Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
Bourse électronique: 27 000 ordres par seconde Par Jean-Pierre Béguelin
L’organisation des marchés boursiers s’atomise au point d’inquiéter, peut-être en réponse aux excès des échanges à très haute fréquence qu’un livre récent, «Krach Machine», vient de si bien décrire.


Dans leur tout récent livre Krach Machine, Frédéric Lelievre – bien connu des lecteurs du Temps – et François Pilet tracent un saisissant portrait de la structure et du fonctionnement des bourses électroniques les plus modernes, avec leurs bunkers, leurs connexions géantes, leurs prodigieuses et, peut-être, dangereuses capacités de traitement. Certes, on savait depuis longtemps que les bourses traditionnelles se mouraient et que partout, sauf aux Etats-Unis, les corbeilles physiques avec leurs crieurs, leurs coursiers et leur bruit infernal ne se voyaient plus que dans les films. Mais il a fallu attendre que Wall Street s’informatise à 100% pour que ces toutes dernières années une véritable révolution bouleverse les marchés électroniques. A l’origine en effet, ces derniers n’ont fait que copier le processus d’enchères physiques des agents de change. Au lieu de la criée autour de la corbeille, ceux-ci donnent leurs ordres de vente et d’achat avec les prix et les quantités désirées à un ordinateur central qui les trie, les ordonne, les compare et exécute celles qui s’accordent.
Le fait, toutefois, que tous les membres de la bourse peuvent dorénavant voir en permanence l’ensemble de la cote traitée et à traiter change alors profondément leur comportement, ne serait-ce qu’en les forçant à utiliser des programmes de plus en plus performants. Vu la quantité d’informations disponible en effet, seul un balayage électronique permet d’analyser la situation et d’en détecter assez vite les irrégularités potentiellement profitables. Mais, pour ce faire, il ne suffit plus de crier plus fort que les autres comme c’était le cas à la corbeille d’antan, d’autant qu’à présent les ordres sont exécutés strictement selon leur ordre d’entrée dans le système. Pour gagner, un courtier, ou plutôt son programme, doit maintenant être le premier à traiter, donc le plus rapide à réagir, d’où l’avantage à l’algorithme le plus souple et au matériel le plus performant. Une course s’est alors engagée entre les différents acteurs au point que la distance physique à l’ordinateur central a commencé à jouer son rôle pour désigner le vainqueur. Afin d’éviter des conflits sans fin, les bourses ont alors décidé d’uniformiser le temps d’accès à l’ordinateur central – 37 millionièmes de seconde actuellement à Londres – pour ceux de leurs membres prêts à payer ce privilège.
PLUS DE BEGUELIN EN SUIVANT: Lire la suite »
Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière
Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ,les deux tiers des variations des prix des matières premières sont d’origine financière
Les deux tiers des variations des prix mondiaux des matières premières sont expliqués par des facteurs d’origine purement financière Selon une étude qui vient d’être publiée par la Cnuced et l’EPFZ, entre 60 et 70% des fluctuations de cours n’ont aucun lien avec les événements réels affectant la rareté – ou l’abondance – des produits de base. Le rôle de la spéculation et du «trading à haute fréquence» est clairement pointé du doigt.

La Cnuced ne lâche pas l’affaire. Un an après une première étude, deux chercheurs de l’agence des Nations unies basée à Genève – celle-ci a tenté, en vain, il y a trente ans, de mieux réguler le commerce des produits tropicaux – révèlent à nouveau l’influence de la finance sur les prix mondiaux du pétrole. Mais aussi sur ceux du sucre, du blé, du maïs, du soja. Nicolas Maystre et David Bicchetti se sont associés à Vladimir Filimonov et à Didier Sornette, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Dirigeant l’Observatoire des crises financières, ce dernier est un spécialiste reconnu de la formation des cours sur les marchés boursiers et de leur «microstructure».
Résultats du filtrage, à l’aide de modèles mathématiques complexes, de milliards de transactions enregistrées par Thomson Reuters? Aujourd’hui, moins du tiers des variations de prix des matières premières à court terme peuvent être expliquées par des événements liés à l’économie «réelle». Comme les propos tenus par le ministre saoudien du Pétrole, ou les prévisions de récoltes dans le Midwest.
PLUS DE MANIP EN SUIVANT:
Philippe Béchade(Agora)/ BFM – Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?
Philippe Béchade(Agora)/ BFM - Vendredi, c’était le jour de mes sorcières bien aimées- Des records du marché actions justifiés ?
Les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la bourse
Par Frédéric Lelièvre, chef de la rubrique Economie & Finance du «Temps» et François Pilet, chef de la rubrique Economie du «Matin Dimanche»
En une décennie, des financiers d’un nouveau genre ont pris le contrôle de la bourse. Les traders à haute fréquence achètent et vendent à la vitesse de la lumière. Ils jurent fluidifier les rouages de la finance. Ils menacent pourtant de gripper l’économie tout entière. Telle est la thèse d’un livre-enquête à paraître le 13 mars. Extrait.
EN LIENS: http://krachmachine.fr/?page_id=2
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/03/la-faille-inqui%C3%A9tante-de-bats.html#ixzz2NgY56Udm (Et d’une manière générale l’excellent et incontournable Blog de Jennifer Nille Fair Trade spécialisé sur toutes les questions afférentes au Trading à Haute fréquence)

B A S I L D O N. Les lettres capitales, blanches, se dressent sur une petite butte tapissée d’herbe à l’entrée de cette ville en banlieue de Londres. «On dirait les mêmes lettres qu’à Hollywood, en moins grand», plaisante Tariq Rashid. Confortablement assis à l’arrière d’une grosse berline noire, il indique la route au chauffeur, un peu perdu malgré son GPS. Tariq Rashid, lui, a l’habitude. Cadre de NYSE Euronext, la bourse qui regroupe notamment celles de New York, Paris et Amsterdam, il vient ici tous les mois. Pour s’assurer que ses clients, les traders à haute fréquence, ne manquent de rien dans ce qu’il appelle le «centre européen de liquidité». La formule désigne en réalité le cœur même de la bourse où sont cotées Bouygues, LVMH ou Total.
Depuis longtemps, le Palais Brongniart, à Paris, ne sert plus qu’à des conférences. La corbeille a fermé en 1987. Désormais électroniques, les transactions boursières ont été se loger dans les ordinateurs de la bourse de Paris installés notamment à Aubervilliers, en banlieue nord. Fin 2010, ces serveurs sont regroupés en Angleterre, première place financière européenne. A Basildon, ils ont pris place dans un bâtiment réputé ultra-sécurisé et équipé des dernières technologies de communication. Là, dans une zone industrielle de cette cité de 200 000 habitants reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, bat désormais le cœur du plus grand marché d’actions et de produits dérivés européen. Et dont le sang irrigue directement les machines surpuissantes des nouveaux vampires de la finance, les traders à haute fréquence.
PLUS DE HFT EN SUIVANT: Lire la suite »
Pourquoi Bernanke réussirait-il cette fois-ci là où il a déjà échoué une fois (en 2007) et Greenspan aussi (en 2000)? par Pierre Leconte
Pourquoi Bernanke réussirait-il cette fois-ci là où il a déjà échoué une fois (en 2007) et Greenspan aussi (en 2000)? par Pierre Leconte
La Federal Reserve US a déjà tenté à deux reprises en 2000 (sous la présidence de Greenspan) et en 2007 (sous la présidence de Bernanke) de créer une bulle des actions au moyen d’une politique monétaire ultra laxiste et elle a lamentablement échoué puisque cela s’est traduit par deux krachs boursiers qui ont ruiné quantité de gens et d’institutions. Nous en sommes à la troisième tentative, dont le calcul des probabilités démontre qu’il y a de fortes chances qu’elle se termine par une crise bien plus forte que les deux premières, les déséquilibres budgétaires, l’endettement public et privé et la création de fausse monnaie par ladite banque centrale étant bien plus importants qu’en 2000 et en 2007. Tant il est vrai que les politiques monétaires ultra laxistes ne sont capables que de créer des bulles temporaires d’actifs financiers qui ont TOUJOURS fini par des éclatements bien pires que les illusions qu’elles avaient pu créer initialement.

Tout indique que la taille du prochain krach sera inégalée et que les banques centrales, qui sont pour la plupart d’entre elles déjà insolvables puisque leurs bilans hypertrophiés ne sont plus composés que d’actifs pourris (leur or ayant été pour l’essentiel vendu ou loué en sous-main), feront alors purement et simplement faillite avec le double effondrement des fausses monnaies de papier qu’elles impriment sans plus aucune retenue et des obligations d’Etat hyper-endettés qu’elles achètent à guichet ouvert. Voilà la fin inéluctable de la folie collective en cours dont les dirigeants des banques centrales US, anglaise, japonaise, suisse et quelques autres auront à répondre devant les populations qui, cette fois-ci, n’accepteront plus sans broncher la destruction de leurs patrimoines collectifs et individuels.
PLUS DE LECONTE EN SUIVANT: Lire la suite »
Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)
Marchés: Où va le HFT? (trading à haute fréquence)
Le trading à haute fréquence a du plomb dans l’aile aux Etats-Unis, comme le montre ce graphique (Source: Rosenblatt Securities, TABB group) :
La raison de ce déclin? Trop de compétition. Plusieurs analystes soulignaient, dès 2011, que les firmes de trading, sous l’effet de la concurrence, se sont mises à se tourner vers des stratégies plus intelligentes, parmi lequelles une consistant à surveiller les algorithmes des firmes adverses. Elles se sont mises aussi en quête de nouveaux marchés.
En Europe, le HFT ne faiblit pas. D’après Simmy Grewal, analyste chez Aite Group, il représente encore entre 35 et 40 % des volumes de transactions, contre 30% en 2010 et 35% en 2011. "Il ne progresse plus autant qu’avant. De 2007 à 2010, la croissance du HFT en Europe a été significative. On est passé de 10 à 30% des volumes de transactions" indique -t-elle.
En Asie et dans les pays émergents, le HFT progresse. Sauf à Hong Kong, précise Simmy Grewal, à cause d’une taxe sur les opérations boursières onéreuses.
Les autres classes d’actifs que les actions sont aussi devenues un terrain de jeu pour le HFT, à l’image des devises, comme le souligne un rapport de la BRI.
Un autre facteur pousse aussi le HFT vers de nouveaux marchés: la régulation. En Europe et aux Etats-Unis, les régulateurs durcissent le ton à l’égard de ces traders. En Europe, la directive MiFID2 n’est toutefois pas encore enterinée. Il reste une incertitude sur l’application ou non du temps de détention minimum (d’une demi- seconde) et de frais supplémentaires sur les annulations d’ordres.
Posté le 14 janvier 2013 par Jennifer Nille/Fair Trade
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2013/01/o%C3%B9-va-le-hft.html
Hans-Werner Sinn souhaite une zone euro avec moins de pays
Werner Sinn souhaite une zone euro avec moins de pays
Sortir de la zone euro donnerait de l’espoir aux Grecs, selon le président de l’institut allemand de prévisions Ifo
Au XVIIIe siècle, le président américain Alexander Hamilton avait coutume de gérer chaque sauvetage d’une région par la mutualisation de la dette. «Ainsi que l’explique Harold James dans son ouvrage, la socialisation de la dette n’a pas cimenté les Etats américains de l’époque, mais conduit à la guerre civile. De même pour la zone euro, la mutualisation de la dette ne rapprochera pas l’Europe, mais peut la faire exploser», a déclaré Hans-Werner Sinn, professeur à l’Université de Munich et directeur de l’institut Ifo, lors d’une conférence organisée par EFG FP, jeudi à Zurich. L’économiste a insisté sur le fait que, pour lui, le plus grand risque en Europe porte sur la transformation d’une dette privée en dette publique.
L’auteur de Die Target Falle (piège Target) a détaillé le risque représenté par le système de paiements européen (Target), qui conduit la BCE à financer les déficits courants des pays périphériques et le processus par lequel la zone euro s’est progressivement transformée en «système planifié de gestion des capitaux»: d’abord avec Jean-Claude Trichet et les achats d’obligations souveraines par la BCE, en violation des accords de Maastricht, puis les achats illimités avec Mario Draghi. Ensuite par une union bancaire visant à recapitaliser les banques du sud.
«La prochaine étape verra François Hollande demander les eurobonds à Angela Merkel.» La chancelière acceptera probablement, ajoute-t-il. Il en sera alors fini d’une économie de marché dans la zone euro. Le nord financera le sud en dehors d’un système de marché, a-t-il poursuivi.
Hans-Werner Sinn ne croit pas que les pays périphériques parviendront à rétablir leur compétitivité. «La Grèce est de 67% plus chère que la Turquie et le Portugal de 47%», a-t-il montré. Ces deux pays ont besoin d’une dévaluation interne de respectivement 37 et 32% par rapport aux autres pays de la zone euro. «Jamais dans l’histoire un pays n’y est parvenu», a-t-il dit. Avec un chômage des jeunes supérieur à 50%, la situation est explosive. Il faut éviter une crise encore plus grave en sortant de la zone euro. La Grèce doit pouvoir acheter ses propres produits», à son avis. Seule la sortie de la zone peut lui redonner espoir.
L’économiste place la France dans les pays du sud. «Je suis entièrement d’accord avec le portrait dressé par The Economist , a-t-il expliqué. «Il ne suffit pas de proclamer des réformes pour que les prix et les salaires baissent sensiblement», a-t-il expliqué. Une stagnation de dix ans permettrait à l’Espagne et à la France de réduire leurs coûts de 20%. Exactement l’inverse de ce que promet le président français. La France souffre d’une crise de compétitivité, selon l’économiste: ses banques sont en effet très engagées dans le sud. Son industrie manufacturière est encore plus petite qu’au Royaume-Uni et son nombre de fonctionnaires est le double de celui de l’Allemagne.
Par Emmanuel Garessus Zurich/ Le Temps Janv13
Droit de seigneuriage du capitalisme financier: 5 $ de profit sur le dos des investisseurs
Droit de seigneuriage du capitalisme financier: 5 $ de profit sur le dos des investisseurs

Le New York Times rapporte que l’économiste en chef (sur le départ) de la Commodity and Futures Trading Commission a relevé une pratique bien controversée sur le trading à haute fréquence.
Sergei Kirilenko a indiqué, dans une étude à paraître, que les traders à haute fréquence tirent en moyenne un bénéfice de 5,05 dollars chaque fois qu’ils se calquent sur les ordres des petits investisseurs. L’étude porte sur les e-mini futures sur le S&P 500, des contrats très populaires, dont la valeur correspond à un multiple de 50 de l’indice de référence. Ce contrat avait été lancé en septembre 2007 par le Chicago Mercantile Exchange car le future sur le S&P500 avait vu sa valeur devenir trop chère pour de nombreux investisseurs.
Selon l’étude, 32 millions de e-mini futures sur le S&P500 sont traités par jour. Le trading à haute fréquence représente 54% de ces volumes. Kirilenko et les autres auteurs du rapport ont identifié 65 traders HFT.
Kirilenko vient jeter un pavé dans la mare avec cette étude, car jusqu’ici, personne n’avait démontré que les traders à haute fréquence génèrent du profit sur le dos des investisseurs particuliers.
Dans l’étude de Kirilenko, selon le New York Times, l’économiste fait la distinction entre les ordres agressifs (ceux qui retirent le prix) et les ordres passifs (ceux qui font le prix). Les premiers génèrent un bénéfice moyen par transaction de 1,92 dollars contre les investisseurs institutionnels et de 3,49 dollars contre les particuliers. Ce sont les ordres passifs qui rapportent le plus (5,05 dollars).
D’après l’étude (non finalisée) , on apprend aussi que:
- Les traders agressifs gagnent en moyenne 45.267 dollars par jour tandis que les traders passifs ou mixtes (agressifs et passifs) gagnent en moyenne moins (2,460 dollars et 19.466 dollars respectivement).
Mais aussi que:
-La persistance des profits des HFT dans le temps est attribuable à d’autres facteurs que simplement la chance
- Les nouveaux entrants dans le HFT commencent à sous-perfomer les plus expérimentés après trois à quatre mois de transactions.
-Il y a une relation entre la vitesse et le profit.
Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, j’avais entendu lors d’une conférence des traders à haute fréquence se plaindre que leur activité n’était pas si rentable…
Posté le 10 décembre 2012 par Jennifer Nille
SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/5-de-profit-sur-le-dos-des-investisseurs.html
Madoff n’est pas fan des dark pools
Madoff n’est pas fan des dark pools
"J’ai toujours été le défenseur du trading électronique en raison de l’efficience qu’il apporte aux marchés grâce à des coûts plus faibles. Mais je ne suis pas fan du manque de transparence qu’ont apporté les dark pools".
Ces propos viennent de Bernard Madoff, l’escroc condamné à 150 ans d’emprisonnement pour avoir monté la plus grande pyramide de Ponzi. Il a envoyé à CNBC une lettre le jour de Noël.
"Les institutions ont toujours tenté de protéger leur intentions de vendre ou acheter sur les marchés par crainte d’être devancées. Certes, elles disposent du droit de confidentialité de leurs ordres. (…) Mais il est illusoire de croire qu’il n’y aura pas de fuites de ces informations" ajoute-t-il dans sa lettre. En insistant sur le fait que les délits d’initié ont toujours existé.

Les Bourses comme NYSE Euronext ont aussi dénoncé la prolifération des dark pools, qui leur siphonnent leurs volumes de transactions.
Il ne faut pas oublier que Madoff fut président non-exécutif du Nasdaq, et que sa firme fut l’un des plus gros teneurs de marché de Wall Street à une époque. Donc, même s’il a été condamné pour escroquerie, c’est un peu compréhensible qu’il se range du côté des patrons de Bourse.
PLUS DE MADOFF EN SUIVANT: Lire la suite »
La déliquescence des Bourses
La déliquescence des Bourses
Le 18 décembre, deux jours avant l’annonce du rachat de NYSE Euronext par l’InterContinental Exchange, le sénat américain avait tenu une audition sur les dark pools.
Les patrons des Bourses (dont Duncan Niederauer) y avaient dénoncé la prolifération de ces plateformes qui siphonnent les volumes de transactions des marchés réglementés.
La plus grande de ces dark pools est celle de Credit Suisse, Crossfinder, qui traite 1,8% des volumes de transactions en actions outre-Atlantique selon Rosenblatt Securities. Sigma X, la plateforme de Goldman Sachs (l’ancien employeur de Niederauer) vient en seconde position.

Lors du flash crash du 6 mai 2010, plusieurs observateurs avaient noté que toutes ces plateformes alternatives, aussi appelées internaliseurs d’ordres, ont cessé de fonctionner et dirigé tous leurs ordres vers la seule place qui restait ouverte: le New York Stock Exchange. C’est un miracle ce jour-là que le système informatique du Big Board n’ait pas lâché face à cet afflux.
Les marchés américains ont aussi découvert que plus d’une centaine d’internaliseurs d’ordres fonctionnent.
Le problème avec ces fuites de volumes hors des Bourses repose sur la formation des prix. Sur les dark pools, à moins de certains arrangements avec le broker, le client ne sait pas quel prix il va payer pour son ordre. Et le client n’a pas souvent le choix quant à la place d’exécution de son ordre.
En Europe, le problème est moindre, bien que les marchés d’actions subissent une montée inquiétante des volumes de transactions de gré à gré (hors marché) depuis 2007. La part de celle-ci s’élève à environ 40% des volumes de transactions sur les marchés européens. Et ces volumes sont notamment exécutés par les Crossing Networks (le petit nom donné aux dark pools des banques).
La régulation européenne veut que celles-ci rentrent dans une case régulée. Pourtant, ces crossing networks ont vu le jour avant l’entrée en vigueur de MiFID I en novembre 2007, qui prévoyait déjà des status régulés pour les plateformes concurrentes des Bourses.
La solution préconisée par les patrons de Bourse est canadienne (et on se demande pourquoi le Canadien Carney a été nommé à la tête de la Bank of England…): le trade at rule. Les Bourses canadiennes ont adopté cette règle en mai de cette année. Celle-ci oblige l’exécution des prix sur le marché réglementé sauf si le courtier peut prouver un meilleur prix ailleurs. Et bien sûr, cette mesure fait grincer des dents les associations de courtiers. Aux Etats-Unis, la SIFMA s’oppose aussi à la mise en place d’une telle réglementation.
Tous les courtiers ne s’y opposent pas. Thomas Petterfy, le père du trading à haute fréquence et fondateur d’Interactive Brokers, l’un des plus gros courtiers en ligne aux Etats-Unis, milite pour le retour des ordres sur les Bourses.
Et du côté des associations de défense des actionnaires, Euroshareholders se prononce aussi en ce sens.
Sans cela, les Bourses finiront par disparaître, au profit de places non réglementées, difficiles à contrôler pour les régulateurs car échappant à leur juridiction. Pour l’investisseur final, cela signifie un manque de transparence de ses ordres, et des coûts plus chers, sans qu’il s’en rende compte dans un premier temps.
Et quand on se rend compte qu’on s’est fait flouer, on ne recommence pas la même erreur.
Cela revient à briser le lien entre les investisseurs et les sociétés.
Posté le 24 décembre 2012 par Jennifer Nille/Fair Trade
SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/la-d%C3%A9liquescence-des-bourses.html
Getco, le cygne noir….
Getco, le cygne noir….

Alors que NYSE Euronext et l‘InterContinental Exchange ont annoncé leur fusion le 20 décembre 2012, deux jours avant, Getco indiquait le rachat de Knight Capital pour 1,4 milliard de dollars. Le spécialiste américain du trading haute fréquence Getco Holding va absorber le courtier Knight Capital Group, en grave difficulté après la mise en place ratée d’un nouveau logiciel de transaction, qui lui a causé d’importantes pertes. Les actionnaires actuels de Knight se voient proposer 3,75 dollars en numéraire pour chacun de leurs titres ou une action de la nouvelle compagnie à naître du rapprochement entre les deux groupes. Getco, qui proposait au départ 3,5 dollars par action de sa cible, a revu à la hausse son offre pour obtenir l’aval du conseil d’administration de Knight, qui a approuvé la transaction à l’unanimité, selon un communiqué.
PLUS DE SIGNE NOIR EN SUIVANT : Lire la suite »
Un marché à deux vitesses
Un marché à deux vitesses
Ce graphique, en provenance d’une présentation de Finance Watch (et de Sean Gourley), montre combien l’être humain est lent en matière de décision par rapport à un algorithme.
Le plus rapide d’entre nous prendra une décision en 650 millisecondes, a souligné Benoit Lallemand lors d’une conférence. En dessous, c’est trop rapide pour nous.
A titre de comparaison, un clignement d’oeil correspond à 350 millisecondes. Qui peut prendre une décision à cette vitesse? Pas moi, en tout cas.
C’est pour cette raison que, au regard de la vitesse des marchés actuelle, l’investisseur particulier arrivera toujours trop tard quoiqu’il arrive. Au bout de la chaîne, comme le précise Pierre Nothomb, associé chez Deminor.
Est-ce que cela a de l’importance?
Posté le 19 décembre 2012 par Jennifer Nille/Fair Trade
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2012/12/un-march%C3%A9-%C3%A0-deux-vitesses.html









































NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS....SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON


Philippe Bechade(Agora) BFM: Marchés-Le Big Bang japonnais/ Le diktat des robots 24 Avril 2013
Philippe Bechade(Agora) BFM: Marchés-Le Big Bang japonnais/ Le diktat des robots 24 Avril 2013
Un tweet provoque un krach éclair à Wall Street
«Deux explosions à la Maison-Blanche, Obama blessé.» Ce simple message, publié mardi sur le compte Twitter d’AP, a créé un vent de panique sur la bourse de New York. Le compte avait été piraté, mais à Wall Street, le message, «retweeté» des centaines de fois en l’espace de quelques secondes, a fait brutalement plonger le cours des bourses. Entre 13h08 et 13h10, le Dow Jones a perdu 145 points, soit
l’équivalent de 136 milliards de dollars. Le S&P 500 perdait quant à lui
0,9% (130 milliards). Le piratage a été revendiqué sur Twitter par la Syrian
Electronic Army («Armée électronique syrienne», SEA), qui a déjà piraté
plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l’Agence France-Presse
en février dernier. Wall Street a clôturé la journée en hausse malgré tout. Le
Dow Jones a gagné 1,05% et le S&P 500 1,04%.
Le mouvement a probablement été déclenché par les traders à haute fréquence (HF traders). Leurs programmes transforment les phrases en 0 et en 1, afin d’établir des ordres de vente ou d’achat. Chaque mot d’une phrase se voit attribuer un chiffre. La somme fournit un résultat, positif ou négatif, et déclenche une transaction. Une chute de Wall Street de 1% en 1 minute, c’est un impact monstrueusement puissant. Davantage que lors du flash crash du 6 mai 2010. Wall Street avait alors perdu plus de 700 milliards en une quinzaine de minutes.
C’est aller bien plus vite qu’il y a trois ans ? les HF traders se sont retirés du marché, amplifiant sa chute. Cela montre que les coupes circuits décidés ces dernières années ne servent à rien.
Rebaptisé «#Hash-Crash» par le site spécialisé Zero Hedge, en référence aux tags utilisés sur Twitter, l’événement de mardi montre que les algorithmes augmentent la volatilité en période de crise
Évaluez ceci :
Share this:
WordPress:
24/04/2013 Publié par The Wolf | BFM, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Japon, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Trading à «haute fréquence» | Philippe Béchade | Poster un commentaire