Cycle Economique et Financier

Classement mondial des banques d’affaires réalisé par Thomson Reuters pour le premier trimestre 2010

Voici un classement des banques d’affaires les plus actives dans le conseil des opérations de fusions & acquisitions, par valeur (en milliards de dollars) des affaires décrochées.

PLUS DE BANQUES EN SUIVANT :

  Rang  Précédent  Banque d’affaire           Valeur     Nombre                                       (mds de $)  d’affaires

  1      4        Goldman Sachs (GS.N: Cotation)       149,2        63

  2      6        Credit Suisse (CSGN.VX: Cotation)    133,2        54

  3      1        Morgan Stanley (MS.N: Cotation)      130,5        62

  4      3        JPMorgan (JPM.N: Cotation)           118,0        46

  5     11        Lazard (LAZ.N: Cotation)              99,8        40

  6      2        Citi (C.N: Cotation)                  96,0        40

  7      5        Deutsche Bank (DBKGn.DE: Cotation)    95,7        37

  8      8        UBS (UBSN.VX: Cotation)               73,1        42

  9     78        Blackstone Group LP (BX.N: Cotation)  57,0         9

 10      7        Barclays Capital (BARC.L: Cotation)   55,2        25

Le classement mondial des banques d’affaires chamboulé par AIG

– Les opérations de cessions conduites par AIG à la suite de son sauvetage par l’Etat fédéral américain ont propulsé les institutions qui conseillaient l’assureur américain et ses différents acheteurs en haut du classement mondial des banques d’affaires réalisé par Thomson Reuters pour le premier trimestre 2010.

Blackstone passe par exemple de la 78e à la 9e place dans le classement mondial provisoire des banques d’affaires, réalisé par Thomson Reuters en fonction du volume des opérations de fusions-acquisitions réalisées entre le 1er janvier et le 25 mars 2010, après que la division fusions-acquisitions du fonds d’investissement a notamment été choisi pour conseiller l’assureur américain.

Lazard , qui a conseillé Prudential lors du rachat par ce dernier des activités d’assurance vie d’AIG en Asie pour 35,5 milliards de dollars, a ainsi gagné six places et se retrouve 5e.

American Internation Group (AIG), qui doit vendre des actifs pour rembourser le gouvernement américain, a été impliqué dans pas moins de 90 transactions dont une partie importante a été conclue au premier trimeste, pour un montant total de 67,7 milliards de dollars (50,6 milliards d’euros), ce qui engendrera le versement de 567,2 millions de dollars (424,1 millions d’euros) de commission selon les estimations de Freeman Consulting.

L’écart reste important cependant entre les nouveaux entrants dans le top 10 et les leaders historiques du marché. Goldman Sachs qui occupe la première place ce trimestre, a ainsi conseillé huit fois plus d’opérations que Blackstone.

Ce dernier, outre AIG, a accompagné d’autres opérations comme l’acquisition de la branche nord-américaine de pizzas surgelées de Kraft Foods pour 3,7 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros), ou l’achat de Sunoco , la première compagnie pétrochimique d’Amérique latine, pour 350 millions d’euros (261 millions d’euros).

« Nous nous concentrons sur les secteurs dans lesquels nous voulons être les premiers », a indiqué John Studzinski, le dirigeant de la branche M&A de Blackstone, qui a par le passé conseillé la fusion entre Thomson Corp et Reuters, pour former Thomson Reuters Corp .

REPRISE GRADUELLE

Alors que certaines banques ont été contraintes de réduire les équipes de fusions-acquisitions, Blackstone a continué à recruter, passant de 95 banquiers d’affaires fin 2008, à 120 aujourd’hui et John Studzinski prévoit de poursuivre cette politique.

Le directeur de la banque d’affaires de Blackstone, dont le nombre de deals actifs en portefeuille a presque doublé par rapport à l’an dernier, dit s’attendre pour l’ensemble du marché à une augmentation de 20% à 25% en volume des opérations de fusions-acquisitions cette année par rapport à 2009.

D’une manière générale, le secteur des fusions-acquisitions s’est effondré au moment de la crise financière, mais semble aujourd’hui se rétablir progressivement, soutenu notamment par les marchés émergents et les opérations dans le secteur de l’énergie, qui ont vu leurs proportions augmenter dans le total des volumes des opérations du premier trimestre.

« Les restructurations actuelles, l’accès aux marchés en croissance et les consolidations – trois aspects eux-mêmes assez interdépendants – vont soutenir assez fortement le secteur dans les prochaines années », explique Vikram Gandhi, directeur de banque d’affaires du Crédit Suisse, qui grâce à AIG, se retrouve au premier trimestre à la deuxième place du classement.

L’activité de conseil en fusions-acquisitions a connu au premier trimestre une hausse de 20% sur un an aux Etats-Unis et de 80% dans la région Asie-Pacifique, qui dépasse pour la deuxième fois le volume constaté en Europe, alors que le Vieux Vontinent connaît le pire début d’année depuis 1995 avec une chute de 57%. Dans ce contexte, la France résiste, à +6%, mais les volumes constatés dans l’hexagone restent toutefois 10 fois inférieurs à ceux obervés avant la crise.

Source reuters mars10

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