Commentaire de Marché

Albert Edwards : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

Albert Edwards :   Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. 

Marchés actions : les meilleures opportunités sont à venir

Alors que les rendements des obligations japonaises reculent à nouveau en dessous de 1% et que ceux des obligations américaines à 10 ans se consolident en deçà des 3%,

Les bons du Trésor nippons au plus bas depuis sept ans (cliquez sur le lien)

il est clair que les investisseurs obligataires, au moins, partagent notre théorie de l’Age de glace », juge Albert Edwards, de Société Générale. « L’Histoire suggère que les marchés actions sont plus lents à réagir et le contexte actuel ne déroge pas à la règle. En bref, des mesures de relance budgétaire et monétaire sans précédent ont abouti à une reprise d’une fragilité elle-aussi sans précedent », affirme-t-il.

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 « Bientôt, les investisseurs auront probablement la meilleure opportunité d’investir dans des actions offrant des valorisations extrêmement basses. En outre, les actions bon marché se révèleront un bon investissement dans la période inflationniste qui s’annonce », anticipe l’analyste. « Il y a maintenant quatorze ans que nous avons élaboré notre stratégie de sous-pondération des actions par rapport aux obligations d’Etat. Même après le récent rebond boursier, les actions mondiales continuent à largement sous-performer le marché obligataire », rappelle-t-il. 

« Nous savons de l’expérience japonaise que le ralentissement cyclique en cours renforcera nettement cette tendance structurelle. La réaction des marchés obligataires est tout à fait appropriée dans la mesure où il semble que nous avancions à grands pas vers une déflation. La divergence accrue entre les rendements des obligations et des actions mondiales qui a constitué une caractéristique majeure de l’Age de glace va se poursuivre. Les actions sembleront de plus en plus bon marché par rapport aux obligations qui deviendront chères », ajoute Albert Edwards. 

« La dépréciation des actions occidentales se poursuit à un rythme similaire à celui des actions japonaises il y a dix ans. Un rebond cyclique a récemment conduit à une interruption temporaire de cette dévalorisation structurelle comme au Japon il y a une dizaine d’années. Si les actions américaines paraissaient bon marché par rapport aux obligations l’année dernière, elles sembleront encore moins chères l’année prochaine ! » 

« L’inflation continue de reculer. La déflation a atteint un niveau jamais enregistré au Japon, à 1,5%. Tandis qu’aux Etats-Unis, le pouvoir de fixation des prix des entreprises n’a jamais été aussi faible – un niveau pire encore que celui observé lors du marasme déflationniste de la crise asiatique. Nous avons régulièrement affirmé que la gravité de la situation actuelle ne pourra être évaluée que lorsque le cycle actuel aura pris fin – ce qui ne devrait plus tarder. Les actions atteindront des niveaux encore plus bas que ceux enregistrés en mars 2009 et les meilleures conditions seront alors réunies pour acheter et se couvrir contre la Grande Inflation qui se profile à l’horizon. »

source aof aout10

BILLET PRECEDENT : « Nous sommes à l’étape la plus dangereuse de l’Age de glace, le cycle d’après-bulle » par Albert Edwards (cliquez sur le lien)

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