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Le bal des vampires ou l’offensive anglosaxonne contre l’Europe

Le bal des vampires ou l’offensive anglosaxonne contre l’Europe

Soros mène le bal , Roubini fait jouer l’orchestre  et Jeffrey Sachs n’est jamais très loin pour faire la claque !!!!

 Saving the World

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Pour George Soros, “les dirigeants européens mènent l’Europe à sa perte”

De passage à Paris, le financier George Soros livre ses réflexions sur la crise de la zone euro. Il fustige le poids de la Bundesbank et appelle à un changement politique radical. Visionnaire pour certains en raison de ses critiques du capitalisme, spéculateur sans scrupules pour d’autres après son raid contre la livre sterling en 1992, il développe ces propos dans son dernier ouvrage, Le chaos financier mondial (Presses de la Cité, 215 pages, 18 euros). 

Quel regard portez-vous sur l’élection présidentielle française ?

 Je ne vous dirai pas pour qui je voterais si j’étais Français ! Je pense que ce scrutin peut faire une différence en permettant une inflexion de la politique française, quel que soit le candidat élu. La France est dans une situation précaire : le marché du travail doit être assoupli, l’âge du départ à la retraite encore relevé, comme en Allemagne qui reste un modèle sur ce point. La France est vraiment en retard.

 Cela dit, la politique européenne reste clairement entre les mains de l’Allemagne. Si François Hollande est élu, il lui sera difficile de s’éloigner de la ligne allemande. Une remise en cause de l’orthodoxie financière pourrait exposer le pays à une attaque des marchés.

 Etes-vous inquiet de la situation actuelle de la zone euro ?

 Je crains que la politique des dirigeants actuels ne mène à un désastre. L’euro menace de détruire l’Union européenne et avec les meilleures intentions, les dirigeants sont en train de mener l’Europe à sa perte en essayant de préserver et d’imposer des règles inappropriées. Et ceux qui jugent la situation intolérable sont désormais tentés par une positon antieuropéenne.

 Même si l’euro survit, l’Europe a devant elle une période de grandes difficultés. Elle pourrait être similaire à ce qui est arrivé à l’Amérique latine après la crise de 1982 – une décennie perdue – ou au Japon, qui voit la croissance stagner depuis vingt-cinq ans. Ces pays ont tout de même survécu, mais l’Union européenne n’est pas un pays et je crains qu’elle n’y survive pas.

 A quelles règles inappropriées faites-vous référence ?

 Les traités de Maastricht et le traité de Lisbonne ont donné de profonds défauts à l’euro. Le premier est connu de longue date : il n’y a pas de Trésor commun, permettant d’emprunter au niveau européen. Mais surtout, et les dirigeants en étaient moins conscients, l’introduction de l’euro a créé de la divergence au lieu d’instaurer de la convergence.

 La crise ayant démarré en 2008 a engendré des situations d’endettement et de déficit très éloignées des critères de Maastricht. Les pays les plus fragiles de la zone euro ont découvert qu’ils sont dans une situation de pays du tiers monde, comme s’ils étaient endettés dans une monnaie étrangère. Avec à la clé de réels risques de défaut. Essayer de faire respecter des règles qui n’ont pas fonctionné n’a fait empirer la crise. Malheureusement, les autorités ne le comprennent pas. Elles font trop peu, trop tard et la crise s’amplifie. Pour la première fois, il est désormais possible que l’euro éclate.

 L’action de la BCE trouve-t-elle grâce à vos yeux ?

 Mario Draghi a lancé une mesure hors du commun avec les 1 000 milliards de liquidités injectés dans le système à travers ses prêts à trois ans. Mais les effets de cette opération ont été cassés par la contre-attaque menée par la Bundesbank [la banque centrale allemande]. Vu l’augmentation de la taille du bilan de la BCE, la Bundesbank s’est aperçu qu’elle encourait de lourdes pertes si jamais l’euro venait à éclater et s’oppose donc à la poursuite de cette politique afin de se protéger. Espérons que cela ne soit pas une prophétie auto-réalisatrice…

 Quelles sont vos pistes pour sauver la zone euro ?

 La crise peut être stoppée à tout moment. Mais il faut pour cela que les autorités réalisent qu’à situation extraordinaire, il faut des réponses extraordinaires, “out of the box” (“hors de la boîte”). Mais les règles ont besoin d’être changées pour être sûr que le système ne ressorte pas de sa boîte.

 Une proposition radicale serait de créer une holding à travers la BCE, où les Etats transféreraient 2 000 à 3 000 milliards d’euros d’obligations et n’auraient plus à payer d’intérêt. Ce qui donnerait une bouffée d’air à certains pays fragiles : l’Italie n’aurait plus besoin d’un excédent primaire s’élevant à 3 % du produit intérieur brut pour réduire sa dette. Il faudrait également un agenda de croissance pour la zone euro. Il est impossible de réduire la dette en faisant plonger la croissance économique.

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25/04/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Douce France, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Mon Banquier est Central, Project Syndicate | , , , , , | 1 Commentaire

Les créanciers privés de la Grèce sont de petits veinards, selon Nouriel Roubini

Les créanciers privés de la Grèce sont de petits veinards, selon Nouriel Roubini  

 

 L’offre de restructuration de la dette grecque est une chance inespérée pour les créanciers privés de sortir du guêpier grec, estime Nouriel Roubini. Les banques, fonds de pensions et autres “hedge funds” devraient ainsi se jeter sur l’offre qui prend fin ce soir, et cesser de se plaindre de la perte d’environ 75% de leur mise initiale, estime l’économiste dans un point de vue publié par le ‘Financial Times’ du jour.

 L’expert ajoute que les créanciers privés s’en tirent à bon compte dans cette opération, avec des conditions et garanties assez attractives : ils recevront notamment 30 MdsE en cash lors de l’échange de leurs obligations grecques et les nouvelles obligations en Euros qu’ils recevront seront de droit britannique et ne pourront être changées en drachmes si Athènes quittait l’Euro.

 Surtout, Nouriel Roubini estime que quels que soit les sacrifices demandés au secteur privé, c’est au final le secteur public, à savoir essentiellement la BCE et le FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui risquent de perdre le plus dans l’affaire… En effet, si l’échange de titres du secteur privé permettra d’effacer environ 110 MdsE de dette grecque, le secteur public s’apprête de son côté à prêter 130 MdsE supplémentaires à Athènes, en plus des 110 MdsE déjà engagés lors du 1er plan de sauvetage en mai 2010. Or, l’économiste estime que malgré ces plans et les efforts du secteur privé, la dette de la Grèce restera insoutenable à moyen terme, avec au mieux une dette publique à120% du PIB en 2020, voire à160% en cas de nouveaux dérapages… Dans ces conditions, il estime que le plus grand risque de perte sur la Grèce vient d’être transféré du secteur privé au secteur public, notamment à la BCE (qui a racheté environ 50 MdsE de dette grecque, répartis dans les banques centrales de la zone Euro) et au FESF. Les cranciers publics, s’ils ont été épargnés aujourd’hui par le “haircut” imposé aux banques, risquent fort de devoir effacer dans quelques années, une grande partie la dette grecque qu’ils détiennent, conclut l’économiste américain…

 source  Finance  Plus mars12

08/03/2012 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Europe, Financial Times, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | 2 Commentaires

Pour Nouriel Roubini, la solution à la crise passe par une baisse de l’euro de 20 à 30%

Pour Nouriel Roubini, la solution à la crise passe par une baisse de l’euro de 20 à 30%

 Propos recueillis par Emmanuel Garessus Zurich

Pour Nouriel Roubini, la solution à la crise passe par une baisse de l’euro de 20 à 30% Le professeur de la Stern School of Business, à New York, estime que les pays du centre de la zone euro ne doivent pas seulement exiger un ajustement budgétaire, mais aussi aider les pays périphériques. Le pire n’est pas forcément derrière, prédit-il

Nouriel Roubini, professeur d’économie à la Stern School of Business, à New York, était l’une des vedettes de la 5e Journée organisée par EFG Financial Products, mardi, à Zurich, aux côtés de Otmar Issing, ancien chef économiste de la BCE. Ce dernier a estimé que le pire de la crise de la zone euro était probablement passé. On avance dans la bonne direction, a déclaré cet adversaire des «eurobonds». Il a toutefois ajouté que la zone euro devrait perdre sans doute un membre, la Grèce: «Le déficit est à nouveau inférieur aux attentes de la mi-2011. Et il ne sera pas possible à ce pays d’aligner dix ans sans croissance. La Grèce ne peut pas être financée ad aeternam de cette façon», a-t-il affirmé. Le Temps a pu s’entretenir avec Nouriel Roubini sur ce sujet.

Le Temps: Est-ce que le pire de la crise de la zone euro est passé?

Nouriel Roubini : Aux Etats-Unis et dans les pays émergents, le pire est derrière nous, mais dans la zone euro, et surtout dans les pays périphériques, des chocs peuvent encore se produire. Ici, le pire n’est peut-être pas passé.

– Est-ce que la Grèce va rester membre de la zone euro?

– La Grèce pourrait être le premier pays à sortir de la zone, même si la restructuration de la dette est en cours. Le pays doit affronter deux problèmes, l’un de stock, soit le niveau de la dette, et l’autre de flux, soit le défaut de croissance et de compétitivité. L’ajustement de la monnaie est nécessaire.

– Est-ce possible d’espérer qu’un pays subisse dix ans de stagnation sans provoquer de graves troubles sociaux?

– Aucun pays ne peut accepter un maintien durable en récession pour ajuster ses prix et ses salaires et redevenir compétitif. Il en résulterait des problèmes sociaux et politiques majeurs. C’est pourquoi le risque demeure d’un défaut de la Grèce et de sa sortie de la zone pour restaurer sa compétitivité.

– Que recommanderiez-vous au gouvernement d’Angela Merkel?

– Je dirais qu’elle devrait accorder la priorité à la croissance plutôt qu’à l’austérité. Le coût d’une crise politique et sociale serait trop élevé. Au plan européen, je pense que la BCE devrait baisser ses taux d’intérêt et accroître l’assouplissement monétaire (QE) ainsi que se transformer en prêteur de dernier ressort. Ensuite, la valeur de l’euro devrait baisser de 20 à 30%. Puis, il faudrait contrebalancer par un soutien budgétaire du centre l’ajustement budgétaire de la périphérie. Enfin, il faudrait créer un processus de mutualisation de la dette.

Est-ce que l’Europe sera plus riche qu’aujourd’hui?

– Tout dépendra de la capacité des pays à réformer leurs structures et à améliorer leur productivité. Cela passe non seulement par un équilibre des budgets mais aussi par la libéralisation des marchés du travail. Au cours de la prochaine décennie, il y aura des gagnants et des perdants. L’Allemagne figurera au sein des premiers alors que la Grèce et le Portugal appartiendront aux seconds.

– Quel est votre scénario pour les marchés financiers?

– Le dollar devrait se renforcer vis-à-vis de l’euro en raison de la crise de la zone euro. Sur les marchés, il existe de nombreux risques de chocs majeurs. Les investisseurs devraient adopter une politique défensive.

– Le débat est vif sur les réformes du capitalisme. Quelle est votre position à cet égard?

– Il y a une crise du capitalisme, mais ni le socialisme ni le communisme ne fonctionne. Le capitalisme conduit à des cycles économiques, des phases de bulles et de crises, et des inégalités croissantes. Beaucoup reste à faire. Il est crucial de réduire les déficits budgétaires, de diminuer les dépenses des Etats et d’accroître les impôts. De plus, la classe moyenne paie un fardeau fiscal trop lourd par rapport aux plus riches.

25/01/2012 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps | , | 2 Commentaires

USA: un redressement trompeur par Nouriel Roubini

USA: un redressement trompeur par Nouriel Roubini

 Depuis quelques mois aux USA les indicateurs macroéconomiques sont meilleurs que prévus. La création d’emplois a redémarré, les secteurs de la production manufacturière et des services se sont quelque peu redressés, même l’immobilier donne des signes d’amélioration et la croissance de la consommation fait preuve d’une certaine résilience. Pourtant malgré cette éclaircie, en 2012 la croissance américaine restera faible et inférieure à la tendance, car les signes de redressement économique sont trompeurs.

Tout d’abord les revenus et le patrimoine des ménages américains restent menacés et ils subissent les conséquences de la dette. Pourtant malgré la stagnation des salaires réels leur revenu disponible a augmenté modestement, notamment en raison des baisses d’impôts et des transferts sociaux. Mais cette situation ne peut s’éterniser : un jour ou l’autre ces transferts devront être réduits et les impôts augmentés pour diminuer le déficit budgétaire. Les derniers chiffres montrent déjà un fléchissement de la consommation par rapport aux deux derniers mois, avec des ventes simplement passables à l’occasion des fêtes de fin d’année.

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13/01/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Chinamerica, Commentaire de Marché, Consommation, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Mondialisation, Pays Emergents, Project Syndicate, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Laisser un commentaire

Fragile et déséquilibré en 2012 par Nouriel Roubini

Fragile et déséquilibré en 2012 par Nouriel Roubini

Les perspectives pour l’économie globale en 2012 sont claires, mais elles ne sont pas gaies : récession en Europe, croissance anémique au mieux aux États-Unis, un ralentissement ponctuel en Chine et dans la plupart des économies de marché émergentes. Des économies asiatiques sont exposées à l’influence de la Chine. L’Amérique latine est exposée aux cours plus faibles des matières premières (car la Chine et les économies avancées ralentissent). L’Europe centrale et l’Europe de l’Est sont exposées à la zone euro. Et l’agitation au Moyen-Orient cause des risques économiques sérieux – là comme ailleurs – car le risque géopolitique demeure fort et les prix du pétrole élevés contraindront ainsi la croissance globale.

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17/12/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Project Syndicate | | Laisser un commentaire

Les suites de la chute de la zone euro par Nouriel Roubini

Les suites de la chute de la zone euro par Nouriel Roubini

La crise de la zone euro semble avoir atteint son maximum, avec la Grèce au bord de la faillite et une sortie sans gloire de l’Union monétaire, et à présent avec l’Italie sur le point de perdre son accès au marché. Mais les problèmes de la zone euro sont bien plus préoccupants. Ils sont structurels et ils affectent gravement au moins quatre autres économies. Celles de l’Irlande, du Portugal, de Chypre et de l’Espagne.

 source Financial Times

Pendant la dernière décennie, les PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) ont été des consommateurs de premier et dernier recours de la zone euro, dépensant plus que leurs revenus et affichant des déficits toujours plus importants de leurs comptes courants. Pendant ce temps, le noyau de la zone euro (l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la France) ont  joué leur rôle de producteurs de premier et dernier recours, ont dépensé moins que leurs revenus et affiché des excédents de comptes courants toujours plus importants.

 Ces déséquilibres des balances des paiements sont également motivés par la force de l’euro depuis 2002 et par la divergence entre les taux de change réels et la compétitivité au sein de la zone euro. Des coûts unitaires de main-d’oeuvre ont chuté en Allemagne et dans d’autres parties du noyau (puisque la croissance des salaires a retardé celle de la productivité), conduisant à une dépréciation réelle et à une augmentation des surplus de compte courant, alors que l’inverse s’est produit dans les PIIGS (et Chypre), conduisant à une réelle plus-value et à un élargissement des déficits des comptes courants. En Irlande et en Espagne, l’épargne privée s’est effondrée, et une bulle immobilière a alimenté une consommation excessive, alors qu’en Grèce, au Portugal, à Chypre et en Italie, des déficits excessifs ont exacerbé les déséquilibres des balances des paiements.

 L’accumulation de dette publique et privée qui en a résulté dans les pays trop dépensiers est devenu ingérable quand les bulles immobilières ont éclaté (en Irlande et en Espagne) et quand les déficits des comptes courants, les déficits budgétaires, ou les deux sont devenus insoutenables dans toute la périphérie de la zone euro. En outre, les forts déficits des comptes courants des pays de la périphérie, alimentés comme ils l’étaient par une consommation excessive, ont été suivis de stagnation économique et de perte de compétitivité.

 Que va-t-il donc se passer maintenant?

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14/11/2011 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Europe, Project Syndicate, Trappe à Dettes | | 1 Commentaire

Roubini annonce une catastrophe bancaire aux US

Roubini annonce une catastrophe bancaire aux US

Un simple tweet de Nouriel Roubini – connu pour ses prévisions pessimistes mais souvent justes – a suffi pour semer tout un émoi dans le milieu financier américain. Il y est dit, en effet, que Goldman Sachs et Morgan Stanley, deux des plus grandes banques d’affaires des États-Unis, sont menacées d’un grave danger. Ni plus ni moins.

 Voici le “gazouilli” en question, envoyé lundi aux quelques 100 000 personnes qui le suivent sur Twitter : «What happened to MF Global could happen to Jefferies, Barclays, Goldman Sachs & Morgan Stanley. Leverage & maturity mismatch can lead to runs».

  Roubini s’alarme ainsi de la dépendance de ces institutions bancaires aux prêts à courts termes. Comme cela est arrivé, entre autres, à MF Global, elles risquent de pâtir du fait que des prêteurs ne vont bientôt plus être en mesure d’honorer leurs dettes. Les conséquences si cela devait survenir ? À n’en pas douter, un désastre à Wall Street, et par contagion, à l’économie mondiale.

 La semaine dernière, M. Roubini a annoncé l’effondrement «imminent» de la zone euro, et par suite, «une vaste secousse» à l’échelle planétaire….L’Italie pourrait être contrainte en effet d’abandonner l’euro et de revenir à sa monnaie nationale afin de régler le problème de sa dette publique, estime il, cité par le Financial Times.

Selon l’expert, l’Italie est exposée à un risque de récession économique sur fond de mesures d’économies budgétaires. Dans ce contexte, le pays pourrait être forcé d’envisager une sortie de la zone euro, ce qui pourrait provoquer la dislocation de l’union monétaire européenne,

source la Presse Affaires nov11

12/11/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Les Affaires, Mon Banquier est Central | | 1 Commentaire

Nouriel Roubini chercherait à vendre sa firme de recherche économique : Roubini Global Economics (RGE)

Nouriel Roubini chercherait à vendre sa firme de recherche économique : Roubini Global Economics (RGE)

 

 Roubini Global Economics (RGE) serait à vendre, selon des sources proches du dossier. La firme de recherche économique, créée par le célèbre économiste Nouriel Roubini, n’a toutefois pas voulu confirmer l’information. Lancée en 2005, au départ de la reprise de Monitor, un site internet créé par Roubini en 1997, la société devrait générer cette année 14 millions de dollars de revenus.

Mais selon des sources proches du dossier, elle devrait aussi annoncer une perte de 2 millions de dollars. Quatre-vingt cinq employés y travaillent actuellement. Selon CNBC, RGE ne serait pas rentable; raison pour laquelle Roubini et ses associés chercheraient à la vendre. Tout en voulant par la suite continuer leurs activités.

La firme est présente à New York et à Londres, et dispose de 1000 clients. Depuis la crise financière de 2008, prédite correctement par Nouriel Roubini, ses revenus ont triplé. Mais pas assez pour soutenir ses frais de fonctionnement. Elle propose des compte-rendu quotidiens sur les tendances macroéconomiques globales, mais aussi sur 80 économies individuelles. Elle donne aussi des recommandations d’investissement. La dernière était de vendre les obligations européennes.

Roubini Global Economics, n’a encore jamais fait de bénéfice. Cette année, elle devrait réaliser 14 millions de dollars de recettes, sur lesquels elle devrait enregistrer 2 millions de dollars de pertes. Pour 2012, on s’attend à une croissance de 8%, et pour 2013, elle devrait être de 40%. Le prix demandé n’est pas connu, bien que les investisseurs intéressés aient été invités à soumettre leurs offres.

source L’Echo oct11

15/10/2011 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Echo | | Laisser un commentaire

L’inégalité, source d’instabilité ! par Nouriel Roubini

L’inégalité, source d’instabilité ! par Nouriel Roubini

Cette année aura été marquée par une vague d’agitation et de troubles un peu partout à travers le monde, avec des manifestations de masse tant dans les rues que dans le cyber-espace : le printemps arabe, les émeutes de Londres, en Israël les manifestations de la classe moyenne contre le coût élevé de l’immobilier et la pression inflationniste qui menace le niveau de vie, les manifestations étudiantes au Chili, les luxueuses voitures des “riches” qui brûlent en Allemagne, le mouvement contre la corruption en Inde, la montée du mécontentement à cause de la corruption et des inégalités en Chine et maintenant le mouvement “Occupons Wall Street” à New-York et à travers les USA.

 Même si ces différents mouvements n’ont pas de thème unificateur, ils expriment chacun à leur  façon les inquiétudes des classes laborieuses et des classes moyennes à travers le monde face à la concentration croissante du pouvoir entre les mains des élites économiques, financières et politiques. Les raisons en sont claires : un chômage élevé qui frappe les pays avancés et les pays émergents, une formation et une éducation inadéquate qui ne permettent pas aux jeunes et aux travailleurs d’être compétitif dans un monde globalisé, la colère face à la corruption (ce qui inclut les groupes de pression qui agissent en toute légalité) et l’écart de revenus et de richesses qui se creuse rapidement dans les pays avancés et les pays émergents en croissance rapide.

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13/10/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Ernst & Young, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mondialisation, Project Syndicate, Trappe à Dettes | | Laisser un commentaire

Comment éviter une dépression par Nouriel Roubini

Comment éviter une dépression par Nouriel Roubini

Les dernières données économiques laissent à penser que la récession est de retour dans la plupart des économies avancées, avec des marchés financiers soumis à des niveaux de stress qu’on n’avait pas connu depuis l’effondrement de la banque Lehman Brothers en 2008. Les risques d’une crise économique et financière pire que la précédente – frappant cette fois-ci non seulement le secteur privé, mais également des États souverains proches de l’insolvabilité – sont considérables. Quels moyens peuvent donc être mis en ouvre pour limiter les répercussions d’une nouvelle contraction économique et prévenir une débâcle financière et une dépression encore plus profonde ?

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20/09/2011 Publié par | Chinamerica, Commentaire de Marché, Europe, Mondialisation, Project Syndicate, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Laisser un commentaire

Le capitalisme est-il condamné ? par Nouriel Roubini

Le capitalisme est-il condamné ? par Nouriel Roubini

Ainsi que le montrent la volatilité massive de la Bourse et la correction des valeurs boursières qui frappent les marchés financiers mondiaux, les économies avancées sont au bord d’une récession à double creux. Une crise financière et économique due à un endettement trop important du secteur privé a conduit à un réendettement massif du secteur public afin d’éviter une deuxième Grande dépression. Mais de ce fait, le redémarrage qui a suivi a été anémique dans la plupart des pays avancés.

 

La concomitance d’un prix élevé du pétrole et des matières premières, des troubles au Moyen-Orient, du tremblement de terre et du tsunami au Japon, de la crise de la dette dans la zone euro et des problèmes budgétaires américains (avec maintenant la baisse de sa notation par les agences spécialisées) ont provoqué une brusque hausse de l’aversion aux risques. Sur le plan économique, les USA, la zone euro et le Royaume-Uni tournent au ralenti. Même les pays émergents à croissance rapide (la Chine, certains autres pays d’Asie et d’Amérique latine) et les pays dont l’économie est basée sur l’exportation (l’Allemagne et l’Australie, pays riche en ressources naturelles) vers les marchés émergents connaissent eux aussi un fort ralentissement. 

Jusqu’à l’année dernière, les responsables politiques parvenaient toujours à proposer une solution pour regonfler le prix des actifs et relancer l’économie. Des plans de stimulation budgétaire, des taux d’intérêt proches de zéro, deux périodes de relâchement monétaire, le confinement de la dette, des milliers de dollars dépensés dans des plans de sauvetage et des provisions de liquidité pour les banques et les institutions financières, les gouvernements ont tout essayé et les voici maintenant démunis.

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16/08/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Project Syndicate | | Laisser un commentaire

Roubini par ci, Roubini par là…

 Roubini par ci, Roubini par là…

L’économiste américain Nouriel Roubini estime que la probabilité de voir la Grèce et le Portugal devoir quitter la zone euro est encore élevée, malgré les mesures adoptées la semaine dernière par les chefs d’État et de gouvernement réunis à Bruxelles.

 

«J’estime à 30% les chances de la Grèce ou du Portugal de sortir de la zone euro», a-t-il déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Die Zeit paru jeudi.

 Roubini, qui a à maintes reprises prédit la disparition de la zone euro, estime que le nouveau plan de sauvetage de la Grèce adopté , assorti de moyens élargis pour le fonds de soutien (FESF) pour se porter à l’aide des pays en difficulté de la zone, ne résout rien.

 «Les responsables (européens) assurent que cette opération de sauvetage restera l’exception absolue, mais c’est une illusion. L’Irlande et le Portugal sont également insolvables», déclare-t-il, jugeant que les plans de sauvetage adoptés en fin d’année dernière pour l’Irlande et au printemps pour le Portugal ne seraient pas non plus suffisants. 

«L’Irlande devra soit restructurer ses banques soit restructurer ses finances publiques», ajoute-t-il, jugeant que les responsables politiques européens «pourront louvoyer peut-être encore cinq ans», mais qu’ils n’auront ensuite le choix que de «se ranger à des décisions très dures».  

Et sur la faiblesse de la croissance US 

«L’économie américaine est à l’arrêt, a-t-il commenté sur Twitter , après la publication des chiffres. Le troisième trimestre commence faiblement. Et ce n’est pas qu’un simple ralentissement.»

«Les États-Unis se débattent aussi dans des problèmes graves», déclare-t-il soulignant qu’il y a un besoin urgent d’investissements dans les infrastructures et la formation. Parallèlement, l’endettement privé et public est très élevé».

 «Tous les pays industrialisés occidentaux ont des problèmes d’endettement actuellement et malheureusement il n’y a aucune solution rapide à cela»

30/07/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | Laisser un commentaire

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