Les Etats-Unis et le Royaume-Uni se disent prêts à libérer leurs réserves stratégiques de pétrole
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni se disent prêts à libérer leurs réserves stratégiques de pétrole
Inquiets de la hausse des prix du pétrole, les Etats-Unis et le Royaume-Uni s’apprêtent à libérer leurs réserves stratégiques de pétrole.

Les prix du baril ont augmenté de 20% depuis le début de l’année, et les pays importateurs de pétrole commencent à craindre sérieusement que leur facture pétrolière ne freine la timide reprise américaine et le retour d’un semblant de confiance en Europe, sans compter qu’ils doivent affronter le mécontentement croissant des consommateurs.
Le président des Etats-Unis a beau durcir le ton vis-à-vis du régime de Téhéran au sujet du nucléaire, il ne s’en inquiète pas moins de la hausse des prix du brut que le renforcement des sanctions contre l’Iran a entraînée. C’est pourquoi Barack Obama s’apprête à lâcher une partie des réserves stratégiques de pétrole sur le marché mondial, et qu’il a demandé au Premier ministre britannique, David Cameron, de faire de même. Une initiative semblable était parvenue à freiner les prix du baril en juin de l’année dernière, lorsque les pays consommateurs membres de l’Agence internationale de l’énergie avaient décidé de libérer de concert une partie de leurs stocks stratégiques.
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Aux Etats-Unis le prix du gaz est au plus bas depuis dix ans
Aux Etats-Unis le prix du gaz est au plus bas depuis dix ans
Les Américains n’avaient pas payé leur gaz aussi peu cher depuis… mars 2002. Sur le marché de New York, le million de Btu (la mesure internationale, équivalente à 28 m3 de gaz) vaut 2 dollars 40 cents, c’est moitié moins que l’an dernier. Si le mouvement de baisse continue, le gaz aux Etats-Unis coûtera bientôt moins cher que le charbon de la moins bonne qualité.


La douceur de températures, qui modère de façon très inhabituelle la consommation des chaudières à gaz américaines, n’est pas la seule explication à la baisse des cours : l’Europe connaît le même hiver clément et les prix sont trois fois plus élevés sur le marché spot du gaz naturel liquéfié en Grande-Bretagne. Sans parler des factures des opérateurs gaziers européens, encore soumis aux contrats russes liés aux prix du pétrole, et donc très salées.
Le marché gazier américain, lui, s’est totalement déconnecté du marché mondial, depuis le boom des gaz de schiste sur le territoire des Etats-Unis. La production gazière américaine atteint désormais 1 milliard 700 millions de m3 par jour, ce qui représente plus de 600 milliards de m3 annuel : alors qu’il y a moins de dix ans les Etats-Unis s’étaient préparés à importer du gaz à tour de bras, et avaient même construit des installations pour regazéifier du gaz naturel liquéfié acheminé d’Australie ou du Qatar par bateau, ils sont devenus le premier producteur mondial de gaz, devant la Russie !
Plus qu’autosuffisants, les Etats-Unis permettent aux particuliers mais aussi à l’industrie chimique américaine de consommer du gaz à bon marché. Mais ils se préparent aussi à exporter du gaz liquéfié depuis les côtes de la Louisiane ou de la Californie. Destination : les marchés beaucoup plus rémunérateurs que sont l’Europe, et surtout l’Asie, où le gaz vaut aujourd’hui six fois plus cher qu’aux Etats-Unis.
Par Claire Fages/RFI janv12
Le jus d’orange secoué et sous pression comme jamais sur le marché de New York
Le jus d’orange secoué et sous pression comme jamais sur le marché de New York
Le marché du jus d’orange n’avait pas été aussi secoué en 34 ans d’existence ! Le jus d’orange concentré congelé est coté depuis 1977 sur le marché à terme de New York. Tous les ans à cette période les cours ont tendance à suivre une courbe inverse à celle des températures en Floride, parce que l’on craint les effets du gel sur la récolte du principal Etat producteur d’orange aux Etats-Unis. Cette année les cours ont commencé à grimper lorsque le thermomètre a affiché -5 degrés : on anticipe une perte de 5% de la production américaine, somme toute modeste.
Mais la hausse des cours est devenue une flambée mardi lorsqu’on a appris que les importations brésiliennes de jus d’orange risquaient d’être stoppées parce qu’elles contenaient des résidus d’un fongicide interdit aux Etats-Unis..
La livre de jus d’orange congelé concentré, livrable en mars, a atteint un sommet, mardi 10 janvier, à 2,0775 dollars sur la plate-forme Intercontinental Exchange de New York. Du jamais-vu depuis mars 2007 !
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Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements
Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements
La Chine sera la première à exploiter le pétrole afghan
La China National Petroleum Corp s’est engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie.
La compagnie publique chinoise CNPC a remporté le premier appel d’offres du gouvernement afghan dans le secteur pétrolier. Le contrat a été signé ce mercredi 28 décembre 2011.

Trois autres sociétés avaient répondu à l’appel d’offres du gouvernement afghan mais à part le géant américain Schlumberger, il s’agissait d’opérateurs très mineurs, une compagnie pakistanaise, Shahzad International, et une petite compagnie britannique, Tethys Petroleum, incapables de concurrencer l’offre chinoise. La China National Petroleum Corp, s’est en effet engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, soit, selon les estimations de Kaboul, 5 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie. La fourniture de carburant et de bitume est en effet cruciale en Afghanistan, qui doit pour l’instant importer pratiquement tous les produits raffinés dont il a besoin, ce qui provoque des flambées des prix alimentaires lorsque les transports routiers sont bloqués par une pénurie de carburant. Et cela se produit régulièrement lorsque la frontière iranienne est fermée.
Avec la fourniture d’infrastructures incluses dans les contrats d’exploitation des ressources naturelles, la Chine réédite ce qu’elle a souvent fait en Afrique, et ce qu’elle a commencé à faire en Afghanistan il y a quatre ans, lorsqu’elle a remporté le méga-gisement de cuivre d’Aïnak, au sud de Kaboul, en promettant une centrale électrique et une voie de chemins de fer.
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Matières Premières : Les ventes de cuivre au point mort
Matières Premières : Les ventes de cuivre au point mort
L’inquiétude sur les marchés financiers gagne le marché des métaux et les industriels, devenus très attentistes. Lundi 12 septembre, à Londres, le prix du cuivre a presque rejoint son plus bas niveau de l’année.
Les craintes de plus en plus fortes d’une faillite de la Grèce ne rassurent pas les investisseurs sur l’avenir des économies occidentales. Et les industriels qui transforment le cuivre en Europe ou aux Etats-Unis, ne sont pas plus optimistes, puisqu’ils auraient, d’après la presse chilienne, renoncé à certaines commandes auprès du chilien Codelco, le plus grand producteur mondial de cuivre. Il ne s’agit pas des contrats à long terme, précise une source proche de Codelco. Sans doute de quantités additionnelles à ces contrats, dont l’achat ne s’est pas concrétisé.
La demande de cuivre est inexistante en ce moment, confirme un négociant en métaux. A quelques jours de la semaine des métaux à Londres, on est exactement dans la configuration inverse de l’an dernier. A l’automne 2010 le marché était aux mains des vendeurs : il avait été programmé ainsi par les producteurs de cuivre et les fonds, qui laissaient entendre que l’année 2011 allait être très tendue en production. «En réalité, on est à la mi-septembre 2011, et on n’a pas vu le moindre signe de pénurie, observe notre négociant, on a pu acheter tout ce que l’on voulait».
Les industriels vont prendre leur temps pour revenir aux achats, après avoir trop acheté jusqu’à présent par peur de manquer. Nombreux sont ceux qui avaient acquis des cathodes – la qualité de cuivre qui s’échange sur le marché à terme londonien – uniquement pour se couvrir, alors qu’ils avaient en fait besoin de déchets de cuivre. Désormais, il y a plein de cathodes de cuivre disponibles sur le marché et chez les gros producteurs de cathode français, espagnols ou autrichien. Soit beaucoup de marchandise hors des entrepôts du marché londonien des métaux, 2 millions de tonnes selon les chiffres les plus faramineux.
Ce qui fait baisser les prix du marché spot encore plus que ceux du marché à terme, où la tonne est repassée sous les 8700 dollars, bien loin des 10150 dollars de février dernier. Le sursaut pourrait venir de la Chine, qui après avoir largement vidé ses stocks, pourrait revenir aux achats de cuivre à Londres parce qu’ils sont plus avantageux qu’à la bourse de Shanghai, une situation rarissime.
Par Claire Fages /rfi sep11
Terre Rare : Les énergies « vertes » devraient ouvrir un nouveau débouché au vanadium
Les énergies « vertes » devraient ouvrir un nouveau débouché au vanadium
Ce mois-ci, un gisement géant de vanadium va redémarrer en Australie. Ce métal rare, utilisé dans la fabrication des aciers, est aussi promis à un bel avenir dans des batteries de nouvelle génération adaptées aux énergies renouvelables.
80 % du vanadium est utilisé dans la fabrication des aciers, auxquels il apporte à la fois résistance et élasticité. C’est pourquoi on le retrouve dans le fer à béton des constructions, comme dans les pipelines. La crise de 2008 qui avait donné un coup d’arrêt à toutes ces activités, avait décoté de 80 dollars à 20 dollars le kilo de teneur en vanadium en 2009. A l’époque plusieurs nouveaux gisements de vanadium avaient dû fermer, dont celui de Windimurra, dans l’ouest de l’Australie. « Aujourd’hui que le vanadium a retrouvé un niveau de prix relativement stable autour de 30 dollars le kilo, de nouveaux investisseurs ont remis sur pied les installations de l’énorme gisement australien, à même de fournir 7 % de la consommation mondiale », précise Georges Pichon, dirigeant de la société de négoce spécialisée dans les métaux rares, Marsmétal.
D’autres projets gigantesques sont en négociations : Maracas au Brésil, développé par une société canadienne et Géant Vert à Fotadrevo dans le sud de Madagascar, où Canadiens et Chinois sont associés.
Traditionnellement la Russie et l’Afrique du Sud sont les plus grands exportateurs de vanadium, mais leurs ventes sont freinées par des mesures antidumping aux Etats-Unis. Les Etats-Unis retrouvent de ce fait un intérêt à relancer la production de vanadium chez eux. Dans le Nevada, le gisement de Gibellini sera le premier exploité uniquement pour le vanadium – dont l’extraction est d’habitude associée à celle du fer, de l’uranium, ou du titane. Le projet américain est aussi le premier à prévoir conjointement l’extraction, la transformation en électrolyte de vanadium et la fabrication de batteries qui comporteront ce composant. Des batteries à flux, dites Redox, qui se rechargent aussi vite qu’elle se déchargent sans s’user et qui sont donc très adaptées aux énergies intermittentes, comme le solaire et l’éolien.
Ces batteries sont déjà fabriquées mais en petite quantité en Chine, en Inde et en Allemagne. Si leur production venait à s’accélérer, un nouveau débouché s’ouvrirait au vanadium, qui dans la sidérurgie, est de plus en plus concurrencé par un autre métal rare, le niobium, lorsqu’il dépasse un certain prix. Le vanadium retrouverait alors un lustre digne de la déesse scandinave, Vanadis, qui lui a donné son nom.
Par Claire Fages/RFI SEP11
Matières Premières : Le faux problème de la spéculation par Jeffrey Frankel
Matières Premières : Le faux problème de la spéculation par Jeffrey Frankel
Les mesures destinées à réduire la volatilité des prix des matières premières et des denrées de base atteignent rarement leur objectif.
Avec Nicolas Sarkozy à sa tête, le G20 donne cette année la priorité au combat contre la volatilité des prix agricoles. Les ministres de l’agriculture des Etats-membres se sont réunis récemment à Paris pour essayer d’y remédier. Ce n’est guère étonnant, car les prix des produits alimentaires ont flambé au début de l’année, à l’image de ce qui s’était passé en 2008. Les efforts du G20 vont culminer avec le sommet de Cannes en novembre. Mais il faudra faire très attention quand seront discutées des mesures précises, car dans le passé celles destinées à réduire la volatilité des prix des matières premières ont souvent fait plus de mal que de bien.
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Mais : Des surfaces américaines plus étendues que prévu font chuter les cours
Des surfaces américaines plus étendues que prévu font chuter les cours
Les cours du maïs ont plongé à la bourse de Chicago jeudi 30 juin, suite au rapport du département américain à l’Agriculture, plus optimiste que prévu sur la prochaine récolte américaine.
Les statistiques tant attendues du département américain à l’Agriculture (USDA) ont surpris les traders : ils ne s’attendaient pas à de telles surfaces de maïs aux Etats-Unis : 37 millions 350 mille hectares, c’est près de 2% de plus que ce sur quoi tout le monde misait.
L’agence américaine et son armada d’enquêteurs ont parcouru la « Corn Belt » et ils ont observé des semis plus étendus que ce que la météo laissait présager. Malgré les pluies qui ont inondé les Etats du Midwest, les fermiers américains sont parvenus à planter beaucoup de maïs, plutôt que du soja, pour profiter du niveau de prix extraordinaire de cette céréale. A près de 8 dollars le boisseau le 10 juin dernier, le maïs a dépassé le record de tous les temps, y compris celui de 2008.
Le département à l’Agriculture a également revu à la hausse les stocks de maïs de la précédente récolte, or on le sait, c’est la faiblesse de ces stocks par rapport à la demande mondiale qui avait fait flamber les cours. Les éleveurs se sont probablement détournés du maïs trop cher, pour nourrir leur troupeau.
La crainte d’une pénurie de maïs s’apaise donc un peu, ce qui a brutalement fait chuter les cours de 10% à la bourse de Chicago, jeudi. Cependant l’inquiétude ne disparaît pas totalement, témoigne un négociant. La promesse de stocks un peu plus confortables devra être confirmée cet été, décisif pour la pollinisation du maïs. En outre la demande reste très forte, elle ressurgit avec vigueur dès que les cours redescendent un peu ce qui est le cas depuis deux semaines. La semaine dernière, les achats de maïs américain ont progressé de 76%. De la part d’acheteurs traditionnels, comme la Corée du Sud, mais aussi du Venezuela et du Mexique, qui ont profité d’une fenêtre de prix plus raisonnables. Ces commandes de maïs risquent de s’accélérer avec la nouvelle et forte baisse déclenchée jeudi, ce qui pourrait à terme, redresser la courbe
Par Claire Fages/rfi juil11
Matières Premières : Les pénuries d’électricité obligent la Chine à importer du charbon
Matières Premières : Les pénuries d’électricité obligent la Chine à importer du charbon
La Chine connaît les pénuries de courant les plus graves depuis sept ans. Le déficit pourrait se monter à 30 gigawatts cet été, soit la production de 30 réacteurs nucléaires. Face à une consommation de courant qui progresse de 12% tous les ans, la production d’électricité ne suit pas.
La Chine a augmenté le prix de l’électricité pour les utilisateurs industriels, commerciaux et agricoles dans certaines régions d’environ 3 pour cent . La hausse des prix de l’électricité, qui exclut les utilisateurs résidentiels, accentuera les pressions inflationnistes, mais les marges de profit des producteurs d’électricité vont revivre. Les cinq plus grands producteurs sont la Chine Huaneng Group Corp, la Chine Datang Corp, China Power Investment Corp, China Guodian Corp et la Chine Huadian Corp B

source NYT
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