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La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine par Richard Dupaul

La corde pour nous pendre! Nouvelles de Chine  par Richard Dupaul

La Chine place ses pions en Europe

Avec un pactole de 3400 milliards US en réserves monétaires, la Chine a commencé à diversifier ses investissements étrangers, délaissant ses placements prudents dans les obligations d’État. Les Chinois préfèrent de plus en plus les actifs tangibles dont la valeur est déprimée. Leur magasin préféré: l’Europe.

L’Europe va mal. L’économie rétrécit, le chômage grimpe sans cesse, et les jeunes quittent le navire. Décourageant? Non, une occasion en or pour la Chine qui continue de faire son marché sur le Vieux Continent, avec appétit.

D’après le fonds A Capital, une firme de Pékin qui fait un relevé trimestriel («dragon index») des investissements outre-frontière, c’est même la zone euro qui attire la plus grande part des capitaux chinois.

La firme se base sur les fusions-acquisitions menées par des groupes chinois à l’étranger. En 2012, l’Europe a recueilli 33% des fonds investis, soit 12,6 milliards US. Un record. C’est nettement plus qu’en 2011 (10,4 milliards US) et très loin devant l’Amérique du Nord, avec environ 5,5 milliards US. Un résultat surprenant, vu la reprise économique en cours aux États-Unis, qui devrait en principe attirer les investisseurs.

De toute évidence, les investisseurs chinois sont attirés par les actifs européens vendus à des prix attrayants en cette période de crise. Un petit retour sur 2012 montre que les Chinois ont d’ailleurs fait de belles prises.

Ils ont mis la main notamment sur des géants industriels allemands en difficulté, dont Kion Group (machinerie) et Putzmeister (cimenterie), et le producteur britannique de céréales Weetabix.

China Investment Corp., le plus important fonds d’investissement étatique en Asie, a aussi pris une participation minoritaire dans des infrastructures britanniques stratégiques, incluant l’aéroport Heathrow et la Thames Water Utility. C’est une percée au coeur du royaume de Sa Majesté. Sans oublier que des fonds chinois ont fait des achats importants au Portugal et en Grèce, deux pays à vendre à la découpe ces temps-ci.

Le fait que l’Europe attire plus de capitaux chinois que les États-Unis, malgré la prise de contrôle très médiatisée l’an passé de Wanda sur la chaîne de cinémas AMC Theatres, témoigne de l’accueil souvent glacial des Américains.

Washington est particulièrement vigilant quant aux investissements étrangers sur son territoire, et cela a pour effet de décourager les avances des acquéreurs. Dans ce domaine, le cadre réglementaire est plus souple en Europe qu’aux États-Unis où, par exemple, «le Sénat peut bloquer, de manière arbitraire, des investissements», explique dans une note financière André Loesekrug-Pietri, fondateur d’A Capital.

Les Chinois apprécient également le savoir-faire européen dans l’énergie, l’eau, les transports, l’automobile et l’aéronautique, tous des secteurs appelés à développer en Chine.

Les entreprises chinoises ont «besoin de savoir-faire, et c’est en Europe que se trouvent les meilleures technologies», affirme le responsable.

D’autres noms? Volvo (Suède), le port de Pirée (Grèce), McCormick (France)… autant d’entreprises ou d’actifs de valeur qui ont aussi été cueillis comme des fruits mûrs par les Chinois depuis 2009 pour leur valeur stratégique à long terme.

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09/05/2013 Publié par | Afrique, Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Le Temps, Matières Premières, Monétarisme, Mondialisation, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist | | Poster un commentaire

De fastes Fêtes pour America inc. par Richard Dupaul

De fastes Fêtes pour America inc. par Richard Dupaul

En cette fin d’année 2012, les entreprises américaines nagent dans l’argent -un grand bassin rempli de plus de 1700 milliards US, nous apprend la Réserve fédérale (Fed). 

À peine quatre ans après l’éclatement de la crise financière aux États-Unis, America inc. a accumulé des liquidités records. Or, tout indique qu’une portion de ce festin se retrouvera sur la table des nantis pour la période de Fêtes, sous la forme de dividendes et de bonis divers. 

Les salariés, quant à eux, se contenteront de quelques miettes, indique un autre rapport à Washington. 

À la fin du troisième trimestre, les sociétés américaines (excluant le secteur financier) détenaient 1740 milliards US de liquidités (argent et titres facilement encaissables), selon la Fed. Il s’agit d’une hausse de 44 milliards US par rapport au trimestre précédent. 

Avec la reprise dans l’immobilier et l’énergie qui tire la première économie mondiale, les entreprises américaines ont engrangé au troisième trimestre de solides résultats -avec une hausse de 19% de leurs profits, selon le dernier rapport sur le PIB (produit intérieur brut). 

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25/12/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Poster un commentaire

Fin de "fiesta immobilière" : Gare à la gueule de bois hollandaise et danoise

Fin de fiesta "immobilière" : Gare à la gueule de bois hollandaise et danoise

Aux Pays-Bas, les prix de l’immobilier se sont effondrés de 20% depuis le pic enregistré en 2007.

C’est un cauchemar qui réveille les banquiers la nuit: un marché immobilier gonflé au crédit facile, des prix qui chutent, des familles incapables de rembourser leurs dettes.

Vous avez reconnu les États-Unis avant la crise financière 2008-2009? Ou l’Espagne aujourd’hui? Non. Bienvenue aux Pays-Bas, l’une des économies les plus prospères d’Europe… pourtant aux prises avec un énorme problème financier. C’est aussi un dérapage qui devrait faire réfléchir beaucoup de Canadiens. 

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Le «pot» a beau être consommé en toute légalité dans certains cafés d’Amsterdam, les propriétaires de maisons aux Pays-Bas ne planent pas très haut ces jours-ci: les prix de l’immobilier se sont effondrés de 20% depuis le pic enregistré en 2007. L’éclatement de la bulle immobilière a un effet dévastateur, ayant plongé plus de 10% des propriétaires dans une situation financière précaire. Pire, cette glissade devrait se poursuivre, selon un rapport de la banque UBS.

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17/11/2012 Publié par | Canada, Europe, Immobilier, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | 7 Commentaires

Indonésie : L’autre atelier du monde» survole la crise

L’autre atelier du monde» survole la crise

 C’est le plus grand pays musulman du monde… et l’économie la plus «hot» d’Asie du Sud-Est. Contradiction?

Non, c’est l’Indonésie. Malgré ses convictions religieuses qui ne sont pas habituellement associées à un grand dynamisme économique, ce pays est l’un des rares qui transcendent la crise économique mondiale.

Économie galopante, dette négligeable, ressources abondantes… même l’intraitable Moody’s vient de relever sa note de crédit. Surnommée «l’autre atelier du monde» après la Chine, l’Indonésie est le nouveau «I» qu’il faudra un jour inclure dans le BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

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23/02/2012 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Le Graphique du Jour, Mondialisation, Pays Emergents | | Poster un commentaire

Chine: Debt is harmony et paix sociale/objectif de croissance de 14% de la Masse Monètaire

Chine: Debt is harmony et paix sociale/objectif de croissance de 14% de la Masse Monètaire

La Chine a fixé à 14% son objectif d’expansion de la masse monétaire M2 (agrégat large) pour 2012, contre un objectif de 16% en 2011, a rapporté la banque centrale sur son site internet. M2 regroupe la monnaie en circulation et les dépôts à vue (M1) plus les dépôts à court terme et les comptes d’épargne. L’objectif arrêté pour cette année, qui détermine la quantité de monnaie en circulation, est supérieur à l’expansion de 13,6% qui a eu lieu en 2011.

Le dragon chinois est-il trop endetté?

  Des provinces et des villes hyper endettées, qui sont incapables de rembourser leurs créanciers. Un gouvernement central qui doit voler à leur rescousse pour éviter un défaut de paiement.La Grèce? Le Portugal? Non, la Chine. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’autorité suprême des milieux financiers, la Commission chinoise de régulation bancaire (CBRC), envisage de restructurer les dettes des collectivités locales en Chine, a révélé mardi dernier le China Daily, citant une source au sein de cette commission. Les sommes en jeu sont énormes, soit quelque 1700 milliards CAN (10 700 milliards de yuans).Près de la moitié de ces prêts doit être remboursée cette année. Toutefois, plusieurs provinces et municipalités ne pourront pas honorer leurs engagements, confirmant ainsi les soupçons qu’entretiennent les milieux financiers occidentaux au sujet de la Chine.  On ne sait toujours pas quelle proportion des dettes locales devrait être restructurée. Or, selon des experts, les prêts arrivant à maturité cette année pourraient être étendus pour une période de quatre ans. Autrement dit, Pékin doit donner de l’oxygène aux régions, qui étouffent littéralement sous le poids de leurs dettes.

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21/02/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Bloomberg, Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters, Wall Street Journal in french | | 2 Commentaires

Zone Euro : Des prêteurs qui ne prêtent pas

Le tassement de la croissance monétaire au sens large (M3 en hausse de 1.6% en glissement annuel en décembre) et des crédits octroyés au secteur privé (1% de progression sur douze mois) traduit la prudence des banques qui cherchent prioritairement à renforcer leurs bilans dans la perspective de Bâle III. Les prêts généreusement accordés par la BCE ne sont pas transmis aux ménages ou aux entreprises. Les montants extravagants placés quotidiennement auprès de la banque centrale (près de 500 milliards!) sont symptomatiques d’une grande méfiance mutuelle parmi les banques commerciales.

 Pour un entrepreneur, l’enfer doit ressembler à ceci: un grand immeuble de marbre où des centaines de banquiers, assis sur une grosse pile d’argent, vous accueillent avec le sourire… en refusant de vous prêter le moindre sou. Jour après jour. En Europe, des milliers de chefs d’entreprises, petites et grandes, vivent ce cauchemar infernal ces temps-ci.

Les chiffres officiels, tombés vendredi, sont éloquents : la croissance des prêts au secteur privé a chuté en décembre de moitié (à 1% sur une base annuelle) par rapport à la moyenne de l’été dernier. Bref, le crédit est en panne.

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31/01/2012 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, crédit crunch, Europe, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central | | 2 Commentaires

Démographie : L’Asie a besoin de petits dragons

Démographie : L’Asie a besoin de petits dragons

 Avec l’année du Dragon qui débute , l’Asie s’attend à connaître un mini baby-boom en 2012. Mais les nouveau-nés auront beau cracher du feu et brandir les griffes, ils n’écarteront pas une menace qui plane sur la région: un vieillissement accéléré de la population.

L’année du Dragon promet courage et sagesse aux enfants nés sous ses auspices, selon des croyances ancestrales, ce qui incite beaucoup de couples à avoir un enfant. Un poupon né sous le signe du dragon, symbole des empereurs, devrait apporter le bonheur à toute sa famille, selon l’astrologie chinoise. Aussi, en Chine, on prévoit une hausse de 5% des accouchements cette année, disait l’agence de presse officielle Chine Nouvelle la semaine dernière. Le même phénomène est attendu à Hong Kong, Taïwan et Singapour.

Le problème, c’est que le satané dragon ne se pointe le museau que tous les 12 ans, ce qui n’aidera pas beaucoup à redresser un taux de natalité beaucoup trop faible.

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24/01/2012 Publié par | Chinamerica, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Affaires, Pays Emergents, Retraite, Démographie et Vieillissement | | Poster un commentaire

Construire de nouveaux gratte-ciel annoncent des crises, selon une étude

Construire de nouveaux gratte-ciel annoncent des crises, selon une étude

La construction de gratte-ciel a souvent précédé des crises financières, si bien que les investisseurs devraient se méfier de la Chine et de l’Inde, où les chantiers se multiplient, conclut une étude publiée mercredi par la banque britannique Barclays. Barclays Capital estime qu’il existe "une corrélation dangereuse entre la construction des plus grands immeubles du monde et une crise financière imminente : New York 1930, Chicago 1974, Kuala Lumpur 1997 et Dubaï 2010". Dernier exemple en date : la tour Burj Khalifa à Dubaï, géant de plus de 800 mètres de haut inauguré au moment où l’émirat était rattrapé par une crise financière.

Ce lien, qui peut être illustré sur les 140 dernières années, n’est pas le fait du hasard, affirment les experts de la banque d’affaires.Les gratte-ciel sont en effet souvent le symptôme d’une bulle immobilière plus large et "reflètent une mauvaise affectation du capital et l’imminence d’une correction économique". "Les investisseurs devraient donc faire particulièrement attention à la Chine", qui compte actuellement 53% des gratte-ciel en construction dans le monde, selon les auteurs de l’étude.L’Inde doit aussi être surveillée de près : avec seulement deux tours géantes achevées, elle en a 14 autres en construction, et elle doit inaugurer d’ici 2016 la deuxième plus grande du monde, la "Tower of India". Cette explosion des constructions pharaoniques risque une nouvelle fois de mal finir, met en garde Barclays, qui prévoit une possible "correction économique pour les deux plus grandes économies d’Asie dans les cinq prochaines années".

source afp janv

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12/01/2012 Publié par | Chinamerica, Consommation, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Les Affaires | , | Un commentaire

Brésil: crédit, quand tu nous tiens

Brésil: crédit, quand tu nous tiens

 Le Brésil, qui carburait naguère aux exportations, a choisi de stimuler le crédit à la consommation pour soutenir sa croissance en ces temps difficiles. Un pari risqué.

source Wall Street Journal 

source Credit Suisse

Crise européenne? Panne américaine? Connaît pas, vous diront des millions de Brésiliens, qui continuent de consommer et d’emprunter avec une confiance peu commune ces jours-ci.

En septembre, pendant que le monde redoutait la faillite imminente de la Grèce et que les Bourses plongeaient, le crédit au Brésil a connu sa plus forte augmentation de l’année.

Parallèlement, les prix des maisons dans les principales villes du pays continuaient de grimper à un rythme de 22 à 28% par an en moyenne et ce, en dépit du ralentissement de l’industrie brésilienne qui, elle, ressent les effets du ralentissement économique mondial.

Crise, vous dites? Pas pour les Brésiliens, qui continuent à faire la fête parce que, au grand marché du crédit, on affiche «bar ouvert».

Un bond de 45,3%

Selon la banque centrale brésilienne, la valeur des prêts, pour la période de 12 mois se terminant au 30 septembre, a enregistré une hausse de presque 20% par rapport à la même période un an plus tôt.

Et ce n’est pas tout. Dans la foulée de la frénésie immobilière qui se poursuit dans la cinquième économie mondiale, le volume des prêts hypothécaires a bondi… de 45,3%!

Certes, emprunter est une habitude encore relativement nouvelle pour des millions de Brésiliens, surtout dans le secteur des prêts hypothécaires. Et les banques brésiliennes sont toujours en bonne santé, selon les agences de notation.

Si bien que la banque centrale brésilienne n’y voit pas de problèmes. Craignant un ralentissement généralisé de l’économie, elle vient même d’ouvrir les vannes du crédit.

Contre toute attente, la banque de l’État a abaissé les taux d’intérêt en août, en retranchant 1,0% au taux directeur, qui est passé à 11,5%. la BACEN a de nouveau revu en novembre  à la baisse de 50 pb son taux directeur Selic et a utilisé la suppression de la taxe OIF sur les achats d’actions et d’obligations réalisés par les étrangers afin de retenir les investissements étrangers et, par là même, d’empêcher lereal de se déprécier. Dans ce contexte, la devise brésilienne s’est appréciée de 5,16% face au dollar américain. La Banque centrale a ainsi abaissé à trois reprises consécutive son taux directeur à 11% l’an actuellement pour tenter de se protéger contre la contagion de la crise mondiale. Ce taux reste toutefois l’un des plus élevés du monde.

Et  les autorités bancaires ont relâché les restrictions sur le crédit aux particuliers, en vigueur pourtant depuis quelques mois seulement.le gouvernement a ainsi décider de diminuer les taxes sur les produits blancs et les crédits à la consommation

Le message aux Brésiliens: empruntez.

Pas surprenant que les grands commerçants de la planète, de Wal-Mart à Carrefour, se battent pour obtenir une plus grande part du lucratif marché brésilien.

Inflation

Toutefois, les économistes craignent les effets à moyen et à long terme de cette manne.

«Ces mesures (de la banque centrale) visent clairement à réduire la pression sur les consommateurs qui sont affectés par l’inflation et un ralentissement de l’économie», affirme la Banco Bradesco SA, dans une note économique. «Mais ces mesures risquent aussi d’attiser l’inflation», ajoute la banque brésilienne.

L’inflation est déjà un gros problème pour la première économie d’Amérique latine, avec une hausse généralisée des prix qui a atteint un taux inquiétant de 7,12% en octobre. L’inflation a encore progressé en novembre par rapport à octobre pour s’établir à 6,6% sur un an, un résultat supérieur à l’objectif fixé par le gouvernement: 4,5% pour l’année avec une tolérance maximum de 6,5%.  Les prix à la consommation ont augmenté de 0,5% le mois dernier contre 0,4% en octobre, accumulant une hausse de 5,9% depuis le début de l’année- Ils ont été tirés à la hausse par l’augmentation du prix des aliments et notamment celui de la viande. Le gouvernement table sur le fait que l’inflation commencera à reculer au cours des prochains mois et qu’elle baissera à 4,5% en 2012

L’augmentation du coût de la vie, particulièrement marquée dans les grands centres comme São Paulo et Rio de Janeiro, affecte de plus en plus les démunis, rapportent des médias locaux.

Or le Brésil, qui compte plus de 190 millions d’habitants, prétend avoir sorti de la misère plus de 30 millions de personnes durant les années de gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). Durant cette période, l’extrême pauvreté a chuté de 12% à 4,8% de la population. Un exploit remarquable qui a bénéficié des programmes sociaux généreux, mais aussi d’un meilleur accès au crédit.

Toutefois, certains voient gonfler une énorme bulle: 28% du revenu disponible des Brésiliens sert désormais à rembourser des dettes (contre jusqu’à 16% du revenu des Américains). Le nombre de Brésiliens ayant plus de 3000$US de dettes a plus que doublé depuis 2004, alors que 150 millions de cartes de crédit circulent dans le pays, trois fois plus qu’en 2008, selon des organismes locaux de défense des consommateurs.

En revanche, le gouvernement est confronté à une dure réalité: la grosse machine brésilienne ralentit face à une demande mondiale plus faible.

La croissance du Brésil a été nulle (0%) au troisième trimestre par rapport au deuxième, illustrant le fort ralentissement de l’activité dû à la crise de la dette des pays européens, a indiqué mardi l’Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public). En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) du Brésil a augmenté de 3,7%, précise l’IBGE. Et, au cours des neuf premiers mois de cette année, il s’est établi à 3,2%.

 Au second trimestre, le PIB avait progressé de 0,8% par rapport aux trois premiers mois de l’année et les autorités financières et les marchés avaient anticipé révu une croissance proche de zéro au troisième trimestre en raison de la crise mondiale. Au premier trimestre, le PIB avait progressé de 1,3% (par rapport au trois mois précédents).Par rapport à la même période de 2010, la croissance de la première économie d’Amérique latine a progressé de 2,1%. 

Pour cette année, le gouvernement brésilien a revu ses prévisions à la baisse et table maintenant sur une croissance de 3,5% – bien en deçà des 7,5% enregistrés l’année dernière – en partie grâce à une relance de l’activité économique prévue au dernier trimestre 2011. Les marchés sont moins optimistes et misent sur une croissance de 3% seulement. Au cours du 3e trimestre 2011, le secteur agroalimentaire a progressé de 3,2% par rapport au trimestre précédent, tandis que les services et l’industrie ont reculé de 0,3% et 0,9% respectivement, selon l’IBGE. 

En 2012, le gouvernement brésilien a prévu une croissance de 5% stimulée par la baisse des taux d’intérêt et des mesures de réduction d’impôts et d’encouragements à l’industrie.

 Visiblement, les autorités brésiliennes sont inquiètes. Et elles ont fait leur un choix: mieux vaut risquer la surchauffe économique que de succomber aux maux du reste du monde. Alors pour les consommateurs, la fête continue.

Publié nov/dec par Richard Dupaul /La Presse+agences

11/12/2011 Publié par | Changes et Devises, Crédit Consommation, Cycle Economique et Financier, Immobilier, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Pays Emergents, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Immobilier/Chine: de brique et de «sable mouvant»

Chine: de brique et de «sable mouvant»

Le marché immobilier en Chine ralentit rapidement. Les autorités chinoises et internationales s’inquiètent, surtout pour les banques locales déjà fragiles.

Lorsque la bulle immobilière a atteint son apogée en Chine l’an dernier, des dizaines d’acheteurs avaient érigé leur tente dans l’île tropicale de Sanya, au sud du pays. On se préparait ainsi à être les premiers à faire une offre pour les nouveaux condos qui allaient être mis en vente. Moins d’un an plus tard, les tentes ont disparu, a constaté le New York Times récemment. À leur place, des affiches ont été installées sur les immeubles tout neufs, annonçant des rabais allant jusqu’à 28% sur les condos naguère si convoités.

Plus au nord, dans la mégapole de Shanghai, des médias chinois rapportent que les locaux d’une agence immobilière ont été saccagés il y a quelques jours par des propriétaires de condos, furieux de constater que des logements inoccupés de leur immeuble étaient mis en vente à des prix réduits. Ces proprios ont du mal à avaler la soudaine décote de l’investissement de toute une vie. Dans la ville la plus peuplée de Chine, comme ailleurs au pays, les prix de l’immobilier baissent rapidement.

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30/11/2011 Publié par | Chinamerica, Cycle Economique et Financier, Immobilier, Indicateur des Marchés, Les Affaires, Mon Banquier est Central | | Un commentaire

Jeunes et 47 fois plus pauvres par Richard Dupaul

Jeunes et 47 fois plus pauvres par Richard Dupaul

 Fatigués des larmoiements des «indignés»? Pourtant, ces jeunes gens, qui occupent les centres financiers de New York, Montréal et de plusieurs villes de la planète, ont au moins une bonne raison de se plaindre. Jamais, dans l’histoire récente, la situation financière des jeunes en général n’aura été aussi mauvaise par rapport à celle de leurs aînés.

C’est du moins ce que révèle une étude troublante que viennent de publier des chercheurs américains. Selon le Pew Research Center, un «think tank» réputé basé à Washington, les ménages âgés de 35 ans ou moins sont en moyenne 47 fois moins fortunés – ou plus pauvres – que les gens de 65 ans et plus. Or, en 1984, ce ratio était seulement de 10 pour 1. Autrement dit, le fossé générationnel, au strict plan financier, ressemble aujourd’hui au Grand Canyon.

Certes, cette étude porte sur les finances personnelles des Américains, si bien que la même enquête donnerait sans doute des résultats variables dans différents pays. Elle constitue néanmoins un bon indicateur de la situation de beaucoup de jeunes gens dans le monde, vu les similitudes démographiques et économiques entre plusieurs pays occidentaux.

Le groupe Pew a calculé la «valeur nette» des Américains par tranche d’âge, soit l’ensemble de leurs actifs moins leurs dettes, ce qui constitue une bonne mesure de la richesse réelle d’un individu.

On y apprend qu’à la fin 2009, l’avoir net des 65 ans et plus avait grimpé de 42% en termes réels (en tenant compte de l’inflation) par rapport à 1984. Pendant ce temps, celui des 35 ans ou moins a fondu… de 65%.

Il est certes normal que les plus vieux, au terme de plusieurs années de travail, aient plus d’argent que les jeunes, qui ont moins de possibilités d’épargner. Mais l’écart entre les deux groupes d’âge, à ce propos, s’accroît de façon alarmante.

En dollars de 2010, la «richesse» des retraités américains d’aujourd’hui atteindrait donc 170 494$ US en moyenne, contre un maigre 3662$ US pour les ménages de 35 ans ou moins. D’où le multiple de 47 pour 1 en faveur des plus vieux.

Pourtant, il y a 25 ans, la valeur nette des jeunes n’était pas si loin de celle de leurs aînés, soit 11 521$ US (toujours en dollars de 2010) comparativement à 120 457$ US respectivement, ou un rapport de 10 pour 1.

En fait, chanceux sont les jeunes Américains qui peuvent se vanter d’avoir le moindre sou qui leur appartient vraiment. Selon Pew, 37% des ménages de 35 ans ou moins ont en effet une valeur nette nulle, ou même négative en tenant compte de leurs dettes. C’est une proportion presque deux fois plus élevée qu’en 1984 (19%).

Une génération de chômeurs

On sait tous que le ralentissement économique, provoqué d’abord par la crise financière 2007-2008 puis par la crise européenne, affecte tout le monde de différentes façons.

Beaucoup de propriétaires, par exemple, ont vu la valeur marchande de leur maison chuter aux États-Unis, ce qui réduit le pactole des plus vieux. C’est la même chose dans plusieurs pays d’Europe, notamment en Espagne, en Angleterre et en Irlande, où les prix des propriétés ont également baissé.

Mais les jeunes ont une pente encore plus abrupte à remonter. Celle-ci se résume en un mot: le chômage.

Aux États-Unis, environ 20% des jeunes de 25 ans ou moins – ou un sur cinq – n’ont pas d’emploi, alors que le taux de chômage est de 9% dans l’ensemble de la population.

Dans les économies les plus mal en point d’Europe, la situation est encore plus grave. Plus de 45% des jeunes en Grèce et environ 38% des jeunes Espagnols sont au chômage.

En Italie, qui est au coeur des préoccupations européennes ces jours-ci, le chômage chez les 15 à 25 ans atteint un taux accablant de 28%, selon l’agence Eurostat. Le Canada, par comparaison, s’en tire mieux avec un taux deux fois moindre, à environ 14%.

Or, ce qui est troublant, c’est que la situation des jeunes ne s’améliorera pas de sitôt, préviennent les économistes. Avec les compressions des dépenses publiques dans plusieurs pays et une économie mondiale en perte de vitesse, l’avenir de beaucoup d’enfants de baby-boomers réserve surtout une chose: d’autres jours difficiles.

Voilà de quoi s’indigner, quel que soit son âge.

source : La Presse nov11

15/11/2011 Publié par | Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Les Tribulations de la Kleptocratie, Retraite, Démographie et Vieillissement, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Poster un commentaire

Chinamerica :L’enfer du "crédit au noir" par Richard Dupaul

  Chinamerica : L’enfer du "crédit au noir" par Richard Dupaul

La Chine a demandé hier aux banques appartenant à l’Etat d’augmenter leurs prêts aux petites entreprises face aux risques d’une explosion des financements privés pouvant conduire à une vague de faillites. Les établissements doivent s’assurer que la croissance des prêts aux  soit équivalente à l’augmentation des crédits en général et «renforcer leur soutien» aux entrepreneurs empruntant moins de 560.000 euros. Les banques doivent aussi «réguler les coûts des emprunts

 Des centaines de gens d’affaires qui fuient sans payer leurs dettes. La Chine est secouée par un scandale financier gênant et inquiétant. Le crédit au noir. C’est le sujet économique de l’heure en Chine.

source Wall Street Journal

Depuis peu, les PME de Wenzhou – ville industrielle située au sud de la Chine – font la une de la presse locale en raison des ravages du «crédit non autorisé».

Quelque 200 chefs d’entreprise auraient fui la ville depuis avril, incapables d’honorer leurs dettes et au bord de la faillite. Certains, dont au moins deux cas confirmés, sont allés jusqu’à se suicider. Des médias étrangers parlent de véritable panique.

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28/10/2011 Publié par | Chinamerica, crédit crunch, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes, Wall Street Journal in french | | Poster un commentaire

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