le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

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Tout va très bien Madame la Marquise!

Tout va très bien Madame la Marquise!

Dur retour à la réalité : amorcée il y a 30 ans, l’illusion de la richesse rattrape les économies avancées.

Voilà la très dure réalité que vivent les Grecs de plein fouet. Avec l’adhésion de la Grèce à la zone euro, une illusion de richesse s’est installée dans ce pays. Des dépenses de l’État en forte augmentation, des impôts non collectés et une productivité très faible ont amené les responsables à camoufler la réalité et à cacher la vérité sur leurs finances publiques. Aujourd’hui, les Grecs le paient très cher, à la manière de Madame la Marquise.
La réalité rattrape plusieurs autres pays européens et, dans une moindre mesure, les États-Unis et le Canada.

Cela fait 30 ans que les pays avancés vivent au-dessus de leurs moyens. La croissance économique américaine et canadienne a été “dopée” par un excès de crédit financé par les pays émergents.
Selon des économistes, la croissance économique a été gonflée de 1% par an, en raison de cet excès d’endettement.

Dans cette entrevue accordée au Figaro, Kenneth Rogoff, professeur d’économie à l’Université américaine de Harvard, “estime que les risques de faillites d’Etat sont constamment sous-estimées”.

Le vent a tourné! De grands changements structurels viennent modifier nos économies, notre quotidien et notre future.
Les pays concernés doivent rapidement s’adapter à ces changements, et à prendre conscience de l’ampleur des égarements qui ont engendré ce revirement de situation, pour la ramener sur terre.
Les États-Unis sont plus rapides que les autres économies, dans ce sens. Guidés par leur esprit d’action et la force de leurs entrepreneurs, l’économie se transforme graduellement. Cela explique en partie que leur reprise économique soit molle mais en progrès.

La confiance revient progressivement. Le marché boursier américain a offert un faible rendement durant la dernière décennie. Toutefois, depuis 2009, la bourse américaine a offert 15% de plus de rendement que la bourse canadienne.

Ce dur retour à la réalité aura des conséquences considérables : baisse du niveau de vie des citoyens des pays avancés, hausse soutenue du niveau de vie de la classe moyenne des pays émergents.

Ce chambardement agira sur les habitudes et style de vie de plusieurs, et les amènera possiblement à repenser et à redéfinir certaines priorités, compromis et objectifs financiers, en priorisant une attitude et un comportement réalistes et sains face à la consommation, à l’endettement et à l’épargne.

William André Nadeau Gestionnaire de portefeuille

SOURCE ET REMERCIEMENTS : LE BLOG DE WILLIAM ANDRE NADEAU

http://investisseur.finances.sympatico.ca/2012/02/tout-va-tr%C3%A8s-bien-madame-la-marquise.html

14/02/2012 Publié par | Canada, Commentaire de Marché, Consommation, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Pays Emergents | | Laisser un commentaire

Opportunités pour les actions européennes : Potentiel de gains volatile mais élevé pour les investisseurs boursiers

Opportunités pour les actions européennes : Potentiel de gains volatile mais élevé pour les investisseurs boursiers

La perception des investisseurs est très négative envers les bourses de la zone euro. Ils ont raisons d’adopter cette attitude : Cela fait presque 2 ans que les mauvaises nouvelles arrivent de cette zone, hantant les marchés financiers et provoquant d’importantes baisses boursières en Europe et des impacts négatifs sur les bourses mondiales.

Conséquences : Le ratio cours/bénéfices des 500 plus importantes sociétés est de 12.6 fois (au 8 février 2012), ce qui représente une escompte de 22% sur les ratios historiques d’après-guerre. En France et en Allemagne, les cours se transigent encore moins chers:10.5 fois les profits.

Les investisseurs ont de fortes craintes que la récession en place dans la majeure partie des pays de la zone euro ne justifie cette sous-évaluation. Toutefois, il est surprenant que les profits des sociétés européennes continuent leur croissance malgré ces récessions.

Selon un sondage effectué par Bloomberg auprès d’un grand nombres d’économistes et d’analystes, la hausse des profits serait de 5% par année en 2012 et 2013. Cette prévision serait possible, car près de 50% des revenus des grandes sociétés européennes proviennent de l’étranger, et les marges bénéficiaires sont bien gérées.

Les investisseurs auraient avantage à ne pas négliger les bourses européennes dans leur portefeuilles. La reprise des marchés est déjà amorcée, mais elle est encore fragile. Comme les bourses anticipent 3 à 6 mois d’avance le comportement de l’économie et que les économistes prévoient une courte récession pour ces pays, le potentiel de gain est élevé mais volatile.

La bourse américaine se négocie en dessous de sa valeur économique

Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement sous-évalué de 4 %. La majorité des actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre

Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,90. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 10 %.

Comme l’indique le tableau suivant, 7 des 11 secteurs répertoriés par Morningstar sont sous-évalués. Les secteurs des services communications, des matériaux de base et de l’énergie sont les plus sous-évalués.

11 secteurs Évaluation*
Matériaux de base -10%
Consommation cyclique +2%
Services financiers -9%
Immobilier +11%
Consommation de base +2%
Santé -4%
Services publics -2%
Services communications -13%
Énergie -10%
Industriel -1%
Technologies +5%
Marché américain -4%

*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %

À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.

Jean-Luc Charest et William André Nadeau /Gestionnaires de portefeuilles Orientation finance fev12

10/02/2012 Publié par | Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Morningstar | | Laisser un commentaire

Tendance lourde dans les économies occidentales: baisse des salaires après inflation

Tendance lourde dans les économies occidentales: baisse des salaires après inflation

 Les économies occidentales sont touchées de plein fouet par les économies émergentes 

Parmi les conséquences qui pourraient en découler : Une hausse du taux de chômage, une délocalisation des entreprises et une main-d’œuvre devenue plus disponible et plus complaisante.

La délocalisation d’entreprises québécoises en 2011 et 2012 témoigne bien de cette compétition de la main-d’œuvre.

 Comme le démontre le tableau suivant, les salaires américains augmentaient de 3% en moyenne entre 2002 et 2008, et de 1.5% depuis 2008. Cela représente un seuil inférieur au taux d’inflation, et une baisse de niveau de vie, d’autant plus que les pressions sont très élevées pour instaurer une augmentation des impôts ou des taxes indirectes. Une nouvelle tendance lourde est amorcée : celle où le niveau de vie va graduellement baisser.

 

Le Canada et le Québec ne peuvent pas échapper à cette tendance. Même des secteurs de pointe et à hauts salaires, comme l’industrie pharmaceutique de Montréal, déplacent leur main-d’œuvre vers des entreprises plus virtuelles situées un peu partout ailleurs. Le monde change, et les modèles d’affaire aussi.

Des millions d’Américains sont prêts à travailler « à rabais », pour un salaire largement inférieur à ce qu’ils gagnaient avant. Ce scénario n’est pas réjouissant pour les économies développées. Que pouvons-nous faire?  Nous adapter rapidement et trouver des options selon les nouveaux modèles d’affaires? Innover pour créer de la valeur ajoutée?

À Sillicon Valley de San Francisco, Apple engage 15,000 employés sur place, et plus de 100,000 en Chine. Il est évident que la recherche et les bons salaires restent aux États-Unis. Graduellement, ces pays émergents vont nous concurrencer aussi en innovation.

William André Nadeau fev12

SOURCE ET REMERCIEMENTS LE BLOG DE WILLIAM ANDRE NADEAU

http://investisseur.finances.sympatico.ca/2012/02/tendance-lourde-baisse-des-salaires-apr%C3%A8s-inflation-pour-les-%C3%A9conomies-occidentales.html

08/02/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Canada, Commentaire de Marché, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Laisser un commentaire

Comment qualifier la Bourse en 2011?

Comment qualifier la Bourse en 2011?

 Une volatilité record en 2011 pour les secteurs boursiers, un marché sans tendances stables et les titres défensifs, tout comme en 2000, ont volé la vedette aux secteurs traditionnels. Après 2 ans de hausse des marchés, l’année 2011 aura été celle d’un marché baissier d’amplitude moyenne. 

Forte volatilité 

Selon Bloomberg, les actions ont été deux fois plus volatiles que la moyenne des 50 dernières années.

Source Wall Street Journal 

Les titres défensifs se sont bien comportés comme le témoignent nos portefeuilles dividendes canadiens ou américains. Toutefois, ce n’est pas le cas pour 80% des titres qui ont décliné beaucoup plus que les indices généraux. Un marché sans tendance stable qui a crée des maux de tête à tous les gestionnaires y compris chez Orientation Finance ainsi que les investisseurs qui gèrent en fonction des stratégies fondamentales.

Les secteurs cycliques que sont les matériaux et l’énergie ont sous-performé, malgré la hausse des profits de ces secteurs durant l’année. Selon les analystes, les secteurs cycliques connaitront encore une autre fois une hausse des profits supérieure au marché en 2012. 

Une bourse très sous-évaluée et une chute des cours malgré la hausse des profits

 Le marché s’est transigé à fort escompte à 13.3 fois ses bénéfices actuels, et à 14.4 fois pour le TSX canadien . Les cours actuels se transigent à 16% d’escompte sur la moyenne des 55 dernières années. En dehors du marché bousier américain qui a relativement mieux performé que les autres places financières, on a observé des baisses de plus de 10% pour la grande majorité des pays. Il n’y a pas eu de corrélation, cette année, entre la progression des actions et la hausse des profits. On enregistre aussi des profits en hausse d’environ 6% en 2011 et, malgré cette hausse, les  cours boursiers sont  en baisse. Ce sont les inquiétudes de la zone euro qui ont été les principaux tourments des marchés mondiaux. Les bourses des pays émergents ont décliné en moyenne de 20%, malgré la forte hausse des profits et de la croissance économique. Les pays émergents sont sous-évalués de 30% par rapport à leurs normes historiques. 

La bourse américaine se négocie en dessous de sa valeur économique

 Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement sous-évalué de 11 %. La grande majorité des actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre 

Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,89. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 11 %.

 Comme l’indique le tableau suivant, à l’exception de 3 secteurs qui sont légèrement surévalués, tous les autres secteurs répertoriés par Morningstar sont sous-évalués. Les secteurs des services financiers et des matériaux de base sont les plus sous-évalués.

11 secteurs

Évaluation*

Matériaux de base

-20%

Consommation cyclique

-9%

Services financiers

-19%

Immobilier

+3%

Consommation de base

+1%

Santé

-12%

Services publics

+1%

Services communications

-16%

Énergie

-15%

Industriel

-9%

Technologies

-6%

Marché américain

-11%

*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %

À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.

Pour 2012, quels seront les secteurs boursiers favorisés?

 Si la croissance économique mondiale se maintient à plus de 3.2 % du PNB, les secteurs cycliques pourraient être les gagnants. Si ce n’est pas le cas, et que les inquiétudes sur la croissance mondiale persistent, les titres défensifs et de dividendes pourraient poursuivre leurs élans des deux dernières années. Toutefois, il est fort possible que le momentum pour la bourse américaine soit favorisé parmi tous les pays avancés. Comme c’est le cas depuis quelques mois, les récessions et les déboires de la zone euro pourraient faire grimper les actions américaines à des niveaux de 10% à 20%. 

Une reprise pourrait être amorcée par un rattrapage de la valeur à sa “Fair Value” grâce à une hausse des profits de l’indice de 5% attendu par le consensus des  analystes en 2012, La première phase de la hausse proviendrait du passage de la sous-évaluation à la “Fair Value” et la seconde hausse découlerait de la hausse de profits et des nouvelles acceptables d’une croissance économique lente mais progressive. Le déplacement de capitaux de la zone euro vers les États-Unis pourrait grandement contribuer à alimenter la bourse américaine en 2012.

 À notre avis et d’après l’opinion d’une majorité de stratèges financiers, les actions des pays émergents offriront un grand potentiel parce qu’ils sont très sous-évalués.  Les pays émergents connaissent  un niveau de croissance économique élevé supérieur à 5% l’an en moyenne. Le marché boursier devrait  reconnaître, avec le temps, les bonnes occasions dans ces régions.  En Chine, la classe moyenne représente 12% de la population avec 30 millions d’augmentation par année. En Inde, c’est 5% de la population.

Comportement historique de la volatilité

 Historiquement, après une année volatile, la seconde qui suit l’est beaucoup moins. Il est fort possible qu’il y ait moins d’écart d’un secteur boursier à un autre en 2012. Historiquement, quand une période de tendance instable se produit durant plus de 8 mois, les 8 mois suivants sont caractérisés par des tendances plus stables.

 William André Nadeau Gestionnaire de portefeuille/ orientation finances dec11

29/12/2011 Publié par | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Morningstar, Pays Emergents, Wall Street Journal in french | | Laisser un commentaire

Canada/Retraite par capitalisation : Les rendements anticipés des caisses de retraite et des Réer sont problématiques.

Canada/Retraite par capitalisation : Les rendements anticipés des caisses de retraite et des Réer sont problématiques.

De faibles taux d’intérêt à long terme, des croissances économiques anémiques qui affectent le marché boursier, l’immobilier qui n’est pas prometteur et le faible rendement des régimes de retraite et des Réer des particuliers engendreront un faible niveau de vie à la retraite

 

Il est de plus en plus confirmé que la croissance économique des pays avancés sera lente pour la prochaine décennie. Les niveaux de croissance après inflation de 3% par année du PNB sont révolus. Les économistes s’enlignent vers des taux de croissance variant entre 1% et 2.5% en moyenne accompagnés de risques de récessions fréquentes.

La principale raison de cette réalité est l’endettement élevé qui nécessite des efforts et des mesures pour le baisser, ce qui affecte la croissance. La compétition des pays émergents et le vieillissement de la population sont aussi d’autres raisons à considérer.

Les conséquences:

Des taux d’intérêt faible à long terme et pour de nombreuses années, des rendements boursiers plus faibles que le 10% historique sur 50 ans oscillant entre 5% et 7%, selon les stratèges, et une volatilité des marchés.
Selon certaines études, le prix de l’immobilier est surévalué d’environ 20% au Canada ce qui n’augure pas bien pour les rendements futurs.

Avec des rendements potentiels faibles à l’horizon, les régimes de retraite qui anticipaient des rendements à long terme de 7% par année désenchantent. Ces régimes sont nombreux à réviser à la baisse ces rendements anticipés pour les ramener entre 5% et 6% avant inflation.

Cette baisse des prévisions à long terme de 1% à 2%, concernant les régimes de retraite et les Réer des particuliers, aurait comme conséquence des revenus bas et faibles à la retraite, une épargne plus accrue pour la retraite ou carrément le report de l’âge de la retraite. De Plus, cela fait 10 ans que le rendement des Réer et des caisses de retraite sont amochés par deux importantes crises de marchés boursiers baissiers.

Si les perspectives des actions sont bonnes mais modestes et que le rendement anticipé des obligations et de l’immobilier sont faibles, les retraités auront des choix difficiles à faire.

Quelques solutions pour les retraités

Comment viser plus de 6% de rendement à long terme? Voici quelques critères doivent être respectés, et ce n’est pas garanti!

- Investir dans les actions pour un minimum de 40% et ne pas paniquer pendant les baisses des marchés.
- Une pondération suffisante dans les fonds indiciels de pays émergente serait de mise.
- Une sélection de bons gestionnaires et de bon pays (emergents) pourrait générer probablement plus de 7% de rendement annuel.
- Investir un pourcentage (20%) en obligations de bonne qualité malgré le faible taux d’intérêt.
- Investir environ 40% dans une diversification de fonds de type acheteur/vendeur en actions/obligations et contrats à terme, dans l’objectif d’atteindre 7% de rendement annuel.

William André Nadeau
Gestionnaire canadien de portefeuille/Orientation Finance sep11

20/09/2011 Publié par | Canada, Formation a la gestion de portefeuille, Immobilier, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Retraite, Démographie et Vieillissement | | Laisser un commentaire

L’économie financière est-elle un casino? par William André Nadeau

L’économie financière est-elle un casino? par william André Nadeau

La valeur financière de l’économie est largement supérieure à la valeur réelle de l’économie, est-ce un jeu de casino?

 

Evolution de la capitalisation Boursière  globale (source Early Warning) versus PIB Mondial

À la lecture d’un livre écrit en 1996 s’intitulant La planète Capital, Quand les marchés se libèrent, j’étais étonné de constater l’écart grandissant dans lequel évoluait l’économie réelle de l’économie financière. À cette époque, le secteur financier (banques, courtiers ect) n’occupait qu’une infime partie de la capitalisation mondiale des bourses. 

L’économie financière grandissait à ce moment-là beaucoup plus rapidement que l’économie réelle, et cette tendance prenait de l’ampleur. Pour distinguer la différence entre les deux : il s’agit de comparer la valeur du PNB  qui représente l’économie réelle d’un pays avec la valeur de tous les instruments financiers, comme les actions, les obligations, les contrats à terme et autres pour constater que la valeur financière vaut plusieurs fois la valeur de toute l’économie. Ce n’est pas surprenant que les marchés financiers deviennent de plus en plus volatiles. La valeur des lingots d’or sur la planète est largement inférieure à la valeur de touts les contrats émis sur l’OR.

Examinons l’exemple des papiers commerciaux sur les hypothèques et crédits émis à grand volume avant la dernière crise financière. La valeur des papiers excédait celle de la valeur des actifs immobiliers émis. Il ne fallait qu’une baisse de la valeur des immeubles pour faire éclater ces instruments financiers.

Après la crise financière, et pour la prochaine décennie, allons-nous voir cet écart entre les deux économies se rétrécir? Je l’espère! Rentrons-nous dans un monde plus réaliste où les vraies valeurs sont évaluées en fonction des véritables données. Pour le marché boursier, le chemin se trace bien dans cette direction.   L’indice Nasdaq en mars 2000 se transigeait à 5,000 et environ 100 fois les profits des entreprises. La valeur réelle d’une Bourse depuis 1880 est de 16.8 fois ses profits et non 100 fois. La bulle a éclaté entre 2000 et 2003, le Nasdaq s’est transigé plus près de sa valeur réelle.

Il est, toutefois, normal que la valeur financière se transige à un niveau plus élevé que la valeur réelle, mais s’il y a exagération c’est là que ça va mal. C’est aussi normal que la valeur d’un titre boursier se transige à plusieurs fois sa valeur au livre, et c’est vrai pour tous les types de placements financiers.

William André Nadeau Gestionnaire de portefeuille

SOURCE ET REMERCIEMENTS : LE BLOG DE WILLIAM ANDRE NADEAU

http://investisseur.finances.sympatico.ca/2011/09/l%25C3%25A9conomie-financi%25C3%25A8re-est-elle-un-casino.html

17/09/2011 Publié par | Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Statistiques et Modèles Mathématiques | | Laisser un commentaire

Marchés : interdit de parier sur une débâcle….contentez vous de la subir !!!!

Marchés  : interdit de parier sur une débâcle….contentez vous de la subir !!!! (actualisé le 15/8/11)

Et priez….

 

La France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne restreignent la vente à découvert dans l’espoir de diminuer la volatilité sur les marchés boursiers. Les quatre membres de l’Union européenne emboîtent ainsi le pas à la Corée du Sud, à la Turquie et à la Grèce.

La vente à découvert consiste à vendre un titre qu’on ne possède pas déjà dans l’espoir de pouvoir se le procurer à un plus faible prix lorsque viendra le temps de remettre le titre en question à son acquéreur. Autrement dit, c’est un pari sur la dépréciation d’un titre. Plus le titre descend, plus on gagne.

L’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) annonce une adaption des règles relatives aux ventes à découvert d’actions financières. Après concertation avec les autres membres de l’ESMA, l’Autorité européenne des marchés financiers, la FSMA prévoit ainsi l’interdiction d’exécuter des transactions à découvert et l’obligation de publier, notamment sur le site web de la FSMA, toute position économique nette à la baisse (“net economic short position”) supérieure à 0,25 % du capital en actions d’un établissement financier sur lequel portent les mesures (Ageas, Dexia, KBC Groep et KBC Ancora), lit-on dans un communiqué. La mesure sera appliquée jusqu’à nouvel ordre.

La FSMA étend ainsi la notion de “transactions à découvert” en ce sens que la couverture par des actions empruntées n’est plus considérée comme une couverture complète. Les “naked shorten” (ces ventes d’actions non détenues en portefeuille sont interdites depuis 2008) et le “covered shorten”(La vente d’actions empruntées) sont donc tous deux interdits.

L’ESMA a quant à elle fait savoir que les ventes à découvert seront également restreintes pour une durée de 15 jours en France, en Italie, et en Espagne à partir de ce vendredi.La prolongation de la mesure reste possible notamment en Espagne.

L’ESMA précise encore ne pas envisager l’interdiction des ventes à découvert dans de nouveaux pays européens, sans pour autant l’exclure, a déclaré vendredi  son président Steven Majoor.

Et la FSMA de conclure: “Les obligations actuelles de reporting restent d’application, également pour ces positions.”

“La mesure prise par la FSMA vise notamment à limiter la possibilité de tirer profit de la diffusion d’informations infondées”, explique le gendarme financier. “La FSMA a pris cette décision eu égard à la grande volatilité actuellement constatée sur les marchés financiers et dans un souci de cohérence avec les actions d’autres régulateurs de la zone Euronext, même si les rumeurs actuelles ne touchent pas individuellement des valeurs financières cotées sur Euronext Brussels”, précise Jean-Paul Servais, Président de la FSMA.

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Marchés : «La peur et l’avidité, cocktail explosif»

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13/08/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Bloomberg, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Le Temps, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés, Wall Street Journal in french | | 8 Commentaires

Les titres dividendes surpassent depuis 1 an le rendement des autres types d’actions

Les titres dividendes surpassent depuis 1 an le rendement des autres types d’actions

Dans un contexte d’incertitude économique, les portefeuilles dividende ont offert un meilleur rendement que les indices boursiers

Le rendement des portefeuilles dividende canadien et dividende américain d’Orientation Finance a largement surpassé depuis 1 an celui des indices boursiers TSX (indice canadien) et S&P500 et ce de l’ordre de 4,1 % en moyenne en $Cdn.

Cette valeur ajoutée nous apparait normale dans un contexte d’incertitude économique depuis 1 an relativement à la situation des dettes des pays occidentaux, aux risques géopolitiques et au tremblement de terre au Japon.

Dans ces contextes, les investisseurs boursiers ont tendance à se réfugier vers des titres aux fondamentaux plus solides versant des dividendes et ou procédant à des programmes de rachats d’actions. 

Rendement

depuis 1 an

 net de frais,

 au 1 juin 2011

$Cdn

Monnaie locale

ORFC7Dividende/rachat Cdn

20,1%

-

TSX

18,5%

-

Valeur ajoutée

1,6%

-

ORFA7Dividende/rachat US

20,8%

30,1%

S&P500

14,2%

22,9%

Valeur ajoutée

6,6%

7,2%

William André Nadeau Gestionnaire de portefeuilles juin11

orientationfinances

 

03/06/2011 Publié par | Formation a la gestion de portefeuille, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Laisser un commentaire

Japon, Égypte, Tunisie : 3 modèles économiques face à des crises

Japon, Égypte, Tunisie : 3 modèles économiques face à des crises

Le régime politique et les traits culturels d’un pays façonnent la différence entre la façon de solutionner les graves problèmes suscités par de grands événements.

Face à des événements majeurs, qu’ils soient de source naturelle ou politique, la réaction des sociétés n’est pas identique.

La résilience du Japon

Le Japon a connu la dictature pendant et avant la 2e guerre mondiale. Par la suite, il a connue un miracle économique jusqu’en 1989, où une importante bulle a éclaté. Depuis, son économie a perdu beaucoup d’importance relative. C’est un pays extrêmement endetté (dettes d’État). Heureusement qu’il se finance avec sa propre épargne intérieure. Il est remarquable de voir la résilience et l’organisation de ce pays pour remonter la pente, après le plus important et dévastateur tremblement de terre de son histoire. Certains spécialistes avancent que le Japon pourrait même se réinventer après ce lourd choc.

Le chaos en Égypte et l’espoir en Tunisie

En parallèle, il y a eu une révolte sociale en Égypte. L’Égypte se meurt, c’est le Chaos! Laissée à elle-même, la structure politique en place, qui était sous le contrôle d’une dictature depuis des décennies, ressemble à celle de l’après chute du mur de Berlin où le désordre régnait.

Pour sa part, la Tunisie s’organise mieux. Le mode de fonctionnement économique et politique sera fort différent après la chute de la dictature. Même le processus de sélection des employés, autrefois guidé par le patronage, change drastiquement. La Tunisie pourrait être sur la bonne voie, contrairement à la Libye et à la Syrie où le spectre d’une guerre civile fait craindre le pire.

Régimes politiques et traits culturels

Derrière tout investissement responsable, le régime politique joue un rôle prédominant. Si le régime encourage la corruption, elle sera favorisée, et même endémique, comme c’est le cas en Inde et ailleurs.

La résilience et le courage légendaire des Japonais ne se perd pas, malgré le succès économique des derniers 60 ans.
Les traits culturels des pays dit plus “cartésiens” influence ces comportements. Le succès économique des pays scandinaves, de l’Allemagne et de l’Autriche ne dément pas cette prédisposition, comparés à certains pays méditerranéens où les citoyens sont plus « émotifs ». La culture plus pragmatique de certains pays favorise l’organisation naturelle et l’intérêt collectif au détriment de l’intérêt individuel.
Certains pays sont plus disciplinés et organisés que d’autres.

Les pays francophones développés: Une combinaison des cultures

Comment est la situation ici et en Europe? Elle découle, possiblement, d’un mélange des cultures latines, germaniques et anglo-saxonnes. Le niveau de corruption en France est plus élevé que chez les pays voisins du nord, mais inférieur aux autres pays de la Méditerranée.

William André Nadeau  Gestionnaire canadien de portefeuille /orientation finance avril11

19/04/2011 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | Laisser un commentaire

Gestion de portefeuille : La gestion directionnelle n’est pas efficace pour le day trading

Gestion de portefeuille : La gestion directionnelle n’est pas efficace pour le day trading

En raison des coûts des transactions et de la faiblesse des tendances, un investisseur directionnel s’attarde plus sur les périodes allant de 5 jours à 9 mois.

Pour qu’une tendance soit confirmée, il doit s’écouler un minimum de temps sinon la tendance est trop fragile.

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18/04/2011 Publié par | Analyse Technique, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Laisser un commentaire

The Economist : Après le tremblement de terre et la catastrophe nucléaire, voici les prévisions du consensus des économistes

The Economist : Après le tremblement de terre et la catastrophe nucléaire, voici les prévisions du consensus des économistes

La croissance mondiale semble intacte. Toutefois, le prix du baril de pétrole pourrait affaiblir la croissance américaine

Selon le consensus sondé par la célèbre revue The Economist, le Japon  verra le niveau de croissance de son PNB passer de 1.7% à 0.7% cette année, mais serait compensé en 2010 avec un niveau de croissance de 2.3% au lieu de 2% anticipé antérieurement avant le tremblement de terre.

Principalement, à cause, de la hausse du prix du pétrole, la croissance américaine sera moins forte que prévu cette année (2.9% vs 3.3%), ainsi qu’en 2012 (3.1% vs 3.2%).  La croissance sera légèrement plus élevée qu’anticipée dans plusieurs pays de la zone euro, notamment en Allemagne (2.7% vs 2.6%) et en Suède (4.2% vs 3.9%).

Les pays scandinaves et germaniques redeviennent les leaders de L’Europe, au détriment des pays anglo-saxons et latins.La France se situant au milieu

La croissance canadienne est intacte avec (2.9% vs 2.6% en 2011, et 2.9% vs 2.8% en 2012), étant un  pays producteur de matières premières et de pétrole,il est un peu à l’écart des autres.

Pour consulter les plus récentes prévisions de ces économistes

William André Nadeau
Gestionnaire canadien de portefeuille/orientation finances

12/04/2011 Publié par | Indicateur des Marchés, The Economist | | 1 Commentaire

Faiblesse des dépenses de consommation : Une tendance lourde pour les pays développés

Faiblesse des dépenses de consommation : Une tendance lourde pour les pays développés PAR William André Nadeau

Selon une étude de Vincent Delisle, économistes à la CIBC, les dépenses de consommation dans les pays développés vont graduellement faiblir à cause du vieillissement de la population

Selon plusieurs experts, la prochaine crise démographique pourrait être plus néfaste que les crises financières de 2007 et 2008, si ces pays ne sont pas préparés à affronter ce changement au sein de la population.

Le Japon  et l’Allemagne sont deux exemples de pays où la démographie a provoqué des baisses importantes sur 20 ans des prix de l’immobilier.

Une population vieillissante consomme moins, épargne plus et opte pour des politiques de désendettement.

Les demandes pour les soins de santé seront extrêmement importantes, au cours des prochaines décennies. Sans une population suffisamment jeune ou des finances publiques plus saines, les problèmes d’appauvrissement qui se pointent à l’horizon sont une tendance lourde de conséquences.

Il reste moins de 10 ans pour les pays développés pour se préparer à affronter et à gérer ces prochaines crises, s’ils veulent conserver une place importante à l’échelle planétaire vis-à- vis des pays émergents qui prennent graduellement le leadership mondial.

Voici, à mon avis, quelques solutions pour les pays développés :

- Développer l’exportation comme le fait l’Allemagne

- Réduire fortement l’endettement public quand la croissance économique est supérieure à 2.5% l’an

- Renflouer les déficits actuariels des caisses de retraite.

- Maintenir une culture du travail à un âge plus avancé.

- Développer une culture de l’épargne.

- Investir encore davantage dans la R&D.

William André Nadeau
Gestionnaire canadien  de portefeuille/orientation finance avril11

BILLET PRECEDENT A qui profite l’endettement des ménages ? Aux banques, aux entreprises? par William André Nadeau

08/04/2011 Publié par | Cycle Economique et Financier, Indicateur des Marchés, Retraite, Démographie et Vieillissement | | Laisser un commentaire

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