Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Commentaire : La faillite de CIT suscite dans les faits peu d’émoi ….

L’économie et les marchés financiers semblent avoir plutôt bien pris la nouvelle de la mise en faillite du spécialiste du crédit CIT Group Inc., qui constitue pourtant le cinquième plus important dépôt de bilan de l’histoire des Etats-Unis. Il faut dire comme déjà annoncée ici même dès le mois de juillet cette faillite ne constitue en rien une surprise et par là même fut largement anticipée et intégrée

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Cette relative sérénité des marchés est aussi la meilleure illustration de l’embellie des conditions de l’économie et des marchés financiers, grâce aux dépenses massives du gouvernement et de la Réserve fédérale des Etats-Unis, par rapport à la chute de Lehman Brothers en septembre 2008, et un signal positif pour le financement des petites entreprises.

Après la mise en faillite de Lehman le 15 septembre 2008, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles avait ainsi plongé de 504 points. Lundi, après le dépôt de bilan de CIT, l’indice a ouvert en hausse d’environ 40 points. Alors que les marchés du crédit s’étaient gelés après Lehman; ils ont à peine sourcillé depuis l’annonce de CIT.

Certes, ces deux cas diffèrent sur plusieurs points majeurs: Lehman constitue la plus grosse faillite qu’aient connue les Etats-Unis et les répercussions de ce dépôt de bilan ont failli entraîner l’effondrement du système financier mondial.

En revanche, la faillite de CIT intervient après le versement de milliards de dollars par les gouvernements du monde entier pour remettre le système financier d’aplomb. Par ailleurs, tandis que les créanciers se disputent encore les restes de Lehman, CIT prévoit de sortir de la procédure de faillite d’ici à la fin de l’année.

La question est maintenant de savoir comment les petites entreprises, véritable moteur de l’emploi, vont réussir à s’en sortir avec la mise hors jeu de l’une de leurs principales sources de crédit.

Si les sociétés observent enfin un léger assouplissement des critères d’octroi de crédit, comme en témoignent les données publiées par la National Association of Credit Management pour le mois d’octobre, tout problème sur ce plan là pourrait en effet peser sur les perspectives de reprise du marché du travail.

Or le projet de CIT de poursuivre ses activités sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites suggère qu’il continuera à octroyer des prêts aux petites et moyennes entreprises qui constituent la majeure partie de sa clientèle.

Le meilleur accès au crédit, notamment pour les petites entreprises, est déterminant pour que l’économie crée à nouveau des emplois. Les petites entreprises – c’est-à-dire celles qui comptent moins de 50 employés – représentent la grande majorité des emplois aux Etats-Unis.

Les économistes interrogés par Newswires tablent sur la destruction de 175.000 emplois nets en octobre. S’il s’agirait du chiffre le moins élevé depuis août 2008, cela porterait néanmoins le nombre total d’emplois perdus depuis le début de la crise en décembre 2007 à 7,38 millions.

Les perspectives de l’emploi sont soutenues par l’indice de l’Institute for Supply Management sur le secteur manufacturier. Le sous-indice de l’emploi s’est établi à 53,1 en octobre, contre 46,2 en septembre. Or un chiffre supérieur à 50 traduit une croissance de l’activité.

Après presque deux ans de suppressions d’emplois, même la plus petite augmentation au niveau des embauches est bienvenue. Mais il faudra que les petites entreprises aient accès au crédit pour que la situation continue à s’améliorer.

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Une faillite de CIT n’aurait pas d’impact systémique (cliquez sur le lien)

Au menu des bilans des Banques US : Obligations d’entreprise, Bon du Trésor US et du Fannie Mae et Freddie Mac en pagaille…. (cliquez sur le lien)

ttp://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/cit-gros-plan-sur-la-cinquieme-plus-grosse-faillite-americaine_206237.html (cliquez sur le lien)

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