Art de la guerre monétaire et économique

Nouvelle victoire pour la Fed suite : confirmation d’une relance de la titrisation grâce au Talf

C’est très important et cela explique en partie la bonne santé des Banques US dont les bilans se trouvent revalorisés d’actifs dont les prix de marché étaient jusqu’à présent difficiles à définir en  l’absence provisoire  de … marché… Les provisions pour dépréciations ainsi libérées pouvant être réallouéesplus éfficacement  par ailleurs par exemple pour des défauts sur  cartes de crédit ou autres…  Il est aussi interessant  de constater que le marché des ABS tend aussi à fonctionner et à redémarrer en dehors du financement du TALF et de la garantie ainsi apportée par la FED….

EN SUIVANT PLUS DE DETAILS :

 Le Talf commence à produire ses effets sur le marché américain des ABSTân Le Quang – 10/06/2009 agefi

Les achats de titres adossés à des actifs non financés par le Talf ont atteint 5 milliards de dollars en juin, contre 3,2 milliards en mai

 La Réserve fédérale (Fed) a dressé la semaine dernière un bilan encourageant du Term Asset-Backed Securities Loan Facility (Talf), son dispositif visant à soutenir la consommation en finançant les acheteurs de titres adossés à des actifs (ABS). « Nous n’avons toujours pas retrouvé le rythme annuel d’émission de 200 milliards de dollars d’avant-crise. Nous ne nous attendons pas à atteindre ces niveaux, mais nous faisons un bon démarrage », a déclaré jeudi William Dudley, le président de la Fed de New York. 

De fait, lancé en mars, le Talf monte peu à peu en puissance, aidant ainsi le marché primaire des ABS à se relancer. Les émissions ont atteint 8,3 milliards de dollars en mars pour chuter à 3,3 milliards en avril. Mais elles ont bondi à 13,84 milliards en mai et ont touché les 16,5 milliards en juin. En 2009, 44,7 milliards de dollars ont été placés. Autre satisfaction. Les émissions touchent une large gamme d’ABS liés à la consommation (cartes de crédit, crédits automobiles, crédit-bail d’équipement…) et les spreads ont reflué.  

 

« Le marché pour de telles transactions n’est pas totalement dépendant du financement du Talf. C’est une bonne chose et signifie que le Talf aide le marché à redémarrer et ne s’y substitue pas », a ajouté le banquier central. Le 2 juin, les demandes de prêts ont atteint 11,45 milliards de dollars, soit un taux de participation des investisseurs au Talf de 69,4 %, contre 76,6 % en mai. D’un mois sur l’autre, le montant des achats d’ABS non financés par la Fed est passé de 3,2 à 5 milliards de dollars.

Mais la Fed doit trouver encore un certain équilibre entre les aspects restrictifs du Talf, qui réduisent son attractivité, et les moyens de se protéger contre les abus des participants. Pour William Dudley, le grand défi est surtout celui d’accroître la participation des investisseurs long terme institutionnels, comme les OPCVM, les fonds de pension, les compagnies d’assurance, qui pour la plupart ne peuvent recourir à l’effet de levier. « Nous travaillons, à la Fed, sur un nombre de questions hautement complexes pour permettre la création de véhicules qui rendraient plus facile, pour une large gamme d’investisseurs, l’accès au financement des ABS. » 

Standish Mellon AM a d’ailleurs annoncé jeudi qu’elle offrirait dès juillet à ses clients une manière d’investir dans les ABS visés par le Talf.

 

VOIR BILLET PRECEDENT CONCERNANT CETTE QUESTION :

 https://lupus1.wordpress.com/2009/06/03/remise-en-etat-de-marche-de-la-titrisation-et-victoire-pour-la-fed/

4 réponses »

  1. Bonjour,

    je ne sais pas trop ou laissé mon commentaire, alors je l’ai placé à la suite de ce texte. Il serait peut être intéressant d’avoir un forum sur votre site mais ce n’est peut être pas votre souhait.

    Bref, je vois actuellement sur le marché obligataire, des obligations d’entreprise qui rémunèrent sur 4 ou 8 ans, à des taux de 7 voir 8,5 % / an.

    – Pour quelle raison voit on des taux si élevés ?

    – Ont elles des difficultés à obtenir des financements auprès des banques ?

    – Pour assurer une telle rémunération, les entreprises ne vont elles pas dans un avenir proche, augmenter leurs prix et de ce fait créé de l’inflation ?

    Le mécanisme de l’inflation ne sert il pas les Etats très endettés à se désendetter, pourriez vous me donner une explication ?

    Bien cordialement,

    jerome

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    • Bonne réflexion, c’est bien de faire des emprunts, mais qui et comment ils vont être remboursés.

      Voici le cas des états unis, très sain tant le dollars est roi.

      En fait les taux peuvent toujours augmenter.
      aller 4 % de 8000 milliard de dollars donne 320 milliards de remboursement par an.
      Rien pour les américains qui ont une industrie indestructible et GM en pleine forme en faillit, non les américains pourront rembourser.
      de plus les émirs arabes et chinois ne sont pas en train de créer leur propre monnaie et l’euro est faible.
      C.Q.F.D.

      Donc surtout aucune inquiétude.

      Dans l’histoire, jamais un roi n’a été tué quand il est faible.

      Nop : informatique en assembleur instruction ou le processeur ne fait rien pendant un cycle… (en attente d’action au prochain cycle)

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      • coté informatique je ne sais pas mais coté maths… 🙂
        Au menu blah bla et préchi précha habituel….Amen
        J’attend avec impatience la suite tellement c’est passionnant… 🙂

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    • Bonjour Jérome ,
      Pour le forum ce n’est pas une question de volonté mais pour l’instant quelques limitations liées aux contraintes de la plateforme sur laquelle le blog est hébergé…
      Au cœur de l’Europe il y a l’Etat et ses Banques qu’il contrôle tout ou partie
      Au cœur des US il y a l’Entreprise, l’Etat est là pour fixer des règles et veiller au respect de celles-ci
      Pour l’Europe les entreprises ont l’habitude de se financer auprès des banques, ce qui permet à l’Etat d’exercer un contrôle indirect sur celles-ci
      Pour les US les Entreprises se financent sur les marchés de capitaux
      En Europe les Entreprises sont confrontés à un système bancaire défaillant englués dans les mauvaises créances et les mauvaises dettes sur lesquelles elles ne provisionnent rien… Elles se servent des bas taux de la BCE pour reconstituer leurs marges et leurs fonds propres, mais limitent au maximum leur offre de crédit et leur prise de risque prétextant une faiblesse de la demande…
      Confrontée à cette rareté du crédit les entreprises Européennes, celles qui le peuvent, tentent de se financer sur le marché des capitaux…. Compte tenu de la suspicion qui pèse sur elles et sur la viabilité du système européen socialiste dans son ensemble elles se voient contraintes de proposer aux investisseurs un taux à la mesure de la prise de risques…
      Bien entendu ce surplus de charges financières pèsera sur les charges financières et contribuera à une inflation par les couts au même titre que les augmentations d’impôts, la dérive des salaires…
      Hormis les divagations de quelques socialistes keynésiens irresponsables et antisociaux personne ne peut souhaiter un retour de l’inflation tant les ravages de celle-ci sont incommensurables et consiste à scier la branche sur laquelle on est assis…
      Bien Cordialement

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