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textes, grogs et patates chaudes…

Brèves de trottoirs du Dimanche 23 Septembre 2012 : Quelques friandises financières, économiques et bien sur kleptocratiques à déguster et colporter sans modération par Bruno Bertez et The Wolf

Brèves de trottoirs du Dimanche 23 Septembre 2012 : Quelques friandises financières, économiques et bien sur kleptocratiques  à déguster et colporter sans modération par Bruno Bertez et The Wolf

Pan sur le bec des Déflationistes

Pour le second trimestre 2012 le total du crédit non financier a progressé aux Etats Unis ,  au taux annuel de 5%, un record de hausse depuis 2008. Cela fait un rythme annuel de près de 2 trillions de hausse, 1,950 T précisément.  Toutes les formes d’endettement progressent, y compris le crédit à la consommation, mais la palme revient au gouvernement, son endettement croit de 1,2 T en rythme annualisé.

Non seulement il n’y a pas déflation, mais il n’y a plus de deleveraging c’est à dire de désendettement des agents économiques , la dette totale non financière américaine a rejoint quasi son ratio record a 250% du GDP¨! La dette totale financière et non financière a rejoint et dépassé son record historique à 353% du GDP.

L’intox de Bernanke marche à fond. puisqu’il fait des QE, et même illimités , c’est qu’il y a des risques déflation: Ben voyons.

Conclusion, s’il n’a pas de risque de déflation réel et si on prétend lutter contre un risque de baisse des prix imaginaire, c’est que l’on veut fabriquer de l’inflation et faire baisser le dollar.

La FED détient maintenant près de 30% du stock de valeurs du Trésor de maturité à équivalent 10 ans. Non il n’y a pas de monétisation de la dette!

Le deleveraging des banques euro est fini, lui aussi. Sur les 12 derniers mois, le bilan total des banques en Europe a progressé au taux de 7% à 45 T. Vous avez dit déflation?

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La Crise en Europe….Quelle crise ?

Selon la  BCE l’inflation est maitrisée. En effet le cout des nouveaux locaux de la BCE vient d’un seul coup, d’être révisé en hausse de …41%. La BCE invoque une hausse du cout des matériaux et un dérapage des budgets de prestataires.  Les deux  tours vous couteront plus de 1,2 milliards contre moins de 850 prévus. Contrôlez vos dépenses , gaspilleurs, ce n’est pas moi, ce sont les kleptos de la BCE qui vous le disent.

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Il n’y a pas que Japan Airline qui en lévitation!!!

Selon le Télégraph, le Japon en est à son 8e QE  et depuis 20 ans la croissance n’a toujours pas décollé. Il vient d’annoncer un nouveau round de 10 T de yens. Le round en cours était déjà de 45 T.

 

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En attendant les prochains jeux olympique la guerre des monnaies fait rage

Le ministre des Finances du Brésil a déclaré que la décision de la FED était une mesure protectionniste et que cela allait rallumer la guerre des monnaies avec des conséquences dommageables pour le reste du monde. Il n’y  a aucun manque de liquidités, le monde baigne dans les liquidités et cette liquidité ne va pas dans la production. Source FT.

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Confusion chez confucius

Liu Mingkang, officiel chinois, ancien president de la China Banking Authority est cité dans Bloomberg pour avoir déclaré: le nouveau QE  américain est irresponsable, il ne fera rien au profit de l’économie américaine.

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23/09/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Brèves de Trottoirs, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Der Spiegel, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, La Chanson du Dimanche, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Répression Financière, Russie, Statistiques et Modèles Mathématiques, The Telegraph | , | 14 Commentaires

Face à la menace d’une propagation incendiaire en Zone Euro la résistance s’organise en Allemagne

Face à la menace d’une propagation incendiaire en Zone Euro la résistance s’organise en Allemagne

 L’Allemand Otmar Issing, un ancien économiste en chef de la BCE, et l’un des pères fondateurs de l’UE, estime que la zone euro pourrait être sur la voie de la dislocation. C’est ce qu’il écrit dans son nouvel ouvrage, paru cette semaine, « How we save the euro and strengthen Europe » (Comment nous pourrions sauver l’euro en renforcer l’Europe). « Tout indique que nous devrions sauver la zone euro », écrit Issing. « Mais ce que l’on ignore, c’est combien de pays pourront continuer à y prendre part sur le long terme ».

 

Bien qu’ayant contribué à l’élaboration de la monnaie unique, Issing avait émis des doutes sur la capacité d’une union monétaire à fonctionner sans union politique. Il estime désormais que certains pays devront quitter la zone, mais que l’Allemagne aurait tout intérêt à y demeurer. Toutefois, il s’abstient de mentionner explicitement les pays auxquels il pense dans son livre, comme la Grèce, par exemple, mais compte tenu qu’elle se trouve au bord du désastre financier et du défaut de paiement, sa sortie de l’union monétaire devient de plus en plus probable.

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11/08/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Telegraph, Trappe à Dettes | , , , , , , | Poster un commentaire

La tragédie grecque? Plutôt une comédie de la troïka et de l’Allemagne…selon Ambrose Evans Pritchard

La tragédie grecque? Plutôt une comédie de la troïka et de l’Allemagne…selon Ambrose Evans Pritchard

Aujourd’hui, la troïka formée par le Conseil de l’Europe, le FMI et la BCE retourne en Grèce pour examiner la situation. Le pays n’a pas réussi à remplir 210 des objectifs qui lui ont été assignés pour la réduction de son déficit. « Si la Grèce ne respecte pas les conditions, il ne lui sera plus versé de paiement. Je dois dire que je suis plus que sceptique », a affirmé le ministre de l’Economie allemand, Philip Roesler, ajoutant qu’une sortie de la Grèce de la zone euro avait perdu « toute son horreur » depuis longtemps. L’Allemagne a visiblement décidé de bouter la Grèce hors de la zone euro, quelque soit l’action du gouvernement grec, affirme Ambrose Evans-Pritchard sur son blog dans le Daily Telegraph.

Au lieu de se contracter de 1,1% en 2011, et de 2,1% en 2012 comme prévu par la troïka, le PIB de la Grèce a perdu 6,9% l’année dernière, et l’on évoque une réduction de 6,7% pour cette année. La Troïka a donc sous-estimé la récession réelle de près de 12% sur 3 ans. Le résultat, c’est que les recettes fiscales se sont réduites d’autant, et que les coupes budgétaires drastiques que le pays a subies, les fermetures d’hôpitaux et les réductions des salaires, par exemple, n’ont pas été suivies d’une réduction du déficit fiscal.

Les Grecs ont aussi échoué à mener à bien leur programme de privatisations, mais comment aurait-il pu en être autrement, alors qu’il est évident que des ventes massives de biens publics dans un tel contexte auraient provoqué un effondrement du marché immobilier, et accentué la chute du PIB.

« On peut se sentir bien seul lorsqu’on décide de soutenir les Grecs, étant donné les péchés qu’ont commis leurs élites sur la dernière décennie, mais doit-on vraiment pour autant s’en tenir aux histoires concoctées par les créanciers du cœur de l’Europe, et des larmes de crocodile intéressées des architectes politiques bruxellois, francfortais et même washingtoniens, de ce désastre ? Ce que M. Roesler voulait dire, c’est que l’Allemagne n’a pas l’intention de dépenser un seul sou du contribuable pour la Grèce. Pas un euro», écrit Evans-Pritchard

Compte tenu que des restructurations des dettes de créanciers privés ont déjà eu lieu à 75%, il ne sera plus possible d’en organiser de nouvelles d’une telle ampleur. En cas de versement d’une nouvelle aide de l’UE, cet argent sera soumis à un risque maximal, explique le journaliste. « Il s’agit seulement d’un calcul sordide, et de beaucoup de mensonges », assène-t-il en conclusion.

Source The Telegraph/Express be juil12

26/07/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, The Telegraph, Trappe à Dettes | , , , , , | Un commentaire

"Ponzi Facebook" l’entreprise qui privatise ses profits virtuels et mutualise ses futures pertes ?

"Ponzi Facebook" l’entreprise qui privatise ses profits virtuels et mutualise ses  futures pertes ?

Quand les amis de mes amis ne sont pas mes amis mais des gogos dancers !!!!! Labellisés 100% fakebook……

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Retardée d’une demi-heure à 17h30 vendredi, l’entrée en bourse (IPO) de Facebook a démarré en hausse. Sur le Nasdaq, le prix d’ouverture a atteint 42,2 dollars, soit 11% de plus que le cours de lancement (38 dollars). Du coup, le réseau social a été valorisé à 115,5 milliards de dollars (109 milliards de francs suisses). C’est davantage que McDonald’s mais deux fois moins que Google. Une capitalisation boursière rivalisant avec celle d’Amazon.com et dépassant celles de Hewlett-Packard et Dell combinées.

  Très vite après l’ouverture, l’action a toutefois cédé du terrain. Elle a reculé à 39 dollars à 18h. Avant de redépasser les 40 dollars dans la foulée. A la clôture et au moment , l’enthousiasme était encore retombé et l’action valait 38,23 dollars. Cette volatilité durant les premières heures de cotation s’explique par une forte demande. Citée par Bloomberg, Mona DeFrawi, cheffe de l’entreprise de conseil dans les entrées en bourse Equidity, estime que les titres changeront de mains en moyenne plus de quatre fois lors du premier jour de cotation

L’opération ne servira-t-elle finalement qu’à rendre Mark Zuckerberg multimilliardaire? 

Facebook n’a pas besoin de lever des fonds pour financer sa croissance. La société détient environ 1,5 milliard de dollars en liquidité. Pour Michael Pachter, analyste chez Wedbush Securities à Los Angeles, «entrer en bourse est nécessaire car, ayant beaucoup d’actionnaires, la société est tenue par la réglementation de rendre publics des documents. En outre, en étant publics, ils pourront attirer des talents en les rémunérant en actions.» L’analyste ajoute que la mise en bourse permettra aux investisseurs initiaux de profiter de leur placement. Mark Zuckerberg en profitera largement.Il détient encore 18.4% de Facebook après l’entrée en bourse. Sa participation est valorisée à 19,1 milliards de dollars. Le jeune entrepreneur fait du coup partie des 30 plus grosses fortunes mondiales. Aujourd’hui, il a plus d’argent que les deux fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, a calculé Bloomberg. Il est  détenteur de 18.4% du capital d’une société évaluée à 104 milliards de dollars, et dont il détient 55.8% des droits de vote?

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 Avec cette IPO, certains investisseurs peuvent se frotter les mains.

Peter Thiel, cofondateur de PayPal et administrateur du réseau social avait investi 500 000 dollars en 2004. Il en empoche 650 millions

Une autre personne a de bonnes raisons de faire la fête aujourd’hui : le chanteur irlandais Bono. En 2009, il avait acquis 2,3% de Facebook pour 71 millions de dollars. L’introduction en bourse augmente la valeur des actions du chanteur de U2 de près de 1,5 milliards de dollars. Bono est maintenant plus riche que l’ancien Beatle Paul McCartney, qui était jusqu’ici le plus riche artiste sur la planète, avec une fortune estimée à 827 millions d’euros.

Une série de salariés de la première heure de Facebook ont également fait leur entrée sur la liste des personnes les plus riches du monde:

 - Dustin Moskovitz, âgé de 27 ans, qui a partagé la chambre de Zuckerberg à Harvard et qui est responsable de la technologie chez Facebook, a accumulé une richesse de 5,1 milliards de dollars.

 - Eduardo Saverin, âgé de 30 ans, qui s’est illustré cette semaine dans la presse américaine parce qu’il a renoncé la nationalité américaine, dispose actuellement de 2,7 milliards de dollars.

 - Christopher Hughes, âgé de 28 ans, qui a récemment racheté le magazine New Republic, est à la tête d’une fortune de 836 millions de dollars depuis aujourd’hui ;

 - La responsable de l’exploitation chez Facebook, Sheryl Sandberg, qui est âgée de 42 ans, est désormais milliardaire.

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20/05/2012 Publié par | Analyse d'un secteur économique particulier, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Le Temps, Les Vices du Capitalisme, Marchés Financiers et Boursiers Actions, NYT, The Telegraph, Wall Street Journal in french | , , , , | 2 Commentaires

Art de la guerre économique : Ou quand The Economist se plaint du manque de "solidarité européenne" du mercantilisme allemand

Art de la guerre économique : Ou quand The Economist se plaint du manque de "solidarité européenne" du mercantilisme allemand 

On dirait presque dans le texte du Martin Wolf (Fnancial Times)….solidarité britanique oblige sans doute !!!!

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Les leçons de l’Allemagne : le meilleur et le pire élève de l’Europe

L’Allemagne est le pays dont le PIB par tête a le plus augmenté sur la dernière décennie parmi tous les pays du G7. Une décennie plus tôt, le pays était aux prises avec les coûts de la réunification, et il est parvenu à rebondir en démontrant qu’un pays avec de hauts salaires pouvait avoir une industrie prospère.

Le déficit budgétaire du pays représente à peine 1% du PIB, et ses dépenses publiques sont parmi les plus raisonnables de l’Europe. De plus, le taux sur les obligations souveraines sont au plus bas, quand ils ne sont pas négatifs. Au début des années 2000, l’Allemagne a réformé son marché du travail, ce qui explique son faible taux de chômage.

Les grandes forces du modèle allemand sont les suivantes :

- L’existence d’un type particulier de corporatisme, le Mitbestimmung (co-détermination), qui permet aux salariés de donner leur avis sur la gestion de l’entreprise. Cette coopération a permis de mieux faire admettre le maintien des coûts salariaux lorsque c’était nécessaire.

- Une grande majorité des entreprises allemandes sont des PME spécialisées sur des niches particulières, un tissu que l’on appelle mittelstand, et qui est apparu à la fin du XIXe. Très polyvalentes et flexibles, elles se sont vite spécialisées dans la production de produits de haute qualité pour répondre à la demande des pays émergents.

- Enfin, le système de l’apprentissage allemand, qui forme les jeunes à près de 350 professions, a permis de maintenir le chômage des jeunes au plus bas.

Les autres pays devraient certainement prendre exemple sur le modèle allemand en ce qui concerne la libéralisation des règles du marché du travail, comme l’Italie vient de le faire. En outre, privilégier l’enseignement par l’apprentissage est certainement une bonne chose à l’heure où beaucoup de jeunes sortent diplômés de l’enseignement supérieur dans des spécialités qui ne présentent plus de débouchés. 

- Le corporatisme allemand peut être défavorable pour les actionnaires.

- Le secteur des services, qui compte pour 2/3 du PIB, n’est pas productif.

- L’industrie financière allemande n’est pas très performante et elle s’est particulièrement exposée à certains risques, comme les emprunts hypothécaires américaines.

- Le vieillissement démographique est particulièrement accentué en Allemagne, alors que le pays ne permet pas l’entrée des immigrants.

En outre, la philosophie d’austérité du pays a nui à l’Europe. La consommation des ménages a augmenté moins vite que dans le reste de l’Europe sur la dernière décennie, alors que l’Allemagne jouissait d’une croissance plus forte. Du coup, l’Allemagne n’a pas soutenu la demande pour les produits de ses partenaires européens comme elle aurait dû le faire, et les surplus de sa balance commerciale ont correspondu à des déficits dans d’autres pays.

Les politiciens allemands qui réclament les mesures d’austérité et les réductions de salaires pour les autres pays européens devraient se souvenir que le but de la croissance est de permettre d’augmenter les revenus pour augmenter la consommation, et que le bénéfice réel des exportations est de permettre en retour une augmentation des importations, affirme The Economist.

 Source The Economist /Express.be avril12

14/04/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Europe, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Reuters, The Telegraph | | Un commentaire

‘L’Europe payera pour cette folie monétaire’

‘L’Europe payera pour cette folie monétaire’

 « Quand une chose a l’air d’être dangereuse, en général, elle l’est », affirme Jeremy Warner dans the Telegraph. Il veut parler du programme de prêts à bas taux d’intérêt que Mario Draghi, le Président de la BCE, avait initié en février, et qu’il vient de renouveler. Cette fois-ci, ce sont près de 530 milliards d’euros de « LTRO (« long-term refinancing operations ») qui viennent d’être réinjectés sur le marché bancaire européen. Au total, la BCE aura injecté près de 1000 milliards d’euros, et Mario Draghi a été presque unanimement encensé comme le sauveur de la zone euro.

Pourtant, pour Warner, il est encore trop tôt pour se réjouir. Les montants en jeu sont tellement gigantesques qu’ils n’ont aucun équivalent dans l’histoire, et l’on ignore donc quelles seront les conséquences réelles de cette opération. Tout ce que l’on sait, écrit-il, c’est qu’elle n’apportera pas de solution de long-terme aux problèmes de la zone euro, qui sont toujours laissés de côté.

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03/03/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, crédit crunch, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, The Telegraph, Trappe à Dettes | | Un commentaire

Grande-Bretagne: la dette Publique dépasse le seuil des 1000 milliards de livres

Grande-Bretagne: la dette publique dépasse le seuil des 1000 milliards de livres

La dette nette britannique a dépassé pour la première fois à la fin 2011 le seuil symbolique des 1000 milliards de livres (1200 milliards d’euros), selon des statistiques officielles publiées hier.

 Les emprunts nets du secteur public, mesure préférée du gouvernement pour évaluer ses performances budgétaires, se sont élevés en décembre à 13,7 milliards de livres contre 15,9 milliards un an plus tôt. Mais, en dépit de cette amélioration, l’endettement cumulé du pays continue de se creuser. Il représentait 1004 milliards de livres fin 2011, contre 883 milliards un an plus tôt, le montant le plus élevé depuis le début de la compilation en 1993 de statistiques comparables. En outre, conformément aux règles budgétaires britanniques, cette somme est calculée en excluant les «effets temporaires» du sauvetage par l’Etat des banques lors de la crise financière de 2008/2009, qui se chiffre en centaines de milliards de livres. Hors ces interventions, la dette publique britannique représentait fin 2011 64,2% du produit intérieur brut (PIB) contre 59,4% un an plus tôt.

source The Telegraph

 

25/01/2012 Publié par | Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Reuters, The Telegraph, Trappe à Dettes | Poster un commentaire

La plus grosse banque de l’Italie? C’est la mafia…

La plus grosse banque de l’Italie? C’est la mafia…

Selon une étude publiée ce mardi par Confesercenti, une importante association représentant environ 270.000 PME, les 4 groupes mafieux italiens ne se cantonnent plus à leur Mezzogiorno d’origine, et ils ont déployé leurs tentacules sur l’ensemble du pays. Alors qu’on sentait surtout la présence de la mafia dans les régions de Naples et de Palerme, on en entend désormais parler dans les contrées riches du nord du pays telles que la Lombardie et sa capitale, Milan, qui est aussi la capitale économique du pays. En outre, les groupes de crime organisé, incluant Cosa Nostra de la Sicile, la Camorra des alentours de Naples et la ‘Ndrangheta de Calabre, qui étaient jusqu’alors présents surtout dans les secteurs du jeu, de la construction et de la gestion des déchets, se sont désormais attaqués à de nouveaux marchés, comme la santé publique, les transports et la logistique.

Exploitant la crise pour racheter des entreprises, des magasins et des restaurants, ils se sont constitué un trésor de guerre de 65 milliards d’euros de liquidités, ce qui fait d’eux la « plus grosse banque de l’Italie ». Le Daily Telegraph rapporte que l’on estime à 100 milliards d’euros leurs bénéfices annuels, c’est-à-dire 7% du PIB de l’Italie.

Le gangster de base n’est plus le truand « porte-flingue » traditionnel, mais bien un businessman avisé doté d’un smartphone et d’une solide connaissance de la finance. Il se substitue aux véritables banquiers, devenus réticents à toute prise de risque, pour accorder des crédits à des taux usuraires (loan sharking, « prêt de requin »), jusqu’à pousser ses clients au dépôt de bilan dans certains cas. « Selon nos estimations, les prêts usuraires ont causé la fermeture de 1.800 entreprises en 2010 et ont détruit des milliers d’emplois. En ce moment, Mafia Inc. est la seule entreprise volontaire pour réaliser de substantiels investissements », explique le rapport. Les petites entreprises ont également été victimes d’extorsions et de vols, au rythme étourdissant d’un délit à la minute.

Confesercenti estime que Mario Monti doit aider les entreprises à « reprendre le territoire occupé par la mafia », mais ce ne sera pas chose facile, d’autant plus que c’est grâce à la complicité de politiciens, entre autres, qu’elle a pu réaliser sa progression sur le nord de l’Italie.

La cour de justice Européenne a estimé hier que le gouvernement italien avait violé les droits des Napolitains en échouant dans sa gestion de la crise des éboueurs de Naples, qui avait conduit à l’accumulation de tonnes d’immondices dans les rues de la ville. Or, c’est la Camorra qui contrôle le ramassage des poubelles de Naples…

source The Telegraph/Express.be janv12

11/01/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Telegraph | 6 Commentaires

L’enfer hongrois de la Dette et les risques de contagion européenne

L’enfer hongrois de la Dette et les risques de contagion européenne

En raison de la forte exposition des banques autrichiennes à la Hongrie – quelque 41,6 milliards d’euros à la mi-2011 – les CDS à cinq ans sur l’Autriche ont atteint un pic de six semaines à 234 points de base.  Cela signifie qu’il en coûte 234.000 euros pour s’assurer contre un risque de défaut de 10 millions d’euros de titres de dette autrichiens.

L’Autriche a été mise à mal en raison de l’exposition de son système bancaire à la Hongrie. Les banques hongroises avaient octroyé à leurs clients des prêts en francs suisses et en euros en raison de taux inférieurs. Le florin hongrois ayant beaucoup baissé en valeur, la devise hongroise, le forint, a perdu 16% de sa valeur au second semestre 2011. C’est la plus forte chute enregistrée par l’agence Bloomberg parmi 170 monnaies nationales surveillées!

 Source Le Figaro

 

Les particuliers se sont retrouvés alors avec des taux d’intérêts faibles mais avec un effet change très pénalisant. La Banque centrale hongroise a par conséquence demandé un effort aux prêteurs. En septembre dernier, Budapest a adopté une loi permettant le remboursement à un taux de change fixe préférentiel des dettes contractées en devises étrangères, en francs suisses notamment.Cela a eu un impact sur l’Autriche car elle a deux banques fortement impliquées en Hongrie, Erste Bank (cours de bourse -61%) et Raiffeisen Bank (cours de bourse-51%).

La Hongrie est par ailleurs le pays d’Europe de l’Est le plus dépendant de la zone euro. Plus de 80% de ses établissements bancaires sont contrôlés par des banques étrangères.

source The Telegraph

La Hongrie  est dans une situation très difficile, liée à son niveau d’endettement très élevé, privé et surtout public, si l’on compare aux autres pays de la région, et aussi à la vulnérabilité du secteur financier. Elle  devra rembourser 15,5 milliards d’euros cette année, soit 18% de son PIB.

La Hongrie a besoin par ailleurs de refinancer 4,8 milliards d’euros de dettes en devises au cours des prochains mois, un montant qui intègre le remboursement d’aides de l’UE et du FMI reçues en 2008.

Le pays a de plus en plus de mal à refinancer sa dette sur les marchés. La défiance à l’égard de la Hongrie s’est traduite la semaine dernière par l’échec d’une émission d’obligations qui n’a levé que la moitié des fonds prévus. Les taux d’intérêt des bons du Trésor à dix ans ont encore bondi  et atteignaient lundi 9,9%, un coût d’emprunt insupportable

 

06/01/2012 Publié par | Bloomberg, Changes et Devises, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Figaro, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, The Telegraph, Trappe à Dettes | 5 Commentaires

   

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