Etats-Unis

Affaire Goldman Sachs : Face au populisme calculé de Zorrobama, Goldman affûte sa défense…

La ficelle est un peu grosse mais apparemment aux US actuellement en plein revival nouvelle inquisition,  plus c’est gros et mieux cela passe… Goldman Sachs a  en effet la réputation d’avoir une politique très très agressive sur les marchés et compte dans ses rangs des gens très très compétents. Depuis plusieurs décennies, la banque à aussi la réputation d’être un des meilleurs investisseurs et elle est très certainement sortis de cette crise dans de bien meilleures conditions que ses concurrents de là à penser que cette affaire sent le coup fourré politico-économique il n’y a qu’un pas que nous franchissons ici allègrement et avec entrain …La seule bonne question à se poser devient alors : A  QUI PROFITE LE CRIME ?

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 Dans un deuxième communiqué, Goldman Sachs s’est dite « déçue que la SEC mène une action judiciaire sur la base d’une seule transaction face à l’étendue » des autres transactions réalisées et des données « qui montrent que ces accusations ne sont fondées ni en droit ni en faits ». 

Goldman Sachs rappelle, comme elle l’a déjà fait par le passé, qu’elle « a perdu de l’argent sur la transaction », « plus de 90 millions de dollars », alors que sa « commission était de 15 millions de dollars ». 

« La transaction n’a pas été créée comme un moyen pour Goldman Sachs de parier contre le marché des subprime. Au contraire, la position longue (à l’achat, ndlr) de Goldman sur ce marché lui a fait perdre de l’argent ». 

La banque affirme avoir divulgué toutes les informations pertinentes aux investisseurs et à ACA, le cabinet spécialisé qui était chargé de sélectionner les titres immobiliers à risque inclus dans son véhicule d’investissement Abacus, sur lequel est centré la plainte. 

« Les risques associés à ces titres étaient connus de ces investisseurs, qui étaient parmi les plus sophistiqués au monde en matière de prêts hypothécaires », selon Goldman Sachs, et ces investisseurs savaient que ces véhicules risqués impliquaient « de se couvrir » à la fois dans l’éventualité d’une baisse et d’une hausse du marché. »

NDLR : Les deux investisseurs, » qualifiés » au demeurant, ne sont pas des oies blanches au pays des Bisounours puisqu’il s’agit  d’ABN Amro et de la banque allemande IKB…

Goldman nie aussi avoir caché à ACA que le fonds spéculatif de John Paulson, qui l’a aidé à sélectionner des titres dans le programme Abacus, pariait sur la baisse du marché des titres obligataires hypothécaires à risque. 

La banque « n’a jamais fait croire à ACA que Paulson achetait ces titres ». « Comme c’est une pratique normale, les faiseurs de marché ne révèlent pas l’identité d’un acheteur ou d’un vendeur », justifie-t-elle.

source afp 17avril

EN COMPLEMENT :Affaire Goldman Sachs : Du pain béni pour le Régulateur inquisiteur, Zorrobama et le Sénat US… (cliquez sur le lien)

EN LIEN DIRECT : Obama menace de veto si la réforme sur la régulation financière est trop molle

« Je mettrai mon veto à une législation qui ne placerait pas sous contrôle les marchés des produits dérivés et qui n’instaurerait pas un dispositif de régulation garantissant que nous n’aurons pas le même genre de crise que nous avons connue », a déclaré M. Obama lors d’une réunion devant ses conseillers économiques. 

« Dans les prochaines semaines, les membres du Congrès vont devoir prendre une décision », a poursuivi le président Obama, a constaté l’AFP. 

« Vont-ils se mettre du côté des intérêts particuliers et du statu quo? Ou du côté de tous les Américains? Ceux qui s’opposeront à cette réforme seront responsables d’avoir placé les contribuables dans une situation difficile si une crise comme celle que nous venons juste d’essuyer survient, et j’estime que c’est inacceptable », a ajouté Barack Obama.

 WSJ : La contribution supposée des contribuables Américains à la crise revue à la baisse (cliquez sur le lien)

La menace du veto du président américain accentue la pression sur les adversaires de la réforme, deuxième grand chantier de politique intérieure de l’administration Obama après celui de la réforme de la couverture maladie. 

La Chambre des représentants a déjà adopté un projet de loi en décembre et le Sénat doit encore se prononcer sur sa propre version, mais les démocrates ont besoin des voix d’élus républicains pour faire adopter le texte. 

Vendredi, le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell a diffusé une lettre signée des 41 sénateurs républicains exprimant leur opposition à la réforme de la régulation financière telle qu’adoptée par la commission Bancaire en mars. 

Dans la lettre, les élus républicains encouragent le chef de la majorité démocrate Harry Reid à adopter une « approche » consensuelle « plutôt que la démarche partisane choisie sur la réforme de la couverture maladie ». 

« Un projet de loi bipartite doit s’attaquer aux pratiques financières nuisibles des grandes entreprises de Wall Street et des organismes gouvernementaux qui ont conduit à des sauvetages aux frais des contribuables », écrivent les sénateurs. 

« Nous sommes unis dans notre opposition au projet de loi partisan issu de la commission Bancaire », poursuivent-ils. 

Selon les républicains, le projet de loi actuel continue d’autoriser les sauvetages d’entreprises financières aux frais des contribuables. 

Or, le président de la commission Bancaire Christopher Dodd, principal auteur de la réforme de la régulation financière au Sénat, a fermement démenti cette affirmation cette semaine en fustigeant la « désinformation » orchestrée par les républicains. 

« Il est crucial pour l’avenir de notre économie et le gagne-pain de millions d’Américains des classes moyennes à travers le pays que ce débat ne soit pas sali par la désinformation », a déclaré M. Dodd lors d’un discours devant le Sénat

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