Commentaire de Marché

Commentaire du Wolf : Etats-Unis/Economie réelle -Marchés – le pendule repart-il dans l’autre sens ?

Commentaire du Wolf : Etats-Unis/Economie réelle -Marchés – le pendule repart-il dans l’autre sens ?

   

Le consensus actuel est que les Etats-Unis constituent un havre de stabilité alors que la zone euro semble très vulnérable. Cependant, les dernières statistiques américaines ont semé le doute et suggèrent tout au plus un atterrissage en douceur, voire dans le pire des cas, un retournement de l’activité économique ce que nous ne sommes pluss très loin de penser ici…

PLUS DE WOLF EN SUIVANT :

COTE COUR

Les optimistes se concentrent sur l’emploi américain, considérant que la reprise se diffuse et que les excédents des entreprises sont recyclés via des dépensesd’investissement et d’emploi. Coté dépenses d’investissement des entreprises cela ne résiste pas à l’étude des faits :

Les grandes entreprises américaines ne cessent d’accumuler du cash

 

Corrolaire  les demandes d’allocations chômage sont toujours décevantes, la moyenne sur 4 semaines étant orientée à la hausse depuis fin mars.

Très important et de plus, les indicateurs avancés se sont retournés,

Les sondages Philly Fed et Empire ayant corrigé en juin, c’est sans surprise  que le très attendu et symptomatique sondage manufacturier ISM de mai est ressorti en baisse lors de sa  publication.

Les nouvelles commandes de biens durables ont ainsi reculé pour la première fois en six mois en mai à cause de la baisse des achats dans le secteur aéronautique. Ainsi, le département du Commerce a fait état d’une baisse de 1,1% de ces commandes, à $192,008 milliards, après une hausse de 3,0% (révisée) en avril. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une baisse de 1,4% en mai après la hausse de 2,8% annoncée en première estimation pour avril. Les commandes d’avions civils ont reculé de 29,6% le mois dernier après un bond de 215,7% en avril. Les commandes de véhicules motorisés et d’équipements automobiles ont augmenté de 0,7% après une hausse de 2,0% le mois précédent. Hors transports, les commandes de biens durables ont progressé de 0,9% en mai, après une baisse de 0,8% (révisée de -1,1%) en avril contre le consensus d’une progression de 1% en mai.

Mais surtout Les commandes de biens d’équipements hors défense et aéronautique, considérées comme un baromètre de l’investissement des entreprises, ont baissé de 1,1% le mois dernier après une hausse de 3,5% en avril. Le marché prévoyait une baisse de 1,5% pour mai.Statu quo peu encourageant

Sur le front très sensible de l’immobilier américaine on note de nouvelles dégradations, aucune acalmie n’étant pour l’heure en vue

Les ventes de logements neufs aux États-Unis ont atteint le plus bas de leur histoire au mois de mai. Elles ont plongé de 32,7% en un mois en mai, à 300 000 unités en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, selon le département du Commerce alors que les économistes interrogés par Dow Jones Newswires s’attendaient à un repli de 20,6%, à 400 000 logements, au mois de mai. Le chiffre de 300 000 logements neufs vendus est le plus faible depuis la création de ces statistiques en 1963. La chute de 32,7% constitue également un record. Les ventes ont progressé de 14,7% en avril, à 446 000 unités, selon les données révisées du département du Commerce contre une estimation initiale de 504 000 unités.

Les mises en chantier ont également été décevantes, tandis que l’indice immobilier NAHB a été inférieur aux attentes

Les constructeurs des maisons se révèlent  eux aussi   dans le  rouge après des résultats au-dessous du consensus de KB Home Le groupe a dévoilé une perte trimestrielle de $30,7 millions ou $0,40 par action pendant le trimestre fini le 31 mai, alors que la perte a été de $83,6 millions ou $1,03 par action au cours de la même période de l’année dernière et contre le consensus d’une perte de $0,30 par action. Le chiffre d’affaires a reculé de 3%, $374,1 millions contre $384,5 millions de l’année dernière et contre les anticipations des analystes de $373 millions. Les commandes ont accusé un repli de 23% en glissement annuel. Mais elles sont en hausse de 17% par rapport au trimestre précédent. Le nombre des maisons livrées a été bondi de 1%, à 1 782 unités, la première progression en quatorze trimestres. Le prix de vente moyen a reculé de 4% par rapport à l’année dernière, à $20 900.

Les demandes des prêts hypothécaires ont baissé la semaine écoulée car de bas taux d’intérêt ont failli à booster la demande des prêts pour l’achat du logement ou pour le refinancement. Pourtant, les taux d’intérêt à trente ans sur les prêts hypothécaires ont atteint le plus bas depuis mai 2009, selon the Mortgage Bankers Association. D’après cet organisme, l’indice de demandes des prêts hypothécaires s’est replié de 5,9% au cours de la semaine finie le 18 juin. La moyenne mobile sur quatre semaines a été en baisse de 0,5%.

Note positive les retards des paiement de 90 jours sur les prêts hypothécaires aux États-Unis ont diminué pour la première fois depuis plus de deux ans, mais le nombre de nouvelles saisies des maisons a fortement augmenté dans le premier trimestre 2010, selon les régulateurs bancaires américains. Le nombre total de retards de paiements a reculé à 7,5%, à 2,2 millions, alors que le nombre de saisies initiées a progressé à 18,6% à 370 856 unités. Vishwanath Tirupattur, analyste chez Morgan Stanley,  anticipe une hausse de ces défauts de paiement, car ceux-ci sont davantage tolérés que dans le passé et parce que les prix des logements pourraient encore baisser de 5 à 10% aux Etats-Unis avant de stagner pendant encore cinq ans. Dans un tel scénario, ce sont les pertes des contribuables qui continueront à s’accroître.

Très préoccuppant aussi est la faiblesse des statistiques monétaires américaines, la croissance de M2 continuant de décliner sur un an, en dépit de la reprise récente de M1 (qui s’est avérée robuste). Les conditions monétaires américaines se sont donc resserrées étant devenues légèrement restrictives (phénomène qui semble contre-intuitif mais vérifiable dans les faits).Compte tenu de la pertinence de cet indicateur avancé, le risque est que l’économie américaine ralentisse davantage que prévu.

COTE JARDIN  

Poursuite de l’aversion au risque sur les Marchés 

L’appétit pour le risque  restE timide, l’indicateur de Credit Suisse se situant à -1,26 (l’indice actions ressortant à -1,85). Come déjà mentionné par ailleurs l’enquête du mois de juin de BoA/Merrill Lynch auprès des gérants de fonds internationaux a révélé que la surpondération des liquidités avait augmenté le mois dernier de +12 % à +19 % (le plus bas niveau depuis mars 2002 était de -8 % en janvier dernier). Cela résulte sans doute de la correction subie en avril, mais il est toujours aussi difficile de justifier la détention de liquidités dans cet environnement, compte tenu de taux de rendement ridiculement bas. Or, les banques centrales de l’OCDE,en dehors des marchés émergents et des pays producteurs de matières premières,ne cessent de marteler que les taux d’intérêt resteront bas en termes nominaux et négatifs en termes réels. Tout ceci laisse penser que les investisseurs sont nerveux. L’enquête montre d’ailleurs une légère sortie des actions au profit des obligations.

Indicateur de Marché / Sondage BofA-MERRILL LYNCH : juin10 (cliquez sur le lien)

Marchés – l’heure de vérité se rapproche.

Les marchés s’approchent d’une phase critique. Là encore La communauté des investisseurs est partagée.

Les optimistes mettent en avant la robustesse des bénéfices des entreprises et les valorisations attrayantes d’un point de vue historique, et soulignent la dynamique de la reprise cyclique qui permettra de calmer les inquiétudes structurelles. Selon eux, la correction des marchés est une opportunité d’investissement unique.

A noté que selon La méthode d’évaluation boursière de Morningstar l’on peut  constater que la bourse américaine au 24 juin était sous-évalué  de 6% pour l’ensemble du marché.

Sous-évaluation ou surévaluation  par secteur en pourcentage·         – Santé ; -12%·         – Énergie  -6%·         – Finance  -8%·         – Logiciel +7%

Pour consulter les évaluations de ces indices surMorningstar :  http://www.morningstar.com/cover/market-fair-value.aspx (cliquez sur le lien)

 A contrario, les pessimistes s’inquiètent des signes de ralentissement de la croissance, ce qui ne manquerait pas d’affecter le bilan déjà fragilisé du secteur public. Ils sont également préoccupés par la baisse des rendement obligataires, qui traduit quelque chose de plus grave pour la santé de l’économie mondiale.

Quelque soit le verdict les perspectives des marchés dépendront de l’évolution de cette combinaison entre la composante structurelle et la composante cyclique sur les deux prochaines années. Il ne fait pas de doute que les plans de réduction budgétaire dureront plusieurs années, ce qui se traduira par une croissance potentielle moins élevée et un coût du capital probablement supérieur.

Les investisseurs « value » avec une optique de plus long terme devraient s’yretrouver. Mais à court terme, le problème est de savoir comment le cycle actuel se dénouera. L’histoire récente suggère que, lorsque les marchés obligataires et actions divergent quant aux perspectives des marchés, ce sont les investisseurs obligataires qui finissent par l’emporter. Ce fut le cas en 1997, peu avant la crise asiatique, ainsi qu’en 2007, avant l’éclatement de la crise du subprime. Cette foisci, le verdict dépendra des données macro-économiques qui permettront de savoir si la consolidation actuelle sera bien suivie d’une croissance plus vigoureuse. Ce n’est pas un pari que je souhaite actuellement prendre. Continuant de  privilégier une position relativement neutre, avec un léger biais sur les actions et un risque global au sein du  portefeuille nettement plus faible qu’à l’accoutumée…..

AU 22 JUIN 2010 

Indices boursiers (iShares)* TSX(XIC-T) S&P500(IVV-N) MSCI EAFE(EFA-N)
Depuis le somment du S&P500 le 9 octobre 2007 -16,9% -29,5% -40,8%
Depuis le creux du S&P500 le 9 mars 2009 55,4% 62,0% 57,8%
Depuis le creux du S&P500 le 7 juin 2010   2,6% 4,4% 7,9%

* Source Globeinvestor.com

SENTIMENT DES MARCHES : bull et bears  s’observent …

II2 SENTIMENT: STILL MIXED

aaii3 SENTIMENT: STILL MIXED

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