan, Prix Nobel d’économie. Dans The Calculus of Consent (1962), il partait de l’hypothèse que les politiciens n’étaient ni plus ni moins altruistes que les autres et que l’action collective était le résultat de choix individuels. Les faits contés par Why Nations Fail lui donnent raison.

Son analyse des causes de la pauvreté est d’autant plus actuelle que la période de Noël s’accompagne de douteuses statistiques à ce sujet, couplées à des appels de dons et de renforcement des politiques redistributives. Elles sont douteuses, parce que la pauvreté est mesurée en termes relatifs (écart avec la médiane). C’est une mesure d’inégalité et non de pauvreté. D’ailleurs, au sein des pays industrialisés, les 10% les plus pauvres ont un revenu supérieur à celui du milieu des années 1980, selon l’OCDE. Il n’y a que deux exceptions: Israël et le Japon.

Sur le même sujet, le best-seller de Robert D. Kaplan2 réactualise la piste géographique comme cause de progrès ou de pauvreté. L’auteur fait fausse route. En Chine, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté, mais la géographie du pays n’a pas changé. Le succès de la Chine provient uniquement du changement culturel initié par Deng Xiaoping, à son ouverture à l’économie de marché, à un climat favorable à l’éclosion d’une «bourgeoisie», comme l’explique Deirdre McCloskey dans Das Ende der Armut 3, ouvrage collectif de l’Institut Libéral.

L’histoire a donné tort aux prophètes de malheur. Robert Malthus avertissait à la fin du XVIIIe siècle que la croissance démographique provoquerait la misère et la famine. La réalité est autre. La population a été multipliée par six depuis Malthus. La consommation moyenne est dix fois supérieure à celle de 1800. Et en Europe, la classe moyenne gagne 45 fois plus qu’en 1800, selon Deirdre McCloskey.

Le débat est vif sur les causes de ce progrès, mais l’économie ne peut à elle seule expliquer cette multiplication par 45 du niveau de vie, selon McCloskey. C’est le pouvoir des idées, des valeurs morales et un autre regard sur la bourgeoisie qui décident du sort d’un pays. Au cours du XIXe siècle, le marché et l’innovation ont lentement été reconnus pour leurs mérites.

La liberté économique ne suffit pas à elle seule à créer la croissance. Les indices de liberté économique publiés depuis des décennies par l’Institut Fraser confirment le lien direct entre liberté économique et revenu par habitant. Mais cette corrélation positive n’en fait pas une cause. Une culture favorable à la bourgeoisie, au commerce et à la prise de risque, telle est la vraie raison de cette multiplication par 45 des revenus.

Le discours de François Hollande, sa méfiance à l’égard des commerçants, des entrepreneurs et des «riches» s’inscrit dans une logique inverse. Elle se nourrit du vocabulaire de François Mitterrand et de son hostilité à l’égard de la bourgeoisie. Ce qui n’est pas de bon augure pour nos voisins. Les attaques contre les riches ne sont qu’un prélude à une lente expropriation de la classe moyenne.

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27/12/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Les Vertus du Capitalisme, Libéralisme, Suisse, The Economist | | 2 Commentaires

Politique Friction du Mercredi 19 Décembre 2012 : La situation politique française est instable, mais…Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mercredi 19 Décembre 2012 : La situation politique française est instable, mais…Par Bruno Bertez

 La chute de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault est terrible. Sarkozy nous avait habitués à de mauvais résultats mais, cette fois, les performances de Sarkozy sont pulvérisées. Cela, c’est pour la petite histoire. Pour la grande histoire, la question qui se pose est fondamentale : comment, face à la crise qui divise, obtenir une recomposition qui favorise la légitimité des actions.

   L’affrontement entre Fillon et Copé au sein de la pseudo-Droite, la multiplication des diversions fiscales, sociétales et personnelles, masquent, escamotent la situation politique réelle du pays. Il est évident que la trêve des confiseurs et la trêve financière liée à l’élection en Allemagne vont contribuer à la poursuite d’une sorte de faux climat de pause. Pourtant, en profondeur, le fond se fissure, le socle sur lequel repose la politique française se délite, nous dirions même que les fondations tremblent.

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19/12/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Politique Friction, Répression Financière, The Economist | | 10 Commentaires

Les Britanniques ne sont mème plus maitres chez eux : God save the Queen!!!

Les Britanniques ne sont mème plus maitres chez eux : God save the Queen!!!

Les nouveaux riches des Pays Emergents veulent des valets….britanniques…..

Au Royaume-Uni, la demande pour des valets de qualité augmente de près de 20 % par année, principalement chez les nouveaux membres de la haute société anglaise, selon un article publié en Octobre dans The Economist.

Une agence londonienne spécialisée dans la formation des valets, Bedspoke Bureau, en a placé près de 345 jusqu’ici en 2012 et ses classes sont pleines jusqu’en 2013. La firme envisage même d’ouvrir des écoles à New York et en Amérique latine, deux marchés qu’elle juge « monstrueux ».

Les vieux aristocrates britanniques ne sont plus les employeurs les plus fréquents des valets de nos jours. En effet, les hommes riches provenant de la Chine, la Russie ou du Moyen-Orient sont maintenant les nouveaux patrons des valets qui, dans une proportion de 80 %, travaillent à l’étranger. D’ailleurs, des 20 % qui restent au Royaume-Uni, la moitié y travaillent pour de riches étrangers.

La culture populaire, à travers des séries comme Downtown Abbey, et le système de classes sociales anglaises ont contribué à ce boom de la popularité des services des valets. Socialement, le fait d’avoir un valet est une marque de réussite pour un homme riche en Angleterre. « Les clients paient pour la tradition, la hiérarchie et l’expérience britannique », explique Bedspoke Bureau dans les pages de The Economist.

Pour être à la hauteur de leur nouveau serviteur, le riche client peut suivre un cours de quatre semaines, chez Bedspoke Bureau, afin d’apprendre à parler le même langage que son valet. Il sera éduqué, pour la modeste somme de 12 000 $ sur la différence entre un dessert formel et le pudding, ainsi que sur les bonnes manières.

Mais avoir un valet a un coût. Un valet de classe mondiale peut gagner jusqu’à 240 000 $ par année. À cette somme, il faut ajouter le prix des appartements distincts du valet ainsi que ses primes annuelles et ses dépenses.

Qui a dit que la City de Londres était le "valet du capitalisme financier" ? 

Source F&I/The Economist Oct12

09/12/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Emploi, formation, qualification, salaire, Pays Emergents, Royaume Uni, The Economist | | Poster un commentaire

Bruxelles donne son feu vert au renflouement des banques espagnoles par les contribuables européens

 Bruxelles donne son feu vert au renflouement des banques espagnoles par les contribuables européens

Ebranlé par l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, le secteur financier de la quatrième économie de la zone euro ne s’en est jamais vraiment remis, et certaines banques croulent désormais sous les actifs toxiques. Une situation qui s’est traduite, ces derniers mois, par une vague de fusions et de rachats des entités les plus fragiles.

Celles qui n’ont pas trouvé preneur ont été nationalisées d’office et pour quatre d’entre elles (Bankia, Novagalicia, CatalunyaCaixa et Banco de Valencia), la Commission européenne a approuvé mercredi un plan de restructuration. De ce feu vert dépendait l’octroi d’une aide de 37 milliards d’euros de la zone euro, qui pourrait être versée début décembre via le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Sur les quatre banques, Banco de Valencia, jugée non viable, a été attribuée mardi soir, pour un euro symbolique, à CaixaBank, première banque du pays par les actifs. Les trois autres établissements concernés devront, quant à eux, diminuer la taille de leur bilan (60% sur 5 ans) et réduire le nombre de leurs agences (jusqu’à 50%).

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01/12/2012 Publié par | Allemagne, Espagne, Europe, Financial Times, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, The Economist, Trappe à Dettes | 2 Commentaires

Jean-Marc Daniel/BFM : The Economist sur la France, en 1851

Jean-Marc Daniel/BFM : The Economist sur la France, en 1851

23/11/2012 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Douce France, The Economist | | 2 Commentaires

Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012 : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012  : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue.  Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

  

Lundi soir, 19 novembre 2012, Moody’s  a annoncé la dégradation de la note de crédit de la France.

  La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être,  ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens  se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Goche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

Et voici pour l’essentiel.

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20/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 8 Commentaires

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