le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

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La BCE plongée dans l’arène politique

La BCE plongée dans l’arène politique

La crise de l’euro a obligé la Banque centrale européenne à jouer un rôle pour lequel elle n’était pas faite.

Quand un ancien banquier central allemand et économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) de surcroît s’exprime publiquement sur l’euro, le rôle des banques centrales et la crise en Europe, on a avantage à tendre l’oreille. Ne serait-ce que parce que sa parole a des chances d’être plus libre que celle de ses successeurs qui occupent aujourd’hui les mêmes fonctions. S’il s’agit en outre d’un économiste avisé et d’un interlocuteur internationalement apprécié, comme c’est le cas d’Otmar Issing, qui préside actuellement le Center for Financial Studies de l’Université Goethe de Francfort, l’intérêt de ses déclarations est assuré.

L’euro a été conçu comme un projet intégrateur pour l’Europe. La monnaie commune ne s’est-elle pas transformée entre-temps en un agent de désunion? Otmar Issing admet que la question se pose. L’euro représente à ses yeux pour chaque pays un changement de régime qui nécessite de profondes adaptations structurelles. À son avis, très peu d’hommes politiques ont compris en y adhérant ce qu’ils ont signé. Beaucoup d’entre eux pensaient ne renoncer qu’à la politique monétaire nationale car, dans le Traité de Maastricht, il n’est par exemple pas du tout question des marchés du travail ou des syndicats. En fait, l’euro et la politique monétaire commune ont entraîné des conséquences drastiques pour la politique salariale d’un certain nombre de pays. La monnaie commune exige de la part des pays membres une politique économique en harmonie avec la stabilité de la monnaie. Dans ce sens, on ne peut pas parler de l’euro comme d’un agent de désunion mais comme d’un instrument obligeant les pays membres à pratiquer une politique économique sérieuse.

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29/02/2012 Publié par | Agefi, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Mon Banquier est Central | , | Laisser un commentaire

Après la Suisse, l’Allemagne, c’est au tour du Royaume Uni d’emprunter à un taux négatif

Après la Suisse, l’Allemagne, c’est au tour du Royaume Uni d’emprunter à un taux négatif

Après la Suisse et l’Allemagne, c’est au tour du Royaume Uni de rejoindre le club des refuges des investisseurs auxquels on donne de l’argent pour leur en prêter. Avec une variante : cette fois-ci, il s’agit d’un prêt à long terme.

Le Royaume Uni a ainsi lancé un emprunt de 700 millions de livres hier sous forme d’obligations à 35 ans avec un taux d’intérêt corrigé de l’inflation de –0,116%.

« Cela confirme que notre plan apporte de la crédibilité fiscale, qui en retour permet de garantir les taux d’intérêt les plus bas pour les familles et les entreprises du nord au sud du pays », a déclaré un proche de George Osborne, le Chancelier de l’Echiquier.

Pour Michael Hewson, un expert de CMC, un taux d’intérêt négatif est tout à fait inhabituel, mais il témoigne bien des incertitudes des investisseurs. « Notre économie n’est pas à l’abri des troubles de la zone euro, mais le Royaume Uni ne pourra pas faire défaut, parce que la Bank of England imprimerait plus d’argent. Savoir s’il serait à la même valeur est un autre problème, mais vous récupèreriez toujours votre argent. »

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12/01/2012 Publié par | Agefi, Asie hors émergents, Etats-Unis, Europe, Express.be, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | 1 Commentaire

Etats Unis : Les illusions du déclinisme

Etats Unis : Les illusions du déclinisme

La montée en puissance de l’Asie ne signifie pas que les Etats-Unis régressent.

A suivre les médias, la cause semble entendue: le déclin de l’Occident est imminent, les Etats-Unis se voient de plus en plus souvent comparés à la Rome décadente et l’Europe est condamnée à ne plus jouer à l’avenir que les seconds rôles, ne serait-ce qu’en raison du fort vieillissement de sa population. La crise financière et économique actuelle fait le reste. Le doyen de la Lee Kuan Yew School of Public Policy de Singapour, Kishore Mahbubani, a donné le coup d’envoi à ces sombres pronostics dans son livre The Irresistible Shift of Global Power to the East, paru en 2008 à New York. En clair, le grand basculement de ce siècle dans le monde en faveur de l’Asie est inéluctable.

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28/12/2011 Publié par | Agefi, Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 4 Commentaires

La zone euro pourrait aussi s’inspirer de l’expérience US

La zone euro pourrait aussi s’inspirer de l’expérience US

La zone euro veut endiguer la crise par davantage de centralisation. Les Etats-Unis ont une approche différente.

Comparaison n’est pas raison. Mais il n’est pas interdit de regarder ce qui se passe ailleurs et, s’il y a lieu, de s’en inspirer. Aux Etats-Unis, aucun Etat de l’Union n’a, en cas de difficultés financières, le droit de compter sur Washington pour être sauvé. Il en est ainsi depuis deux siècles. L’expérience américaine pourrait-elle servir d’exemple à la zone euro?

La zone euro veut endiguer la crise par plus de coordination, plus d’harmonisation et plus de centralisation. Les Etats-Unis d’Amérique – une «union monétaire» dont les membres sont relativement autonomes – lui proposent une autre méthode: résister aux exigences des Etats membres qui demandent à être renfloués et ne pas céder même et surtout quand les temps sont durs.

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19/12/2011 Publié par | Agefi, Changes et Devises, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Etats-Unis, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Suisse | | 1 Commentaire

Douce France : Radioscopie du mal français

Radioscopie du mal français

Les solutions existent. Il suffit que l’Etat regarde la réalité en face .

François de Closets, qui a consacré une vingtaine d’essais – des best-sellers pour la plupart – à la société française, vient de publier L’échéance chez Fayard, avec la collaboration d’Irène Inchauspé. Livre «né de l’urgence», précise l’auteur, qui est un constat implacable de la situation économique française «en cette veille d’année électorale». Constat fondé sur des faits, rien que des faits. Dépourvu donc de tout a priori idéologique. Et agrémenté de nombreuses formules percutantes. Quelques exemples éloquents.

La France doit impérativement trouver 70 milliards d’euros pour ne pas connaître le sort de ses voisins surendettés. C’est dire l’importance de son propre endettement. Cet argent ne lui sera pas donné par la croissance, il ne peut venir que d’économies. Au cours des trente dernières années, la France a toujours emprunté et jamais remboursé. Elle a «transformé l’emprunt en une source budgétaire ordinaire». Elle a purement et simplement perdu la capacité de gérer les finances du pays. «Le déficit est devenu une maladie chronique». Il fait corps avec le mode de gouvernement du pays. Explication: le Français est une curieuse chimère, mi-cigale, mi-fourmi. «Cigale, il dévore l’argent public; fourmi, il épargne son propre argent. Et, pour protéger ses économies, il les prête à l’Etat. Les bons du Trésor étaient la cassette des pères de famille précautionneux».

La France souffre d’abus de providence. Son système social est le plus cher du monde. Le nombre de ses fonctionnaires augmente deux fois plus vite que celui de ses ressortissants (30% contre 18%). Aujourd’hui, la fonction publique (5,2 millions d’agents) est trop nombreuse pour la simple raison que les fonctionnaires ne sont payés que neuf mois par an. Le dernier trimestre passe en déficit. Malheureusement, pour certains secteurs vitaux (la santé, l’éducation ou la justice), un Etat ne peut calibrer la fonction publique ni sur les besoins, ni sur la demande, mais seulement sur les moyens de financement. Avec l’Etat providence, «le droit de» est devenu «le droit à». C’est la prestation elle-même qui devient un dû. Le citoyen attend un emploi, un logement, un revenu, des soins, une éducation, etc. «Les Français s’entretiennent dans l’illusion d’une créance sans fin sur l’Etat.» Ils aiment trop leur Etat providence et pas assez leur système économique.

L’impôt sur le revenu est le parent pauvre du système fiscal français. Il ne rapporte que 52 milliards d’euros, contre 224 pour la TVA. C’est donc le consommateur plus que le contribuable qui assure le financement de l’Etat. La France a aussi inventé l’impôt dégressif sur les plus hauts revenus. Qu’il s’agisse des particuliers ou des entreprises, les moyens paient pour les gros.

La France est en passe de devenir une «société désindustrielle». Cette désaffection frappe autant les services que l’industrie. Le capitalisme financier a pris le pas sur le capitalisme entrepreneurial. Or, pour la finance, l’entreprise n’est plus qu’une source de profits. L’investisseur, spéculateur et non pas industriel, ne connaît qu’un seul critère: le cours de Bourse.

Depuis 2004, l’économie française a perdu un tiers de ses parts de marché dans le commerce international et la glissade s’est accentuée depuis la crise. La France coule à la fois face à ses partenaires européens et mondiaux. Ses échanges avec l’Union européenne (deux tiers de son commerce total) lui coûtent chaque année 28 milliards de dollars. Dans son commerce avec la Chine, elle perd bon an mal an quelque 20 milliards d’euros. Le gouvernement français a-t-il oublié qu’il faut absolument vendre autant qu’on achète lorsque le commerce international représente le quart du PIB?

Des solutions à ces problèmes existent. Les auteurs ne les définissent pas en détail. Mais ils précisent qu’elles ne pourront être mises en œuvre que si la France est capable de regarder la réalité en face. La confiance, condition sine qua non du redressement, ne peut plus naître que de la vérité. Les gouvernants de demain auront-ils le courage de la dire à leurs administrés? L’échéance, en tout cas, se rapproche. Et le risque est grand que les marchés financiers en soient les arbitres et décident du sort de la société française.

Henri SCHWAMM Université de Genève oct11

EN LIEN : Moody’s va étudier une éventuelle revue à la baisse de la perspective de la note de la France

http://labforecast.blogspot.com/2011/10/moodys-va-etudier-une-eventuelle-revue.html

18/10/2011 Publié par | Agences de Notation, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vices du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 1 Commentaire

L’absence de vraie alternative aux Agences de Notation par Henri Scwamm

L’absence de vraie alternative aux Agences de Notation par Henri Scwamm

Il n’existe pas encore de solution crédible pour se passer des grandes agences de notation.

Piqué au vif par l’agence de notation de crédit Moody’s qui vient de déclasser d’un coup le Portugal de quatre crans et l’a relégué au rang d’un investissement spéculatif, c’est-à -dire fortement suspect de ne jamais rembourser sa dette, le président (portugais) de la Commission européenne en a profité pour plaider une fois de plus en faveur de la création d’un organisme public européen de notation.

L’idée en a été lancée dès le début de la crise des dettes souveraines. Mais elle n’a toujours pas été concrétisée. Et pour cause. Pour y parvenir, il faudrait revoir toute la réglementation du système financier qui dépend beaucoup de l’avis des agences en question. Un seul exemple: les banques centrales des différents pays européens et la Banque centrale européenne (BCE) elle-même y font constamment référence et obligent tous les investisseurs à tenir compte de leur opinion.

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17/07/2011 Publié par | Agefi, Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Regulation des Marchés | , | Laisser un commentaire

La grande différence entre l’Espagne et le Royaume-Uni par Henri Schwamm

La grande différence entre l’Espagne et le Royaume-Uni par Henri Schwamm

L’autonomie monétaire britannique préserve le pays d’une crise de liquidités.

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27/05/2011 Publié par | Agefi, Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | Laisser un commentaire

Immobilier : l’attrait irrationnel des épargnants par Henri Schwamm

Immobilier :  l’attrait irrationnel des épargnants par Henri SCHWAMM

Epargner pour la retraite….L’investissement immobilier a la faveur de la majorité des futurs rentiers. Une étude du groupe Ageon analyse cet attrait irrationnel.

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01/04/2011 Publié par | Immobilier, Retraite, Démographie et Vieillissement | , | 2 Commentaires

Finances Comportementales : Le rôle des croyances dans la gestion d’actifs

Finances Comportementales : Le rôle des croyances dans la gestion d’actifs

Une étude de Towers Watson conclu que la qualité des croyances des investisseurs est une condition déterminante de leur succès.

En matière de gestion patrimoniale, il n’y a de loin pas que des certitudes rationnelles. Il y a aussi des croyances. Les gestionnaires professionnels éprouvent beaucoup de peine à admettre que leur part dans la décision d’investir est tout sauf négligeable. Towers Watson Investment Services, une division du cabinet de conseil international de souche américaine Towers Watson (siège principal à New York – 14.000 associates dans le monde) a le mérite d’avoir réfléchi à cette question. Elle vient de faire connaître ses conclusions dans la série Perspectives, sous le titre «The Importance of Beliefs – Building a Better Map».

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04/03/2011 Publié par | Agefi, Behaviorisme et Finance Comportementale, Formation a la gestion de portefeuille | | Laisser un commentaire

Trappe à Dettes /Europe :Sept questions pour comprendre la crise de la dette européenne

Trappe à Dettes /Europe :Sept questions pour comprendre la crise de la dette européenne

L’endettement global de seize pays a atteint en 7000 milliards d’euros en 2009, soit 79% de leur PIB…

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16/12/2010 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Europe, Financial Times, FMI, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Monde, Le Temps, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | , , | 3 Commentaires

A propos des vessies et des lanternes par Bruno Bertez

A propos des vessies et des lanternes par Bruno Bertez 

  Nous avons longuement hésité avant d’écrire ce texte. Nous ne savons pas très bien pourquoi, mais nous avons quand même une petite idée. Ou plutôt deux idées.

 La première est qu’il est ambitieux et qu’il vise loin. Bien au-delà des nouvelles, au-delà des marchés et de tout ce que nous avons l’habitude de traiter.

La seconde est qu’il est conflictuel. Il touche à la racine de ce qui sous-tend le fonctionnement de nos sociétés : le Pouvoir

Sous ces deux aspects, vous en conviendrez, l’initiative est périlleuse. Elle l’est d’autant plus que nous n’avons pas le parapluie, la protection de notre expérience des marchés, de la finance et de l’économie, pour nous abriter des chocs en retour. Nous sommes en rase campagne sur un terrain découvert avec pour seules armes notre parole et notre bonne foi.

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01/12/2010 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Changes et Devises, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Idées Courtes, Idées Fausses, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Monde, Mon Banquier est Central, Shadow Banking, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , , , | 3 Commentaires

Derrière les beaux chiffres des BRIC

Derrière les beaux chiffres des BRIC

 Le secteur manufacturier ne dérougit pas en Chine, selon de nouvelles données économiques. Si les pays qui composent le BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – sont les locomotives de la reprise mondiale, ils affrontent aussi des défis qui pourraient menacer à terme leur croissance.

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08/11/2010 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, Le Monde, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Pays Emergents, The Economist | | 2 Commentaires

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