L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous

Pascal Salin souligne les dangers évidents de l’interventionnisme étatique tout azimut

 L’économiste et expert en finances publiques se dit très anxieux sur l’avenir….. 

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :  

 Les réactions des gouvernements à travers le monde à la situation économique actuelle risquent de mener à d’autres ajustements plus graves à l’avenir. C’est l’avertissement de l’économiste Pascal Salin, de l’Université Paris-Dauphine, et expert en finances publiques, qui ouvrait hier une conférence internationale sur le libéralisme à Paris. Pascal Salin ridiculise la politique du gouvernement français, qui a annoncé le lancement d’un grand emprunt avant de savoir que faire des fonds qui seraient levés, ce pourquoi il a formé une commission a posteriori. Il s’en prend également aux interventions du gouvernement américain, «fondées sur les principes erronés du keynésianisme». A propos des actions du G20, il estime que «ce n’est pas à travers la coordination que de mauvaises politiques deviennent bonnes». Les plans de relance sont selon Pascal Salin «un gaspillage complet de ressources». L’économiste prévoit que l’économie mondiale fera à nouveau les frais de ces politiques, que ce soit à travers la charge fiscale ou l’inflation. L’ancien président de la Société du Mont-Pèlerin s’oppose par ailleurs à une réglementation des bonus, qu’il estime être l’affaire des propriétaires de capital, et non des gouvernements. Ce qui est requis pour éviter une nouvelle crise est en particulier une réforme fiscale afin de ne plus pénaliser l’épargne, la seule source viable de croissance économique…..

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Du paternalisme au totalitarisme d’Etat (cliquez sur le lien)

5 réponses »

  1. He beh, pour un universitaire il n’est pas très conformiste ce Pascal Salin, et il a du cran ! Avec des profs comme ça, on irait (presque) en cours par plaisir !

    Même avec mes maigres connaissances en économie, il me paraît évident que chercher à régler une crise du crédit en augmentant encore les dettes est une absurdité…. Cela ralentit la chute à court terme certes. Les grandes banquiers et Rockefeller avaient cherché à stopper la baisse du marché le 24 octobre 1929 en achetant pour 250 millions de titres ce qui à l’époque représentait une sacré injection. A cette époque, il n’y avait pas de marché électronique, de soupapes de sécurité, ni d’intervention du gouvernement ou des banques centrales (puisqu’il n’y en avait pas à cette époque. C’était du libéralisme pur et dur. Aujourd’hui c’est différent, les gouvernements mettent leurs nez partout, il y a des banques centrales très interventionnistes et les médias sont bien plus développés. A notre époque, l’intervention du 24/10/1929 aurait peut-être fonctionné comme les injections de liquidités ont fonctionné de nos jours.
    Dans une crise due à une baisse d’activité c’est probablement une bonne action qui a fait ses preuves mais dans une crise de crédit c’est différent… Combattre le crédit avec du crédit c’est douteux tout de même, le mal par le mal… je ne suis pas sûr que ce principe qui est celui de l’homéopathie soit un remède qui fonctionne au niveau de l’économie… Dans n’importe quelles circonstances maintenant on injecte des liquidités, quels que soient les maux. Ce n’est pas le remède miracle ! cette fois-ci j’ai bien peur que cela ait fonctionné à court terme mais fasse encore plus monter la pression dans la cocote minute à plus long terme !!

    Je ne pense pas que les autorités en charge de ces décisions soient si bêtes qu’on peut le croire à la vue de leurs décisions et que leurs économistes soient si mauvais. Le problème est ailleurs je pense. Comme maintenant les gouvernements et les banques centrales peuvent intervenir sur l’économie et les marchés, le peuple s’attend à ce qu’ils le fassent et n’accepterait pas qu’ils restent dubitatifs comme l’était le président Hoover en 29. Les dirigeants donnent donc au peuple ce qu’il veut : des actions à court terme et des coupables à fustiger (les traders)… et le peuple est content !
    Le soucis est là je pense, les dirigeants agissent à court terme (pour être réélus) même si cela peut aggraver la situation à long terme. Le fameux dilemme philosophique entre choisir un bien à court terme et un bien plus grand à long terme prend ici tout son sens et l’Homme choisit presque toujours le court terme… en étant conscient qu’il fait une erreur pourtant.
    On calme les esprits à court terme et on refile « la patate chaude » au suivant ! (clin d’oeil à votre blog lol)

    Cordialement,

    Romain Delvigne

    • Il me semble important de faire un distinguo entre les politiques monétaires de la FED et de la BNS tout à fait adaptées à la situation avec substitution au système bancaire défaillant et remise au carré de celui ci….et une BCE qui en absence d’existence politique européenne mène une politique monétaire que je qualifierais de virtuelle aux inconséquences multiples et à l’irresponsabilité avérée….

  2. En effet on dirait que la FED cherche à se racheter une conduite. Les banques US se sont tout de même pas mal désendettées. De plus le gouvernement est en train de changer son fusil d’épaule en refusant un nouveau plan de relance, nouvelle toute récente à ma connaissance et tombée après la publication de mon post. Malgré tout on leur doit une bonne partie des raisons de la crise même si il y en a bien d’autres aussi. A la BCE c’est différent, normalement en Europe on est sensés être moins libéraux et au final c’est ici que la banque centrale a le moins d’influence, les banques européennes sont des élèves indisciplinées apparemment.

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