Humeur de Loup du Mercredi 22 Mai 2013 : Cahuzac, y en a marre! Par Bruno Bertez
Humeur de Loup du Mercredi 22 Mai 2013 : Cahuzac, y en a marre! Par Bruno Bertez
Y en a marre, c’est le cri de guerre des anars, sous la bannière de gens comme Ferré, Brel, Brassens ou même, à certains moments, Ferrat. Y en a marre de l’hypocrisie, des mensonges, qui ne servent qu’à détourner l’attention sur des pseudo-larcins pour mieux couvrir des vols de grande envergure.

« Y en a marre » est le cri de révolte de ceux qui en ont assez d’être pris pour des c…s et des idiots. Y en a marre des diversions sur le mariage homo, le vote des étrangers, les affaires Cahuzac, les expéditions au Mali et autres.
Entendons-nous bien, avant d’être anar, il faut être démocrate. Tout comme avant d’être bourgeois marchand, il fallait être féodal. L’histoire, c’est l’histoire d’un progrès balbutiant et il ne faut pas rater les étapes. Donc, d’abord et avant tout, ce qu’il faut réclamer, c’est la démocratie. La souveraineté du peuple contre la représentation mystifiante et aliénante. Il faut refuser ces cliques qui récupèrent la raison d’Etat et s’en servent pour vous mettre au pas.
Y en a marre de de la grande campagne de la moralité fiscale qui lave plus blanc, sauf les comptes des hommes politiques, dont je me fiche; les comptes des banquiers offshore, dont je ne me fiche pas. Ce qui est important, ce ne sont pas les faiblesses humaines, mais… le système. Le système de la connivence cher à des précurseurs comme Montaldo, le système klepto-maffieux.
Tout le milieu politique ment, triche, sur ses ressources, sur ses revenus réels, sur l’origine des fonds de campagne; on triche sur le financement des services de renseignements, sur le financement des grands contrats d’exportation, sur les moyens de réaliser les grosses transactions d’Etat, sur le financement des amitiés africaines, sur tout, tout. Et même sur les ressources des maîtresses, des larbins et des enfants adultérins. On ment pour financer les journaux amis; on ment pour acheter les alliances et ralliements, on ment pour arroser les syndicats. Qui croit qu’ils vivent de leurs cotisations? On pompe sur tout, sur les fonds de formation, sur le 1% logement, sur les assurances des élèves à l’école, sur les mutuelles, sur les cotisations des syndicats étudiants, etc. etc. Qui croit que Mitterrand payait sur ses fonds de l’Elysée ses conseillers et autres?
Depuis 40 ans, nous avons été au cœur de toutes ces dérives, nous avons connu celles de la bande d’Edgard Faure, celles des amis de Giscard; celles des TPG, celles des Tribunaux de Commerce, celles des différents ministres du budget, même ceux du Général, nous avons assisté à la constitution d’un trésor de guerre pour Bérégovoy quand ses amis francs-maçons le pressaient de faire une cagnotte pour le cas où il se présenterait à des présidentielles, nous avons vu passer l’argent des fonds publics et bancaires pour financer les entreprises défaillantes proches des Pouvoirs, les entourloupes des Ciasi et autres, pour financer un candidat Front National face à un radical de droite, etc. etc. Nous omettons bien entendu l’essentiel, trop précis, car notre but n’est pas de scandaliser, de stigmatiser, mais de dire haut et fort que la France fonctionne comme cela. Tout le système du Pouvoir fonctionne sur l’argent occulte. Tout ce qui dépend du Pouvoir, tout ce qui conduit au Pouvoir fonctionne de la même façon.
Alors, y en a marre que l’on tape sur Cahuzac et que l’on s’en serve pour renforcer les contrôles sur les citoyens, les terroriser fiscalement, les démoniser. L’affaire Cahuzac a une fonction systémique, celle de faire peur aux citoyens et de faire entrer dans leur tête que frauder le fisc est un crime, que l’Etat est légitime à confisquer ce qui ne lui appartient pas. On désigne un coupable et on le marque d’infamie pour crédibiliser la terreur fiscale, pour affirmer que tenter de conserver son argent est un crime et, en même temps, autoriser la mise en place du Panopticon fiscal, voire bientôt institutionnaliser la délation. Le tout pour masquer la vraie politique en cours, le grand transfert des richesses le plus important que l’histoire ait connu, celui des citoyens vers les banques d’abord et l’Etat ensuite. Le grand transfert qui sert à financer la prise et le maintien au pouvoir d’une élite illégitime, à acheter les voix des marginaux qui constituent les troupes d’appoint de la pseudo-démocratie et du réel remplacisme. L’affaire Cahuzac, c’est la Grande Inversion, elle devrait terroriser les Pouvoirs, elle leur sert à terroriser les citoyens tout en se maintenant en place. Un comble, il faudrait un chansonnier, une Anne Roumanoff.
Au lieu de tomber dans le piège du scandale Cahuzac, il faut oser dire chiche, chiche, on fait le grand nettoyage ! On y va, on lave plus blanc que blanc à la Coluche. Cahuzac change de rôle, ce n’est plus un coupable, cela devient un témoin, un témoin protégé, un héros. Il a menacé d’écrire un livre, qu’il l’écrive s’il est un homme, pas un politicard. Qu’il reconquiert sa dignité.
BRUNO BERTEZ Le Mercredi 22 Mai 2013
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EN BANDE SON:
Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez
Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez



A tous les niveaux, cela signifie :
- 1 Politique
- 2 Financier
Politique, parce que les politiciens de droite et de gauche ont fait le choix de vous mentir. Quant aux autres, les extrêmes, ils ne travaillent pas, donc ils ne vous éclairent pas, ils ne cherchent qu’à récolter les mécontents. Plus il y en a et plus ils ont un gros marché potentiel, il ne faut donc pas compter sur eux pour être défendus.
Les politiques, Hollande en tète osent dire que la crise est finie, il l’a réaffirmé lors de sa conférence de presse. Les mêmes osent dire que les banques françaises sont saines et sans risque; Ils vous égarent délibérément. Egan Jones classe en catégorie spéculative type BB la plupart des banques françaises et il a raison; Le problème ce ne sont pas seulement les pertes enfouies dans les bilans, donc les faux bilans et les créances douteuses, le problème c’est l’accès au refinancement. Voilà ce que l’on vous cache. Les problèmes du capital insuffisant ou des pertes se comptent en dizaines ou centaines de milliards, celui du refinancement de gros est en trillions. Et de plus en dollars bien souvent, et non en euros.
Nous soutenons que si on triche, si on cache la vérité sur la situation réelle des banques, alors, on ne peut légitimement vous tenir pour responsables et vous obliger à financer les futures pertes. Vous ne pouvez être tenus pour responsables que pour ce que vous connaissez!… Les banques euros sont en faillite virtuelle, elles tiennent par les assurances de la BCE, les promesses de swaps de la FED, les fausses comptabilités, les maquillages de comptes, les certifications bidons des réviseurs, ceci exclut sauf recours à la violence que vous puissiez être tenus comme devant participer aux pertes. Ceci exclut, tant que les comptes ne sont pas honnêtes, que vous puissiez être mis à contribution. Si cela était fait, vous seriez légitime, face à la violence d’Etat à recourir vous-même à la violence.
Financier. Un groupe vient de déposer un projet à Bruxelles qui prévoit le bail in, la participation des soi-disant gros déposants bancaires aux éventuelles faillites; un gros déposant étant quelqu’un qui a plus de 100 000 euros sur son compte. Qu’est-ce que 100 000 euros pour préparer une retraite? Rien à coté du capital implicite qui assure le paiement des retraites des fonctionnaires.
L’excellent Charles Gave a dit ce qu’il fallait dire sur ce sujet.
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Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire.
Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d’accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local.
Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires européens.
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Ce sont les Pays du Nord qui poussent dans cette direction de la confiscation des dépôts, pour réduire leur risque en cas de faillite bancaire. Ces pays préfèrent que ce soit vous qui payiez les additions de leurs âneries plutôt qu’eux. Vous n’avez choisi ni la politique suicidaire d’austérité, ni le sauvetage des banques coute que coute, ni de sauver les Pays du Sud, ni de maintenir en vie la Deutsche Bank etc… Rien de tout cela n’a été expliqué, débattu ou voté; seule la force et le mensonge l’ont imposé. Les plus gros risques européens ne sont pas français, ce sont Barclays et Deutsche Bank. Ne croyez pas les âneries sur la Suisse et le Luxembourg, ce sont idioties de gens qui ne savent pas lire un bilan bancaire et qui ne voient que le total du bilan sans savoir ce qu’il y a derrière.
Il y a deux échéances majeures en Europe
1 L’AQR, la procédure de contrôle et de vérification des actifs des banques avant la mise en place de la Banking Union; au cours de cette procédure, les « pots aux roses » risquent d’être découvert car les Pays du Nord ont intérêt a ce que rien ne soit caché, ils ne veulent pas payer pour le passé, pour les « cochonneries » cachées sous les tapis. Donc il y a un risque majeur de révélation.
2 Les élections en Allemagne. Merkel ment et triche, elle entretient l’ambiguïté sur la réelle position de son pays jusqu’aux échéances. Pourquoi? Parce que ses rivaux politiques sont internationalistes socialistes donc pour l’avilissement des monnaies, ils sont au service des banquiers. Et Merkel louvoie.
Que faire? Si vous êtes menacés, il vous faut réagir, vous préparer… Notre objectif est de vous aider à le faire .


BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
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EN BANDE SON:
Politique Friction du Samedi 18 Mai 2013 : Derrière les sondages par Bruno Bertez
Politique Friction du Samedi 18 Mai 2013 : Derrière les sondages par Bruno Bertez
Nous sommes de ceux qui considèrent que le enquêtes d’opinion sont intéressantes … à condition de ne pas leur demander plus qu’elles ne peuvent dire; Les questions sont fermées, encadrées, le sondé est sommé de répondre même si dans beaucoup de cas, il considère que la question est mal posée ou « irrelevante ». En fait les sondeurs posent les questions qui sont dans l’air du temps, les questions qui collent à la mise en forme de l’actualité par les politiques, les médias etc…
Mais dans des systèmes non démocratiques comme les nôtres, les sondages balisent les limites à ne pas dépasser. Ne croyez pas que les politiques méprisent les sondages, non cela est faux, ils en sont sinon esclaves du moins dépendants voire pour certains accrocs.
Ici les sondages disent deux choses :
- 1 Hollande n’est pas crédible
- 2 Hollande n’est pas convaincant
Les deux sont liés, si vous n’êtes pas crédible, on ne vous croit pas et vous ne pouvez convaincre. Il peut y avoir des nuances , mais en fait les deux, indiquent que vous gouvernez par défaut , faute de mieux; le mandat est pour 5 ans , il faut faire avec.
EN LIEN:Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez

First, France experienced a double dip in real GDP. This is France’s second recession in four years with a 0.2 percent contraction.

And France is helping to drag down the Euro-area into its sixth quarterly decline.

La fin de l’An I ne correspond à rien, il n’y a pas de rupture entre la première et la seconde année, les hommes restent les mêmes , les idées ou plutôt les idéologies ne changent pas. Hollande a accompli des changements tactiques, s’est rapproché du MEDEF, s’est écarté de la première gauche, mais il s’efforce de louvoyer dans ses propos pour ne pas avoir à le reconnaitre; Ce faisant, il devient de moins en moins lisible, son message est embrouillé.
Quand on a besoin de mobiliser et que l’on prétend à l’offensive c’est une contradiction majeure. Elle prouve l’embarras du Président et surtout l’incompétence de ses communicants comme l’on dit.
Pour passer à l’offensive et déclarer ouvert l’An II, il est évident qu’il faut réunir les combattants, unifier. Hollande est resté clivant ce qui annule le bénéfice de ses concessions récentes.
Aux Etats Unis, Obama ne fait jamais une intervention sans proclamer : "We , as a Nation" et pour faire bonne mesure il se réfère à Dieu ; Peu importe que chacun ait le sien, ce choix est habile et crée une communauté. Dans son archaïsme, cela Hollande ne l’a pas compris; il a peur de dire ce genre de choses qu’au fond de lui il repousse, voire hait.
Les socialistes mentent sur tout comme l’a rappelé Cahuzac, mais il y a des domaines où ils ne savent pas mentir ou faire semblant. Ils n’acceptent ni l’idée de Nation, sauf pour les impôts, ni l’idée de Dieu. Finalement c’est normal, car sinon ils se rendraient compte qu’ils vivent dans le péché et le blasphème!
Plus sérieusement, Hollande a échoué, mais nous pensons qu’il s’en fiche; Son message, car il y en avait un était destiné à … Merkel. Il a voulu lui faire savoir qu’il acceptait d’aller à Canossa, de s’agenouiller devant non pas Dieu , mais l’Allemagne et qui on lui donnait un petit os à ronger du coté de la croissance , il accepterait de remettre entre les mains européennes , c’est à dire allemandes, un peu de la souveraineté française. Le fameux gouvernement européen.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 18 Mai 2013
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EN LIEN:Politique Friction du Jeudi 16 Mai 2013: Hollande- Prestation calamiteuse par Bruno Bertez
EN BANDE SON:
On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?
On a vu lu, et entendu du Vendredi 17 Mai 2013: Pourquoi les NPL sont importantes?

Les non performing loans , NPL sont importantes car elles provoquent ce que l’on appelle la debt deflation , déflation par les dettes. Les banques qui ont un pourcentage élevé et croissant de NPL ne peuvent plus accomplir leur fonction bancaire normalement, elles réduisent leurs crédits, renforcent leurs conditions d’attribution et peu à peu la mécanique de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale se grippe. Ce sont surtout les petites entreprises qui en souffrent. Plus on fait de l’austérité, plus les NPL augmentent et plus le crédit se resserre, et plus l’activité ralentit. C’est un cercle vicieux.

En deux mots, le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées.
- Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère.
- Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans.
- Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant.
(Sources BCE, BRI, JP Morgan).

Les taux de NPL sont :
- Grèce 25%
- Irlande 19%
- Espagne et Italie 10%.
Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL :
- dont 500 pour la périphérie
- 150 pour le core ex-Allemagne
- 60/70 pour l’Allemagne
L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.


Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.
Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie.
Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.
Les banques espagnoles ont dans leurs livres 163,257 milliards d’euros de créances douteuses.
Le taux de créances douteuses des banques espagnoles a légèrement augmenté en mars, à 10,47% du total des crédits contre 10,4% en février, malgré le transfert d’actifs toxiques à la Sareb, la structure de défaisance du secteur en difficulté, selon les données officielles publiées vendredi.
Les créances douteuses, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, ont atteint 163,257 milliards d’euros en mars, contre 162,038 milliards d’euros en février (donnée révisée), selon la Banque d’Espagne.
Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez
Etude PEW Research : Les Français s’écartent du nord et se rapprochent du sud ; les divergences avec l’Allemagne s’accroissent fortement Par Bruno Bertez
PEW Research a publié une étude importante sur l’attitude des Européens à l’égard de l’Europe.
Cette étude, de 78 pages, s’intitule “The new sick man of Europe, the European Union”. Autant dire que l’étude n’est guère très optimiste sur l’évolution de l’Europe. En particulier, elle note le soutien de moins en moins important des populations à l’idée européenne. Les tendances dissociatives provoquées, non seulement par la crise, mais encore plus par les remèdes à cette crise, prennent de plus en plus d’ampleur.



Nous vous donnons ci-dessous l’essentiel de ce qui concerne la France.
La partie française s’intitule : « France in free fall », la France en chute libre.
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Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Avertissement!!! du Mercredi 15 Mai 2013: Déflagration? Quand un "Abé sardonique" cache un grand "Prêtre supersonique"! par Bruno Bertez
Ce qui se passe aux Etats Unis est central, certes, mais la crise se joue également ailleurs.

"Toner Man’s making his flight Deflation is starting to bite His sole super power A Keynesian shower To the Banks under cover of night"
The Limerick King
Ce sont les Etats Unis qui donnent le la, mais chacun joue sa partition, les uns sont en avance sur le chef d’orchestre, c’est le cas du Japon ; d’autres sont en retard, c’est le cas de l’Europe. Et puis il y a ceux qui sont perdus, qui rament , pédalent entre les deux comme la Chine et ses voisins .
Nous soutenons que depuis le début de la crise, depuis 2008, le Japon est le modèle, le canevas, le scénario que nous allons suivre .
Pourquoi ? Parce que, sous un mode d’apparaitre différent, la crise est organiquement sinon la même, du moins isomorphe. Nous sommes dans une crise de surendettement, d’excès de passif, qui mute en crise financière, puis économique, puis qui remute en debt déflation, et enfin mute en crise de la monnaie et des finances publiques.
Si vous regardez bien, avec des habillages différents, les étapes sont les mêmes, les discours sont les mêmes, les débats sont les mêmes, en Japonais alors, en Anglais maintenant.
Et Nous soutenons que ce que font les japonais en ce moment, est suicidaire. Et Nous soutenons que les Etats Unis , face à l’échec du monétaire de Bernanke , passeront à la vitesse supérieure avec son successeur. Le policy mix deviendra le même, stimulation monétaire accrue, maintient voire augmentation du stimulus fiscal et en même temps promesse de réformes structurelles lesquelles ne verront jamais le jour.
Mais là n’est pas notre propos.
Nous souhaitons attirer l’attention que nous vivons une étape de complexification de la crise et que pour comprendre il ne suffit plus de suivre ce qui se fait aux Etats Unis. Tout s’entrelace, la crise américaine, le ralentissement phénoménal de la croissance en Chine, la déflation des commodities, le glut pétrolier, la reflation désespérée de Abe, la guerre monétaire dont sont victimes des pays cmme la Corée et l’Australie etc . Et nous ajoutons, le gâchis européen qui va évoluer après les élections allemandes.
Ce qui signifie que, ce que certains font ici, peut se trouver temporairement contré là.
La résultante des forces en action est incertaine, puisque les flux de capitaux restent libres.
Le mess, le bo….el japonais favorisent les européens au plan financier, ils bénéficient d’entrées de capitaux, au détriment de l’économie réelle par le biais du change par exemple.
Le ralentissement chinois favorise les Etats Unis par la déflation des matières premières, laquelle agit comme une ristourne de pouvoir d’achat dans le système américain etc Mais le dollar monte ce qui ne fait pas leurs affaires.
Tout se mélange, le plus et le moins, le monétaire et le bancaire, le bancaire et le financier, le financier et les changes, les changes et l’économie réelle, etc . On est en train de mettre en place un feed back loop, une transitivité incroyable, complexe, imprévisible.
Ce qui se passe sur le bonds japonais est grave, avec des JGB en limit down et un marché fragilisé, suspendu dans les airs, avec une expérience désespérée qui conduit en terre inconnue.



Et les idiots d’Américains applaudissent ! Ils oublient l’interconnexion et le fait que le YEN est monnaie de carry. Un pépin sur le YEN ou les JGB peut provoquer une fuite devant le risque incontrôlable au niveau mondial.
Quelle sera l’issue finale, quelles forces prendront le dessus, voilà pour nous la question majeure.


BRUNO BERTEZ Le Mercredi 15 Mai 2013
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EN BANDE SON:
Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez
Les Clefs pour comprendre du Mardi 14 Mai 2013 : Alerte rouge. Bernanke a parlé. Il a planté le panonceau DANGER. par Bruno Bertez
Les historiens ne trouveront pas de mots assez durs pour qualifier le comportement et les choix des banquiers centraux.Malheureusement ces mots ne leur viendront que plus tard , bien plus tard quand le mal aura été fait .
Vendredi dernier, Bernanke a parlé, mais avant de vous dire ce qu’il a dit , il faut dresser le tableau logique , organique, schématique, de la situation. Le cadre dans lequel les paroles sont prononcées.
La presse , qui devrait etre en quelque sorte l’histoire au quotidien, portera une lourde responsabilité. La presse ou plus exactement les journalistes, puisque la presse cela n’existe pas, c’est une entité, une abstraction. Derrière les institutions il n’y a que des hommes.
Les oppositions politiques également, qui n’aurons pas su dénoncer, démystifier l’action des banquiers centraux comme l’une des actions les aventureuses, mégalomaniques, les plus cyniques jamais menées par des responsables de la conduite des affaires.
Les compétiteurs stratégiques des pays concernés , comme l’Allemagne, la Chine , la Russie sont des laches, eux qui ont compris depuis longtemps la dangerosité des politiques monétaires non conventionnelles pratiquées par les anglo -saxons et maintenant le Japon.
Il aura manqué un De Gaulle , un Rueff pour dénoncer ces manipulations monétaires crimininelles qui dressent les citoyens des différents pays et les peuples les uns contre les autres.

La Reserve Fedérale américaine , la Bank of Japan , la Bank of Japan et quelques autres inondent le monde global de liquidités gratuites. Certains, comme Draghi vont mème, pour attiser le feu, jusqu’à dire qu’ils envisagent d’aller plus loin dans l’ignominie en instaurant les taux négatifs. On inonde la planète de liquidités gratuites, distribuées au système financier pour qu’il fasse monter le prix des actifs, pour qu’il supprime le prix du risque, pour qu’il entretienne ce que l’on appelle l’appétit pour le risque lequel n’est que le gout de la spéculation. On gère la crise financière par le jeu.
Cette politique injecte dans le circuit global près de 200 milliards de dollars par mois par le biais d’achats de titres qui portent un rendement. Cette politique est un retrait de rendement du système mondial et en mème temps une injection de monnaie à rendement nul. Si vous achetez quelque chose qui rapporte et que vous payez avec quelque chose qui ne rapporte rien , vous retirez du rendement du système, c’est l’évidence mème. Donc vous augmentez le pool des liquidités en quete de rendement au moment mème ou vous en retirez. Ce faisant , vous attisez la concurrence pour le peu de rendement qui reste. Tout se passe comme si vous augmentiez la soif tout en asséchant le puits, en confiquant l’eau.
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Ron Paul : Je crois qu’il va y avoir une crise économique et politique. L’économie, dans le monde, et pas seulement aux Etats-Unis, est bien plus faible que ce que l’on nous en dit. Je pense que le taux de chômage aux Etats-Unis dépasse les 20%. Je pense même qu’il y a vraiment de l’inflation avec le dollar. Bien sûr, l’inflation peut être définie comme l’augmentation de l’offre de monnaie et de crédits, et tout le monde sait qu’ils impriment 85 milliards de dollars par mois, cela peut être vu comme de l’inflation. (…) Je m’attends à ce qu’il y ait bien plus de chaos, et ce ne sera pas limité à l’Europe, ce sera un phénomène mondial auxquels les Etats-Unis n’échapperont pas. Il y a tant de distorsions flagrantes dans le monde, parce que nous avons désobéi aux lois économiques, et on ne peut pas faire ça, quoi que Ben Bernanke vous dise»
Jim Rogers « Le président actuel de la banque centrale [américaine] est un homme qui ne comprend pas l’économie, il ne comprend pas les finances, il ne comprend pas les devises, tout ce qu’il comprend, c’est l’impression d’argent. Toute sa carrière intellectuelle a été consacrée à l’étude de l’impression d’argent, et vous savez, on lui a confié les planches à billets. Et il a dit : « Je vais faire tourner les planches à billets aussi rapidement que je le peux ».
Ron Paul: «J’ai demandé à Ben Bernanke si l’or était de l’argent et il a répondu « non ».
Jim Rogers: «Je pensais qu’il mentait ou qu’il stupide, mais il était sous serment, donc je présume qu’il ne mentait pas ».
Jim Rogers: « Ils ne vont pas confisquer nos comptes bancaires, ils prendront nos comptes de retraite et nos « 401k » [système d’épargne retraite par capitalisation], ils diront « vous avez tous eu tellement de mal à gagner de l’argent pour le mettre sur vos 401k, donc ce que nous allons faire, nous allons vous épargner, et nous allons vous donner des obligations d’Etat à 30 ans garanties, et vous aurez 3% d’intérêt, et en échange, vous nous donnez les actifs qui se trouvent sur vos comptes de retraite.
Ron Paul: «Je n’en doute pas une minute [qu’ils confisqueront les comptes de retraite]. Ils feront ce qu’ils pensent nécessaire, ils utiliseront la force, ils utiliseront l’intimidation, ils utiliseront les armes parce que vous ne pouvez pas empêcher l’Etat, le soi-disant Etat de droit, de contrôler l’argent ».

Que se passe- il?
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez(Réédition)
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 14 Mai 2013: Le célèbre canari dans les mines australiennes par Bruno Bertez (Réédition)
La Banque Centrale d’Australie, la RBA, vient de baisser son taux directeur à 2,75% contre 3% auparavant.La baisse était attendue par les économistes, mais elle est venue plus tôt que prévu. On l’attendait pour Juin. C’est un signe que la dernière baisse intervenue en Décembre n’a pas produit les résultats escomptés. Nous sommes en-dessous des taux qui avaient prévalu en 2009, lors de la crise. Le niveau bas de cette époque, 3%, avait été qualifié par les autorités de taux de crise, « emergency low ». On est en-dessous du taux de crise.
Les raisons invoquées par la RBA sont, comme à l’accoutumée: la croissance plus faible que prévu, le chômage qui monte, le secteur manufacturier qui plonge, des exportations qui s’essoufflent. Il s’agit de stimuler l’économie, l’emploi, le logement, mais il est aussi ajouté explicitement l’objectif de faire chuter la devise. Le dollar australien est trop cher, il vaut 1,01 dollar US, il valait 60 cents du même dollar en 2009. C’est le résultat de la spéculation dite « risk-on ».

Pourquoi s’intéresser à l’Australie? C’est loin, a priori , nous ne sommes pas concernés. Et puis, des baisses de taux directeurs, ce n’est pas rare. Sur les 168 décisions prises par les 90 Banques Centrales cette année, plus de 20% ont été des décisions de baisse. Un chiffre qui va croissant. Rien que la semaine dernière, il y a eu quatre baisses dans le monde, dont celle de la BCE. Justement, il y a beaucoup de baisses de taux et une de plus, comme celle de la RBA, a valeur phare, cela veut dire quelque chose: le monde rentre dans une phase délicate, une nouvelle phase de ralentissement. Une fois de plus, malgré le printemps, les jeunes pousses de Bernanke, les « green shoots » ne sont pas au rendez-vous, les racines ont, une fois de plus, pourri.
La RBA a pris sa décision de façon anticipée parce que la situation se dégrade plus vite et plus profondément que prévu. Les espoirs de reprise au second semestre sont une fois de plus reportés.
La croissance globale recule, faiblit. Les organismes internationaux donnaient une prévision de 5,5% pour les émergents en 2013. Compte tenu du début d’année et des indicateurs PMI disponibles, on sera plus près des 4%. Pour les développés, ils donnaient 1,4%, mais il va falloir réviser plus près des 1%. Au total, compte tenu du poids respectif des émergents et des développés, on s’achemine vers une croissance globale qui ne sera pas supérieure à 2%. Et pour un pays exposé comme l’Australie, cela change tout.


L’Australie est un canari dans la mine en raison de son exposition aux matières premières. Elle subit à plein la baisse des quantités vendues et la baisse des prix alors que les investissements marquent un pic. Les derniers indicateurs chinois font peur, on est à la limite de la récession, avec un PMI à 50,6 seulement. Et puis, les firmes chinoises ont encore des stocks énormes de matières premières.
Voici quelques chiffres du dernier PMI, celui d’avril pour l’Australie:

- -PMI manufacturier 36,7 contre 44,4, sous les 50 c’est la récession
- -En moyenne mobile 3 mois on est à 42,2 contre 43,4
- -7 secteurs industriels sur 8 sont en recul
- -les capacités utilisées sont 68,6 contre 71
- -Les exports se contractent pour le 9e mois consécutifs
- -L’emploi est en chute libre à 39,3 une dégringolade de 9,4 points

L’Australie a valeur importante dans le tableau de l’économie mondiale à plus d’un titre. Elle a bénéficié du grand cycle des matières premières, du grand bond chinois; elle a bénéficié d’afflux de capitaux considérables attirés par le risk-on, sa monnaie est un refuge anti-inflation, adossée aux commodities. Voilà pour les bons côtés car, à l’inverse, l’économie australienne est bullaire, les salaires ont dérapé, les prix des logements sont sortis de l’épure, le secteur manufacturier hors mines n’est plus compétitif, l’épargne intérieure est très faible, le pays dépend des entrées de capitaux étrangers. Les particuliers sont très endettés, la dette extérieure nationale a été multipliée par 5 entre 2008 et 2012.



L’Australie est l’exemple de l’économie mal ajustée, vulnérable à la déflation et à un retour du risk-off. Elle est fragilisée par les excès antérieurs de la spéculation mondiale. Le secteur financier est hypertrophié, très exposé à l’international pour son refinancement.


On dit que Soros a vendu pour 1 milliard de dollars australiens à découvert. Vrai ou faux, cela fait réfléchir. Le pays est l’exemple type de ce qui s’est passé et a dysfonctionné ces dernières années. Il suffirait que la fameuse transitivité se mette en branle et la situation pourrait devenir rapidement très sérieuse. La situation fondamentale est vulnérable et déséquilibrée. Contrairement aux apparences, le chômage est très élevé. Le chiffre officiel est de 5,6%, mais le réel est de 11%, le sous-emploi est de 18%, 40% de la main d’œuvre est à temps partiel ou sous employée.
De « safe haven », le pays pourrait rapidement se transformer en enfer.


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L’Edito du Dimanche 12 Mai 2013 : Quand Robin des Bois trahit le peuple par Bruno Bertez
Qu’il s’agisse de Bernanke ou de Draghi , ils prétendent lutter contre le chômage; qu’il s’agisse de Obama ou de Hollande, ils prétendent lutter contre les inégalités. Le mythe de la lutte contre le chômage, tout comme son jumeau, la lutte contre les inégalités, est utile, il permet de tromper les peuples et de faire précisément le contraire. Ce que les Pouvoirs disent n’est destiné qu’à masquer la réalité. Et c’est pour cela qu’ils sont élus.
Au fond, nous sommes persuadés que les gens le savent et qu’ils l’acceptent . Ils ont compris que chômage et l’aggravation des inégalités étaient des maux nécessaires… pour maintenir l’ordre/désordre établis. Au fond, les peuples ont peur, ils ont une peur panique du changement, de l’aventure, de prendre leur destin en mains et mettre toutes ces cliques dehors. Comme ils sont lâches, mais humains, ils trichent, ils se jouent la comédie. Ils votent pour des gens qui sont comme eux, dont ils savent qu’ils sont contre le changement, des gens qui sont les mieux à même d’entretenir leurs rêves, tout en ne touchant à rien d’essentiel. Les gens veulent qu’on leur fredonne l’air du changement.



Les banquiers l’ont compris, qui, dans les médias à la botte, subrepticement, quotidiennement, entretiennent la peur. La peur de l’Armageddon financier. Tous ces gens sont clivés, schizophrènes, capables -pas toujours sans rougir pour certains, suivez mon regard– ces gens sont capables de dire une chose et de faire le contraire. En fait, ce ne sont pas des menteurs, car nous sommes persuadés qu’ils croient ce qu’ils disent, ils croient à leur promesse. Mais c’est à un certain niveau. Et le secret de leurs capacités, c’est d’être capables de vivre en même temps plusieurs niveaux de réalité. Ceux qui ne sont pas convaincus eux-mêmes, qui ne sont pas aliénés dans leurs propres illusions, sont des cyniques et ceux-là ne sont pas convaincants, ils ne sont pas populaires.

Le Spectacle de la Société du Dimanche 12 Mai 2013: La subjectivité de Michel Sardou par Bruno Bertez
Le Spectacle de la Société du Dimanche 12 Mai 2013: La subjectivité de Michel Sardou par Bruno Bertez
Il nous dit dans le Figaro que s’il avait 25 ans, peut-être qu’il quitterait la France. Bien jusque-là, rien à dire, il parle en son nom. Et son nom, ce n’est pas rien car Sardou est une vedette et ce qu’il dit concerne son activité de vedette.
En revanche, il s’exprime sur le mariage gay, Il précise qu’il est hétéro -est-ce bien nécessaire- on ne le lui demande pas, et ajoute que le mariage homo ne lui enlève rien, donc il est pour.
A-t-il dans sa subjectivité et son ego débridé réfléchi à ce qu’il ose dire ? Le mariage homo ne pose pas problème aux hétéros sous prétexte qu’il leur enlèverait rien, ce serait une bien mauvaise raison de le condamner.Non le mariage homo pose un problème de conception de société et de rapport à la nature, au naturel. A-t-on le droit de renier et légiférer sur une organisation sociale fondée sur un ordre aussi naturel que l’accouplement homme/femme ? A-t-on le droit face aux générations futures de déculpabiliser solennellement ce qui jusqu’à hier, était considéré comme une perversion, sinon une déviance ? A-t-on le droit de poser que dans la sexualité, le culturel, le contingent, le relatif priment sur le naturel, l’instinct, les principes de reproduction de la société ?
Vous remarquerez que nous ne répondons pas, nous posons la question.
Second point Sardou pense comme une casserole. Le mariage homo ne soulève pas la question de savoir ce que cela va lui faire à lui, l’hétéro, non il pose la question de la constitution en tant que sujet des enfants qui vont naitre, être élevés dans ce cadre. Comment l’enfant va- t- il se constituer, sur quelles identifications, sur quels conflits, sur quelles rivalités. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Eduquer un enfant ce n’est seulement changer ses couches, c’est lui proposer des modèles, des identifications, des conflits. Bref c’est lui enseigner, pour sa constitution à lui, et ensuite pour sa capacité à avoir des désirs d’objet, c’est lui enseigner des différences. Comment cet enfant va-t-il accéder à ce qui est fondamental dans sa personnalité, la perception des différences. L’enfant va-t-il reproduire le syndrome de ses parents à savoir l’impossibilité de choisir un objet du sexe opposé. Va-t-il se développer en opposition à eux ou bien les imiter. Les pratiques et choix homos, en analyse aboutissent souvent à la découverte que ce qui est en cause c’est la peur du sexe opposé. Comment l’enfant va t il s’en débrouiller?
Au plan social, comment cet enfant va-t-il vivre sa différence d’avec ses copains d’école? Va- t- il le vivre bien ou sous les quolibets? Va- t- on en classe créer un délit de machisme pour ceux qui se moqueront de lui ?
Sardou comme tous les gens de son espèce pense faux et le pire est qu’on leur donne la parole, pour des raisons politiques. La question du mariage gay pose une question à laquelle on ne peut répondre : Qu’est-ce que cela va faire à ceux qui seront élevés dans ce cadre? Qu’est-ce que cela peut changer dans la société si cela se généralise?
Le problème homo que l’on pose à la société est un problème dans la tête des gays qu’ils projettent à l’extérieur. Ils se vivent, se sentent différents. Nous n’irons pas jusqu’à parler culpabilité. Cela les marque. Ils voudraient y échapper, et comme ils croient que leur problème est dans le regard des autres, dans le regard de la société, ils veulent changer la société! Hélas, l’œil intérieur ne change pas lui. Et il ne changera pas avant longtemps. Ce genre de chose est gravé dans l’inconscient, dans les structures de notre psyché et ce ne sont pas les changements dans les structures de la société qui y changeront grand chose.


BRUNO BERTEZ Le Dimanche 12 Mai 2013
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 21 Mai 2013: "L’englande du siècle!" par Bruno Bertez
Si vous prenez une assurance "inondation" pendant une longue période de sècheresse, très longue, le prix des assurances s’effondre et tout le monde est couvert a peu de frais. Que se passe-t-il le jour, inéluctable ou les inondations arrivent? Eh bien il se passe que les sinistres se multiplient, couteux, graves et que les assureurs, en raison de la mauvaise appréciation des risques ne peuvent faire face et qui paie… vous , encore vous!
Le problème des taux artificiellement bas, est là, quand on veut en sortir.
Tout le monde est positionné dans l’autre sens. Le risque est plus que maximum, il est générationnellement catastrophique. Au point de vue strictement boursier nous sommes dans la situation de 1999. La hausse est forte, ininterrompue, les vendeurs a découvert sont étranglés, ils se rachètent jour après jour. Les grands prédateurs du type Goldman Sachs sentent l’odeur du sang, ils poussent à la roue, à la panique.
GS vient d’annoncer une prévision de 1750 pour le SP&500 en fin d’année. Pourquoi, à votre avis?
La situation économique est mauvaise, tout se disloque comme cela se passait dans le secteur techno en 1999/2000, donc la divergence entre l’euphorie boursière et le fondamental est énorme.
On va étrangler les shorts , essayer de faire venir le public pour le b….r et puis quand tous ces prédateurs auront balancé leur papier ou tenté de le faire, ce sera le trou.
Contrairement à ce que disent les commentateurs contrarians classiques, nous ne sommes pas dans une bulle, une manie boursière; Une bulle c’est une "manie" une folie temporaire comme lors des techno ou du housing , ici nous sommes dans l’escroquerie pure et simple, on envoie sciemment les gens à l’abattoir. Il n’y a ni manie des tulipes ni manie des valeurs du Mississipi, non il y a "l’englande" , il faut oser parler vulgairement ," l’englande du siècle".
BRUNO BERTEZ Le Mardi 21 Mai 2013
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21/05/2013 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mister Market and Doctor Conjoncture, Mon Banquier est Central, Monétarisme | Bruno Bertez | Un commentaire