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Après le LIBOR, l’ISDAFIX! Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki

Les banques ont pipé les dés par Myret Zaki

On aime à entretenir le mythe que «les marchés sont efficients» et que la valorisation des actifs financiers reflète les seules forces du marché. La réalité, dont le scandale du Libor n’a révélé que la surface, est à l’opposé. Pratiquement aucun prix, aucun taux, n’est pas manipulé aujourd’hui. Les taux d’intérêt, les dérivés, les monnaies, les matières premières et la valeur de l’argent lui-même sont faussés par les banques.

Il y a d’abord eu le scandale du Libor, dans lequel 15 banques manipulaient depuis des années les taux interbancaires, qui influent à leur tour sur la valeur de quelque 500 000 milliards de dollars d’instruments financiers.

Mais ce scandale n’était que le début. A présent, on apprend que les swaps de taux d’intérêt, un marché de 380 000 milliards de dollars, déjà affecté par les manipulations du Libor, seraient directement manipulés par les mêmes banques compromises avec le Libor. Le plus grand courtier de swaps de taux, la firme londonienne ICAP, est sous enquête américaine pour avoir faussé les prix, avec ces 15 banques, de l’ISDAfix, l’indice de référence mondial de ces dérivés.

La manipulation des swaps de taux d’intérêt affecte, entre autres, le marché de 550 milliards de dollars des obligations adossées à l’immobilier commercial, et aussi la valeur des retraites des fonctionnaires américains, ainsi que toute la ribambelle d’investisseurs, banques, entreprises et gouvernements qui, de par le monde, utilisent des swaps pour gérer leur dette. Barclays, UBS, Bank of America, JPMorgan Chase et RBS, qui sont évoquées dans ces deux affaires, étaient aussi impliquées dans la manipulation du marché de la dette municipale aux Etats-Unis.

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04/05/2013 Publié par | Bilan, Commentaire de Marché, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Immobilier, Indicateur des Marchés, Le Chiffre du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Wall Street Journal in french | , | Un commentaire

On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance

On a lu, vu et entendu du Jeudi 18 Avril 2013: les tiques, les tics-tacs et les trocs de la Finance

Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint fin mars le montant record de 3.440 milliards de dollars, contre 3.331 milliards de dollars enregistrés fin décembre, a rapporté la banque centrale chinoise.

Le montant des réserves de change est publié après la fin de chaque trimestre. Les colossales réserves de change de la deuxième économie mondiale, qui ont quadruplé depuis 2005, reflètent le déséquilibre des échanges extérieurs du pays et les entrées de capitaux spéculatifs en Chine, où les taux d’intérêt sont plus élevés que dans les économies développées.

La banque centrale chinoise accumule des réserves de change parce que les exportateurs sont pour la plupart tenus de déposer leurs revenus en devises auprès de cet organisme. En échange, l’institut d’émission injecte des yuans dans l’économie tandis qu’il place une partie de ses devises en bons du Trésor américains et en dette souveraine d’autres Etats.

La Chine utilise aussi une partie de ces réserves pour investir dans des entreprises à l’étranger à travers son principal fonds souverain, le CIC. La Chine refuse de dévoiler la répartition entre les différentes devises des réserves de change qu’elle détient.

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 Nick Leeson, le trader "voyou" devenu conseiller

En 1995, Nick Leeson avait fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque britannique Barings. Il revient aujourd’hui dans l’industrie en tant que conseiller.

Il semble qu’il y ait une vie après la « case prison. » Nick Leeson vient de retrouver un emploi dans l’industrie financière. Celui qui est connu pour avoir fait « sauter » la banque Barings fait son retour.

Nick Leeson a rejoint, à Belfast, le bureau irlandais de la firme néerlandaise GDP Partnership. Cette dernière est spécialisée dans la médiation entre les banques et les particuliers surendettés. La compagnie n’a pas hésité à mettre en avant le rôle de Nick Leeson dans la chute de la banque britannique, dans son bulletin publié sur son site internet. Au sein de GDP Partnership, le nouveau métier de Nick Leeson sera donc d’aider les emprunteurs irlandais en difficulté à renégocier leurs dettes hypothécaires avec leurs banques, annonce The Wall Street Journal.

« Nick Leeson a dit qu’il avait rejoint avec M. Devine et M. Gibbons dans leur entreprise à Dublin parce qu’il avait été impressionné par leur capacité dans leurs solutions de courtage, impliquant souvent un allégement de la dette pour leurs clients dans le Nord », rapporte le site internet irlandais, independent.ie. «Nick Leeson contribuera à fournir des services de médiation à toute personne luttant pour trouver une solution avec sa banque dans le pays», a indiqué GDP dans une newsletter mise en ligne dimanche par Nick Leeson sur son compte Twitter. «J’ai rencontré un certain nombre de situations difficiles par le passé et je les ai vues évoluer récemment pour le meilleur. Il est parfois difficile de voir la solution mais soyez assurés qu’il y en a toujours une», a déclaré Nick Leeson.

Selon The Wall Street Journal, il s’agit de la dernière tentative de Nick Leeson pour relancer sa carrière sur le dos de sa notoriété.

« Nick Leeson -dont son site web personnel le décrit comme « le trader voyou dont la prise de risque incontrôlée a causé le plus grand scandale financier du XXe siècle- a écrit un mémoire qui est devenu un film et presque un conte populaire avec une mise en garde pour le secteur bancaire.Dernièrement, il a même présenté une conférence. »

« L’ancien trader sait de quoi il parle, lui qui avait écopé de six ans et demi de prison il y a 18 ans, pour avoir ruiné la Barings en prenant des positions non autorisées sur l’indice Nikkei, lorsqu’il était jeune trader au sein de la filiale singapourienne de cette vénérable banque créée en 1763 », indique La Tribune.

Pendant des mois, le jeune trader a dissimulé ses pertes à ses supérieurs, en les portant sur un compte fictif, avec pour numéro 88888. Le tremblement de terre de Kobé, en janvier 1995, avait mis fin à ses dissimulations. Loin de se rendre à la police, Nick Leeson s’était rapidement enfui. Rattrapé par la police en Allemagne, il avait été extradé à Singapour avant d’y être jugé et emprisonné et condamné à une peine de prison de six ans et demi à Singapour pour avoir fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque. A la suite de cette affaire, Barings avait été rachetée pour une livre symbolique par le néerlandais ING.

Nick Leeson a finalement été libéré au bout de quatre ans et demi, a survécu à un cancer, et refait sa vie, à la fois sentimentale et professionnelle. Il a notamment dirigé de 2006 à 2011 un petit club de foot irlandais, Galway United. Il a également été l’auteur d’un best-seller, «Le Courtier voyou», qui a été adapté au cinéma avec, dans le rôle titre, l’acteur britannique Ewan McGregor.

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Le marché disparaît progressivement, rongé par les intérêts personnels des politiciens et banquiers centraux. Altruistes, les représentants du contribuable?

Décédé à 93 ans, James Buchanan, Prix Nobel d’économie en 1986, a éclairé d’une lumière nouvelle, froide et réaliste, les relations entre gouvernants et gouvernés. Pour lui, les décideurs politiques ne sont ni plus ni moins altruistes que les autres. Dans un contexte d’étatisation rampante, son propos est fort actuel.

Même aux Etats-Unis, le processus d’étatisation est en marche: «Les Etats-Unis ont supprimé le plus grand marché capitaliste», selon un titre de la NZZ. L’économiste indépendant Klaus Wellershoff expliquait, lors d’une table ronde, que les Américains avaient remplacé le capitalisme par un système planifié par les banques centrales. Le plus grand marché, c’est bien sûr le marché des taux d’intérêt. Car «100% des obligations émises par le Trésor américain avec une durée supérieure à 5 ans ont été achetées par la banque centrale américaine. Ce qui veut dire qu’à la place d’avoir un vendeur, le Trésor, et des millions d’acheteurs (les épargnants du monde entier), nous avons un acheteur et un vendeur, tous les deux parties prenantes de l’administration américaine», écrit  Charles Gave, également choqué par la nouvelle.

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18/04/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Allemagne, Chinamerica, Etats-Unis, Europe, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Pays Emergents, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 10 Février 2013: Une certitude, l’Amérique fera, d’une manière ou d’une autre, défaut sur sa dette Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 10 Février 2013: Une certitude, l’Amérique fera, d’une manière ou d’une autre, défaut sur sa dette Par Bruno Bertez

C’est un enseignement de l’histoire, les dettes exceptionnelles ne sont jamais honorées. Elles sont soit répudiées, soit détruites. Il viendra un moment, après la phase aigue de la crise, ou tout le monde prendra conscience du risque qu’il y a,  en nos sociétés de tuer la croissance, l’espoir et la mobilité/fluidité sociale. Sans compter les libertés.

Les sociétés pseudo démocratiques ont acheté la paix sociale par ce que l’on peut appeler "la prime de risque communiste": des salaires croissants, des transferts sociaux, des sécurités, des créations d’emplois, qui ont rendu légitime l’ordre social existant.

L’accumulation des  dettes, son corollaire le creusement des inégalités, le chômage, rendent  cette solution maintenant périmée.

On ne peut continuer.

Déjà la doctrine type FMI du rééquilibrage par l’austérité bat de l’aile. Elle est refusée par les Etats Unis pour eux même, elle est contestée, de plus en plus en Europe. Concrètement, on s’en écarte jour après jour en repoussant, discrètement les échéances.

Il viendra un moment ou les Etats Unis seront légitimes à proposer des solutions. Solutions dans l’intérêt général, mais bien sur, surtout dans leur intérêt. Ces solutions passent par la réduction drastique du poids des dettes, du poids du passé et des réformes pour un nouveau départ.

Ce qui sera un coup de force passera pour ce qu’il ne sera pas, une sorte cadeau des Etats Unis au monde global, selon la même dialectique qui a conduit à la fin de l’étalon devise-or.

La présente situation monétaire est temporaire, nous dirions même qu’à l’échelle de l’Histoire, ce sont ses derniers moments. Le monde global ne peut pas vivre noyé sous les liquidités éternellement. Un jour ou l’autre, il faudra sortir des politiques monétaires et fiscales non conventionnelles. Elles construisent elles même leurs propres limites. C’est alors que se posera la question d’un système monétaire plus satisfaisant, plus équilibré, meilleur reflet de la situation et des rapports de forces globales. Un système qui traduira l’ordre nouveau et non pas celui, qui joue les prolongations, qui est issu de la seconde guerre mondiale. Un système qui permettra de profiter des progrès de la science et des techniques et de le mettre au service des hommes.

Soit on le fait volontairement, de façon négociée, soit cela se fait dans le chaos, par la multiplication des crises, les affrontements et finalement la violence.

    Le présent papier s’inscrit dans le droit fil de notre article intitulé « Pierre Laval, nous voilà ! ». Dans cet article récent, nous avions tiré prétexte de la hausse de l’euro et de quelques déclarations gouvernementales pour souligner la contradiction qu’il y avait entre mener une politique de déflation interne et, en même temps, maintenir le change. Nous avons rappelé l’exemple historique de Pierre Laval en 1935, lequel a pratiqué une politique de déflation des prix et des salaires, mais s’est totalement opposé à une dévaluation du franc par ce que l’on a appelé le patriotisme monétaire. Son conseiller Jacques Rueff avait pourtant mis toutes ses forces pour le persuader de la nécessité d’une dévaluation. Beaucoup d’observateurs dans la presse avaient fait de même. Pierre Laval s’est entêté. C’est cela qui est la cause directe de la dislocation de 1936. Il a semé les germes de toute l’histoire qui allait suivre.

Nous rappelons que nous sommes pour un change stable et sain, une monnaie non manipulée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La monnaie  ne devrait pas être politisée. Hélas, quand on a choisi une mauvaise politique comme celle de l’austérité et de la déflation, si on veut échapper aux dislocations sociales, on est obligé de compléter  ces politiques stupides par une dévaluation elle-même tout aussi stupide. Tout se passe comme si deux stupidités faisaient un moindre mal.

Les voix se sont donc élevées ces derniers jours en Europe afin de réclamer que l’on se préoccupe du niveau de l’euro vis-à-vis des monnaies concurrentes. Elles se sont élevées, mais bien timidement, car, en ce domaine, les politiques savent qu’ils marchent sur des œufs. Ce qui est frappant, c’est le double langage, encore que l’on ne devrait pas en être frappé, car il est coutumier. A usage intérieur, on n’hésite pas à proclamer que l’on veut faire baisser l’euro ; à usage extérieur, on emploie des tournures beaucoup plus alambiquées, des circonlocutions et des détours.

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10/02/2013 Publié par | Allemagne, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , | 15 Commentaires

En Espagne les réserves des fonds de retraite servent à financer les dépenses somptuaires de l’Etat et de "ses" Banques

En Espagne les réserves des fonds de retraite servent à financer les dépenses somptuaires de l’Etat  et de "ses" Banques         

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 Nonobstant  de devoir puiser 3 milliards d’euros dans le « fonds de réserve » de la sécurité sociale pour boucler son budget 2013 le gouvernement à forcer celui-ci et quelques autres à se porter « acheteur en dernier ressort  des obligations d’État espagnoles …. Ainsi Le pourcentage de la dette publique espagnole détenue par le fond de réserve de la sécurité sociale s’établissait à 55% en 2008, selon les chiffres officiels, à la fin de 2011, il était passé à 90%. Les analystes disent que le pourcentage a continué d’augmenter tout au long de 2012….

http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323374504578217384062120520.html

26/01/2013 Publié par | Espagne, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Répression Financière, Retraite, Démographie et Vieillissement, Wall Street Journal in french | Un commentaire

Déglobalisation : Déçues désormais de leurs incursions en Chine l’heure est au désengagement pour les Banques US

Déglobalisation : Déçues désormais de leurs incursions en Chine l’heure est au désengagement pour les Banques US

Après la vague d’investissement au milieu des années 2000 dans les institutions chinoises, l’heure est plutôt au désengagement.

En juin 2005, lorsque le chef exécutif de Bank of America Ken Lewis s’est rendu à Pékin pour signer un pacte de 3 G$ afin d’acquérir une participation de 9 % dans l’une des plus grandes banques publiques de Chine, il a salué l’accord comme « un investissement à long terme », écrit The Wall Street Journal dans son édition du 13 janvier. 

Pour lui, cet investissement allait permettre à Bank of America d’avoir une véritable porte d’entrée dans la plus importante économie en croissance du monde et une bonne vision de millions de clients potentiels.  À l’époque, il n’était pas le seul à partager ce point de vue. Il semblerait qu’entre 2004 et 2009, les institutions financières mondiales aient investi 33 G$ dans les banques chinoises, selon le site internet du régulateur chinois, China Banking Regulatory Commission. Certes, la transaction de Bank of America a donné un joli profit, mais guère plus. Elle a finalement revendu sa participation en baisse d’environ 1 % à compter de novembre 2011. 

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26/01/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Wall Street Journal in french | Poster un commentaire

L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013 : "Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets! " Par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013  : "Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets! " Par Bruno Bertez

Le présent texte s’inscrit  dans le droit fil de celui publié récemment sur la bipolarité. Dans cet article, nous présentions l’idée que les marchés pouvaient être considérés comme la manifestation symptomatique d’une réalité qui, en fait, leur échappait. Les marchés constituent une sorte de discours, sur la politique, l’économie et la finance, ce discours traduit, tout en le déformant, le Réel.

   La logique du réel n’est pas connue des participants, ils l’appréhendent avec des théories fausses qui, elles, sont produites par la conjonction du Réel, de l’histoire et le poids des intérêts en place. Ainsi on interprète la crise de 2008, comme une crise du type 1930 puisque l’apprenti pas si sorcier que cela, Bernanke,  qui est aux manettes est un autoproclamé spécialiste de cette période. Il vient d’ailleurs de le rappeler cette semaine passée dans son intervention devant l’université  du Michigan. Bernanke a rappelé ses lettres de noblesse et résumé sa conception de la lutte contre la crise, éviter la contraction des agrégats monétaires et venir en aide au système bancaire.

Du réel, pas un mot. Enfin la connaissance de cette crise, les perceptions, sont régies par les pouvoirs en place constitués de l’alliance gouvernements/banques, ce qui, bien entendu, escamote et déforme le savoir qui est produit. Bref, le réel ne se manifeste qu’au travers d’un prisme et ce que l’on voit est déformé.

L’ensemble constitué par le Réel, les prismes déformants, les marchés/symptômes constituent un système névrotique dans lequel nous reconnaissons les symptômes de la bipolarité. Etant entendu que le malade bipolaire passe de la morosité dépressive à l’excitation euphorique, rapidement, sans que rien ne vienne le justifier; le malade est maniaco-dépressif. Nous ajoutons, pour être clairs, que le trouble consiste à passer de périodes d’exaltation euphorique où tout va bien, à des phases  mélancoliques, voire suicidaires.

Ce qui favorise le symptôme bipolaire, c’est la disjonction, la coupure entre les perceptions et la réalité, la coupure entre le discours et le réel sous jacent. Dégagée du poids du réel, la pensée et les perceptions peuvent s’adonner librement aux égarements bipolaires. Le monde actuel est coupé en deux, disjoint entre la sphère financière et la sphère réelle, il est encore recoupé en deux entre les peuples et les ultra-riches kleptocrates.

Les bipolaires prennent des drogues qui, en fait, favorisent la coupure d’avec le réel .Il vit dans son monde. De même, les marchés prennent des drogues monétaires qui produisent  le même effet. Les drogues ne guérissent pas, mais produisent des répits et de temps à autres, elles ont une effet transitif passager sur le réel, non seulement cela va mieux dans la tête, mais cela va un peu mieux dans le monde extérieur. Normal, puisque le monde est influencé par les comportements et les croyances humaines, dans certaines limites. Normal, puisque les psychiatres des Banques Centrales et des gouvernements sont aussi fous que leurs patients et qu’ils ne sortent jamais de leur asile d’aliénés.

Tout ce monde vit dans une bulle, presque sans authentique contact avec le monde extérieur. Du réel , ces gens ne connaissent que les écrits des autres.

Venons au fait, venons-en à ce qui motive notre article de ce jour. 

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24/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Consommation, Crédit Consommation, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Investissements alternatifs: vin, bois , art..., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Regulation des Marchés, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | 17 Commentaires

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 22 Janvier 2013 : Mali qui soit qui y pense ? Comme en 1931 le japon déclare ouverte la guerre du terrorisme monètaire Par Bruno Bertez (actualisé au 23 Janvier 2013)

Les Clefs pour Comprendre du Mardi 22 Janvier 2013 :  Mali qui soit qui y pense ?  Comme en 1931 le japon déclare ouverte la guerre  du terrorisme monètaire Par Bruno Bertez (actualisé au  23 Janvier 2013)

 Nous ne cessons de répéter ces derniers temps que les fous sont en train de prendre le contrôle de l’asile. Que les médecins sont encore plus fous que leurs patients. Ce qui vient de se passer au Japon doit être mis en perspective. En perspective historique. Cela doit être mis aussi en perspective géographique. Les thèses des inflationnistes ne rencontrent pour ainsi dire plus aucun obstacle. Ces gens, dénués de scrupules, d’un cynisme absolu, conduisent le monde global à la catastrophe. La mauvaise foi, l’ignorance, les erreurs intellectuelles se conjuguent pour que leurs idées s’imposent et soient mises en pratique. Le fond du problème, c’est le choix qui a été fait en 2008 par le monde global et dans les années 90 par les Japonais de refuser la restructuration des dettes, de continuer d’autoriser les banques zombies à fonctionner, de transférer les endettements sur les Etats et, finalement, de tenter de faire supporter le poids de la crise au peuple. 

    La Banque du Japon et le gouvernement ont publié un communiqué commun qui consacre un nouveau pas en avant vers la catastrophe. Selon l’expression consacrée, hier nous étions au bord du gouffre,  aujourd’hui nous avons fait un pas de plus.

Le comble n’est pas qu’un gouvernement nationaliste prenne des mesures « égoïstes » pour tenter d’améliorer sa situation, cela est compréhensible ; le comble est que la communauté internationale et les marchés voient cela comme positif.

Source Yomiuri

C’est bien la preuve que tout est pollué, que les jugements des gouvernements, des médias et des marchés, sont, non pas des jugements objectifs, mais des jugements biaisés par ceux que nous appelons les inflationnistes, c’est-à-dire en gros les banquiers.

Nul ne peut imaginer que les mesures annoncées par les Japonais ce matin puissent aller dans la bonne direction. Il faut avoir l’esprit entièrement dominé par les théories kleptocratiques pour saluer cela positivement. Il n’y a que les banques et leurs complices des gouvernements  pour applaudir de telles mesures. Les banques, parce que la valeur de l’argent, elles s’en fichent, elles l’achètent gratuitement et elles le remboursent nominalement en monnaie de singe, les gouvernements, parce qu’étant surendettés, ils n’ont qu’un rêve, dévaloriser les monnaies. La faiblesse des commentaires des médias fait peine à voir.

Tout au plus, relève-t-on comme une incidente, que Jens Weidmann, membre du conseil de la BCE et patron de la Bundesbank, a fait une mise en garde solennelle contre la dérive actuelle qui met les Banques Centrales à la botte des gouvernements.  Nous trouvons d’ailleurs Weidmann très modéré lorsqu’il dit que les gouvernements forcent les Banques Centrales à injecter massivement des liquidités, ce qui affaiblit mécaniquement leurs devises.  Il ajoute, toujours très modéré : « l’une des conséquences intentionnelles ou pas pourrait être une politisation accrue des taux de change ».  Mon Dieu, qu’en termes édulcorés, les choses sont dites. Nous sommes tout simplement dans une nouvelle phase de la crise au cours de laquelle la guerre des changes devient ouverte.

  • Digression : attention, ne confondez pas la guerre des changes avec la guerre des monnaies. La guerre des changes, c’est la lutte pour faire baisser la valeur de sa devise. La Currency War, quand elle interviendra, ce sera la lutte de certains compétiteurs stratégiques des Etats-Unis pour forcer à la répudiation du dollar. Les deux sont liés mais ils ne recouvrent pas le même stade de la crise.

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« Dans un monde où les monnaies fiduciaires reposent sur le néant et dans une économie mondiale caractérisée par une faible demande, ce qu’un pays gagne grâce à la dévaluation monétaire, il le prend à un autre pays. Il faut s’attendre à ce que les partenaires commerciaux du Japon y répondent un jour. Certes, le yen finira par se déprécier davantage, mais cela pourrait prendre plus de temps que ne le souhaitent Shinzo Abe et le Japon. » John J. Hardy/ Stratège et consultant en devises auprès de Saxo Bank

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Vous avez dû voir les mesures dans la presse MSM, nous vous les rappelons.

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23/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Asie hors émergents, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Japon, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | 9 Commentaires

On a vu, lu et entendu du Lundi 21 Janvier 2013: La FED pour les nuls ou bien les nuls pour la FED ?

On a vu, lu et entendu du Lundi 21 Janvier 2013: La FED pour les nuls ou bien les nuls pour la FED ?

Pour ceux qui s’étonnent de notre sévérité et de notre impertinence à l’égard des valeurs sures que constituent les Gouverneurs de la Fed en général,  et Bernanke  en particulier, nous recommandons la lecture du Wall Street Journal du 18 Janvier.

C’est pire encore que ce que nous pressentions. 

Le WSJ publie des documents déclassifiés de 2007 sur les réunions de la Fed. On y voit l’incompétence dans ses œuvres pratiques, la compoction et la pontification à la loupe. Tous, sauf un, sont à l’Ouest, aucune vision, aucune prémonition de ce qui est en train de se passer. Aucune capacité d’analyse et bien sur encore moins de prospective. Nous disons "de ce qui est en train de se passer" car la crise, la vraie,  a débuté à l’été 2006  quand les prix du housing ont fait leur incontestable top. 

Toute personne qui a lu la vraie histoire des crises financières, que ce soit celle de Charles Kindleberger ou autre , ou qui a étudié le Système de John Law sait à ce moment là que l’on va à la catastrophe. Il n’y a que Bernanke et ses complices qui ne le voient pas. Si vous avez lu Michael Lewis, vous avez aussi vu que de bons professionnels ont anticipé correctement. Il n’y a que la Fed qui a réussi à passer à coté, avec ses masses d’informations, ses équipes et ses pouvoirs. 

Un seul gouverneur a pressenti quelque chose à l’époque. Richard Fisher de la FED  de Dallas. Le même qui a encore une analyse qui tient debout en ce moment. 

Nous vous renvoyons à notre analyse de la névrose dans lequel ce monde vit, névrose qui leur fait perdre le contact avec les réalités et les conduit à une vision plus que biaisée, fausse, du monde actuel. Il s’y ajoute en  plus la prétention, la mauvaise foi et la défense d’intérêts particuliers que l’on fait passer pour généraux.

21/01/2013 Publié par | Brèves de Trottoirs, Etats-Unis, Les Tribulations de la Kleptocratie, On a lu, vu et entendu, Wall Street Journal in french | , | Un commentaire

Hong Kong est toujours l’économie la plus "libre" au monde

Hong Kong est toujours l’économie la plus "libre" au monde

20/01/2013 Publié par | Chinamerica, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Vertus du Capitalisme, Libéralisme, Wall Street Journal in french | | Un commentaire

Libor: Deutsche Bank joue peu la transparence

Libor: Deutsche Bank joue peu la transparence

 L’organisme de contrôle allemand remettra son rapport fin mars. Ce rapport ne sera pas publié sans autorisation de la banque, pour l’instant peu décidée à le rendre public

Deutsche Bank se trouve depuis quelques jours au centre de nouveaux soupçons sur son implication dans l’affaire du Libor. Selon le Wall Street Journal, la première banque allemande aurait gagné près de 500 millions d’euros (613 millions de francs) en pariant sur l’évolution du taux d’intérêt interbancaire londonien (qui sert de référence pour des milliards d’euros de prêts), qu’elle aurait par la même occasion manipulé.

Le quotidien américain se base sur la foi de documents remis aux enquêteurs par un ancien employé de la banque. Deutsche Bank rejette catégoriquement l’accusation. En Allemagne, la stratégie de défense de la banque irrite d’autant plus que l’institut de Francfort semble peu décidé à jouer la transparence. La BaFin, l’autorité de contrôle allemande, mène en ce moment même une enquête à ce sujet. Les conclusions de cette enquête sont prévues pour fin mars. Mais il est peu probable que l’opinion sera informée. La BaFin ne peut publier les résultats de ses enquêtes sans l’aval de la banque concernée.

Humiliation

«Le public a le droit d’être informé», estime le député vert Ger­hard Schick, membre de la commission des finances du Bundestag. «Deutsche Bank doit autoriser la BaFin à publier son rapport.»

La commission des finances du Bundestag avait déjà essuyé une humiliation sur le dossier: les députés avaient invité fin novembre le coprésident de Deutsche Bank, l’Indien Anshu Jain, à s’expliquer. Celui-ci dirigeait l’activité banque d’investissement de Deutsche Bank au moment des faits (le Libor aurait été manipulé par un certain nombre d’instituts d’envergure internationale entre 2005 et 2009, sur un volume de transaction de 500 000 milliards d’euros selon les autorités britanniques et américaines). Mais le successeur de Josef Ack­ermann avait envoyé à sa place un autre membre du directoire, Stephan Leithner, chargé des questions juridiques. «On ne peut pas se jouer du parlement comme cela», s’emporte Gerhard Schick, exaspéré.

En attendant, la banque pourrait toutefois jouer profil bas, en abaissant jusqu’à 20% le montant des primes versées au secteur de la banque d’investissement, apprenait-on hier de sources internes anonymes. Le volume des bonus versés en 2011 avait été réduit de 17% par rapport à 2010.

 Par Nathalie Versieux berlin /Le Temps Janv13

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bb79f7e2-5e7b-11e2-a946-a1c7ff7bad83/Libor_Deutsche_Bank_joue_peu_la_transparence

15/01/2013 Publié par | Allemagne, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Wall Street Journal in french | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 13 Janvier 2013: Le monde est bipolaire par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 13 Janvier 2013: Le monde est bipolaire par Bruno Bertez

 Vous savez, pour nous lire régulièrement, que nous aimons développer les analogies qui existent entre notre monde politico-économico-monétaire et les troubles névrotiques. En fait, notre méthode de travail et nos instruments intellectuels d’analyse nous ont conduit à considérer que nous nous trouvions en présence de beaucoup plus que d’une analogie; nous sommes en présence d’un isomorphisme. Le discours dominant sur la politique, l’économie, la finance, s’analyse comme un ou des symptômes de la névrose, tandis que le réel, lui, évolue en fonction de ses ressorts cachés, dissimulés à la conscience des hommes. L’économie et la finance sont un grand système qui a sa logique propre, inconnue des participants, lesquels sont les gestionnaires apparents du système, alors qu’en fait, ils n’en sont que les grands prêtres. Ils gèrent des mystères qui les dépassent et, au passage, comme dans les temps anciens, ils drainent à leur profit les richesses, les honneurs, le pouvoir et les femmes.

  

    De la même manière que les travailleurs de Marx se font exploiter à la faveur de l’obscurantisme économique, les citoyens se font maintenant exploiter à la faveur de l’obscurantisme monétaire.

Le stade kleptocratique du capitalisme a déplacé, pour parler comme les marxistes, l’extorsion de la plus-value. Celle-ci, dans nos systèmes développés n’est plus extraite de la production, mais de la circulation des biens  et services et surtout de la financiarisation. 

Financiarisation, crédit, émission de monnaie au profit d’une classe, déficits des gouvernements financés par la printing press, inflation sélective des monnaies et quasi monnaie, etc. Voilà le phénomène simple qui explique, d’abord, le creusement historique des inégalités, ensuite, la mise au chômage des appareils de production dans les pays murs. 

L’exploitation s’est aussi déplacée géographiquement. Dans les vieux pays, l’extorsion est faite par le biais de la finance, mais, en même temps, les vieux pays exploitent les producteurs des pays émergents. On les exploite durement, minièrement, c’est-à-dire sans souci de leur protection sociale et de leur niveau de vie. Inconsciemment, il est évident que les citoyens des vieux pays savent –tout en ne sachant pas- qu’ils bénéficient de l’échange déséquilibré qu’ils font avec les citoyens des émergents.  Ils savent que cette TV géante, cet IPAD, ces vêtements, cette voiture, ils ne peuvent l’acquérir que parce que les coûts de production là-bas, sont très faibles, les salaires dérisoires, etc.

C’est la raison fondamentale pour laquelle il n’y a plus de vraie gauche dans les vieux pays, il n’y a plus que des socio-démo qui traduisent le stade historique du système: le stade globalo-klepto-financier. Les socio-démo sont les gens qui gèrent un système dans lequel les citoyens sont exploités par la finance et dans lequel les mêmes citoyens exploitent les travailleurs des émergents.

La sociale démocratie est le système politique et social adapté à la situation, il la traduit, l’exprime et la gère. 

Pour gérer, vous avez compris où nous voulons en venir, il faut avoir la possibilité de créer de la dette, de créer du crédit, de recycler les excédents des producteurs vers le financement de la consommation des citoyens des vieux pays. Hélas, la dette se stocke, s’accumule, et elle finit par constituer une masse qui empêche non seulement que l’on puisse l’honorer, mais une masse qui est un boulet pour les économies. C’est, nous y sommes, la crise de surendettement.

 

On peut vous dire n’importe quoi, derrière les mots et les mystifications vous retrouverez toujours, avec un peu de travail, la structure de la vérité que nous exposons. D’accord, c’est un peu cynique, mais nous sommes de ceux qui croient aux bienfaits de la vérité, se cacher derrière les belles paroles ne change rien, le système marche comme cela et la crise,  c’est ce que nous décrivons. 

Les faits, les particularités, se chargent d’habiller notre logique et de faire la liaison entre le raisonnement et ce que l’on voit. Entre l’inconscient, le refoulé, le caché du système et les symptômes qui se donnent à voir. 

Ce que l’on voit, c’est la manifestation de la logique du système au travers du prisme de la névrose sociale. La logique met son costume/déguisement contingent derrière sa nécessité. 

Cela étant posé, nécessaire, venons-en à notre bipolarité et donc à ce que l’on voit.

EN LIEN: Doctor Market and Mister Conjoncture du Lundi 14 Janvier 2013 : Les maniaques tentent de prendre le contrôle par Bruno Bertez

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13/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | , | 4 Commentaires

A propos du Vendredi 11 Janvier 2013: Modeste proposition aux tenants de la MMT et de la pièce de platine à 1 trillion de dollars par Bruno Bertez

A propos du Vendredi 11 Janvier 2013: Modeste proposition aux tenants de la MMT et de la pièce de platine à 1 trillion de dollars par Bruno Bertez

La MMT est la Modern Monetary Theory, la théorie monétaire très en vogue chez les néo et super keynésiens, lesquels prétendent que pour éviter les problèmes d’endettement des gouvernements et de leurs fonctionnaires, il suffit de leur donner le carnet de chèques de la Banque Centrale.

    Dans un régime ou souveraineté politique et souveraineté monétaire sont confondues, un régime ou la spoliation des citoyens par la monnaie est donc inscrite dans la constitution et les institutions, l’endettement de l’état est une fiction. On démontre par des identités formelles semblables aux identités formelles imbéciles qui ont permis de donner une fausse base logique aux keynésianisme , on démontre que le recours à la dette par l’état est une idiotie inutile.

Les identités oublient tout ce qu’il y a entre deux équations et bien sur escamotent comme toujours la réalité. Avec les identités, c’est à dire les tautologies, on démontre depuis longtemps que le mouvement est impossible et que ceux qui croient marcher, en réalité sont des rêveurs. On confond tout et comme c’est apparemment logique, on se croit convaincant.

Si nous avons du temps a perdre, nous reviendrons un jour sur la MMT pour en montrer l’absurdité, c’est le vrai mot, l’absurdité. Cette théorie, produite par la situation des économies, comme le Reaganisme en son temps pour les besoins de Reagan, aboutit a retirer toute limite à la dépense de la classe politique, de la classe des fonctionnaires et bien sur elle convient à certaines, pas toutes, parties de la classe klepto. La MMT en donnant libre accès aux ressources monétaires au Pouvoir et à ses alliés institutionnalise l’esclavage des serfs que vous êtes et qui devez produire pour satisfaire leurs envies , envies dopées par un pouvoir d’achat illimité.

Pas de question de taux, de limite de la dette, de plafond, de solvabilité. Tant que les producteurs font tourner la machine, les autres peuvent prélever.

C’est le sens profond de la MMT.

Inutile de dire que les illuminés de la MMT sont à l’origine de la théorisation des bienfaits de la pièce miracle du trillion de dollars en platine.

Paul Krugman: «Si le gouvernement ne peut plus emprunter, pourquoi ne frapperait-il pas une pièce en platine d’une valeur de mille milliards de dollars?»

EN LIENS: The trillion dollar coin is an utterly idiotic idea

La pièce à un trillion

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11/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Crédit Consommation, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, NYT, Répression Financière, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre, Wall Street Journal in french | | 3 Commentaires

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