le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

textes, grogs et patates chaudes…

Le monétarisme est un dirigisme masqué Par Philippe Simonnot et Charles Le Lien

Le monétarisme est un dirigisme masqué Par Philippe Simonnot et Charles Le Lien

Pour Philippe Simonnot et Charles Le Lien, la crise économique actuelle ne trouve pas son origine dans les excès du marché ou la dérégulation de la finance, mais dans l’interventionnisme extrême d’États irrespectueux de la vraie nature de la monnaie.

Les racines de cet abus de pouvoir sont anciennes et profondément implantées, mais un pas a été franchi avec la création des banques centrales qui aujourd’hui émettent de la fausse monnaie à une échelle inégalée. L’imposture a connu une accélération décisive lorsque, le 15 août 1971, le dernier entre le système monétaire international et l’or a été rompu par Richard Nixon, alors président des États-Unis. La monnaie étant pour la première fois complètement déréalisée, la finance s’est déconnectée de l’économie. Depuis lors, les crises succèdent aux crises, toujours plus graves, toujours plus douloureuses pour ceux qu’elles privent d’emploi et de ressources.

La solution est pourtant à portée de main : rétablir une monnaie ancrée dans la réalité économique. L’obstacle est seulement politique : ceux qui nous gouvernent n’y ont pas intérêt. En enracinant l’actualité dans l’histoire, les deux auteurs révèlent la précarité du capitalisme mondial.

//////////////////////////////////////////////////////////////////

Chapitre 8, « Le monétarisme est un dirigisme masqué », La monnaie, histoire d’une imposture, Éd. Perrin, Paris, 2012

EN LIEN: http://www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-philippe-simonnot-24-les-banques-centrales-sont-elles-des-pompier

Le « monétarisme » a pris une telle ampleur et une telle influence depuis sa réinvention par Milton Friedman, le célèbre chef de file de l’école de Chicago, qu’il est nécessaire à notre propos de lui consacrer un chapitre entier. Son succès vient sans doute de ce que cette doctrine a paru être la mieux adaptée au régime d’inconvertibilité métallique. Faire aussi bien que l’étalon-or, mais sans ses contraintes, était son ambition.

L’objectif friedmanien est de dépolitiser la gestion de la monnaie en adoptant une fois pour toutes une règle de croissance monétaire optimale. Friedman a même lancé le pourcentage de 3 % par an, comme chiffre permettant une expansion économique sans inflation. Un tel chiffre est d’une apparence bénigne, mais il n’en correspond pas moins à un doublement des prix en moins de vingt-quatre ans. Il en dit long sur ce que l’on appelle la stabilité de nos jours.

Click to View
Click for a larger image

Click to View

Sur cet objectif s’est greffée la mode de l’indépendance des banques centrales, qui s’est répandue sur toute la surface de la terre – alors même que Friedman ne l’a jamais préconisée. La greffe a pris parce que la doctrine de l’indépendance de la banque centrale a le même « code génétique » que le monétarisme : la prétention que l’offre de monnaie est contrôlable. Augmente encore la confusion des esprits le fait que l’on retrouve le même code dans le keynésianisme, qui passe pourtant pour l’ennemi juré du monétarisme.

Pour y voir clair dans le brouillard de ces deux théories supposées aux antipodes l’une de l’autre, il est nécessaire de rappeler quelques fondamentaux.

PLUS DE SIMONNOT EN SUIVANT: Lire la suite »

19/04/2013 Publié par | Changes et Devises, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Libéralisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , , , | Un commentaire

La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)

La tempérance rationnelle par Bill Gross (Pimco)

Le directeur de Pimco encourage les investisseurs à ne pas quitter la table de jeux mais à réduire leurs attentes.

Grand ami et ancien conseiller de PIMCO, Alan Greenspan avait lancé cette célèbre phrase fin 1996, dans un contexte qui se révèlera a posteriori relativement rationnel en termes de valorisations des actions. Alors que, trois ou quatre ans plus tard, le marché allait effectivement être pris de fièvre technologique, le Dow Jones Industrial Average de l’époque affichait un niveau relativement faible à 6000 points et le PER glissant se montait péniblement à 12x.

De son côté, la banque centrale se souciant davantage de la croissance économique et de l’inflation que des cours boursiers, des spreads de risque et du niveau artificiellement bas des taux d’intérêt, la question du patron de la Fed avait fait la une mondiale, devenant le titre d’un livre du Professeur Robert Shiller et une référence stratégique pour les gérants de portefeuilles. Depuis le discours de Greenspan, les investisseurs ont connu deux, voire trois, accès d’irrationalité sur les marchés (la crise asiatique de 1998, la bulle internet de 2000 et, bien entendu, l’euphorie des subprimes en 2007).

Autant dire qu’ils sont à l’affût du moindre signe de recrudescence du phénomène. Si la partie tient davantage des chaises musicales que d’un marathon de danse, mieux vaut rester à proximité d’un endroit où poser son séant, même en 2013, où les gérants d’actifs du monde entier sont pris dans l’euphorique tourbillon de la partie gagnée d’avance.

C’est un autre représentant de la Fed, non plus son Président cette fois, mais un Gouverneur relativement nouveau mais tout aussi curieux, qui entre aujourd’hui dans ce débat académique confus mais porteur d’un fort enjeu. Si le discours de février 2013 de Jeremy Stein n’a pas bénéficié du même éclairage médiatique que celui d’Alan Greenspan, on retiendra qu’il lui y est remarquablement similaire, tant sur le fond que sur la forme de sa question initiale: «Quels sont les facteurs qui mènent à des épisodes de surchauffe sur les marchés du crédit? Pourquoi les choses se retrouvent-elles parfois en déséquilibre?». Sans paraphraser Alan Greenspan, Jeremy Stein repose la même question, près d’une décennie et demie plus tard: «Comment pouvons-nous savoir à quel moment l’exubérance irrationnelle a exagérément augmenté la valeur des actifs?»

PLUS DE GROSS EN SUIVANT: Lire la suite »

15/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pimco | , | Poster un commentaire

L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez

L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez 

   Alan Greenspan était sur CBNC  vendredi matin, dans le cadre de la grande campagne destinée à embarquer les actions et à permettre au secteur financier de se dégager sur le dos du public et de ses institutions avant la hausse des taux. 

Comme on pouvait s’y attendre, ses propos n’ont pas été diffusés dans leur intégralité, mais dans la partie « utile » seulement. 

  • Voici cette partie utile: 

« La force récente de l’économie peut être attribuée à la hausse des marchés d’actions et à la hausse des prix du logement. Le prix du housing a un potentiel de hausse considérable, les prix des logements ont « botommed » (fait leur plus bas). Les assets sont sous-évalués en regard de la performance et du comportement de l’économie dans son ensemble…. 

Les actions sont considérablement sous-évaluées, selon les standards historiques.

Irrationnelle exubérance serait la dernière phase que j’utiliserais pour qualifier ce qui se passe sur le marché maintenant….

En terme de prime de risque, ce qui mesure l’exubérance ou la non-exubérance, on est très sous-évalué….

La raison pour laquelle le marché n’a pas monté plus, c’est parce qu’il y a des facteurs qui compriment les cours…

Ce n’est pas la Fed qui alimente le rally, fondamentalement, le rally est causé par la suppression du tail-risk européen. » 

Nous avons analysé tellement souvent ce tissu d’imbécilités que nous nous bornerons à quelques remarques. 

Nulle part vous n’entendez prononcer les mots « dettes » et « surendettement »; dans ce système, la dette et le surendettement n’existent pas. 

Dans ce système, les assets n’ont pas de valeur fondamentale, intrinsèque. Elles valent ce que dicte la Fed, c’est à dire le taux des treasuries courts ou longs, plus une prime de risque. On ne s’interroge pas sur les questions de savoir:

- Si les taux courts ne vont pas monter.

- Si les taux longs ne vont pas grimper, et retrouver un niveau naturel.

- Si la chute de la productivité et la hausse des coûts par unité produite ne vont pas accélérer l’inflation, réduire,  les marges des entreprises.

- Si la politique de taux zéro et de monétisation vont encore pouvoir durer longtemps.

- Si les déficits vont pouvoir continuer de s’accumuler.

- Si Blackrock va pouvoir avec ses copains acheter à tour de bras l’immobilier locatif, l’empaqueter comme on a fait avec les subprimes et les revendre au prix fort avec commissions à vos institutions de prévoyance, jusqu’à ce que le taux de rendement du locatif cessent  de supporter le poids des commissions et honoraires. 

Non, les assets en tant que tels n’existent pas, ils n’existent qu’en fonction de leur désirabilité et cette désirabilité est fixée par la politique monétaire (taux, spread et quantité de monnaie), sur laquelle vient se greffer une prime de risque. 

La prime de risque, ce n’est pas le réel et l’incertitude qui la fixent, mais le marché, c’est à dire la rencontre des demandes et des offres de papier telle qu’elle est pilotée par la Fed.  Bref, la prime de risque de Greenspan comme celle de Bernanke évacue le réel, elle est suspendue dans les airs de la tautologie des marchés. La prime de risque selon Greenspan devrait être minima puisque la Fed garantit tout, par son »put », sa promesse de continuer indéfiniment les liquidités et les taux zéro. 

Il n’y a pas de risque réel, uniquement un risque de marché et le marché est tenu par la Fed.

Les taux ne peuvent échapper au contrôle de la Fed, même les taux longs.

Le dollar peut faire tout ce qu’il veut, inflater, spolier, peu importe, il sera toujours désiré. 

Seule concession, la Banque Centrale Européenne n’est pas aussi magique que la Fed, elle ne réussit pas à faire oublier  totalement le tail-risk. Eh oui, la BCE a encore un ancrage allemand dans le traditionnal banking.  

Greenspan vit dans  son monde magique, mais sa caricature de raisonnement est révélatrice, car il nous livre toute nue,  la pensée de Bernanke: le monde n’existe pas. Les stocks de dettes n’existent pas, le pouvoir d’achat des salaires n’a aucune importance, la production n’existe  pas, à la limite, on pourrait s’en passer, la rareté n’existe pas. Seules comptent les perceptions, c’est le règne du signe, du modèle,  et ils sont manipulables à l’infini. Nous sommes au cœur de la crise, la crise de la pensée. 

Cette pensée qui a fait décrocher la valeur des choses; d’abord  du travail, puis de la rareté, de la peine, des conflits  pour la propulser dans les nues sans limites du désir.  Il n’y a pas d’autre valeur des choses que celle que lui assigne  la subjectivité délirante des désirs. Le casino est aussi « utile » que la ferme, que le médecin, que l’école, le tout est que les choses soient désirables .On connaissait  cette perversion en matière de marchandises, que les publicitaires s’efforcent de faire d’autant plus désirer qu’elles sont moins utiles, mais personne ne l’avait théorisé et explicité au niveau des assets.

Sauf nous, à de maintes reprises. La crise de 2008 est une crise de la pensée, de la culture, une crise de l’imaginaire du capitalisme devenu financier. Une crise terrible qui fait prendre les vessies pour des lanternes, les ombres pour le corps, le signe pour le réel. Une crise qui nie le besoin, la rareté, le travail, le temps, la mort. Il n’y a plus de valeur autre  que celle qu’assigne une subjectivité délirante modelée par la propagande, la désinformation et la manipulation des désirs. Il n’y a plus de fond, il n’y a que des interrelations et des corrélations.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Lire la suite »

18/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 5 Commentaires

On a lu, vu, et entendu du Vendredi 15 Mars 2013 : "Les actions sont très sous évaluées" dit Greenspan.

On a lu, vu, et entendu du Vendredi 15 Mars 2013 : "Les actions sont très sous évaluées" dit Greenspan. 

Alan Greenspan vient de s’exprimer ce vendredi matin sur CNBC. Il a déclaré :

Les actions sont considérablement sous-évaluées précisément maintenant….. exubérance irrationnelle serait la dernière phrase qu’il utiliserait pour caractériser ce qui se passe maintenant sur le marché:" En terme de prime de risque , ce qui mesure le degré d’exubérance ou de non-exubérance , par les standards historiques nous sommes très sous évalués".

Nous vous livrons cette idiotie telle quelle, un article plus complet avec l’ensemble des propos  de Greenspan suivra. D’ores et déjà nous vous indiquons que dans la même déclaration Greenspan contredit lui même son affirmation!

Retenez que la campagne pour embarquer le marché boursier continue!

EN BANDE SON:

15/03/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Indicateur des Marchés, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 18 Février 2013 : La finance pourrit tout, même le cerveau! Par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 18 Février 2013 : La finance pourrit tout, même le cerveau! Par Bruno Bertez 

Vous savez que la vérité sort de la bouche des enfants. Bien sur il faut la décoder, ne pas prendre ce qu’ils disent au pied de la lettre. On gagne toujours à les écouter, C’est la même chose avec les vieillards, dans leur gâtisme ils disent de choses intéressantes. 

Comme disaient les grecs, même le menteur exprime une vérité, il révèle qu’il est menteur. 

Greenspan ne résiste pas à une commission pour une prestation, Il est venu a CNBC, télé permabull pour se mettre à la disposition  du clan haussier, du clan du renouveau. Nous vous avons produit un ou plusieurs articles sur ce sujet récemment, il était question de ses complices du même clan, Summers et Rubin.

 Il était donc interrogé par Bartiromo , préposée habituelle au passage des plats bullish. 

Elle lui demande: «Le fiscal cliff est ce que cela va affecter l’économie? Que pensez-vous du séquestre?» 

Réponse de notre Lord Alan, fait Lord par la cheffe klepto la reine d’Angleterre : " La question est de savoir si cela va affecter le marché boursier, pas l’économie proprement dite. Le marché boursier est le facteur clef en matière de croissance économique. Si le marché boursier réussit à tenir malgré le probable séquestre, alors les effets sur l’économie seront mineurs." 

Vous comprenez pourquoi votre fille est muette, c’est a dire pourquoi l’émule de Greenspan contrôle les indices boursiers et les fait manipuler. C’est vital, il faut passer le cap de l’incertitude du fiscal cliff et du séquestre. 

Ah si Hollande et Ayrault pouvaient penser ainsi, les ultra riches n’auraient aucun souci a se faire. Hélas pour nos compères socialistes, la croissance de l’économie ce n’est pas là qu’elle se joue, c’est sur la tonte des moutons,  la réduction des inégalités et la redistribution. 

Greenspan dans son gâtisme révèle des secrets qu’il ne devrait pas, des secrets de fabrication de ses amis de la Fed. 

"Les données montrent que non seulement le marché boursier est un indicateur avancé de l’économie, mais qu’il est, en même temps, la cause de la croissance".  

Greenspan ne nous dit pas tout, il ne va pas jusqu’à nous  révéler le grand secret : C’est un indicateur contrarian!  Ainsi les tops de 87, 2000 et 2008 ont, à chaque fois annoncé… la récession. 

Ah les braves gens!

BRUNO BERTEZ Le Lundi 18 Février 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:  

EN COMPLEMENT: Chaque fois que le marché a chuté ces dernières années, les initiés ont pu sortir à l’avance

David Coleman  a récemment noté que les initiés ont montré « une capacité remarquable pour identifier les pics et les creux du marché  » . C’est pourquoi il est si alarmant que les initiés aient vendus neuf fois plus d’actions qu’ils en ont achetés la semaine dernière, selon un article de CNN Money

En outre, certains paris extraordinairement importants viennent d’être faits qui ne porteront leurs fruits que si les marchés financiers US corrigent d’ici la fin Avril?

Alors qu’est-ce que tout cela signifie?

Certains initiés auraient ils la connaissance d’un krach boursier à venir?

Ce qui rend les choses si préoccupantes  c’est que  les dirigeants d’entreprise ont  eu un extrêmement bon « timing du marché» ces dernières années.

Ce qui suit provient d’un article récent CNBC intitulé « Alerte Sucker? vente Insider Surges Après Dow 14.000

"La dernière fois que les cadres ont vendu des actions de leur entreprise, c’était était au début de 2012, juste avant que le S & P 500 corrige de 10 pour cent à son plus bas de l’année. «Les initiés en savent plus que la grande majorité des acteurs du marché», a déclaré Taner Enis, éditeur global macro pour RiskReversal.com.

Le  17 février 2013

SOURCE ET REMERCIEMENTS: QUIPERDGAGNE 

http://www.quiperdgagne.fr/chaque-fois-que-le-marche-a-chute-ces-dernieres-annees-les-inities-ont-pu-sortir-a-lavance

18/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | Poster un commentaire

Nassim Taleb préfère le dollar à l’euro, Pour lui, la Suisse est le pays le plus solide au monde

Nassim Taleb préfère le dollar à l’euro,  Pour lui, la Suisse est le pays le plus solide au monde

L’intellectuel pense que les Etats-Unis ont commis l’erreur capitale de vouloir «lisser» les cycles économiques

«Rien ne sert de faire des prévisions, mais je peux vous dire que j’ai acheté des euros», a déclaré Nassim Taleb, l’auteur de la théorie du «cygne noir», lors d’une table ronde organisée par EFG FP, jeudi à Zurich. Le spécialiste du risque estime que l’UE peine à sortir de la crise de la dette, mais au moins est-elle consciente du risque. Il est toutefois très sceptique sur l’avenir de l’euro et n’exclut pas un retour de l’Allemagne au mark.

 

L’auteur d’Antifragility estime que les Etats-Unis ont commis l’erreur capitale de vouloir «lisser» les cycles économiques. Mais le problème central est institutionnel: «La centralisation du pouvoir sur une ou deux personnes crée un risque considérable», a-t-il ajouté. Qu’il suffise de penser à George Bush et Alan Greenspan. Le fait de nommer un théoricien à la tête de la banque centrale n’arrange pas la situation, à son avis.

S’il est impossible de prévoir l’origine des prochains chocs, l’important pour un pays est, selon lui, d’une part d’avoir le moins de dette possible et d’autre part de décentraliser le plus possible un système économique. Pour lui, la Suisse est le pays le plus solide au monde. «Personne ne connaît le nom du président de son gouvernement. C’est l’expression de cette décentralisation», a-t-il affirmé. L’essayiste ironise sur la quête de solutions des autorités européennes: «Tandis que les capitaux vont en Suisse, personne à Bruxelles ne prend la Suisse pour modèle», dit-il.

La Suisse, si petite et isolée, est le pays le plus solide de la planète!

PLUS DE TALEB EN SUIVANT: Lire la suite »

18/01/2013 Publié par | Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Suisse, Trappe à Dettes | , , | Poster un commentaire

L’Edito du Jeudi 3 Janvier 2012: La monnaie, chaine invisible de votre servitude Par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 3 Janvier 2012: La monnaie, chaine invisible de votre servitude Par Bruno Bertez 

 L’année 2012 restera dans l’histoire comme l’année de la monnaie. Nous avions dit l’an dernier, l’année des banques centrales, mais nous préférons maintenant, même si cela recouvre la même chose, dire l’année de la monnaie.

 On dira, plus tard, dans les livres, c’est cette année là que Draghi a décidé de tout faire coute que coute pour préserver l’échafaudage européen et qu’il a promis de créer autant de monnaie que nécessaire pour parvenir à son objectif. On dira, c’est cette année là que Bernanke , alors qu’il n’ y avait aucune situation de crise, c’est cette année là que Bernanke a décidé l’argent gratuit, illimité, à l’infini. L’année 2012 rentrera dans l’histoire comme l’année du FREE MONEY. Vous comprenez que notre premier texte de 2013 soit consacré à la monnaie. La dialectique de la monnaie se déroule, sous nos yeux: Ce qui a pris naissance au sein de la société  des hommes comme un formidable outil de liberté s’est retourné en un terrifiant instrument d’asservissement. L’argent est libre; le prix à payer est terrible, les hommes ne le sont plus! L’argent bien commun, né de la coopération et de la volonté de vivre ensemble des hommes s’est retourné en un tyran, récupéré qu’il est par les puissants. L’avilissement de la monnaie ce n’est pas l’inflation, c’est sa confiscation par une classe pour vous asservir.  Nous annonçons d’ores et déjà 2013, ce sera l’année de la taxation.

 La monnaie est un formidable outil de liberté; Elle facilite les déplacements, elle permet la multiplication des transactions, elle autorise le report dans le temps de la consommation, elle facilite l’investissement et beaucoup d’autres choses encore. En un mot, elle a été  source de progrès et de prospérité.

 Peut être devrions nous parler au passé.

 Les hommes, les citoyens en ont été dépossédés au profit du Pouvoir et maintenant d’une coalition de classes sociales liées à ce Pouvoir.

 Ceci est  vrai à la fois au niveau national, au niveau international ou global.

 Comme toute chose, la monnaie contenait en germe, comme on le dit s’agissant du blé, toutes ses contradictions. Par un retournement dialectique qui constitue un cas d’école pour les apprentis philosophes, elle est devenue une arme des pouvoirs contre les citoyens.

 Nous soutenons que la monnaie est devenue la chaine invisible de la mise en coupe des hommes, la chaine de leur servitude. Et la nous ne visons pas le superficiel, c’est à dire la dépendance de certains vis à vis de l’argent, non  nous visons quelque chose de plus subtil que nous allons tenter sinon d’expliciter, du moins de faire entrevoir.

 Faisons rapidement justice à ce que chacun peut constater; Le Pouvoir contrôle les circuits de la monnaie, il voit dans son Panopticon tout ce que vous touchez comme revenus, tout ce que vous possédez, épargnez, transférez, donnez ou léguez.

  La monnaie et le contrôle de ses circuits sont le moyen de traquer la matière taxable et de la confisquer; à point tel que la monnaie est une prison et que ceux qui veulent en sortir sont qualifiés d’exilés, vilipendés. Ne parle t on pas, d’ailleurs d’évasion lorsque les gens veulent disposer librement de leur bien à l’étranger. Votre monnaie, vos sous, sont sous surveillance perpétuelle et vous avez à peine encore le droit d’utiliser l’argent dit liquide. Nous n’insistons pas car vous avez compris.

 Il en va de la monnaie comme de l’internet, des messageries, de Facebook , tout ce qui au départ décuplait vos libertés a été annexé mis en coupe par les grands yeux, les grandes oreilles, les intrusions informatiques du Pouvoir.

 

 

 La crise de terrorisme a fait beaucoup pour tuer la liberté d’internet ; la crise financière est en train de faire énormément pour tuer ce qui restait de liberté monétaire.

 Dans les démocraties- sociales- kleptocratique , la  liberté est une plante qui ne fleurit qu’en pot, derrière les barreaux de la prison d’état et sous les caméras.

 Le présent texte veut aller plus loin.

…………………………………………………

EN LIEN: Les Clefs pour Comprendre du Dimanche 23 Décembre 2012: L’or est toujours, toujours manipulé, pas plus en ce moment! par Bruno Bertez

  PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT : Lire la suite »

03/01/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , | 16 Commentaires

Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?

Les systèmes financiers peuvent-ils être trop grands?

Le secteur financier est-il garant de la croissance économique? Vieille question débattue tout au long du XXe siècle, et qui prend une importance particulière depuis la crise des subprimes et l’accentuation de la mondialisation financière. Pour le professeur Ugo Panizza, la réponse est claire

EN COMPLEMENT : http://www.voxeu.org/article/has-finance-gone-too-far

En juillet 2011, le Financial Times a publié une tribune libre d’Alan Greenspan (l’ancien président de la Réserve fédérale américaine), dans laquelle il critiquait les réformes réglementaires visant à accroître les exigences de fonds propres du secteur financier. Cette politique conduirait, selon lui, à l’accumulation «de ressources immobilisées qui ne seraient pas affectées à la production de biens et de services», mais au contraire utilisées pour «parer à une crise qui ne se produit que tous les 50 ou 100 ans», avec pour effet «un excédent de fonds propres au détriment de notre niveau de vie».

Greenspan suppose implicitement que des secteurs financiers importants sont toujours bénéfiques pour la croissance économique. Qu’en est-il réellement?

PLUS/MOINS DE SECTEUR FINANCIER EN SUIVANT : Lire la suite »

22/11/2012 Publié par | Analyse d'un secteur économique particulier, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Idées Courtes, Idées Fausses, Le Graphique du Jour, Le Temps, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Regulation des Marchés | , | Poster un commentaire

Brève de Trottoir : Anniversaires !!!!! par Bruno Bertez

Brève de Trottoir : Anniversaires !!!!! par Bruno Bertez 

Nous allions oublier l’anniversaire de la petite phrase prononcée par Alan Greenspan lors de son audition par la Chambre des Représentants en 2008. 

« Je ne pouvais anticiper la crise financière parce que le système m’a totalement échappé ». 

A quelques jours près c’est aussi l’anniversaire de ce qui a, pour nous, été le véritable coup d’envoi de la Grande Crise systémique qui va anéantir les monnaies ces prochaines années. 

Cette phrase, prononcée au lendemain de la première catastrophe, l’alerte de 1987, marque, pour nous l’ouverture d’une nouvelle page dans l’histoire de la finance, elle ouvre la porte à tout ce qui va suivre jusqu’à la destruction finale. 

« La Réserve Fédérale, dans le cadre de ses responsabilités en tant que Banque Centrale de la Nation, se déclare, ce jour, prête à servir de source de liquidités pour soutenir l’économie et le système financier » 

Depuis, tout n’est que conséquences, répétitions, déroulement de l’inéluctable.

25/10/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Brèves de Trottoirs, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, l'hérésie keynésienne, La Réflexion du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Monétarisme, Mondialisation, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , , | 2 Commentaires

L’Edito du Lundi 24 Septembre 2012 : Z comme Zombie par Bruno Bertez

L’Edito du Lundi 24 Septembre 2012 : Z comme Zombie par Bruno Bertez

Un fléau s’est abattu sur le monde, Ils veulent nous transformer en Zombies, nous réduire à n’ètre que des consommateurs de signes, séparer l’ombre des corps…

   Nous avons épinglé la politique économique des 25 dernières années aux Etats-Unis du nom de « the Great Experiment » en souvenir de John Law. Nous pensons qu’il faut aller plus loin et enrichir et, surtout, approfondir, le sens que nous donnions à cette grande expérience. Ce qu’ont tenté les démiurges, ce qu’ils tentent encore, c’est une sorte de mutation génétique. Ils s’attaquent aux lois fondamentales de l’économie à peu près comme les chercheurs cherchent à modifier les gênes des animaux qu’ils triturent. Nous sommes les rats du laboratoire de docteurs en sciences  économiques fous, lesquels manipulent  créent, brisent des relations, des comportements, afin, d’une part, de s’enrichir personnellement et, d’autre part, de servir la volonté de puissance des Etats-Unis.

La pratique économique, sous l’impulsion de ces hommes, Summers, Rubin, Greenspan et de leur pâle suiveur, Bernanke, a plongé le monde dans le relativisme généralisé, c’est-à-dire dans la tyrannie du plus fort. Car, vous le savez, là où la référence au vrai, au réel, au symbolique, disparait, c’est le règne de la violence. Le fait que ce soit violence sur les esprits est encore plus grave. Relativisme, oui mais il y a une chose qui, en revanche, est devenue absolue, c’est le pouvoir des docteurs Folamour monétaires. A côté des pouvoirs traditionnels  des Etats, ils ont créé, à leur profit et au profit d’une caste, un quatrième Pouvoir. Il y a maintenant le législatif, l’exécutif, le judiciaire et le monétaire. Et le monétaire n’est contrôlé par personne, il est tombé du ciel, nouvelle religion, produit de l’obscurantisme et de la Communication, produit de la science infuse des Diafoirus, entretenu par des discours abscons qui ne servent qu’à une chose, masquer la création continue et exponentielle de fausse monnaie au bénéfice d’eux-mêmes, de leur mandants et des gouvernements idiots et complices.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT : Lire la suite »

24/09/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Libéralisme, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Répression Financière, Shadow Banking | , , | 9 Commentaires

Les clefs pour comprendre du Mardi 11 Septembre 2012 : Draghi, l’hommage du vice à la vertu par Bruno Bertez

Les clefs pour comprendre du Mardi 11 Septembre 2012 : Draghi,  l’hommage du vice à la vertu par Bruno Bertez

  Dans les temps anciens la quantité de monnaie présente dans une économie était considérée comme importante: Ceci était un héritage des monétaristes de l’Ecole de Chicago. D’ailleurs on publiait régulièrement les différents agrégats monétaires et on les suivait avec attention.

Les innovations monétaires des 25 dernières années ont relégué le suivi des masses monétaires à l’arrière plan. La création monétaire ne suit plus les mêmes canaux qu’avant et par ailleurs la vitesse de circulation de la monnaie a perdu sa stabilité: Après avoir beaucoup accéléré , elle a chuté.

La vraie quantité de monnaie dans le circuit est moins facilement appréciable en raison de l’existence de nombreux instruments money-like, qui ont la caractéristique de la monnaie, et aussi en raison du développement du shadow banking system. Bref pour faire court,  disons que les innovations ont fait que les théories monétaires anciennes se sont trouvées insuffisantes. Greenspan disait il y a quelques années : "la monnaie je ne sais plus très bien ce que c’est " Nous ajouterions, on s’en est aperçu.

La quantifié de monnaie dans le circuit est à la foi plus importante qu’on le croit quand l’appétit pour le risque est là, elle est beaucoup moins importante qu’on ne le croit quand la préférence pour la sécurité s’installe. Cela tient au rôle déterminant des marchés, lesquels en fait se sont plus ou moins substitués aux banques.

Ce qui compte vraiment comme indicateur c’est le crédit. L’évolution de la masse de crédit dans le circuit est plus importante à suivre et contrôler que l’évolution de la masse de monnaie. Les Banques Centrales utilisent, manipulent la monnaie pour relancer le crédit.

Nous attirons votre attention sur le fait que la masse considérable des dépôts des banques auprès de la BCE montre bien que ce qui compte c’est l’appétit pour le risque, ou son inverse, la frilosité.

Vous comprenez que Draghi comme à l’accoutumée se moque des gens, voire les méprise. Stériliser les achats de bonds souverains des pestiférés c’est retirer du circuit monétaire l’équivalent, une masse de monnaie équivalente, à ses achats. Ce qui permet de dire : Ce n’est pas inflationniste, la quantité de monnaie reste la même!

 Notre Draghi pour jouer au rigoureux fait semblant de lutter contre quelque chose qui ne présente aucun risque.

C’est ce que l’on appelle un hommage du vice à la vertu. .

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT : Lire la suite »

11/09/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Reuters, Shadow Banking, Trappe à Dettes | , , , , , , , , | 18 Commentaires

L’Edito du Mercredi 5 Septembre 2012 : Bernanke, Draghi, déflation, inflation, hyperinflation, un schéma par Bruno Bertez

L’Edito du Mercredi  5 Septembre 2012 :  Bernanke, Draghi, déflation, inflation, hyperinflation, un schéma  par Bruno Bertez

La crise dure maintenant depuis 5 ans. Plus précisément, depuis Août  2007. Plus précisément aussi, on doit dire les crises, crise financière et crise économique. 

Le monde global est confronté à une crise financière qui se traduit par une crise économique dont les symptômes sont le ralentissement de la croissance et la montée du chômage. Les mécanismes habituels de régulation, déficits keynésiens et stimulations monétaires ne donnent aucun résultat tangible.

  L’origine de la crise est constituée par les erreurs successives de Greenspan, puis Bernanke, qui, à la suite de l’éclatement de la bulle technologique en 2000, ont lutté contre les tendances déflationnistes en maintenant des taux d’intérêt trop bas trop longtemps. Ce faisant,  ils ont gonflé excessivement la demande de crédit et cet excès de crédit a abouti à une situation de surendettement dont les principales conséquences sont le blocage des mécanismes financiers traditionnels, la chute de la demande de crédit, la fragilisation du système financier dans son ensemble. 

Les manifestations de cette crise sont la multiplication des crises de liquidité, de solvabilité et, quelquefois, les deux à la fois. La crise des souverains européens est un exemple, une manifestation, de ces crises plus vastes. 

Pour faire face à cette situation, les autorités ont choisi de tenter ce que l’on peut appeler une fuite en avant, essayer de faire boire l’âne qui n’a plus soif, c’est à dire, coûte que coûte, maintenir ou accroître le volume de crédit dans le système, malgré la tendance spontanée à la réduction du crédit, ce que l’on appelle le « deleveraging ».

 On a, pour ce faire, fortement baissé les taux, au plancher près de zéro et, faute de pouvoir aller plus bas, on a mis en place des politiques non conventionnelles censées être équivalentes à une baisse des taux, ce sont des politiques dites de gonflement des bilans des Banques Centrales, vulgairement des politiques d’inflation monétaire, de printing.

 Les résultats de ces politiques sont mitigés. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT : Lire la suite »

05/09/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | , , , , , , , | 4 Commentaires

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 2 205 followers

%d bloggers like this: