Les banques centrales – encore d’autres empereurs tout nus.
Les banques centrales – encore d’autres empereurs tout nus.
La semaine dernière, la Banque d’Angleterre (BoE) a publié son Rapport sur l’Inflation en faisant part de ses prévisions économiques très moroses pour l’Angleterre. Son rapport n’entrevoit guère de signe de reprise durant sa période de prévision mais anticipe une inflation toujours supérieure à son objectif de 2 %. A prix constants, l’économie britannique ne retrouvera pas son niveau de 2008 avant2015 selon ces mêmes prévisions. On retrouverait ainsi les proportions bibliques, sept annéesde vaches maigres succédant à sept années de vaches grasses.

Avec l’art de la litote typiquement britannique, le gouverneur de la BoE a qualifié la situation de« combinaison guère attrayante entre une reprise modérée et une inflation supérieure à l’objectif pour une période indéterminée ». Votre auteur aurait plutôt tendance à exagérer la situation, l’économie du Royaume-Uni risquant de se contracter une fois de plus au quatrième trimestre. Mais le paradoxe qui trouble tant les dirigeants politiques porte sur le taux de croissance de la productivité et donc sur le taux de croissance potentiel de l’économie britannique. Plusieurs analyses du sell-side suggèrent que les capacités disponibles sont proches de zéro au Royaume-Uni malgré un taux de chômage de 7,8 %. Si tel est le cas, cela pourrait expliquer pourquoi le Royaume-Uni subit des pressions inflationnistes en dépit de mauvaises statistiques de croissance. D’autres suggèrent que le taux de croissance actuel de l’économie britannique est proche de zéro, si bien que l’écart de production serait bien plus faible que ce que laisserait penser le niveau du taux de chômage. Si tel est le cas, leRoyaume-Uni subirait alors une stagflation – sans être de la même ampleur que dans les années 1970 mais une combinaison guère attrayante entre inflation et stagnation.
Notre lecteur ordinaire ne s’intéresse probablement guère au cas du Royaume-Uni. Mais cela constitue un bon cas d’école des politiques monétaires mises en oeuvre dans les laboratoires des banques centrales dans le monde entier. Le cas du Royaume-Uni et les derniers commentaires suggérant que les Etats-Unis se demandent s’il faut assouplir encore une fois leur politique monétaire sont autant de signes avant-coureurs qui pourraient laisser craindre que les politiques monétaires non conventionnelles ne fonctionnent pas. Lors de notre dernier séminaire trisannuel, nous avons discuté de la politique monétaire et du fait qu’elle semble à court de munitions. Si nos conclusions n’ont pas été extrêmement pessimistes, nous restons néanmoins préoccupés par le fait que les investisseurs pourraient s’inquiéter d’une politique monétaire qu’ils jugent inefficace. Bien qu’il n’y ait pas de limites théoriques à l’expansion du bilan d’une banque centrale, il y a en revanche des limites pratiques, politiques et institutionnelles susceptibles de contraindre ses dirigeants, comme le Président de la Fed l’avait fait remarquer dans son ouvrage académique au début des années 2000.
Source JP Morgan Nov12
L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
On connait le « too big to fail » appliqué aux banques. Les médias et même les politiques en parlent souvent, comme l’on parle du mauvais temps, on le déplore, mais on ne fait rien pour le changer.

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Ce qui est plus discret et moins bien compris, c’est que les marchés aussi sont « too big to fail ». La dérégulation, financiarisation a transféré aux marchés et au shadow banking system la plupart des fonctions bancaires. Histoire de multiplier les effets de levier, en particulier sur le dos du public et de ses institutions de prévoyance et retraites. À partir du moment où les marchés remplissent les fonctions bancaires, il est obligatoire de les surveiller, de les contrôler, de les manipuler. En temps normal, manipuler les marchés par le biais des taux d’intérêt, par les injections de liquidités et par le pilotage verbal, en temps normal, cela suffit. Mais il y a des moments où, d’une part, les armes de la panoplie habituelle font défaut, et d’autre part, il y a urgence.
Nous avons la conviction que c’est ce qui s’est passé la semaine dernière, mercredi. Précisément. Ce jour-là tout était horrible, les émergents, les emprunts des souverains périphériques européens, les CDS, le S&P américain enfonçait les 1300! Comme par hasard, alors que l’on était autour des 1295, les acheteurs sont apparus en masse sur les futures, alors que de nombreuses rumeurs se répandaient. Finalement, on a pu rejoindre, à coup de pieds dans les f….s, le niveau des 1320. L’hémorragie du risk-on a été stoppée sur tous les véhicules du complexe. Et aussi sur l’euro bien entendu.

La rumeur la plus insistante était que Merkel avait fait une déclaration -verbale- selon laquelle elle garantissait les dépôts bancaires de toute la zone euro. Bien entendu, cette rumeur est imbécile, une telle garantie serait suicidaire, et en plus inconstitutionnelle selon les textes allemands.
Pour ne pas en rester là, cela ne coûte rien, pourquoi ne pas faire bonne mesure avec une autre rumeur, de vrais acheteurs, solides, seraient, dit-on de bonne source, en train d’accumuler des OAT françaises.
Pour ne pas être en reste JPM, la fameuse Morgan, diffusait une note selon laquelle, selon toute probabilité, la BCE ferait un LTRO de 1 an et l’annoncerait en juillet, ceci étant suivi d’une baisse de 25 pbs des taux en septembre.
Compte tenu de la façon de travailler, compte tenu de l’origine des achats, compte tenu du niveau technique fragile, nous faisons le pari que rien n’a été spontané, tout a été fait à la main.
Les professionnels n’aiment pas en parler, ils ont tendance à démentir, car c’est leur beefsteak qui est en jeu, mais, pour notre part, et compte tenu de notre expérience, nous sommes sûr que mercredi, « Ils » ont évité ce que l’on appelle le trou.
Comme les banques, les marchés sont « too big to fail ».


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Paul Dontigny : JP Morgan démontre que la crise continue
Paul Dontigny : JP Morgan démontre que la crise continue
Le marché cherche à savoir jusqu’où peuvent aller les pertes de JPMorgan
Les analystes cherchent à évaluer jusqu’où pourraient monter les pertes de JPMorgan Chase liées à sa stratégie calamiteuse de courtage et dans le même temps à évaluer le risque qui persiste dans le secteur bancaire américain quatre ans après le début de la crise. Le New York Times écrit jeudi que les pertes de courtage annoncées il y a une semaine par la première banque américaine en termes d’actifs se sont envolées ces quatre derniers jours d’au moins 1 milliard de dollars, en plus des 2 milliards initialement annoncés. Selon le quotidien, qui cite des sources non identifiées, les pertes se sont aggravées alors que des fonds spéculatifs et autres investisseurs profitent des difficultés de la première banque américaine en termes d’actifs.
Les analystes s’interrogaient sur l’étendue possible des pertes. "C’est difficile à dire, cela dépend de la qualité des obligations sur lesquelles étaient adossés les dérivés contre lesquels ils ont parié. Si ce sont des entreprises solides européennes, ils s’en sortiront mieux que s’il s’agit d’obligations d’entreprises grecques avec des notes de dette au rang d’investissement spéculatif", remarque Erik Oja, analyste de Standard and Poor’s. "Vu la taille de JPMorgan, je ne m’inquiète pas pour leurs ratios de capitaux ou leurs dividendes", ajoute-t-il toutefois.
Deutsche Bank rappelle que les pertes maximales attendues pour l’instant se situent à 4 milliards de dollars, ce qui "selon la plupart des scénarios ne serait qu’une fraction du bénéfice net annuel attendu de 20 milliards de dollars environ". Une note de la banque signale que ces estimations sont faites "à la valeur du marché" actuelle, et qu’elles pourraient donc se réduire si le contexte de marché s’améliore.
Pour Dick Bove, de Rochdale Securities, "il faudrait bien plus qu’une perte de 2 milliards pour fragiliser JPMorgan", même s’il n’y a "pas d’excuse pour avoir accumulé trop d’un même type de titre financier", car la gestion du risque obéit au principe selon lequel on ne met pas ses oeufs dans le même panier.
Pour nombre d’analystes, l’affaire met en évidence les risques qui pèsent toujours sur le système bancaire américain."Si cela peut arriver chez la meilleure banque américaine, cela peut arriver chez celles qui sont moins solides comme Citigroup ou Bank of America", remarque Erik Oja. "On ne connaît pas vraiment la qualité des actifs dans leur bilan, les prêts ou titres financiers", ajoute-t-il.
Un fonds de gestion américain, Saratoga Capital Management, a porté plainte mercredi contre JPMorgan Chase
La Baleine de Londre ou l’alibi, le fusible et l’homme de paille de JP Morgan pour des paris à 100 milliards de dollars
Surnommé la «baleine de Londres», en raison de la taille de ses paris sur le marché du crédit, Bruno Iksil travaillait pour une division londonienne méconnue de la plus grande banque du monde. Baptisé Chief Investment Office, ce bureau travaillait officiellement à «couvrir» les risques pris par JPMorgan Chase & Co. «Tout le monde connaissait la Baleine, dès que cela bougeait sur le marché des CDS, vous saviez que la Baleine était à l’œuvre», indiquait récemment un gérant de hedge funds à l’agence Reuters. JPMorgan a jusque-là refusé de détailler les paris de son ancien «trader» français, diplômé de l’Ecole centrale Paris. Il a été mis à pied, comme ses responsables : coupables de s’ètre fait prendre et lachés par leur hiérachie. Ceci n’est pas sans rappeler une certaine affaire….Kerviel…. " Prenez un maximum de risques mais cela tourne mal nous ne sommes pas au courant !!!"
Selon les indices regroupés par l’agence Bloomberg – la première à révéler la débâcle ou organisé comme telle – Iksil aurait amassé l’an dernier des positions sur un indice de CDS utilisé par les investisseurs pour spéculer sur la solvabilité de grands groupes américains comme Wal-Mart ou Alcoa. En début d’année, le redoublement de la crise en Europe aurait attiré l’attention sur l’énormité de ces paris: les contrats liés à un indice auraient totalisé jusqu’à 100 milliards de dollars.
Depuis l’aveu de la banque, le 10 mai, les pertes n’auraient cessé de croître. JPMorgan tenterait toujours de replier ces paris afin d’en limiter les dégâts et/ou de masquer un changement de stratégie….
L’affaire JPMorgan n’est pas sans rappeler aussi celle d’UBS, en septembre dernier. On se souvient toutefois que la grande banque suisse avait d’emblée rejeté la faute sur un de ses jeunes collaborateurs. Même s’il cherche encore à sauver son poste, James Dimon, président et directeur général de JPMorgan, a d’emblée reconnu des erreurs de gestion. La banque s’est trompée et ne poursuit pas ses employés en justice.
Cette attitude reflète une différence de culture entre les deux côtés de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, le patron est jugé beaucoup plus responsable de son entreprise qu’en Europe. Les actionnaires sont aussi là pour le lui rappeler. Enfin la loi, plus exigeante, renforce cette situation. Voilà qui pourrait servir de leçon de responsabilité à UBS, ou à Société Générale qui a aussi connu une affaire de ce genre, et dont les dirigeants n’ont payé l’addition que bien plus tard. Déjà, aux Etats-Unis, des voix s’élèvent contre la présence de James Dimon au sein du conseil de l’antenne new-yorkaise de la Réserve fédérale – et plus généralement, contre celle des banquiers au sein d’organes clefs de l’institution monétaire. Ne serait-ce que parce que sa filiale de Manhattan est précisément en train d’enquêter sur la façon dont JPMorgan – qui a bénéficié d’un afflux de dépôts après la crise – a géré ses liquidités ces dernières années…..
La leçon s’arrête ici. Car la répétition de ces affaires montre surtout que les banques trop grandes pour faire faillite continuent de construire des Ferrari non équipées de frein. On se souvient d’ailleurs combien James Dimon ou Oswald Grübel ont critiqué les nouvelles normes de régulation bancaire.
Si la crise de la zone euro tourne vraiment mal, ce que l’on ne peut exclure, ces sorties de route de JPMorgan et consorts font redouter le pire pour le système financier mondial. D’autant que, depuis 2008, l’emprise de ces établissements sur les marchés n’a fait que grandir. Sans oublier que tant que les banques centrales maintiendront les taux d’intérêt au plus bas, les acteurs financiers continueront d’être incités à chercher du rendement à tout prix.
Source afp+le temps+ agences mai2012
A Chaud!!!!!!! Le Samedi 19 Novembre : Bienvenue à la Grande "Monétisingètisation" ou quand la monnaie "singe" la monnaie par Bruno Bertez
A Chaud!!!!!!! Le Samedi 19 Novembre : Bienvenue à la Grande "Monétisingètisation" ou quand la monnaie "singe" la monnaie par Bruno Bertez

Cette semaine a vu s’amplifier le débat sur la monétisation,avec une sorte de forcing des inflationnistes patentés comme les Anglo saxons pour présenter le fait comme accompli sinon la décision inéluctable…L’un des arguments est que les ensembles Américains, Britanniques et Japonais le font et que ce n’est pas la catastrophe annoncée….
Florilège de l’argumentation en vogue :

"Un investisseur aguerri nous a posé la question suivante : qu’est-ce qui peut mettre un terme à cet environnement de fluctuation de l’aversion au risque ?
Il faut se pencher sur ce que nous croyons être la genèse de cette crise du troisième trimestre, à savoir la divergence entre la politique monétaire américaine et celle de l’Europe, qui a donné lieu à une explosion de la volatilité d’abord sur les marchés des changes, puis sur les marchés obligataires et enfin sur les actions. Nous estimons toujours que cet environnement de fluctuation de l’aversion au risque perdurera tant que la BCE n’assouplira pas massivement sa politique monétaire ou tant qu’il n’y aura pas d’assouplissement monétaire coordonné de la part des principales banques centrales.
Bien que la politique budgétaire internationale devrait être restrictive pendant encore de nombreuses années, la politique monétaire pourrait prendre le relais. La Banque Centrale Européennes (BCE) et la Banque Centrale d’Australie ont assoupli leur politique monétaire, dans le sillage de la Banque d’Angleterre (assouplissement quantitatif), la Réserve Fédérale américaine (« Opération Twist ») et la Banque du Japon (un nouvel assouplissement quantitatif accompagné d’une intervention sur le marché des changes à l’instar de la Banque Nationale Suisse). Il y a également des signes qui suggèrent la fin du cycle de resserrement monétaire en Chine et, même si nous n’anticipons pas de baisse de taux avant un certain temps, il est possible qu’elle adopte des mesures administratives d’assouplissement dans un futur proche. L’impact de ces politiques monétaires a été limité dans la mesure où le mécanisme de transmission via le système bancaire a été rompu et la théorie selon laquelle l’assouplissement quantitatif devrait finir par se transmettre à l’économie via une hausse des prix des actifs, s’est avérée dans la pratique avoir un effet temporaire. Cependant, notre graphique de la semaine suggère que la masse monétaire mondiale commence peut-être enfin à répondre au stimulus massif mis en place au cours des trois dernières années. S’il convient de rester prudent eu égard à la préférence pour la liquidité qui peut biaiser un certain nombre de mesures, toute reprise du multiplicateur monétaire constituerait une bonne nouvelle pour l’activité économique et les actifs risqués.
Naturellement, nous n’ignorons pas les risques qui pèsent sur l’Europe. Nous n’avons jamais cru au découplage, ni à celui des marchés émergents par rapport aux marchés développés et encore moins à celui des Etats-Unis ou du reste du monde par rapport à l’Europe. Si les marchés ont terminé la semaine en progression par rapport aux points bas de mercredi, les niveaux absolus de rendement et de spreads, notamment en France et en Italie, sont devenus une réelle source d’inquiétude. Les quelques bonnes nouvelles identifiées plus haut se dissiperont très rapidement si la Troïka ne parvient pas à mettre en place une solution globale et durable à la crise européenne. Or, à ce jour, nous sommes d’avis avec le consensus que cela passe par un rôle accru de la BCE – ce qui paraît peu probable à court terme."
David Shairp, Stratégiste JP morgan Nov11

Notre Réponse :
-1 Ce n’est pas encore la catastrophe mais qui sait si elle ne viendra pas plus vite que l’on ne croit; comme les Allemands je suis de ceux qui pensent que l’on ne doit pas suivre la voie anglo-saxonne car même si elle retarde les échéances, celles ci se présenteront…Et le coût sera encore plus grand. Chez les Anglo saxons et au Japon la catastrophe est à venir.

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A chaud !!!!! Le Jeudi 13 Octobre : Du moins ça va au plus c’est mieux !!!! par Bruno Bertez
A chaud !!!!! Le Jeudi 13 Octobre : Du moins ça va au plus c’est mieux !!!! par Bruno Bertez
Les marchés consolident, le risk-on fait la pause. Mercredi le S & P 500 s’est arrêté à 1220,25 au plus haut en séance. Est ce la fin?

La baisse est nettement plus prononcée en Europe qu’à Wall Street en ouverture.
La confrontation entre les responsables européens et les banques dont nous vous avons parlé hier soir est devenue du domaine public. Tout comme l’absence de crédibilité de Barroso.
Depuis le début, la situation sur le front de la crise européenne se définit comme un combat, une confrontation a plusieurs étages : entre les différents Etats lesquels ont des intérêts divergents, entre les classes sociales, entre les marchés et les Etats, entre les banques et les gouvernements etc

source Wall Street Journal
Ce combat en vertu de la langue de bois politique n’est jamais exposé en tant que tel, on ne le reconstitue que par la mise en regard, la juxtaposition des déclarations et communiqués. C’est un moyen d’escamoter la vérité, de ne pas être transparent, de ne pas montrer les enjeux. La présentation de la réalité en pointillés que les medias main stream se gardent bien de remplir est un mode de gestion certes conflictuel, mais qui facilite la tache de ce qu’il faut bien appeler la kleptocratie . Il ne faut pas oublier que dans tout groupe on peut être a la fois alliés, pour l’essentiel, mais ennemis sur des modalités et des procédures.
Les économistes des principaux instituts de conjoncture allemands ont lancé jeudi un appel aux gouvernements européens à arrêter d’investir leur énergie dans le sauvetage de la Grèce, pour se concentrer sur l’élaboration d’un mécanisme de faillite pour Etats et banques.
«La politique européenne s’est jusqu’à maintenant fortement concentrée sur l’objectif d’éviter à tout prix le défaut de paiement d’un Etat de la zone euro», écrivent-ils dans leur rapport d’automne. «Au lieu de cela, elle devrait élaborer un mécanisme efficace de faillite des Etats et un processus européen pour une recapitalisation et le cas échéant, une faillite des banques.»
La politique menée depuis l’an dernier, qui vise à empêcher le défaut de paiement de la Grèce et des autres à coups de programmes d’aide et de garanties, est dangereuse, selon eux. «Les événements depuis le printemps 2010 ont montré que les sommes engagées peuvent augmenter à l’infini, et le danger est que les Etats garants ne s’en sortent pas et que leur endettement à eux atteigne des sommes critiques», analysent-ils.
Ces économistes respectés prennent ainsi implicitement parti pour une faillite de la Grèce, qui permettrait à ses partenaires de passer à autre chose.
Selon Jonathan Lownes, économiste à Capital Economics, la Grèce sera contrainte de sortir de la zone euro. «Plus elle y reste, plus on court le risque que des pays solides comme l’Allemagne reconsidèrent leur propre position». Et il a prédit que «la zone euro ne survivrait pas à la crise actuelle».
Parmi les événements ce Jour :
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La crise de la dette européenne, version Lego
La crise de la dette, version Lego
Certains économistes ne reculent devant aucun artifice pour tenter d’expliquer de façon simple et ludique des phénomènes parfois complexes et rébarbatifs. Pour notre plus grand bonheur…
Dans cette catégorie, Michael Cembalest, chief investement officer chez JP Morgan, mérite une mention spéciale et les félicitations du jury. Avec l’aide de Peter Cembalest, 9 ans, (son fils, j’imagine) qu’il présente comme "un spécialiste de la conceptualisation de tels phénomènes", il nous résume la crise de la dette au moyen de figurines Lego.

source Blog Felix Salmon
Une douzaine de personnages sont mis en scène, dans un seul tableau, pour apporter une réponse à la question suivante: qui est censé payer pour le sauvetage actuel et futur des Etats et des banques ?
Les flèches rouges, qui relient entre eux certains personnages, indiquent ceux qui pourraient être susceptibles de refiler la patate chaude à d’autres. Sans surprise, c’est vous et moi, c’est-à-dire les contribuables des pays du noyau dur de la zone euro qui, en définitive, sont les plus sollicités pour prendre le coût de cette crise à leur charge. Pas vraiment une surprise, n’est-ce pas….
Voici, pour chacune des figurines, quelques mots d’explications tirés du document de JP Morgan:
1. L’Espagne, l’Italie et le reste de la périphérie de la zone euro estiment que la BCE devrait acheter des obligations pour éviter la hausse des "spreads" et leur permettre la mise en œuvre des plans d’austérité.
2. La CDU, le CSU et le FDP, les trois partis allemands qui contrôlent le Bundestag, sont opposés à ce que l’Allemagne fasse plus que ce qu’elle a déjà promis.
3. La Finlande a exigé des garanties en contrepartie de son apport au Fonds européen de stabilité financière (FESF).
4. Si les sociaux démocrates et les verts arrivent au pouvoir en Allemagne, ce que suggèrent les sondages en cas d’élections anticipées, ils soutiendront une éventuelle mutualisation fiscale pour préserver la zone euro.
5. La Bundesbank (représentée par une sorte de Dark Vador moyenâgeux) est le protecteur ultime des intérêts monétaires et fiscaux de l’Allemagne.
6. Le FMI (figurine de cochon) a joué un rôle passif en prêtant de l’argent et en supervisant des plans d’austérité de la Grèce qui ont échoué lamentablement.
7. La BCE qui achète des obligations espagnoles et italiennes sur le marché secondaire, n’aime pas son rôle actuel d’agent fiscal et estime que c’est aux contribuables européens de supporter le coût de la crise.
8. Après avoir longtemps patienté pour rejoindre la zone euro, la Pologne préfère attendre aujourd’hui de voir qui va régler l’ardoise de la crise.
9. La France (figurines affublées des inévitables bérets basques) se repose sur la BCE pour gérer ce que le Fonds européen de stabilité financière ne peut pas faire.
10. Les contribuables des pays du noyau de la zone euro seront sollicités, soit via l’augmentation de la taille du Fonds de stabilité, soit via le lancement d’Euro-obligations.
11. La Commission européenne et l’Euro groupe (figurines des soldats de Star Wars) soutiennent la politique mise en oeuvre par la BCE.
12. Jusqu’à présent, les détenteurs d’obligations et les actionnaires ont été subsidiés par la BCE et les contribuables. Les derniers stress tests ont révélé que les banques avaient encore besoin de 2,5 milliards d’euros en capitaux.
Stephane Wuille sep11
William Eigen (JPMorgan) relativise la faillite grecque… sans exclure "un effondrement général"!
William Eigen (JPMorgan) relativise la faillite grecque… sans exclure "un effondrement général"!
Le scénario d’une faillite de la Grèce hante les esprits, les investisseurs craignant de revivre un scénario à la Lehman Brothers. William Eigen, gestionnaire du fonds Income Opportunity chez JPMorgan Asset Management (un fonds investi en obligations), relativise: "Je n’écarte pas un tel scénario. Mais il y a 10% de chances qu’il puisse se produire", selon lui.
"Quand nous avons eu 2008, personne n’y était préparé. La veille de la faillite de Lehman, ses actions préférentielles étaient encore entièrement valorisées, ses obligations avaient le prix d’une société parfaitement viable… Et le lendemain, tout cela valait zéro. Personne n’avait mesuré l’effet de contagion que Lehman allait déclencher", rappelle le gestionnaire. "La grande différence avec la Grèce, c’est que tout le monde connaît le montant de la dette grecque et où elle se trouve. Tout le monde connaît aussi le montant notionnel des credit default swaps sur la Grèce", ajoute-t-il.
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Explosion des profits réalisés à l’Etranger par les Entreprises américaines
Explosion des profits réalisés à l’Etranger par les Entreprises américaines
A raison d’un hausse de 10% par an sur quelques années c’est aujourd’hui 1 billion de dollars accumulés et rien que pour cette année une estimation de 1.4 milliards déjà réalisé selon Thomas J Lee de JP Morgan…qui se demande si en échange d’une taxation moindre ces fonds ne seraient pas beaucoup utiles à l’économie, une fois rentrés au "pays", que tout l’arsenal mis en place par la FED

source Bloomberg
Analyse Marché du Jour par JPMorgan
Analyse Marché du Jour par JPMorgan
Un rallye du S&P500 sur 6 mois sans consolidation ni correction

source Bespoke
Nos conversations avec les investisseurs montrent qu’ils achètent des actifs risqués principalement parce que l’alternative des obligations sans risque et de l’argent CASH sont dramatiquement peu attrayantes. Notre mesure de la rémunération de la trésorerie globale ne gagne que 1,5%, et l’indice de rendement des obligations au sens large n’affiche qu’un rendement de 3%. A coté de cela les gains de rendement sur le MSCI AC World sont de 6,25% auquels nous pouvons ajouter une inflation mondiale prévue à-2,5 - 3,0% pour arriver ainsi à un rendement nominal prévu de 9%.

Image: JPMorgan
En termes de menaces sur le marché, une chose est à surveiller c’est que ça va être désormais beaucoup plus difficile pour obtenir des données statistiques et des résultats d’entreprises capable de dépasser les attentes, ce qui a été jusqu’à là un des moteurs du marché:
Un rallye des actions de 5 mois alimenté par de constantes surprises économique a été un facteur majeur de ce rallye. Notre Index économique Surprise qui mesure le solde entre les surprises positives et négatives des indicateurs d’activité économique des États-Unis sur une période glissante de 6 semaines, a été en territoire positif au cours des 5 derniers mois, faisantsuite au rallye de 7 mois alimenté par le Q2 / Q3 2009 . Mais avec des attentes ayant été ajusté désormais à la hausse au cours des derniers mois, la barre a été mise très haute et il sera désormais difficile pour les données économiques de continuer à nous surprendre positivement. D’un point de vue tactique, l’Index des Surprises (EASI) ‘est l’un des indicateurs importants à surveiller Un passage de l’EASI des États-Unis en territoire négatif fera baisser marchés boursiers désormais
plus sensibles à une correction à court terme étant donné que la plupart des indicateurs techniques sont déjà en territoire de surachat.

Image: JPMorgan













































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La surprenante performance record de JP Morgan
La surprenante performance record de JP Morgan
La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé hier avoir augmenté son bénéfice net de 12% sur l’ensemble de l’année 2012 pour atteindre un niveau «record» de 21,3 milliards de dollars.
Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net a bondi de 53% à 5,7 milliards de dollars, a précisé la banque.Le bénéfice par action dilué est ressorti à 5,20 dollars sur l’année et à 1,39 dollar sur le trimestre, soit 23 cents au-dessus des prévisions moyennes des analystes.
«Pour la troisième année consécutive, le groupe a publié un bénéfice net record», s’est félicité le directeur Jamie Dimon, qui y voit le reflet d’une «performance sous-jacente solide dans toutes nos activités (…) avec une forte croissance des prêts et des dépôts». La banque a toutefois fait moins bien que prévu au niveau du chiffre d’affaires.
Dimon va voir son bonus 2012 chuter de 53,5% à 10 millions de dollars. Ajouté à son salaire de base, qui est stable, cela porte sa rémunération totale pour l’année à 11,5 millions. L’exercice d’options octroyées en 2008, initialement utilisables cette années, a aussi été repoussé de 18 mois…
Il ressort sur l’année en très légèrement baisse, à 97 milliards de dollars contre 97,2 milliards en 2011, malgré une hausse de 10% à 23,7 milliards de dollars au quatrième trimestre. Le marché tablait en outre sur une progression encore plus importante sur le dernier trimestre, pour atteindre 24,4 milliards.
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17/01/2013 Publié par The Wolf | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Le Chiffre du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles | JP Morgan, Nicolas Doze | Un commentaire