Douce France

Commentaire : Du gout au coût du risque: le « Charme discret » de la Banque Française

Les banques françaises adoptent un ton prudent et délicieusement feutré quand il s’agit d’évoquer les perspectives de coût du risque qui ont lourdement pesé sur leurs résultats des neuf premiers mois de l’année….

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Les quatre grandes banques françaises cotées en Bourse ont toutes enregistré des bénéfices au troisième trimestre. Ce qui pourrait suggérer que le pire de la crise financière, , des folies passées, de l’exubérance salariale, et autres investissement douteux en Europe de l’est qui avaient fait plonger leurs comptes dans le rouge à un moment ou un autre, est désormais passé.

Mais à mesure qu’un retour à la normale semble s’opérer dans leurs activités de banque d’investissement, les dommages provoqués par cette incommensurable légèreté de l’être et de l’avoir dont à fait preuve l’âme banquière française  semblent loin de s’atténuer.

« Nous mesurons encore les effets de la crise « , a déclaré Frédéric Oudéa, le PDG de Société Générale.  » Le coût du risque reste à un niveau élevé et ça c’est le prix des crédits faits à nos clients », a-t-il ajouté.

Ouf il était temps !!!! Nous voilà tout à fait rassurés !!! L’énarchie anarchique s’occupe de tout….

N’empêche que compte tenu d’une croissance qui reste et restera faible et d’un chômage toujours en hausse (depuis 30 ans que cela dure !!), ce qui pèse et pèsera sur les finances des ménages et des entreprises, les banques françaises sont contraintes d’enregistrer de nouvelles provisions pour intégrer le risque lié à d’éventuels défauts de paiement supplémentaires.

C’est ainsi que sur les neuf premiers mois de l’année, les provisions des quatre grandes banques françaises ont plus que doublé par rapport à l’année précédente. Chez Société Générale, elles sont passées de 1,67 milliard d’euros à 3,94 milliards.

Ils ne sont pas les seules en Europe me direz vous, oui mais si les banques du continent européen se débattent avec des niveaux de provisions élevés, le coût du risque chez les banques françaises est plus élevé que dans la moyenne du secteur, selon  Nomura, le courtier japonais.

Et les raisons de cet état de fait varient d’une banque à l’autre.

Chez BNP Paribas, la plus grande des banques françaises par capitalisation, et chez Crédit Agricole, la troisième d’entre elles, cela tient essentiellement à l’importance de leur activité de crédit à la consommation, d’après Nomura.

 Dans le cas de Société Générale, c’est lié à son exposition aux marchés d’Europe de l’est et centrale.

Pour sa part, Natixis reste et restera affecté par l’importance de ses actifs toxiques.

D’une manière générale, toutefois prudentes et pour une fois visionnaire (mais pas trop), les banques françaises déclarent qu’elles ne perçoivent guère de signes d’une diminution des provisions dans le court terme. Et pour cause !!!

« Nous sommes toujours dans une situation qui nous pousse à être prudents pour l’instant », a déclaré Bertrand Badre, le directeur financier de Crédit Agricole. La banque verte pense que le niveau des provisions est peu susceptible de beaucoup baisser entre le troisième et le quatrième trimestre, et qu’il est encore trop tôt pour savoir de quoi sera fait 2010….

Sur les neuf premiers mois de l’année 2009, les provisions enregistrées par Crédit Agricole ont atteint 3,4 milliards d’euros contre 1,55 milliard un an plus tôt.

Baudouin Prot, le PDG de BNP Paribas, espère pour sa part que le coût du risque de sa banque commencera à baisser pendant la seconde partie de l’année 2010.

A fin septembre, il a bondi d’une année sur l’autre de 3,2 milliards d’euros à 6,47 milliards.

Pour leur part, les analystes et les investisseurs non plus ne tablent pas sur une amélioration rapide du coût du risque.

« Les cycles de provisions de la banque durent normalement trois années », souligne un gérant de BlackRock. « En partant du principe que la moitié du chemin a été parcouru, nous nous attendons à ce que le cycle en cours prenne fin d’ici 2011 », a-t-il ajouté.

D’éventuels changements de réglementation (augmentation des fonds propres, diminution drastique des ratios d’endettement) pourraient également freiner l’assainissement des comptes des banques, qui pourrait être plus lent qu’il avait pu l’être dans le passé, ont également souligné les analystes de Nomura.

Les banques centrales et les autorités financières veulent en effet contraindre les banques à mieux se et nous protéger contre les risques de défaut de remboursement pour être mieux préparées dans les situations de retournement et de détournement  (par nos amis les Banksters)économique.

L’actualité récente sur ce front, notamment en matière de provisions, pourrait donc maintenir le coût du risque à un niveau élevé pendant plusieurs trimestres, selon donc toujours Nomura décidément bien clairvoyant sur la question  

Chez Natixis, la plus petite (mais aussi la plus scandaleusement et calamiteusement gérée) des banques françaises cotées, le niveau des provisions fait l’objet d’inquiétudes particulières.

La banque, dont les résultats ont été inférieurs aux attentes au troisième trimestre, a accusé une forte hausse de son coût du risque récurrent au troisième trimestre, ce qui a inquiété les analystes.

Les provisions passées par Natixis, qui est plus spécialisée dans la banque d’investissement que les autres banques françaises, ont atteint 2,29 milliards d’euros au cours des trois premiers trimestres 2009 contre 828 millions un an plus tôt.

 Laurent Mignon, le directeur général de la banque, a déclaré que le niveau du coût du risque atteint au troisième trimestre constitue un bon indicateur de ce à quoi il faut s’attendre dans les trimestres à venir. C’est-à-dire à pas grand-chose  et en tous les cas à rien de bon vous l’aurez compris….  Car au pays des Banksters la vie est désormais plus chère !!!

« Natixis a souffert d’une percée du coût du risque dans ses activités de prêt traditionnelles », estime KBW. « Nous pensons que Natixis pourrait accuser plusieurs nouveaux trimestres de pertes hors exceptionnels », a estimé l’analyste. Quand on sait que l’exceptionnel chez Natixis a tendance à devenir la norme il y a de quoi être quelque peu suspicieux…..

Vous voilà donc prévenus mes amis la France et son modèle bancaire s à l’image de son  modèle (anti)social à son avenir….oui !!!! mais derrière lui….

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