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Le monétarisme est un dirigisme masqué Par Philippe Simonnot et Charles Le Lien

Le monétarisme est un dirigisme masqué Par Philippe Simonnot et Charles Le Lien

Pour Philippe Simonnot et Charles Le Lien, la crise économique actuelle ne trouve pas son origine dans les excès du marché ou la dérégulation de la finance, mais dans l’interventionnisme extrême d’États irrespectueux de la vraie nature de la monnaie.

Les racines de cet abus de pouvoir sont anciennes et profondément implantées, mais un pas a été franchi avec la création des banques centrales qui aujourd’hui émettent de la fausse monnaie à une échelle inégalée. L’imposture a connu une accélération décisive lorsque, le 15 août 1971, le dernier entre le système monétaire international et l’or a été rompu par Richard Nixon, alors président des États-Unis. La monnaie étant pour la première fois complètement déréalisée, la finance s’est déconnectée de l’économie. Depuis lors, les crises succèdent aux crises, toujours plus graves, toujours plus douloureuses pour ceux qu’elles privent d’emploi et de ressources.

La solution est pourtant à portée de main : rétablir une monnaie ancrée dans la réalité économique. L’obstacle est seulement politique : ceux qui nous gouvernent n’y ont pas intérêt. En enracinant l’actualité dans l’histoire, les deux auteurs révèlent la précarité du capitalisme mondial.

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Chapitre 8, « Le monétarisme est un dirigisme masqué », La monnaie, histoire d’une imposture, Éd. Perrin, Paris, 2012

EN LIEN: http://www.franceculture.fr/emission-les-carnets-de-l-economie-philippe-simonnot-24-les-banques-centrales-sont-elles-des-pompier

Le « monétarisme » a pris une telle ampleur et une telle influence depuis sa réinvention par Milton Friedman, le célèbre chef de file de l’école de Chicago, qu’il est nécessaire à notre propos de lui consacrer un chapitre entier. Son succès vient sans doute de ce que cette doctrine a paru être la mieux adaptée au régime d’inconvertibilité métallique. Faire aussi bien que l’étalon-or, mais sans ses contraintes, était son ambition.

L’objectif friedmanien est de dépolitiser la gestion de la monnaie en adoptant une fois pour toutes une règle de croissance monétaire optimale. Friedman a même lancé le pourcentage de 3 % par an, comme chiffre permettant une expansion économique sans inflation. Un tel chiffre est d’une apparence bénigne, mais il n’en correspond pas moins à un doublement des prix en moins de vingt-quatre ans. Il en dit long sur ce que l’on appelle la stabilité de nos jours.

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Sur cet objectif s’est greffée la mode de l’indépendance des banques centrales, qui s’est répandue sur toute la surface de la terre – alors même que Friedman ne l’a jamais préconisée. La greffe a pris parce que la doctrine de l’indépendance de la banque centrale a le même « code génétique » que le monétarisme : la prétention que l’offre de monnaie est contrôlable. Augmente encore la confusion des esprits le fait que l’on retrouve le même code dans le keynésianisme, qui passe pourtant pour l’ennemi juré du monétarisme.

Pour y voir clair dans le brouillard de ces deux théories supposées aux antipodes l’une de l’autre, il est nécessaire de rappeler quelques fondamentaux.

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19/04/2013 Publié par | Changes et Devises, Etats-Unis, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Libéralisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , , , | Un commentaire

Les Clés pour Comprendre du Samedi 23 Mars 2013: A ne pas manquer! le modèle américain pour sortir de la crise Par Bruno Bertez

Les Clés pour Comprendre du Samedi 23 Mars 2013: A ne pas manquer! le modèle américain pour sortir de la crise Par Bruno Bertez

Alors que  l´illusion d’une sortie de crise tente de s’implanter à la faveur de la propagande officielle, il parait intéressant de remettre le chemin parcouru depuis 2008 en perspective. L’exposé cynique de Summers devant un parterre d’économistes nous en donne l’occasion.

L’idée est simple, on fait rouler le boule de neige du crédit, on soutient les banques et l’intermédiation, et pour le reste … on prie¨!

 

   Voici un document exceptionnel. Il résume une intervention de Lawrence Summers devant l’Interamerican Development Bank in Washington DC. Son intervention était destinée à des économistes professionnels. Elle n’était pas destinée au grand public,  bien évidemment.

L’intervention de Lawrence Summers est articulée autour de 5 points. Ces 5 ponts constituent, non seulement le squelette, le canevas, de sa propre réflexion, mais aussi, on s’en aperçoit très vite, la ligne directrice de l’action de l’Administration américaine.

1)     Toutes les crises finissent par se terminer. Les économies sont « self equilibrating ». Sur le long terme, elles retrouvent leurs équilibres par elles-mêmes, même si, pour cela, il faut mettre en place des interventions gouvernementales ponctuelles. Des crises comme celle que nous connaissons apparaissent 3 ou 4 fois par siècle. Il est normal que les gouvernements contractent des dettes colossales pendant ces périodes ; implicitement, suggère-t-il, nous finissons toujours par sortir de ces dettes grâce à la croissance.

2)     Nous sortirons de la crise en encourageant exactement le type de comportement qu’auparavant nous voulions décourager. C’est cette intuition, cette vue, qui justifie l’utilisation du surendettement et du leverage, lesquels sont au cœur de la politique économique américaine.

3)     Il faut, et cela est critique, un soutien sans faille à l’intermédiation financière. Il faut s’assurer qu’elle est correctement capitalisée en regard des risques inhérents à la situation présente. Cyniquement et sans rougir, Summers avoue que les stress-tests sont destinés à prouver cette capitalisation adéquate. 

4)     La croissance des années 90 et la croissance récente ont été trop basées sur la finance. L’accroissement de la part des profits financiers dans la masse totale des profits des entreprises aurait dû servir d’avertissement. La prochaine phase d’expansion devrait être basées beaucoup moins sur la constitution de bulles d’assets et beaucoup plus sur l’investissement et le développement des services publics.

5)     Le système de régulation financière, sous les différents aspects fondamentaux, a été un colossal et remarquable échec. Il y a eu beaucoup trop de crises sérieuses au cours des 20 dernières années.

Les propos de Lawrence Summers ne s’écartent guère, quand on y regarde de plus près,  de notre analyse :

  •  Les crises sont des crises financières, ce sont des crises de surendettement, elles débouchent sur des bulles d’assets et des déséquilibres des économies.

 En revanche, là où Lawrence Summers diverge totalement, c’est :

  • 1) Sur les remèdes 2) Sur le caractère spontanément rééquilibrant des économies 3) Sur la réapparition spontanée de la croissance.

Soigner le mal par le mal, comme le préconise Summers, est pour nous une idiotie qui néglige l’effet de stocks des dettes.

Les économies ne sont jamais équilibrées et, si elles avancent, c’est précisément parce qu’elles vont de déséquilibres en déséquilibres ; c’est la loi fondamentale du mouvement.

Enfin, le retour à une croissance spontanée est une illusion. Il n’y aura pas de retour à la croissance spontanée tant que l’on n’aura pas, soit détruit les dettes, soit restructuré la masse de créances douteuses du système.

Il apparaît clairement et avec cynisme que la politique qui consiste à favoriser le secteur financier est un élément essentiel, c’est le maillon déterminant dans le raisonnement de Lawrence Summers. On voit clairement que c’est aussi l’élément fondamental qui sous-tend l’action de Bernanke.

On se demande par quel miracle, dans la pensée de Summers et de Bernanke, le poids des dettes va se réduire. On se demande comment on va pouvoir retrouver le chemin de la croissance spontanée. On se demande comment des économies gorgées de dettes vont pouvoir supporter un jour ou l’autre des hausses de taux d’intérêt. On se demande comment les gouvernements vont sortir du surendettement. Summers et Bernanke ou Obama ne se le demandent pas. Pour eux, tout cela tombera du ciel.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 23 Mars 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

23/03/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | , , | Un commentaire

Le danger des taux bas par Bill Gross (Pimco)

Le danger des taux bas par Bill Gross (Pimco)

Les assouplissements quantitatifs et les taux zéro détruisent les modèles financiers et font obstacle à l’investissement.

Lettre investissement Pimco Janvier:  

http://www.pimco.com/EN/Insights/Pages/Money-for-Nothin-Writing-Checks-for-Free.aspx

 

  C’est Milton Friedman, et non Ben Bernanke, qui a le premier évoqué le largage de billets par hélicoptères pour prévenir la déflation. Dans son désormais célèbre «discours de l’hélicoptère», prononcé en 2002, Bernanke affichait une adhésion tout aussi enthousiaste à cette méthode. En s’exprimant ainsi, il se projetait clairement vers les solutions quasiment inimaginables qui allaient faire suite à l’exceptionnel naufrage financier de 2008: des taux directeurs fixés à zéro pour une période prolongée; une Fed qui élargit au-delà des bons du Trésor son programme d’achats d’actifs; et, bien entendu, des assouplissements quantitatifs quasiment illimités en fonction des besoins. Bernanke n’est pas l’inventeur de ces mesures, pas plus que du terme «assouplissement quantitatif» (QE). La plupart de ces méthodes avaient été appliquées à la fin des années 1930 et dans les années 1940, ainsi qu’au Japon plus récemment. Pourtant, les investisseurs auraient dû se douter qu’au vu du soutien aussi évident que Ben Bernanke, alors Gouverneur de la Fed, avait affiché pour la politique monétaire à venir, il allait vouloir piloter l’hélicoptère en cas de décollage d’urgence. «A l’image de l’or, les dollars américains n’ont de valeur que si l’offre en est strictement limitée», avait-il déclaré. «Mais le gouvernement américain dispose d’une technologie appelée planche à billets (ou son équivalent électronique actuel) qui lui permet de produire autant de dollars qu’il le souhaite et ce, pratiquement à coût zéro.» 

M. Bernanke ne s’est jamais étendu sur ce qu’il entendait par «coût zéro». Peut-être voulait-il parler de taux d’intérêt proches de zéro, même si en 2002, les bons du Trésor à 10 ans offraient un rendement de 4%. Ou peut-être savait-il ce que les citoyens américains, leurs représentants politiques et pratiquement tous les investisseurs ignorent encore: l’assouplissement quantitatif, à savoir l’achat au secteur privé de bons du Trésor et de titres hypothécaires d’agences, ne coûte pratiquement rien à plusieurs titres. Aux yeux de la plupart d’entre nous cela peut sembler incroyable de signer des chèques gratuitement, mais dans les faits, c’est bien ce que font les banques centrales. Pourtant, si le citoyen ou l’entreprise lambda ne peut se mettre à découvert sans tomber dans l’illégalité, comment la Fed, la BCE ou toute autre banque centrale peut-elle impunément imprimer de «l’argent électronique» et le distribuer par hélicoptère à coups de milliers de milliards de dollars? 

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28/01/2013 Publié par | Agefi Suisse, Art de la guerre monétaire et économique, Asset Manager, Commentaire de Marché, Déflation, Etats-Unis, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Pimco | , , | Poster un commentaire

On a vu, lu et entendu du Lundi 21 Janvier 2013: La FED pour les nuls ou bien les nuls pour la FED ?

On a vu, lu et entendu du Lundi 21 Janvier 2013: La FED pour les nuls ou bien les nuls pour la FED ?

Pour ceux qui s’étonnent de notre sévérité et de notre impertinence à l’égard des valeurs sures que constituent les Gouverneurs de la Fed en général,  et Bernanke  en particulier, nous recommandons la lecture du Wall Street Journal du 18 Janvier.

C’est pire encore que ce que nous pressentions. 

Le WSJ publie des documents déclassifiés de 2007 sur les réunions de la Fed. On y voit l’incompétence dans ses œuvres pratiques, la compoction et la pontification à la loupe. Tous, sauf un, sont à l’Ouest, aucune vision, aucune prémonition de ce qui est en train de se passer. Aucune capacité d’analyse et bien sur encore moins de prospective. Nous disons "de ce qui est en train de se passer" car la crise, la vraie,  a débuté à l’été 2006  quand les prix du housing ont fait leur incontestable top. 

Toute personne qui a lu la vraie histoire des crises financières, que ce soit celle de Charles Kindleberger ou autre , ou qui a étudié le Système de John Law sait à ce moment là que l’on va à la catastrophe. Il n’y a que Bernanke et ses complices qui ne le voient pas. Si vous avez lu Michael Lewis, vous avez aussi vu que de bons professionnels ont anticipé correctement. Il n’y a que la Fed qui a réussi à passer à coté, avec ses masses d’informations, ses équipes et ses pouvoirs. 

Un seul gouverneur a pressenti quelque chose à l’époque. Richard Fisher de la FED  de Dallas. Le même qui a encore une analyse qui tient debout en ce moment. 

Nous vous renvoyons à notre analyse de la névrose dans lequel ce monde vit, névrose qui leur fait perdre le contact avec les réalités et les conduit à une vision plus que biaisée, fausse, du monde actuel. Il s’y ajoute en  plus la prétention, la mauvaise foi et la défense d’intérêts particuliers que l’on fait passer pour généraux.

21/01/2013 Publié par | Brèves de Trottoirs, Etats-Unis, Les Tribulations de la Kleptocratie, On a lu, vu et entendu, Wall Street Journal in french | , | Un commentaire

A Chaud!!! du Lundi 21 Janvier 2013: Bernanke persiste et signe, il est le meilleur! par Bruno Bertez

A Chaud!!! du Lundi 21 Janvier 2013:  Bernanke persiste et signe, il est le meilleur! par Bruno Bertez

Le Chairman était invité la semaine dernière par l’Université du Michigan dans le cadre des entretiens de la Gerald Ford School of Public Policy. Suffisant, prétentieux, il n’a aucun doute; il est le meilleur, il a sauvé le monde grâce à ses recherches sur la crise des années 30. Elles lui ont permis le bon diagnostic, les bonnes mesures. Il ne s’est pas laissé prendre au piège de la déflation de la masse monétaire et de la déstabilisation des banques. Grâce aux travaux académiques de Monsieur Bernanke, "La Fed s’est opposée activement à la contraction des agrégats monétaires et elle a pris des mesures fortes pour stabiliser le système bancaire». Tout cela a pu être fait parce que l’on avait appris les leçons de 1930, entendez par là, parce que Bernanke avait appris ces leçons bien sur.

    Par ailleurs, le Chairman souligne que dans les années 30, la coopération internationale n’était pas très bonne et les différents pays ont pris des mesures qui, en fait ont aggravé la crise. Bernanke ne doit pas vivre dans le même monde que nous et doit certainement ignorer la guerre monétaire, même plus subreptice, même plus dronesque ,  qui se développe depuis deux ans. Il ne reçoit pas les nouvelles du Japon et ne lit pas la presse chinoise, brésilienne ou russe. 

Si l’on suit Bernanke dans son autosatisfaction, on croit comme lui que tout va bien, dans le meilleur des mondes : La reprise est lente mais elle est là! Les seuls problèmes ce sont les discussions sur le plafond de la dette, et le risque de coupes excessives dans les dépenses. 

Interrogé sur les risques de déstabilisation financière provoqués par la taille du bilan de la Banque Centrale, les taux d’intérêts nuls, la surabondance des liquidités, les effets négatifs de la spéculation, les menaces inflationnistes, il balaie tout cela d’un large revers de la main : Pas de problème, j’assure ! Il est content de l’emballement de la spéculation effrénée sur le logement, des hausses vertigineuses de prix des maisons, tout cela constitue  "un facteur positif qui va nous aider à avoir une meilleure année". 

Et l’inflation? Vous avez dit inflation? Aucun risque "J’ai les outils pour contrôler toute menace de prix trop élevés". Lesquelles? nul ne sait, mais si c’est la hausse des taux et le resserrement monétaire, alors il y a du souci à se faire pour la stabilité financière. La stabilité financière, parlons en, aucun problème non plus, "Nous avons les organes de surveillance et de contrôle pour faire respecter les limites de risque", il suffit de contrôler tout cela régulièrement. Pas question d’utiliser la politique monétaire pour calmer d’éventuels dérapages, la politique monétaire est, on s’en doute parfaite, on ne l’utiliserait qu’en tout dernier ressort.

Incroyable mais vrai, nous n’inventons rien.

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21/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Statistiques et Modèles Mathématiques, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | , | 2 Commentaires

L’Edito du Jeudi 3 Janvier 2012: La monnaie, chaine invisible de votre servitude Par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 3 Janvier 2012: La monnaie, chaine invisible de votre servitude Par Bruno Bertez 

 L’année 2012 restera dans l’histoire comme l’année de la monnaie. Nous avions dit l’an dernier, l’année des banques centrales, mais nous préférons maintenant, même si cela recouvre la même chose, dire l’année de la monnaie.

 On dira, plus tard, dans les livres, c’est cette année là que Draghi a décidé de tout faire coute que coute pour préserver l’échafaudage européen et qu’il a promis de créer autant de monnaie que nécessaire pour parvenir à son objectif. On dira, c’est cette année là que Bernanke , alors qu’il n’ y avait aucune situation de crise, c’est cette année là que Bernanke a décidé l’argent gratuit, illimité, à l’infini. L’année 2012 rentrera dans l’histoire comme l’année du FREE MONEY. Vous comprenez que notre premier texte de 2013 soit consacré à la monnaie. La dialectique de la monnaie se déroule, sous nos yeux: Ce qui a pris naissance au sein de la société  des hommes comme un formidable outil de liberté s’est retourné en un terrifiant instrument d’asservissement. L’argent est libre; le prix à payer est terrible, les hommes ne le sont plus! L’argent bien commun, né de la coopération et de la volonté de vivre ensemble des hommes s’est retourné en un tyran, récupéré qu’il est par les puissants. L’avilissement de la monnaie ce n’est pas l’inflation, c’est sa confiscation par une classe pour vous asservir.  Nous annonçons d’ores et déjà 2013, ce sera l’année de la taxation.

 La monnaie est un formidable outil de liberté; Elle facilite les déplacements, elle permet la multiplication des transactions, elle autorise le report dans le temps de la consommation, elle facilite l’investissement et beaucoup d’autres choses encore. En un mot, elle a été  source de progrès et de prospérité.

 Peut être devrions nous parler au passé.

 Les hommes, les citoyens en ont été dépossédés au profit du Pouvoir et maintenant d’une coalition de classes sociales liées à ce Pouvoir.

 Ceci est  vrai à la fois au niveau national, au niveau international ou global.

 Comme toute chose, la monnaie contenait en germe, comme on le dit s’agissant du blé, toutes ses contradictions. Par un retournement dialectique qui constitue un cas d’école pour les apprentis philosophes, elle est devenue une arme des pouvoirs contre les citoyens.

 Nous soutenons que la monnaie est devenue la chaine invisible de la mise en coupe des hommes, la chaine de leur servitude. Et la nous ne visons pas le superficiel, c’est à dire la dépendance de certains vis à vis de l’argent, non  nous visons quelque chose de plus subtil que nous allons tenter sinon d’expliciter, du moins de faire entrevoir.

 Faisons rapidement justice à ce que chacun peut constater; Le Pouvoir contrôle les circuits de la monnaie, il voit dans son Panopticon tout ce que vous touchez comme revenus, tout ce que vous possédez, épargnez, transférez, donnez ou léguez.

  La monnaie et le contrôle de ses circuits sont le moyen de traquer la matière taxable et de la confisquer; à point tel que la monnaie est une prison et que ceux qui veulent en sortir sont qualifiés d’exilés, vilipendés. Ne parle t on pas, d’ailleurs d’évasion lorsque les gens veulent disposer librement de leur bien à l’étranger. Votre monnaie, vos sous, sont sous surveillance perpétuelle et vous avez à peine encore le droit d’utiliser l’argent dit liquide. Nous n’insistons pas car vous avez compris.

 Il en va de la monnaie comme de l’internet, des messageries, de Facebook , tout ce qui au départ décuplait vos libertés a été annexé mis en coupe par les grands yeux, les grandes oreilles, les intrusions informatiques du Pouvoir.

 

 

 La crise de terrorisme a fait beaucoup pour tuer la liberté d’internet ; la crise financière est en train de faire énormément pour tuer ce qui restait de liberté monétaire.

 Dans les démocraties- sociales- kleptocratique , la  liberté est une plante qui ne fleurit qu’en pot, derrière les barreaux de la prison d’état et sous les caméras.

 Le présent texte veut aller plus loin.

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EN LIEN: Les Clefs pour Comprendre du Dimanche 23 Décembre 2012: L’or est toujours, toujours manipulé, pas plus en ce moment! par Bruno Bertez

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03/01/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Idées Courtes, Idées Fausses, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , , | 16 Commentaires

Mister Market and Doctor Conjoncture du Dimanche 16 Décembre 2012: Politique de la Fed, Bernanke prend des risques par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Dimanche 16 Décembre 2012: Politique de la Fed, Bernanke prend des risques par Bruno Bertez 

Dans l’exposé qui a suivi l’annonce des nouveaux éléments de la politique monétaire américaine, Bernanke a cherché à se donner une caution de crédibilité en évoquant assez longuement la Taylor Rule. La Taylor Rule fait référence en matière de Central Banking. Taylor est aussi célèbre pour avoir démontré de façon convaincante que la seule corrélation sérieuse qui détermine l’emploi est l’investissement productif et non pas la demande.

 

  On sait que la Fed a décidé d’acheter 85 billions de valeurs du Trésor par mois et de maintenir les taux d’intérêt zéro aussi longtemps que le chômage ne descendra pas en dessous de 6,5% et que l’inflation restera contrôlée à 2,5%. 

La Taylor Rule, établie par John Taylor, professeur à Stanford,  a très bonne notoriété. Elle est considérée comme sérieuse et donne des résultats, dans les modèles très satisfaisants. Son objectif essentiel est de faire sortir la politique monétaire de l’arbitraire des Greenspan et Bernanke et d’établir des règles qui guident les décisions. Elle réduit l’incertitude et améliore la crédibilité de la Banque Centrale. 

C’est une règle très simple qui stipule quel doit être le niveau du taux d’intérêt nominal fixé par la Banque Centrale en fonction de l’inflation et de la production. Logique et intuitif, mais efficace.

La relation mathématique qui permet d’articuler ce taux prend en compte la divergence de l’inflation constatée  avec l’objectif d’inflation retenue par les régulateurs et, de l’autre côté, la différence entre la production potentielle de l’économie et la production constatée du moment. Bref, on triture à la fois la divergence d’inflation et la divergence d’activité économique. 

La Taylor Rule répond aux deux objectifs du mandat de la Fed,stabilité des prix et emploi maximum. 

Il s’agit, en se référant à elle, d’éviter de répéter les terribles erreurs du passé, celles des années 70 et plus près de nous, celles de 2003/2005 où les taux ont été maintenus trop bas trop longtemps, ce qui a conduit au boom, puis au bust. 

Évidemment, Taylor ne pouvait laisser passer la référence de Bernanke à sa règle sans réagir. Il est aussi évident que la mauvaise foi de Bernanke est totale en invoquant, pour se justifier, une règle qui, appliquée, donne des résultats opposés à… la politique de Bernanke. 

Il faut un singulier culot pour se réclamer d’une règle que l’on ne respecte pas, mais c’est devenu courant à la Fed, on invoque des lois économiques que l’on tronque. On invente de nouvelles théories pour masquer l’arbitraire et la surestimation personnelle. 

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16/12/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Une info importante qui peut en cacher une autre | , , | 4 Commentaires

Brève de Trottoir : L’ouragan "Bernanke/QE3" maintient la place boursière et financière de Hong Kong sur son petit nuage

Brève de Trottoir  : L’ouragan "Bernanke/QE3" maintient  la place boursière et financière de Hong Kong sur son petit nuage 

Du jamais vu depuis 2005. La bourse de Hong Kong vient d’enchaîner onze jours d’affilée de hausse. Après des mois de déprime, l’ancienne colonie britannique est portée par deux mouvements de fond. D’une part, un regain d’optimisme s’est manifesté ces dernières semaines au sujet de la deuxième économie mondiale: plusieurs statistiques concordantes font état d’un rebond au mois de septembre.L’économie de Hong Kong, et les entreprises qui y sont cotées, sont très fortement liées à la conjoncture chinoise, et profitent donc de cet espoir d’une stabilisation, voire d’une accélération de la croissance.

HURRICANE UPDATE 

Par ailleurs, Hong Kong voit les capitaux affluer en raison du troisième round d’assouplissement quantitatif initié par la Banque centrale américaine. Depuis que celui-ci a été décidé, 314 des 335 actions qui composent l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong sont reparties à la hausse, selon Bloomberg. Une situation qui n’est pas sans inconvénient: face à cet afflux de capitaux, l’autorité monétaire de Hong Kong – sorte de Banque centrale qui n’en a pas le statut officiel – a dû intervenir pour empêcher le dollar de Hong Kong de s’envoler.

Source Les Echos 

26/10/2012 Publié par | Bloomberg, Brèves de Trottoirs, Chinamerica, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Les Echos, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation | | Poster un commentaire

Jim Rogers: Bernanke ? il ne comprend rien à la finance !"

Jim Rogers:  Bernanke ? il ne comprend rien à la finance !"

– Jim Rogers, le légendaire investisseur américain, cofondateur du Quantum Fund avec George Soros, s’est exprimé sans retenue aucune à propos de Ben Bernanke, le président de la Fed… Rogers, qui avait bien anticipé le nouveau volet d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale américaine, continue de juger de manière très critique l’attitude du leader de la Fed. 

WHEN MONEY DIES

Bernanke "ne comprend rien du tout à propos des monnaies"

Selon les commentaires relayés par Jeff Macke, Rogers estime que Bernanke "n’a jamais eu raison à propos de quoi que ce soit depuis qu’il est arrivé à Washington". Jim Rogers assure même que le président de la Fed "ne comprend rien du tout à propos des monnaies. Il ne comprend pas la finance. Il ne comprend pas l’économie… Tout ce qu’il comprend c’est la planche à billets. C’est l’entière carrière intellectuelle de cet homme !".

"Un reproche fait à tous les banquiers centraux"

Mais Rogers admet aussi que cette supposée incompétence est une tare commune aux banquiers centraux : "Malheureusement, la plupart des dirigeants de la Réserve Fédérale de l’histoire des Etats-Unis n’ont pas compris ce qu’il se passait", déplore Rogers, qui constate que le patron de la Fed n’est finalement qu’un "politique nommé". En dehors de ses positions traditionnelles sur l’or, Rogers est également haussier sur le dollar, du moins "pour le moment", tant que les gens considèrent encore le billet vert comme un refuge…

Source Boursier.com oct12

18/10/2012 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Gold et Métaux Précieux, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Mon Banquier est Central, Monétarisme | , | Un commentaire

Professeur Bernanke et Chairman Ben Par Andreas Höfert

Professeur Bernanke et Chairman Ben Par Andreas Höfert

Professeur Bernanke et Chairman Ben La raison d’Etat du président de la Fed a pris le pas sur l’honnêteté intellectuelle du professeur.

En 1996, j’ai eu la chance de pouvoir suivre un séminaire donné par Ben Bernanke dans le cadre des cours que la Banque nationale suisse organise chaque été pour les facultés d’économie des universités suisses en son magnifique château de Gerzensee dans le Mittelland bernois. A l’époque, celui qui, de 2002 à 2005, allait faire partie du directoire de la Réserve fédérale avant d’en devenir en 2007 le président, était professeur d’économie à la prestigieuse Université de Princeton.

Le thème du séminaire était «Les marchés de crédit dans la macro­économie». Ben Bernanke y présentait ses travaux sur le rôle des paniques bancaires et du gel des crédits comme amplificateurs de la Grande Dépression. Je me souviens d’un professeur rigoureux et intellectuellement brillant. Et j’ai beaucoup de mal à réconcilier cette image avec la personne qui dirige aujourd’hui la Fed.

Il y a quelques semaines un de mes collègues, chef économiste auprès d’une grande banque américaine, a provoqué l’hilarité dans la profession, lorsqu’il a suggéré au journal britannique The Guardian que «les profits accumulés par la Banque d’Angleterre dans le cadre de ses opérations d’achat de dette publique pourraient servir à financer une baisse d’impôts au Royaume-Uni».

Cette idée farfelue s’est révélée nettement moins drôle lorsqu’elle a été implicitement reprise par Ben Bernanke dans son discours de Jackson Hole: «Dans une perspective purement fiscale, des analyses approfondies suggèrent que les programmes d’achats d’actifs [donc aussi les achats de bon du Trésor] vont vraisemblablement résulter dans un profit pour les contribuables et ainsi réduire les déficits et la dette du gouvernement.»

Arrêtons-nous un instant ici. Le gouvernement américain fait un déficit et émet une obligation de 100 dollars à dix ans avec un coupon de 5%. La Fed achète cette obligation dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif. Pour les dix prochaines années, la Fed reçoit donc chaque année 5 dollars de revenu, qu’elle déclare comme profit et reverse au gouvernement. Au bout de dix ans, le gouvernement rembourse sa dette de 100 dollars à la Fed soit au moyen d’un surplus budgétaire, soit, plus vraisemblablement en émettant une nouvelle obligation, que la Fed pourrait à nouveau acheter.

On remarque assez vite que tout cela se simplifie. Pour une période définie, ou indéfinie, si après dix ans la Fed achète la nouvelle dette au gouvernement, ce dernier aura pu financer certaines de ses dépenses au moyen de la planche à billets.

Lors d’un témoignage devant le Congrès américain en juin 2009, Ben Bernanke a répondu à la question «Est-ce que la Fed va monétiser la dette?» par: «Non, la Fed ne monétisera pas la dette». Il semble à présent que ce soit le cas ou tout au moins l’intention de Ben Bernanke. La raison d’Etat du président de la Fed a pris le pas sur l’honnêteté intellectuelle du professeur.

 Andreas Höfert  Economiste en chef, UBS Wealth Management /Le Temps oct12

03/10/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Suisse, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

Philippe Bechade(Agora)/BFM 12 Septembre 2012

Philippe Bechade(Agora)/BFM 12 Septembre 2012

Philippe Bechade/BFM 11 Septembre 2012

17/09/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Chinamerica, Commentaire de Marché, Consommation, Crédit Consommation, Etats-Unis, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central | , | Poster un commentaire

L’Edito du Dimanche 16 Septembre 2012 : Le QE nouveau est arrivé, ce sera un cru « maison » Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 16 Septembre 2012 :  Le QE nouveau est arrivé, ce sera un cru « maison » Par Bruno Bertez

Voilà, c’est fait, la réunion de la Fed du jeudi 13 septembre s’est terminée sur l’annonce d’un nouveau Quantitative Easing, le Quantitative Easing n°3. Ce n’était évidemment pas une surprise puisque plus des deux tiers des professionnels interrogés par sondage s’attendaient à cette annonce. La veille encore, le porte-parole officieux de Bernanke, journaliste au Wall Street Journal, ce porte-parole chargé des fuites et des rumeurs, avait quasi annoncé les mesures.

   Nous retenons que la Fed envisage d’acheter 40 milliards par mois de titres hypothécaires et ceci sans indication de durée ou de date limite. Elle annonce par ailleurs qu’elle prolonge son horizon, les bas taux d’intérêt sont maintenant envisagés jusqu’en 2015.

Source C.S

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16/09/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Gold et Métaux Précieux, Immobilier, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Clefs pour Comprendre, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Répression Financière, Trappe à Dettes | , , , | 3 Commentaires

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