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Trappes à Dettes : L’immobilier espagnol aussi coupable que la dette d’Etat

Trappes à Dettes : L’immobilier espagnol aussi coupable que la dette d’Etat

Alors que les grandes banques espagnoles avaient superbement résisté à la crise en 2008, les fissuressont apparues avec les problèmes de la dette. Il était notoire que les Santander et autres BBVA étaient restées éloignées de la « bulle immobilière » espagnole, ayant préféré laisser ce métier aux Cajas locales.

Trappe à Dettes/ Banques : Le système bancaire espagnol à l’épreuve des “Cajas” (cliquez sur le lien)

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On s’aperçoit hélas qu’en aristocrates elles ont traité directement avec les énormes groupes depromotions immobilières telles que Metrovacesa ou Colonial. L’ensemble du secteur immobilier, jadisflamboyant, est en faillite….Le secteur immobilier espagnol a ainsi perdu 88% de sa capitalisation

Mais le plus grave n’est pas la perte du capital, mais la dette colossale accumulée par le secteur auprès des banques qui s’élève à 33Mds€ pour les seules sociétés cotées dont certaines sont en faillite.

Les banques avaient le choix de restructurer cette dette ou de saisir le patrimoine immobilier et afficher dans leurs comptes les dépréciations d’actifs. Elles ont jusque là préféré la première alternative, soutenant à bout de bras leurs clients et s’emparant du capital. La crise actuelle a précipité les événements et les cajas régionales ne peuvent plus masquer les problèmes ; le gouvernement a dû en saisir certaines et il doit faire face à d’autres faillites en perspective.

Dans l’exemple typique de Metrovacesa, les actionnaires sont Banco Santander, BBVA, Banco Popular Espanol et Banco Sabadell. Mais on trouve passablement de banques étrangères impliquées dans la dette immobilière espagnole, comme le Crédit Agricole, RBS, Eurohypo (Commerzbank)…

Ainsi, dans le cas de l’Espagne, ce n’est pas forcément la taille de la dette de l’Etat qui est seule en cause, mais les cadavres cachés encore dans les placards des institutions financières locales et étrangères. Un risque systémique de ce côté-là a une ampleur supérieure à celle de Lehmann.

On trouve des problèmes similaires en Irlande et des problèmes plus subtils si on se promène en Italie, au Portugal ou enFrance. C’est une illustration claire que la transparence de beaucoup d’institutions financières européennesn’est pas là. On peut penser que les banques anglo saxonnes ont été plus réactives dans la sincérité des comptes, même si là encore il subsiste des doutes. La décote de plusieurs dettes souveraines devrait se refléter dans les comptes des banques avec les règles du « mark to market » dans les résultats du deuxième trimestre. Et si les banques disent qu’elles se sont couvertes par des CDS, alorsun assureur comme AIG doit être potentiellement en faillite….

source facset mai10

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