Behaviorisme et Finance Comportementale

Les Bills (Bons du Trésor US à 3 mois) en folie : +52.94% sur la Journée d’hier…

Quand les Bills se tendent il y a de la détente sur les marchés dans l’air…

Les Hedges Funds  repartent à l’assaut des marchés  et les moutons de panurge quittent leur gare de peur de rater le prochain train de la hausse…

POUR LE DETAIL DES OPERATIONS :

 Commentaires à chaud pris à la volée :

On voit une stabilisation du marché de l’immobilier, et le marché a fini hier au dessus de la moyenne sur 200 jours. Si on peut rester à ce niveau, cela peut indiquer que la tendance baissière du marché est finie », a commenté Anthony Conroy, vendeur d’action pour BNY ConverEx Group.

Selon l’analyste, on voit « beaucoup d’argent revenir sur le marché ».

« Le fort élan actuel et le désir d’investir l’argent mis de côté sont les principaux facteurs qui poussent le marché vers le haut » depuis plusieurs semaines, a jugé de son côté Scott Marcouiller, de Wells Fargo Advisors.

« Il y a toujours beaucoup de sceptiques, qui vendent à chaque fois qu’on monte et qui pensent qu’on va repartir à la baisse », a expliqué Hugh Johnson, de Johnson Illington Advisors, qui ne partage pas leur analyse.

« Le pire de la crise est derrière nous, on le voit chaque jour », a-t-il ajouté….

Aujourd’hui les volumes d’échange restent faibles mais demain……

Voyons ce qu’en pense nos petits Suisses , petit oui mais experts !!!! (hormis chez UBS et Crédit Suisse bien entendu) :

FABIEN PICTET  le 22 mai : «La deuxième vague du rebond sera explosive»
« Les grands clients sont sur le point de revenir sur les marchés actions. »

« LES MONTAGNES DE CASH PARQUÉES DANS LES MARCHÉS MONÉTAIRES
N’ATTENDENT QU’UN SIGNAL POUR REVENIR SUR LES ACTIONS. »

ILLUSTRATION AVEC UN ARTICLE DE L’AGEFI :

SÉBASTIEN RUCHE agefi  mai

C’est un Fabien Pictet essoufflé et légèrement exalté qui arrive au rendez-vous, après avoir dû se faufiler dans le trafic genevois. «Nous vivons une période particulièrement excitante», lance-t-il dans un grand sourire.
Excitante car le rebond des marchés enregistré depuis mars n’est selon lui que la première étape d’une normalisation des prix des actifs. Une hausse qui va compenser les excès passés et qui débouchera sur un retour vers des niveaux raisonnables, même en anticipant une croissance économique amorphe: «les corrections de l’an dernier étaient basées sur la peur et totalement déconnectés des fondamentaux».

Les valorisations des marchés émergents correspondent actuellement à 60% de la «fair value» selon les calculs deFabien Pictet & Partners, le gérant de fonds créé par le cousin de Charles et d’Ivan à Londres en 1998. Soit le plus bas niveau jamais vu par les six directeurs de la société, au cours de leurs 144 ans d’expérience cumulée.

Mais la chasse aux bonnes affaires ne se limite pas aux marchés en développement, assure Fabien Pictet. Le «deleveraging» des grands banques internationales et les sorties des fonds mutuels ont massacré l’ensemble des actifs. «Les valorisations actuelles correspondent à une vision de fin du monde, qui prévalait encore fin octobre. Mais il est devenu évident que le terrible cataclysme tant redouté n’aura pas lieu», avance Pictet, s’appuyant notamment sur la stabilisation du marché immobilier américain et la reprise des indicateurs avancés. Se sentant «comme un enfant dans une boutique de bonbons», l’anglo-saxon de la famille Pictet prévoit que la deuxième phase du rebond sera «explosive»: les montagnes de cash parquées dans les marchés monétaires ne rapportent pratiquement rien et n’attendent qu’un signal pour revenir sur les actions.

Mais pour le moment, le rebond a été raté par de nombreux établissements, encore peu revenus sur les actions: les clients «sont attachés à leur siège, ils regardent les bourses monter». Que faudrat- il pour vaincre leur scepticisme? «Une nouvelle hausse de 5 à 10% des marchés: c’est une question de semaine».
Si Fabien Pictet n’est pas le seul spécialiste à mettre en avant les signes de stabilisation des indicateurs macroéconomiques, son optimisme le distingue nettement du reste des gérants. A une exception: Philippe Jabre, qui voit 2009 comme l’année de toutes les opportunités

Il est d’ailleurs amusant de constater que les deux hommes utilisent quasiment les mêmes expressions pour illustrer leurs propos: «une action tombée de 100 à 20 l’an dernier va rapidement remonter à 40 ou 50, ce qui constitue une progression appréciable». Autre point commun, l’analyse macroéconomique occupe une place encore secondaire dans leur analyse. Fabien Pictet prévoit néanmoins une reprise modérée au deuxième semestre de cette année, sous l’impulsion des pays émergents qui, contrairement à ce qui se passe habituellement, ont «cette fois repris le leadership», conclut le spécialiste des marchés en développement.

FABIEN PICTET
Pésident de Fabien Pictet & Partners et responsable du private equity.

1958. Naissance à Genève
1983. Diplôme de finance à l’American Graduate School of International Management (USA)
1997. Quitte Pictet et fonde FPP à Londres en 1998, spécialisé dans les marchés émergents

EN COMPLEMENT UN PEU DE BEHAVIOURISME (FINANCES COMPORTEMENTALES) :

Les investisseurs, ces moutons de Panurge
30 avril 2009 CA

Les marchés boursiers actuels offrent de formidables occasions de placement aux investisseurs qui préconisent l’approche valeur. Cependant, pour réussir, il faut avoir un comportement contrarian, ce qui n’est pas une mince affaire.Au cours d’une conférence prononcée à Orlando, en Floride, dans le cadre de la conférence annuelle de l’institut des CFA, Michael Mauboussin a expliqué que les investisseurs contrarian doivent se battre contre la nature humaine. « La psychologie et la sociologie nous enseignent que les êtres humains sont des créatures sociales. Régulièrement, ils synchronisent ensemble leurs comportements, ce qui crée les modes, par exemple. La même chose se produit sur les marchés. Lorsque cela arrive, les prix ont tendance atteindre des niveaux extrêmes, à la hausse comme à la baisse », a dit le chef stratège de la firme Legg Mawson Capital Management.Bien que les conditions actuelles du marché favorisent les placements, nombre d’investisseurs hésitent. Michael Mauboussin rappelle que plus de 9 000 milliards de dollars US dorment dans des comptes de liquidités ou dans des fonds du marché monétaire, alors que les entreprises et les marchés ont soif de capital.

« Même les professionnels du placement se laissent influencer par la mode, qui consiste à ne rien faire en espérant que les choses se replacent », a noté le gestionnaire. Cette propension à imiter la foule au lieu de se fier à son propre jugement est certes normale, mais elle n’est pas garante du succès.

 

     
 
 

À contre-courant de la masse
Pour se débarrasser de cette attitude moutonnière, l’investisseur doit faire le contraire de ce que la masse des gens fait : oublier les pertes subies dans l’écroulement des marchés et regarder devant. Actuellement, les chances sont du côté de ceux qui prennent position, non pas de ceux qui attendent, a dit Michael Mauboussin.

Il n’y a rien de révolutionnaire dans ces propos, a-t-il souligné. Benjamin Graham, le mentor du légendaire Warren Buffett, a déjà analysé le comportement irrationnel des investisseurs et constaté que l’approche contrarian était l’une des clés du succès en matière de placement. « Les investisseurs traversent des cycles d’irrationalité, comme c’est le cas présentement. C’est là que les bonnes occasions se présentent », a conclu le conférencier

 

ET TOUJOURS D’ACTUALITE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/06/02/anthony-bolton-%c2%abcest-le-bon-moment-pour-investir-en-bourse%c2%bb/

6 réponses »

  1. attention !
    le 1° juin, le rendement est tombé de 0.13 à 0.08 % en fin de séance
    le 2 juin, parti de 0.08 il a terminé à 0.13 %
    en fait, les moutons sont fébriles : prêts à faire n’importe quoi en qq heures !

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  2. oui c’est tout à fait exact mais ce contexte de haute volatilité me semble très propice aux Banques US et en particulier à GS qui devrait faire merveille en opérations de trading parce qu’à ce jeu là c’est quand mème eux les meilleurs !!! mon idée est que les résultats du 2ème et 3ème trimestre devraient s’en trouver confortés ce qui devrait permettre d’augmenter le provisionnement pour d’autres possibles pertes dans d’autres compartiments…

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