Douce France

Douce France : Natixis, enquête sur une faillite d’Etat…

Qui a parlé de moraliser le capitalisme ….d’Etat ?

Grosse campagne de Pub a partager avec feu Crédit Lyonnais (Remember 1993) : 

  • Le pouvoir de dire oui.
  • Votre banque vous doit des comptes.
  • Nous vous devions une nouvelle banque.
  • Aujourd’hui, qui peut se passer d’une bonne banque ?
  • Demandez plus à votre argent. 

PLUS DE PLUMAGE DE PETITS ACTIONNAIRES EN SUIVANT :

Enquête sur un Lehman français

Titre: Natixis, enquête sur une faillite d’Etat Matthieu PechbertyEditions First (mars 2010)254 pages

Fin 2006, la mise en bourse de Natixis, filiale réunissant les activités de banque d’affaires de deux grands réseaux réunis peu auparavant – les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires – donne lieu à un battage sans précédent en France. 2,8 millions de particulier souscrivent à la mise sur le marché de 30% du capital, au prix de 19,55 euros par action.

Quelques mois plus tard, le séisme des «subprime» éclate. Natixis est présente à New York, via une filiale héritée de la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat français. Bénéficiant du sceau «AAA» accordé à l’Etat, celle-ciavait pu emprunter, durant des années, à des taux défiant toute concurrence. Afin de spéculer en masse sur la titrisation de prêts immobiliers américains.

La suite ressemble à une longue descente aux enfers. La banque tarde à couper ses positions «subprime» et doit éponger, en 2008, des pertes de 2,8 milliards d’euros. Puis de 1,8 milliard sur les trois premiers mois de 2009. Au total, l’Etat français injectera 5,5 milliards d’euros dans Natixis pour lui éviter de sombrer, à la manière d’un Lehman Brothers. Les épargnants se sentent trahis, sans espoir de récupérer leur mise, l’action passant sous 1 euro, début 2009. Aujourd’hui elle se traite à 3,77 euros. Natixis reste assignée par 730 d’entre eux devant les tribunaux parisiens.

Que s’est-il passé? Comment l’Etat, actionnaire des Caisses d’Epargne, a-t-il pu laisser commettre autant d’erreurs? Au terme d’une longue enquête, Matthieu Pechberty, journaliste du quotidien français La Tribune, décrit l’un des plus grands scandales politico-financiers depuis l’affaire du Crédit Lyonnais. Rencontre les protagonistes. Eclaire les guerres de clans., les réseaux francs-maçons «au centre du jeu». «Les raisons politiques ont fréquemment pris le pas sur le bon sens», explique-t-il.

«Mensonge» sur les pertes

Un ouvrage de plus – de trop – sur l’effondrement d’un géant de la finance? L’affaire ne s’arrête pas là. Matthieu Pechberty montre comment, au paroxysme de la crise, les dirigeants de la banque ont tenté de dissimuler l’ampleur des pertes subies, en dépit des règles boursières. En novembre 2008,(cliquez sur le lien) un autre journaliste de La Tribuneavait fait état d’une perte d’un milliard d’euros (cliquez sur le lien)le mois précédent. Le même jour Natixis démentait, évoquant dans un communiqué (cliquez sur le lien)un trou limité à 500 millions. Le livre révèle que l’AMF – le régulateur du secteur financier – a depuis lancé une enquête «qui a enfin abouti à des conclusions: Natixis et ses dirigeants ont menti». A la suite de la parution de l’ouvrage, début mars, la banque Natixis a confirmé que l’AMF lui avait bien demandé de s’expliquer sur sa communication financière en 2008. Un préalable, peut-être, à d’éventuelles sanctions.

Par Pierre-Alexandre Sallier le temps mars10

EN COMPLEMENT : La chute de Lehman Brothers fut non pas orchestrée mais mise en musique par ses propres pairs…(cliquez sur le lien)

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