Art de la guerre monétaire et économique

Energie :Le pétrole de nouveau sous l’influence des forces obscures

Le pétrole de nouveau sous l’influence des forces obscures

Les signaux envoyés par les marchés sur lesquels s’échange la principale source d’énergie de la planète sont de nouveau brouillés….

Matières premières : la prochaine bulle pourrait être celle des commodités

PLUS DE SHADOW’S BANKING EN SUIVANT :

 Les signaux envoyés par les marchés sur lesquels s’échange la principale source d’énergie de la planète sont de nouveau brouillés. Comme en 2008, des flux financiers puissants viennent perturber la fixation de prix censés refléter la confrontation entre besoins pétroliers mondiaux et quantité de pétrole extraite du sous-sol.

Le premier indice de ces perturbations a été perçu au début de l’automne, lorsque les banques animant les bourses aux hydrocarbures ont commencé à adopter une attitude pour la moins schizophrène. Qualifiées de «swap dealers», celles-ci travaillent pour tout ce que la planète compte de fonds d’investissement, de caisses de retraites… mais aussi pour leur compte. Ces établissements ont d’abord tenté de convaincre leurs clients que les cours allaient repartir à la hausse, en invoquant les arguments habituels: boulimie énergétique de la Chine, chances limitées de voir l’Amérique replonger en récession… Principal élément de langage articulé par JP Morgan, Bank of America ou Goldman Sachs? L’an prochain, le baril vaudra de nouveau 100 dollars.

Quand les banques vendent en douce

Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

Les enquêtes hebdomadaires plus strictes mises en place après la bulle de 2008 par le gendarme des marchés américains révèlent que depuis la fin de l’été, ces mêmes banques ont profité de la récente appréciation – qu’elles avaient encouragée – pour… vendre leurs contrats pétroliers. Pis, leurs paris sur la baisse des cours – leurs «positions short» – sont à des niveaux record. «Soit ces banques, soit leurs clients institutionnels, ne croient plus au renchérissement du pétrole», conclut Olivier Jakob, responsable de bureau de recherche Petromatrix. Problème, ces grands établissements ont «utilisé le fait que les grands spéculateurs (ndlr: «hedge funds» et autres fonds de placements) étaient acheteurs pour se défaire de leur pétrole», décrit Olivier Jakob. Mieux vaut pour ces spéculateurs que les cours ne piquent du nez: ils se retrouveraient sans acheteurs à disposition pour écouler les quantités record accumulées ces derniers mois.

La Fed maîtresse du jeu

Ce n’est en rien un facteur «fondamental» – comme le doublement des automobiles en Chine en l’espace de trois ans – qui suscite l’appréciation actuelle du brut. Mais un phénomène purement monétaire: les injections massives d’argent frais dans l’économie américaine par la Réserve fédérale, destinées à relancer l’économie. Selon un sondage réalisé jeudi par l’agence Bloomberg auprès d’un millier de financiers dans le monde, les trois quarts d’entre eux doutent de l’efficacité de telles mesures. Ce dont ils ne doutent pas, en revanche, c’est qu’une partie de ces 600 milliards de dollars déversés dans les banques – officiellement pour qu’elles les prêtent à l’économie «réelle» – seront joués sur le marché pétrolier. Cette perspective avait «déjà fait monter les cours par anticipation, mais l’annonce du montant du nouveau programme (d’injection de liquidités) de la Fed a poussé le baril au-dessus des 85 dollars», note Harry Tchilinguirian, responsable de la stratégie sur les marchés pétroliers chez BNP Paribas à Londres. Ce dernier admet que tout dépend maintenant de «l’appétit pour le risque (des milieux financiers) plus que l’équilibre intrinsèque» du monde du pétrole.

Gare à «la revanche du physique»

En clair, pour prévoir si le pétrole va monter, mieux vaut jeter un œil sur l’échéancier des injections de liquidité – les «Permanent Open Market Operation» ou «POMO» – que vient de dévoiler la Fed. Et ignorer le reste.

Ignorer que le prix du pétrole flirte aujourd’hui avec les niveaux affichés fin 2007. Mais à l’époque, l’économie mondiale tournait à plein régime, le plein-emploi régnait dans une Amérique qui brûlait 2 millions de barils de plus par jour – l’équivalent de la consommation d’un Canada supplémentaire. Ou ignorer que les ports américains croulent sous des stocks de pétrole sans précédent depuis vingt ans.

Sur le front des approvisionnements, ce n’est pas exactement la pénurie. Déjà, au sein de l’OPEP – le cartel contrôlant 40% de l’offre de brut – l’Angola et le Nigeria demandent à ouvrir leurs robinets un peu plus grand, pour profiter des prix actuels. Le pétrole russe n’a en outre jamais été aussi abondant depuis la fin de l’URSS – «l’oléoduc vers la Chine est prêt à être ouvert», signale Olivier Jakob. Et le Brésil teste déjà la mise en production de son gigantesque champ offshore de Tupa. De quoi repousser le spectre du «pic pétrolier». Dans ses prévisions dévoilées cette semaine, l’Agence internationale de l’énergie ne le voit guère survenir avant 2035.

L’envolée des cours du pétrole provoquée par la pluie de dollars neufs tombant sur les places où il s’échange pourrait cependant s’essouffler. «La Fed peut bien susciter une hausse des prix, elle ne suscite pas une demande pétrolière plus importante», note le responsable de Petromatrix.

 Une remarque qui rappelle la spécificité des matières premières: contrairement aux titres de papier – actions ou obligations –, l’envolée de son cours provoquera, comme en 2008, un ajustement de la scène pétrolière «réelle». L’explosion des cours pourrait inciter les membres de l’OPEP à accélérer en douce leurs exportations, et provoquer un ralentissement de la demande des pays importateurs. Un effet boomerang concourant à faire baisser les cours que les spécialistes appellent «la revanche du (produit) physique».

Par Pierre-Alexandre Sallier/le temps nov10

EN COMPLEMENT :  QE2: coup d’envoi ce vendredi

La Réserve fédérale (Fed) achètera 105 milliards de dollars américains d’obligations du Trésor américain et d’obligations indexées sur l’inflation, et ce en 18 opérations qui seront réalisées entre le 12 novembre et le 9 décembre, selon la Réserve fédérale de New York.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a donné le coup d’envoi de ses nouveaux rachats d’obligations d’Etat annoncés une semaine plus tôt, en publiant un programme d’acquisition de titres devant commencer demain. Chargée de la conduite de ces opérations financières, l’antenne new-yorkaise de la Fed a publié un communiqué indiquant qu’elle comptait racheter pour 105 milliards de dollars d’obligations du Trésor à long terme du 12 novembre au 9 décembre. La Réserve fédérale a annoncé le 3 novembre qu’elle comptait injecter jusqu’à 600 milliards de dollars de liquidités supplémentaires dans le circuit financier d’ici à la fin juin afin de hâter la reprise de l’économie américaine. Ces injections doivent prendre la forme de rachats de titres de dette publique à hauteur de 75 milliards de dollars par mois…

Ce calendrier est le premier à être publié depuis l’annonce par la banque centrale américaine, mercredi dernier, de son nouveau programme dit d’assouplissement quantitatif. Ainsi, 75 des 105 milliards vont correspondre au nouveau programme de 600 milliards. Les 30 autres s’inscrivent dans le cadre du programme précédent, qui n’est pas encore clos, selon les précisions de la Fed. 

source  Bloomberg.nov10

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Tentative Outright Treasury Operation Schedule
Across all operations in the schedule listed below, the Desk plans to purchase approximately $105 billion. This represents $75 billion in purchases of the announced $600 billion purchase program and $30 billion of principal payments from agency debt and agency MBS expected to be received between mid-November and mid-December.
Printer verions Printer version
 
Operation Date1
Settlement Date
Operation Type2
Maturity
Range
Expected Purchase Size
 
 
November 12, 2010
November 15, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
11/15/2014 – 4/30/2016
$6 – $8 billion
 
 
November 15, 2010
November 16, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
5/31/2016 – 11/15/2017
$7 – $9 billion
 
 
November 16, 2010
November 17, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
5/31/2012 – 5/15/2013
$4 – $6 billion
 
 
November 17, 2010
November 18, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
2/15/2018 – 11/15/2020
$7 – $9 billion
 
 
November 18, 2010
November 19, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
5/31/2013 – 11/15/2014
$6 – $8 billion
 
 
November 19, 2010
November 22, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
8/15/2028 – 11/15/2040
$1.5 – $2.5 billion
 
 
November 22, 2010
November 23, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
2/15/2018 – 11/15/2020
$7 – $9 billion
 
 
November 23, 2010
November 24, 2010
Outright TIPS Purchase
7/15/2012 – 2/15/2040
$1 – $2 billion
 
 
November 29, 2010
November 30, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
2/15/2021 – 11/15/2027
$1.5- $2.5 billion
 
 
November 29, 20103
November 30, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
5/31/2013 – 11/15/2014
$6 – $8 billion
 
 
November 30, 2010
December 1, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
12/31/2014 – 5/31/2016
$6 – $8 billion
 
 
December 1, 2010
December 2, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
6/30/2016 – 11/30/2017
$7 – $9 billion
 
 
December 2, 2010
December 3, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
2/15/2018 – 11/15/2020
$7 – $9 billion
 
 
December 3, 2010
December 6, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
6/15/2013 – 11/30/2014
$6 – $8 billion
 
 
December 6, 2010
December 7, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
8/15/2028 – 11/15/2040
$1.5 – $2.5 billion
 
 
December 7, 2010
December 8, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
12/31/2014 – 5/31/2016
$6 – $8 billion
 
 
December 8, 2010
December 9, 2010
Outright TIPS Purchase
7/15/2012 – 2/15/2040
$1 – $2 billion
 
 
December 9, 2010
December 10, 2010
Outright Treasury Coupon Purchase
6/30/2016 – 11/30/2017
$7 – $9 billion
 

1 réponse »

  1. Cette nouvelle opération d’assouplissement monétaire (QE2) est officiellement justifiée par un niveau d’inflation trop peu élevé et un taux d’emploi trop bas.

    Les motivations sont peut être ailleurs…

    J'aime

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