le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

textes, grogs et patates chaudes…

Paul Dontigny : JP Morgan démontre que la crise continue

Paul Dontigny : JP Morgan démontre que la crise continue

Le marché cherche à savoir jusqu’où peuvent aller les pertes de JPMorgan

Les analystes cherchent à évaluer jusqu’où pourraient monter les pertes de JPMorgan Chase liées à sa stratégie calamiteuse de courtage et dans le même temps à évaluer le risque qui persiste dans le secteur bancaire américain quatre ans après le début de la crise. Le New York Times écrit jeudi que les pertes de courtage annoncées il y a une semaine par la première banque américaine en termes d’actifs se sont envolées ces quatre derniers jours d’au moins 1 milliard de dollars, en plus des 2 milliards initialement annoncés. Selon le quotidien, qui cite des sources non identifiées, les pertes se sont aggravées alors que des fonds spéculatifs et autres investisseurs profitent des difficultés de la première banque américaine en termes d’actifs.

Les analystes s’interrogaient sur l’étendue possible des pertes. “C’est difficile à dire, cela dépend de la qualité des obligations sur lesquelles étaient adossés les dérivés contre lesquels ils ont parié. Si ce sont des entreprises solides européennes, ils s’en sortiront mieux que s’il s’agit d’obligations d’entreprises grecques avec des notes de dette au rang d’investissement spéculatif”, remarque Erik Oja, analyste de Standard and Poor’s. “Vu la taille de JPMorgan, je ne m’inquiète pas pour leurs ratios de capitaux ou leurs dividendes”, ajoute-t-il toutefois.

Deutsche Bank rappelle que les pertes maximales attendues pour l’instant se situent à 4 milliards de dollars, ce qui “selon la plupart des scénarios ne serait qu’une fraction du bénéfice net annuel attendu de 20 milliards de dollars environ”. Une note de la banque signale que ces estimations sont faites “à la valeur du marché” actuelle, et qu’elles pourraient donc se réduire si le contexte de marché s’améliore.

Pour Dick Bove, de Rochdale Securities, “il faudrait bien plus qu’une perte de 2 milliards pour fragiliser JPMorgan”, même s’il n’y a “pas d’excuse pour avoir accumulé trop d’un même type de titre financier”, car la gestion du risque obéit au principe selon lequel on ne met pas ses oeufs dans le même panier.

Pour nombre d’analystes, l’affaire met en évidence les risques qui pèsent toujours sur le système bancaire américain.”Si cela peut arriver chez la meilleure banque américaine, cela peut arriver chez celles qui sont moins solides comme Citigroup ou Bank of America”, remarque Erik Oja. “On ne connaît pas vraiment la qualité des actifs dans leur bilan, les prêts ou titres financiers”, ajoute-t-il.

Un fonds de gestion américain, Saratoga Capital Management, a porté plainte mercredi contre JPMorgan Chase

La Baleine de Londre ou l’alibi, le fusible et  l’homme de paille de JP Morgan pour des paris à 100 milliards de dollars

Surnommé la «baleine de Londres», en raison de la taille de ses paris sur le marché du crédit, Bruno Iksil travaillait pour une division londonienne méconnue de la plus grande banque du monde. Baptisé Chief Investment Office, ce bureau travaillait officiellement à «couvrir» les risques pris par JPMorgan Chase & Co. «Tout le monde connaissait la Baleine, dès que cela bougeait sur le marché des CDS, vous saviez que la Baleine était à l’œuvre», indiquait récemment un gérant de hedge funds à l’agence Reuters. JPMorgan a jusque-là refusé de détailler les paris de son ancien «trader» français, diplômé de l’Ecole centrale Paris. Il a été mis à pied, comme ses responsables : coupables de s’ètre fait prendre  et lachés par leur hiérachie. Ceci n’est pas sans rappeler une certaine affaire….Kerviel…. ” Prenez un maximum de risques mais cela tourne mal nous ne sommes pas au courant !!!”   

Selon les indices regroupés par l’agence Bloomberg – la première à révéler la débâcle  ou organisé comme telle – Iksil aurait amassé l’an dernier des positions sur un indice de CDS utilisé par les investisseurs pour spéculer sur la solvabilité de grands groupes américains comme Wal-Mart ou Alcoa. En début d’année, le redoublement de la crise en Europe aurait attiré l’attention sur l’énormité de ces paris: les contrats liés à un indice auraient totalisé jusqu’à 100 milliards de dollars. 

Depuis l’aveu de la banque, le 10 mai, les pertes n’auraient cessé de croître. JPMorgan tenterait toujours de replier ces paris afin d’en limiter les dégâts et/ou de masquer un changement de stratégie….

L’affaire JPMorgan n’est pas sans rappeler aussi celle d’UBS, en septembre dernier. On se souvient toutefois que la grande banque suisse avait d’emblée rejeté la faute sur un de ses jeunes collaborateurs. Même s’il cherche encore à sauver son poste, James Dimon, président et directeur général de JPMorgan, a d’emblée reconnu des erreurs de gestion. La banque s’est trompée et ne poursuit pas ses employés en justice

Cette attitude reflète une différence de culture entre les deux côtés de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, le patron est jugé beaucoup plus responsable de son entreprise qu’en Europe. Les actionnaires sont aussi là pour le lui rappeler. Enfin la loi, plus exigeante, renforce cette situation. Voilà qui pourrait servir de leçon de responsabilité à UBS, ou à Société Générale qui a aussi connu une affaire de ce genre, et dont les dirigeants n’ont payé l’addition que bien plus tard. Déjà, aux Etats-Unis, des voix s’élèvent contre la présence de James Dimon au sein du conseil de l’antenne new-yorkaise de la Réserve fédérale – et plus généralement, contre celle des banquiers au sein d’organes clefs de l’institution monétaire. Ne serait-ce que parce que sa filiale de Manhattan est précisément en train d’enquêter sur la façon dont JPMorgan – qui a bénéficié d’un afflux de dépôts après la crise – a géré ses liquidités ces dernières années…..

La leçon s’arrête ici. Car la répétition de ces affaires montre surtout que les banques trop grandes pour faire faillite continuent de construire des Ferrari non équipées de frein. On se souvient d’ailleurs combien James Dimon ou Oswald Grübel ont critiqué les nouvelles normes de régulation bancaire. 

Si la crise de la zone euro tourne vraiment mal, ce que l’on ne peut exclure, ces sorties de route de JPMorgan et consorts font redouter le pire pour le système financier mondial. D’autant que, depuis 2008, l’emprise de ces établissements sur les marchés n’a fait que grandir. Sans oublier que tant que les banques centrales maintiendront les taux d’intérêt au plus bas, les acteurs financiers continueront d’être incités à chercher du rendement à tout prix.

 Source afp+le temps+ agences mai2012

18/05/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Etats-Unis, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Marché Obligataire, Mon Banquier est Central | , , , , , | 1 Commentaire

Les Graphiques du Jour : Le ralentissement de la Chine en 12 tableaux et plus

Les Graphiques du Jour : Le ralentissement de la Chine en 12 tableaux et plus

L’économie chinoise se ralentit sérieusement : c’est ce qu’indique la banque d’investissement JP Morgan, qui a publié une série de 12 tableaux des indicateurs économiques les plus importants depuis 2006… et qu’on découvre tous à la baisse. Les chiffres provisoires de l’activité manufacturière chinoise, passant sous la barre des 50 points à 48,1 en mars, en baisse pour le 5ème moins consécutif, semblent indiquer que la Chine ne sera pas le facteur qui pourrait empêcher la plongée du monde dans la récession.

Certains analystes persistent à prévoir une croissance de 7 à 8% du PIB. Mais la Chine a déjà pris des mesures pour stimuler son économie, et injecté du capital dans ses banques ; et pourtant, elle n’est pas parvenue à juguler ce ralentissement

source JP Morgan/Express.be mars12 

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25/03/2012 Publié par | Changes et Devises, Chinamerica, crédit crunch, Cycle Economique et Financier, Express.be, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Mondialisation, Reuters, Wall Street Journal in french | , , | Laisser un commentaire

La pénurie de ressources naturelles

La pénurie de ressources naturelles

La crise grecque, le ralentissement économique de l’Union européenne et celui de la Chine ont ébranlé les investisseurs en matières premières mais les turbulences du marché ne pourront masquer longtemps les problèmes structurels de l’offre de minerais et métaux et les contraintes significatives de l’approvisionnement.

 Les réserves de cuivre sont insuffisantes et le renouvellement de l’offre actuelle n’est plus assuré. Les projections font apparaitre que la seule consommation des BRIC d’ici 5 ans dépassera la totalité de la production actuelle.

 Neil Gregson, responsable des fonds Global Natural Resources et Global Mining chez JP Morgan Asset Management, estime que le déstockage observé en Chine en début d’année n’est que temporaire. Fidèle à sa politique d’achat à bas prix, elle recommence à accumuler des réserves.

La situation est également tendue du côté du minerai de fer et des charbons thermique et métallurgique où la pénurie globale forcera les prix en réponse à la demande chinoise.

Les troubles géopolitiques continuent à faire pression sur le pétrole et l’incertitude maintient l’or à des cours élevés.

source Wall Street Journal

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02/01/2012 Publié par | Agefi, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Gold et Métaux Précieux, Le Graphique du Jour, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, OPCVM et Gestion Collective, Reuters, Wall Street Journal in french | | 1 Commentaire

A Chaud!!!!!!! Le Samedi 19 Novembre : Bienvenue à la Grande “Monétisingètisation” ou quand la monnaie “singe” la monnaie par Bruno Bertez

A Chaud!!!!!!! Le Samedi 19 Novembre : Bienvenue à la  Grande “Monétisingètisation” ou quand la monnaie “singe” la monnaie par Bruno Bertez

  Cette semaine a vu s’amplifier le débat sur la monétisation,avec une sorte de forcing des inflationnistes patentés comme les Anglo saxons pour présenter le fait comme accompli sinon la décision inéluctable…L’un des arguments est que les ensembles Américains, Britanniques et Japonais le font et que ce n’est pas la catastrophe annoncée….

Florilège de l’argumentation en vogue  :

“Un investisseur aguerri nous a posé la question suivante : qu’est-ce qui peut mettre un terme à cet environnement de fluctuation de l’aversion au risque ?

Il faut se pencher sur ce que nous croyons être la genèse de cette crise du troisième trimestre, à savoir la divergence entre la politique monétaire américaine et celle de l’Europe, qui a donné lieu à une explosion de la volatilité d’abord sur les marchés des changes, puis sur les marchés obligataires et enfin sur les actions. Nous estimons toujours que cet environnement de fluctuation de l’aversion au risque perdurera tant que la BCE n’assouplira pas massivement sa politique monétaire ou tant qu’il n’y aura pas d’assouplissement monétaire coordonné de la part des principales banques centrales. 

Bien que la politique budgétaire internationale devrait être restrictive pendant encore de nombreuses années, la politique monétaire pourrait prendre le relais. La Banque Centrale Européennes (BCE) et la Banque Centrale d’Australie ont assoupli leur politique monétaire, dans le sillage de la Banque d’Angleterre (assouplissement quantitatif), la Réserve Fédérale américaine (« Opération Twist ») et la Banque du Japon (un nouvel assouplissement quantitatif accompagné d’une intervention sur le marché des changes à l’instar de la Banque Nationale Suisse). Il y a également des signes qui suggèrent la fin du cycle de resserrement monétaire en Chine et, même si nous n’anticipons pas de baisse de taux avant un certain temps, il est possible qu’elle adopte des mesures administratives d’assouplissement dans un futur proche. L’impact de ces politiques monétaires a été limité dans la mesure où le mécanisme de transmission via le système bancaire a été rompu et la théorie selon laquelle l’assouplissement quantitatif devrait finir par se transmettre à l’économie via une hausse des prix des actifs, s’est avérée dans la pratique avoir un effet temporaire. Cependant, notre graphique de la semaine suggère que la masse monétaire mondiale commence peut-être enfin à répondre au stimulus massif mis en place au cours des trois dernières années. S’il convient de rester prudent eu égard à la préférence pour la liquidité qui peut biaiser un certain nombre de mesures, toute reprise du multiplicateur monétaire constituerait une bonne nouvelle pour l’activité économique et les actifs risqués.

Naturellement, nous n’ignorons pas les risques qui pèsent sur l’Europe. Nous n’avons jamais cru au découplage, ni à celui des marchés émergents par rapport aux marchés développés et encore moins à celui des Etats-Unis ou du reste du monde par rapport à l’Europe. Si les marchés ont terminé la semaine en progression par rapport aux points bas de mercredi, les niveaux absolus de rendement et de spreads, notamment en France et en Italie, sont devenus une réelle source d’inquiétude. Les quelques bonnes nouvelles identifiées plus haut se dissiperont très rapidement si la Troïka ne parvient pas à mettre en place une solution globale et durable à la crise européenne. Or, à ce jour, nous sommes d’avis avec le consensus que cela passe par un rôle accru de la BCE – ce qui paraît peu probable à court terme.”

David Shairp, Stratégiste JP morgan Nov11

Notre Réponse :

-1  Ce n’est pas encore la catastrophe mais qui sait si elle ne viendra pas plus vite que l’on ne croit; comme les Allemands je suis de ceux qui pensent que l’on ne doit pas suivre la voie anglo-saxonne car même si elle retarde les échéances, celles ci se présenteront…Et le coût sera encore plus grand. Chez les Anglo saxons et au Japon la catastrophe est à venir.

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20/11/2011 Publié par | Mon Banquier est Central, Behaviorisme et Finance Comportementale, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Etats-Unis, Europe, l'hérésie keynésienne, Monétarisme, Art de la guerre monétaire et économique, Marché Obligataire, Changes et Devises, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Le Graphique du Jour, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Der Spiegel, A Chaud!!!!! | , | 7 Commentaires

A chaud !!!!! Le Jeudi 13 Octobre : Du moins ça va au plus c’est mieux !!!! par Bruno Bertez

A chaud !!!!! Le Jeudi 13 Octobre : Du moins ça va au plus c’est mieux !!!! par Bruno Bertez 

Les marchés consolident, le risk-on fait la pause. Mercredi le S & P 500 s’est arrêté  à 1220,25 au plus haut en séance. Est ce la fin?

La baisse est nettement plus prononcée en Europe qu’à Wall Street en ouverture.
La confrontation entre les responsables européens et les banques dont nous vous avons parlé hier soir est devenue du domaine public. Tout comme l’absence de crédibilité de Barroso.

Depuis le début, la situation sur le front de la crise européenne se définit comme un combat, une confrontation a plusieurs étages : entre les différents Etats lesquels ont des intérêts divergents, entre les classes sociales, entre les marchés et les Etats, entre les banques et les gouvernements etc

source Wall Street Journal

Ce combat en vertu de la langue de bois politique n’est jamais exposé en tant que tel, on ne le reconstitue que par la mise en regard, la juxtaposition des déclarations et communiqués. C’est un moyen d’escamoter la vérité, de ne pas être transparent, de ne pas montrer les enjeux. La présentation de la réalité en pointillés que les medias main stream se gardent bien de remplir est un mode de gestion  certes conflictuel, mais qui facilite la tache de ce qu’il faut bien appeler la kleptocratie . Il ne faut pas oublier que dans tout groupe on peut être a la fois alliés, pour l’essentiel, mais ennemis sur des modalités et des procédures.

Les économistes des principaux instituts de conjoncture allemands ont lancé jeudi un appel aux gouvernements européens à arrêter d’investir leur énergie dans le sauvetage de la Grèce, pour se concentrer sur l’élaboration d’un mécanisme de faillite pour Etats et banques.

«La politique européenne s’est jusqu’à maintenant fortement concentrée sur l’objectif d’éviter à tout prix le défaut de paiement d’un Etat de la zone euro», écrivent-ils dans leur rapport d’automne. «Au lieu de cela, elle devrait élaborer un mécanisme efficace de faillite des Etats et un processus européen pour une recapitalisation et le cas échéant, une faillite des banques.»

La politique menée depuis l’an dernier, qui vise à empêcher le défaut de paiement de la Grèce et des autres à coups de programmes d’aide et de garanties, est dangereuse, selon eux. «Les événements depuis le printemps 2010 ont montré que les sommes engagées peuvent augmenter à l’infini, et le danger est que les Etats garants ne s’en sortent pas et que leur endettement à eux atteigne des sommes critiques», analysent-ils.

Ces économistes respectés prennent ainsi implicitement parti pour une faillite de la Grèce, qui permettrait à ses partenaires de passer à autre chose.

Selon Jonathan Lownes, économiste à Capital Economics, la Grèce sera contrainte de sortir de la zone euro. «Plus elle y reste, plus on court le risque que des pays solides comme l’Allemagne reconsidèrent leur propre position». Et il a prédit que «la zone euro ne survivrait pas à la crise actuelle».

Parmi les événements ce Jour :

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13/10/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Europe, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Les Editos, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | , | 6 Commentaires

La crise de la dette européenne, version Lego

La crise de la dette, version Lego

Certains économistes ne reculent devant aucun artifice pour tenter d’expliquer de façon simple et ludique des phénomènes parfois complexes et rébarbatifs. Pour notre plus grand bonheur…

Dans cette catégorie, Michael Cembalest, chief investement officer chez JP Morgan, mérite une mention spéciale et les félicitations du jury. Avec l’aide de Peter Cembalest, 9 ans, (son fils, j’imagine) qu’il présente comme “un spécialiste de la conceptualisation de tels phénomènes”, il nous résume la crise de la dette au moyen de figurines Lego.

source Blog Felix Salmon

Une douzaine de personnages sont mis en scène, dans un seul tableau, pour apporter une réponse à la question suivante: qui est censé payer pour le sauvetage actuel et futur des Etats et des banques ?

Les flèches rouges, qui relient entre eux certains personnages, indiquent ceux qui pourraient être susceptibles de refiler la patate chaude à d’autres. Sans surprise, c’est vous et moi, c’est-à-dire les contribuables des pays du noyau dur de la zone euro qui, en définitive, sont les plus sollicités pour prendre le coût de cette crise à leur charge. Pas vraiment une surprise, n’est-ce pas….

Voici, pour chacune des figurines, quelques mots d’explications tirés du document de JP Morgan:

1. L’Espagne, l’Italie et le reste de la périphérie de la zone euro estiment que la BCE devrait acheter des obligations pour éviter la hausse des “spreads” et leur permettre la mise en œuvre des plans d’austérité.

2. La CDU, le CSU et le FDP, les trois partis allemands qui contrôlent le Bundestag, sont opposés à ce que l’Allemagne fasse plus que ce qu’elle a déjà promis.

3. La Finlande a exigé des garanties en contrepartie de son apport au Fonds européen de stabilité financière (FESF).

4. Si les sociaux démocrates et les verts arrivent au pouvoir en Allemagne, ce que suggèrent les sondages en cas d’élections anticipées, ils soutiendront une éventuelle mutualisation fiscale pour préserver la zone euro.

5. La Bundesbank (représentée par une sorte de Dark Vador moyenâgeux) est le protecteur ultime des intérêts monétaires et fiscaux de l’Allemagne.

6. Le FMI (figurine de cochon) a joué un rôle passif en prêtant de l’argent et en supervisant des plans d’austérité de la Grèce qui ont échoué lamentablement.

7. La BCE qui achète des obligations espagnoles et italiennes sur le marché secondaire, n’aime pas son rôle actuel d’agent fiscal et estime que c’est aux contribuables européens de supporter le coût de la crise.

8. Après avoir longtemps patienté pour rejoindre la zone euro, la Pologne préfère attendre aujourd’hui de voir qui va régler l’ardoise de la crise.

9. La France (figurines affublées des inévitables bérets basques) se repose sur la BCE pour gérer ce que le Fonds européen de stabilité financière ne peut pas faire.

10. Les contribuables des pays du noyau de la zone euro seront sollicités, soit via l’augmentation de la taille du Fonds de stabilité, soit via le lancement d’Euro-obligations.

11. La Commission européenne et l’Euro groupe (figurines des soldats de Star Wars) soutiennent la politique mise en oeuvre par la BCE.

12. Jusqu’à présent, les détenteurs d’obligations et les actionnaires ont été subsidiés par la BCE et les contribuables. Les derniers stress tests ont révélé que les banques avaient encore besoin de 2,5 milliards d’euros en capitaux.

Stephane Wuille sep11

SOURCE ET REMERCIEMENTS : CRACK EN ACTIONS 

EN VIDEO : LESSONS WITH LEGO 

18/09/2011 Publié par | Echo, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Reuters, Trappe à Dettes | | Laisser un commentaire

William Eigen (JPMorgan) relativise la faillite grecque… sans exclure “un effondrement général”!

 William Eigen (JPMorgan) relativise la faillite grecque… sans exclure “un effondrement général”!

Le scénario d’une faillite de la Grèce hante les esprits, les investisseurs craignant de revivre un scénario à la Lehman Brothers. William Eigen, gestionnaire du fonds Income Opportunity chez JPMorgan Asset Management (un fonds investi en obligations), relativise: “Je n’écarte pas un tel scénario. Mais il y a 10% de chances qu’il puisse se produire”, selon lui.

  “Quand nous avons eu 2008, personne n’y était préparé. La veille de la faillite de Lehman, ses actions préférentielles étaient encore entièrement valorisées, ses obligations avaient le prix d’une société parfaitement viable… Et le lendemain, tout cela valait zéro. Personne n’avait mesuré l’effet de contagion que Lehman allait déclencher”, rappelle le gestionnaire. “La grande différence avec la Grèce, c’est que tout le monde connaît le montant de la dette grecque et où elle se trouve. Tout le monde connaît aussi le montant notionnel des credit default swaps sur la Grèce”, ajoute-t-il.

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30/06/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Echo, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Marché Obligataire | , | Laisser un commentaire

Explosion des profits réalisés à l’Etranger par les Entreprises américaines

Explosion des profits réalisés à l’Etranger par les Entreprises américaines

A raison d’un hausse de 10% par an sur quelques années c’est aujourd’hui 1 billion de dollars accumulés et rien que  pour cette année une estimation de 1.4 milliards déjà réalisé  selon Thomas J Lee de JP  Morgan…qui se demande si en échange d’une taxation moindre ces fonds ne seraient pas beaucoup utiles à l’économie, une fois rentrés au “pays”, que tout l’arsenal mis en place par la FED

source Bloomberg

 

30/06/2011 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Bloomberg, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mondialisation | | 2 Commentaires

Analyse Marché du Jour par JPMorgan

Analyse Marché du Jour par JPMorgan

Un rallye du S&P500 sur 6 mois sans consolidation ni correction

source Bespoke

Nos conversations avec les investisseurs montrent qu’ils achètent des actifs risqués principalement parce que l’alternative des obligations sans risque et de l’argent CASH sont  dramatiquement peu attrayantes. Notre mesure de la rémunération de la trésorerie globale ne gagne que 1,5%, et l’indice de rendement des obligations au sens large n’affiche qu’un rendement de  3%. A coté de cela les gains de rendement sur le MSCI AC World sont de 6,25% auquels  nous pouvons ajouter une inflation mondiale prévue à-2,5 - 3,0% pour arriver ainsi  à un rendement nominal prévu de 9%.   

asset allocation

Image: JPMorgan

En termes de menaces sur le  marché, une chose est à surveiller c’est que ça va être désormais beaucoup plus difficile pour obtenir des données statistiques et des résultats d’entreprises capable de dépasser les attentes, ce qui a été jusqu’à là un des  moteurs du marché:

Un rallye des actions de 5 mois alimenté par de constantes surprises économique a été un facteur majeur de ce rallye. Notre Index  économique Surprise  qui mesure le solde entre les surprises positives et négatives des indicateurs d’activité économique des États-Unis sur une période glissante de 6 semaines, a été en territoire positif au cours des 5 derniers mois, faisantsuite au rallye de 7 mois alimenté par le  Q2 / Q3 2009 . Mais avec des attentes ayant été ajusté désormais  à la hausse au cours des derniers mois, la barre a été mise très haute et il sera désormais difficile  pour les données économiques de continuer à nous  surprendre positivement. D’un point de vue tactique, l’Index des Surprises (EASI) ‘est l’un des indicateurs importants à surveiller Un passage de l’EASI des États-Unis en territoire négatif fera baisser marchés boursiers désormais
plus sensibles à une correction à court terme étant donné que la plupart des indicateurs techniques sont déjà en territoire de surachat.  

surprise

Image: JPMorgan

21/02/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Laisser un commentaire

Analyse Matières Premières du Jour : Pétrole / JPMorgan Chase recommande de vendre ses positions

Analyse Matières Premières du Jour : Pétrole / JPMorgan Chase recommande de vendre ses positions

Les investisseurs du secteur pétrolier devraient envisager de liquider leurs positions audacieuses cette semaine, selon JPMorgan Chase, puisque les prix pourraient diminuer s’il n’y a pas davantage de tensions en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient.

La semaine dernière, les contrats à terme (futures) sur le pétrole ont atteint un sommet depuis octobre 2008, pendant que le baril de Brent à Londres dépassait les 100 $ US, devant les craintes que la crise égyptienne n’affecte les approvisionnements.

Cependant, une accalmie des manifestations au Caire signifie que le secteur pétrolier pourrait subir une « correction notable », a affirmé la banque dans un rapport avant hier.

« Cette semaine sera caractérisée par une baisse des prix du brut lors des jours ou aucune nouvelle tension n’émergera, ou encore lorsque des progrès politiques seront perceptibles », ont affirmé les analystes de JPMorgan Chase. « En conséquence, les investisseurs devraient considérer de prendre leurs profits sur une partie ou sur l’ensemble de leurs positions à long terme. »

Le pétrole a reculé aujourd’hui à son plus bas depuis une semaine, alors que la Chine a annoncé une hausse de ses taux d’intérêt pour une troisième fois depuis octobre, ce qui pourrait diminuer la demande du pays consommant le plus d’énergie à l’échelle mondiale.

Source Bloomberg via Les Affaires.com fev11

09/02/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Matières Premières, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Laisser un commentaire

L’Inquiétante montée des cours du cuivre

L’ Inquiétante montée des cours du cuivre

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Il y a de plus en plus de demande pour du cuivre sur le marché des commodités. FNB, investisseurs souhaitant se couvrir contre certains risques et pays consommateurs se côtoient maintenant sur un marché où la production est en baisse.

Selon un article publié dans le Globe and Mail de mercredi, le prix de cuivre est en pleine hausse et a récemment atteint le sommet de 4,09$ la livre sur le London Metal Exchange. Certains analystes prévoient qu’il dépassera les 5,00$ la livre d’ici l’année prochaine.

JP Morgan a compris la tendance et a acheté, au nom de ses clients, rien de moins que 50% des réserves de cuivre londoniennes. La banque américaine souhaite également lancer prochainement un fonds négocié en bourse (FNB) spécialisé dans le cuivre.

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09/12/2010 Publié par | Agefi, Changes et Devises, Indicateur des Marchés, Matières Premières, OPCVM et Gestion Collective | | Laisser un commentaire

Affaire Madoff / JPMorgan: la banque avait dès octobre 2008 réduit ses positions dans les fonds Madoff

Affaire Madoff / JPMorgan: la banque avait dès octobre2008  réduit ses positions dans les fonds Madoff

 

La banque américaine JPMorgan a noté le manque de transparence des produits Madoff dès 2006 et ses doutes se sont renforcés en 2008, ce qui l’a poussée à réduire ses investissements en octobre 2008, deux mois avant l’arrestation de l’escroc américain, selon un document transmis à la justice française. Ces doutes apparaissent dans une note de synthèse d’une responsable juridique de la banque, Rebecca Smith, récemment envoyée au juge d’instruction Renaud van Ruymbeke qui enquête sur la fraude Madoff en France.

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11/10/2010 Publié par | Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Temps, Mon Banquier est Central | | Laisser un commentaire

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