Konrad Hummler : la «malédiction de la garantie», source de la crise de l’endettement, et le culte quasi religieux et suspect de la liquidité en tant que remède à cette malédiction
Konrad Hummler : la «malédiction de la garantie», source de la crise de l’endettement, et le culte quasi religieux et suspect de la liquidité en tant que remède à cette malédiction
L’Europe suit le même chemin que les Etats-Unis en privilégiant la liquidité. La BNS prend le risque de l’inflation pour sauver les meubles. La crise de la dette souveraine trouve aussi l’une de ses causes premières dans une imbrication suspecte entre milieux politiques et bancaires.
Jeudi 8 septembre, 15h45. La grande salle de conférence du Victoria-Jungfrau Grand Hotel à Interlaken s’emplit à vive allure. Konrad Hummler, associé-gérant de la banque Wegelin & Co, s’apprête à livrer son discours. Banquier à la fois attaché aux valeurs traditionnelles tout en sachant être iconoclaste vis-à-vis des dogmes de la finance moderne, il débute par un acte d’accusation. Les Etats-Unis sont en première ligne, mais l’Europe n’est pas en reste.

Konrad Hummler est revenu sur l’un de ses thèmes de pédilection: la «malédiction de la garantie», source de la crise de l’endettement, et le culte quasi religieux et suspect de la liquidité en tant que remède à cette malédiction. En réalité, le deuxième terme n’est qu’un mode pour occulter la gravité du premier. En vain, puisque les marchés s’interrogent….
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Le nouveau commentaire d’investissement de Konrad Hummler en date du 15 aout est disponible
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Et c’est toujours un réel plaisir que de le lire…Ajoutez à cela qu’il est très bien écrit, d’une gande richesse en termes de contenu et fait véritablement référence en la matière …
LE LIEN : KONRAD HUMMLER /COMMENTAIRE INVESTISSEMENT 278 DU 15 AOUT2011
source Banque Wegelin aout11
Commentaire d’investissement no 277 du 4 juillet 2011 par Konrad Hummler
Commentaire d’investissement no 277 du 4 juillet 2011 par Konrad Hummler
Abîme, attentisme, adaptation: trois scénarios

1. Cela peut-il continuer ainsi? La réponse est non.
Les scénarios sont des récits au travers desquels nous essayons de concevoir l’avenir. La forme derécit la plus élémentaire consiste à dire que les choses vont rester telles qu’elles sont. Ce scénario se vérifie le plus souvent sur le court terme, ce qui explique d’ailleurs sa grande popularité, mais à moyenne et longue échéances, il fait fausse route.
A peine moins simpliste et à tous les coups exact, le deuxième scénario est celui que l’on doit à JohnMaynard Keynes: «In the long run we are all dead» – à long terme, nous serons tous morts. Mais il s’agit là en même temps d’un non-sens, car en dehors de l’apocalypse (qui est aussi un scénario…),on ne meurt que rarement de manière simultanée; la continuité est ainsi assurée dans un élan parfaitement vital, contrairement à la prévision de Keynes.
Quand l’époque ou les événements laissent penser que l’extrapolation simple à partir d’un vécu récent aboutit à un résultat qui n’est guère probable même à court terme et n’a donc aucune pertinence pour les décisions à prendre, il faut imaginer des récits d’anticipation plus riches, tout en évitant de tomber dans une complexité excessive. L’humanité a ainsi mis à profit les expériences tirées de ses quelques millénaires d’existence pour amasser un trésor archétypal de scénarios-métaphores: déluge, âge d’or, odyssée et purgatoire sont autant de concepts qui éclipsent toute description analytique.
L’expérience et l’intuition se sont unies sous forme d’empreinte génétique afin de garantir notre capacité d’action même en des temps dangereux. On a besoin d’une arche qui tienne l’eau pour affronter un déluge, de provisions suffisantes et d’un esprit vif pour entamer une odyssée.
Nous vivons actuellement des temps dangereux, cela ne fait aucun doute. La reprise de l’économieaméricaine obtenue à grands renforts d’argent incroyablement bon marché donne des signes d’essoufflement malgré un apport continu d’argent toujours incroyablement bon marché. La zone euro se tord de douleur comme un animal blessé, soulevant continuellement des nuages de poussière infectieuse et invitant les nombreuses têtes de l’hydre à lécher ses plaies, dans l’attente du coup de grâce. La Chine semble avoir bien des difficultés à gérer le ralentissement de son économie et la course effrénée à l’investissement, laquelle, outre des réalisations utiles, laissera aussi derrièreelle passablement de choses aberrantes. Le printemps arabe ne sera pas suivi d’un bel été, mais débouchera plutôt sur un cauchemar politicosécuritaire mêlant des potentats destitués et jugés, destitués et non jugés, non destitués mais bombardés, non destitués et plus ou moins tolérés, ou encore non destitués et soutenus à tout prix. Le problème vient de ce pétrole dont l’Occident et laChine ont tant besoin et dont le monde arabe assure quelque 30% de la production annuelle mondiale.
En quoi la période actuelle est-elle si dangereuse?
Dans aucun des exemples énumérés – et il n’aurait pas été difficile d’en citer d’autres –, l’extrapolation à partir d’un phénomène connu ne semble faire de sens. Dit d’une manière moins alambiquée: on ne peut pas continuer ainsi. Le monde arrive à une nécessaire croisée des chemins. Notre mission est dès lors de découvrir quelles sont les options qui se présentent, quelles probabilités doivent leur être attribuées et quelles conséquences tout cela pourrait avoir pour notre propre situation (patrimoniale).
Voilà tout juste deux ans, nous nous sommes prêtés à un exercice similaire, en y associant évidemment nos lecteurs. Alors que la crise financière venait à peine de retomber un peu, que le commerce mondial accusait un violent recul et que les perspectives demeuraient incertaines, nous avons imaginé trois récits d’anticipation: le «L incliné», l’«abîme rouge» et l’«eldorado oriental». Nous voulons rattacher à présent de nouveaux scénarios à ces trois hypothèses connues, ce qui suppose au préalable un bref récapitulatif.
LA SUITE DU COMMENTAIRE DINVESTISSEMENT DE LA BANQUE WEGELIN ICI
Vers un système monétaire privé…????
Vers un système monétaire privé…
Konrad Hummler envisageait hier à Lausanne la possibilité d’un changement radical : Un système monétaire privé devient envisageable.
«Les conseils d’administration ne sont-ils pas devenus plus sages que les gouvernements?».
Sur une bonne partie de la planète, les autorités ont cédé la gouvernance de l’agenda politique au marché (au détriment parfois de l’intérêt général). En Occident, la crédibilité financière, l’une des plus grandes inventions, semble sérieusement entamée. Dans certains pays du sud, riches en matières premières, l’omission suspecte des ressources énergétiques (non encore extraites) à l’actif des comptes publics reflète un détournement massif de la res publica. Dans les deux cas, l’Etat est devenu le principal agent délétère. Avec pour résultat des crises financières à répétition et du surendettement public dans les pays développés. Les opérateurs de marché l’ont compris, proclame l’associé de Wegelin & Co et président de la NZZ. De sorte que, malgré les velléités de sauvetage de la Grèce, qui ne représente que 3% du PIB de la zone euro, rien ne semble en mesure de faire refluer les rendements. La faillite d’un Etat membre aurait au moins l’avantage de préserver le reste du bloc européen. Et de donner plus de visibilité aux opérateurs tout en récompensant les bons débiteurs à travers le maintien de faibles primes de rendement. Les lignes de crédit de la BCE pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne atteignent 338 milliards d’euros sur les 520 milliards prêtés. Qui sauvera ceux qui ont fourni ces prêts?

source Der Spiegel
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Le pétrole surexploité et gravement dilapidé par Konrad Hummler
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Le Commentaire d’investissement numéro 276 de Konrad Hummler (Banque Wegelin) daté du 2 mai 2011 est désormais disponible , à consommer sans modération pour tous ceux qui ne connaissent pas encore…et pour les autres aussi !!!!
EXTRAITS :
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Konrad Hummler : Les sagesses acérées d’un Banquier remuant
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«Nous n’avons plus de système capitaliste pour les banques»
“Entre l’Etat et le système financier, notamment en raison de la question du «trop grand pour faire faillite» un cartel s’est développé dans le cadre duquel une garantie implicite est octroyée par l’Etat au système financier qui l’amène à accepter davantage de risques qu’il ne peut en supporter. Ce cartel est dirigé contre l’intérêt général.”
Le commentaire d’investissement centenaire de la banque privée Wegelin & Co. fait partie des lectures occasionnelles incontournables. Depuis vingt ans, les pensées souvent politiquement incorrectes, mais jamais banales de Konrad Hummler, l’un des banquiers les plus profilés de Suisse , sont distribuées à plus de 100.000 exemplaires dans quatre langues. Un recueil qui vient d’ètre publié tente mème d’en tirer la moelle substantifique.
Entretien et Impressions.
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Les produits financiers les plus précieux sont encore à inventer
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Après l’œuvre épuratrice du G20, les produits financiers sont plus contrôlés et réglementés que jamais. Mais la réforme bancaire a-t-elle tué l’innovation? Le grand public dispose-t-il, plus qu’avant, des produits qui lui permettent de se protéger contre les principales menaces de l’existence?

«Il est impossible pour l’individu de s’assurer d’une manière économiquement sensée contre l’un des risques les plus importants pour lui, à savoir la probabilité du versement de ses prestations vieillesse et santé», écrit Konrad Hummler, associé-gérant de la Banque Wegelin, et président de l’Association des banquiers privés suisses, dans son commentaire mensuel. C’est «injuste, antisocial et immoral», explique-t-il, car «cela revient à interdire aux Pompéiens de quitter la ville». Faute d’instruments de couverture, «le grand public se voit privé d’informations sur l’ampleur présumée de la catastrophe qui se prépare». Face à la sous-couverture des assurances sociales, au défi démographique et à la difficulté politique de faire admettre des réformes, le besoin est pourtant réel, urgent et considérable. Le banquier saint-gallois propose la création de CDS (Credit Default Swap) pour le grand public. L’idée est audacieuse car les politiciens, dans leur «désir de loi, c’est-à-dire de leur envie furieuse d’infantilisation, d’assistance et de maternage social1», ne manquent jamais l’occasion de vilipender les produits dérivés.
De la déflation à la productivité par Konrad Hummler

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De la déflation à la productivité par Konrad Hummler
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La baisse des prix n’est pas mauvaise en soi. C’est la marge de manœuvre dont les sujets économiques disposent pour s’adapter qui importe.
La notion de spirale déflationniste repose sur l’idée que la baisse du chiffre d’affaires des entreprises induite par la contraction de la demande globale doit forcément conduire à un manque à gagner du fait de la réduction des prix de vente. Cela se vérifie si l’on admet le principe de la fixité des coûts de production. Mais si l’on intègre la possibilité que les entreprises s’adaptent à ce nouvel environnement et se donnent tous les moyens pour accroître à nouveau leurs recettes, la spirale s’arrête net. «Se donner tous les moyens»: c’est précisément là le comportement qui est attendu des entrepreneurs et s’exprime au travers de l’innovation et de l’investissement. La mise en place de processus plus intensifs en capital, par exemple, est un moyen d’accroître les revenus malgré la baisse des prix.

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Konrad Hummler : Entretien et Commentaire
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«Il est préférable de laisser des accidents survenir de temps en temps, de laisser faire faillite une banque.L’accident doit être permis mais il faut mieux l’organiser»
Konrad Hummler, associé-gérant chez Wegelin & Co. Banquiers Privés, redoute une réglementation orientée vers le risque zéro. Selon lui, perpétuer la garantie de l’Etat pour les grandes banques serait désastreux.
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D’où l’espoir peut-il encore venir? par Konrad Hummler
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EN LIEN : Commentaire d’investissement no 280 du 5 décembre2011
http://www.wegelin.ch/sites/default/files/publications/wegelin_commentaire_investissement_280_0.pdf
EXTRAITS du Commentaire d’investissement no 280 du 5 décembre2011
La propriété résiste aux risques
Les droits liés à des titres comme les actions d’entreprise ont tendance à ressortir indemnes des périodes les plus troublées. C’est maintenant qu’il faut s’en souvenir.
Est-il justifié d’évaluer la propriété en vertu du même schéma que celui appliqué à toutes les autres classes de risque-rendement? La partie investie en actions doit-elle être considérée comme aussi interchangeable que toutes les autres composantes d’un portefeuille? Ou les actions méritent-elles un traitement particulier en vertu de cette qualité de «reflet de la propriété» qui est la leur? Si oui, le cours, qui n’est que le reflet de cette interchangeabilité, consti- tue-t-il donc le seul critère sur lequel l’achat, la vente et la «performance» doivent se baser? Autant d’interrogations qui, nous en convenons, viennent ébranler les fondements mêmes de notre activité bancaire.
Plus nous nous penchons sur la crise de la dette souveraine et – vu son élargissement au système bancaire – sur la crise financière 2.0, plus la notion de propriété nous paraît importante. Car il nous a été très clairement signifié comment, d’un simple trait de plume, on peut parvenir à un renoncement «volontaire» à 50% de créances et, partant, à un renoncement aux droits conférés aux créanciers dans la procédure de faillite, ainsi qu’à une totale dépréciation des assurances contre le risque de crédit. Le débat sur la «redénomination» des emprunts en euros en cas de démantèlement de la monnaie unique va dans le même sens: en période de crise, les valeurs nominales sont faciles à éliminer. Et cela vaut aussi pour les billets de banque et les avoirs en compte.
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14/12/2011 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché | Konrad Hummler | Laisser un commentaire