Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 2 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 2 Jan 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…

  

TOUS MES VOEUX LES PLUS SINCERES

HN

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Douce France : Ce qui change pour les ménages

Internet.

  • Jusqu’alors, les offre « triple play » (Internet, téléphone fixe, câble) ouvraient droit à une TVA réduite (5,5 %) sur la moitié de la facture. Cela ne sera plus le cas à compter du 1er janvier : la TVA s’élèvera à 19,6 % sur l’intégralité de la facture, ce qui apportera 1,1 milliard d’euros à l’Etat. Cela devrait accroître le prix des abonnements de 2 à 3 euros.

Emploi à domicile.

  • Les 70.000 particuliers employeurs déclarant leur employé au salaire réel perdent le bénéfice de l’abattement de 15 points sur les cotisations patronales. Pour une famille employant une garde d’enfant 48 heures par semaine, payée au SMIC, le surcoût va atteindre environ 240 euros mensuel. Le gain pour les finances publiques devrait être limité -tout au plus 100 millions d’euros (car les particuliers bénéficieront d’un crédit d’impôt plus important l’année suivante).

Mariage.

  •  Les personnes qui ont prévu de se marier, de se pacser ou de divorcer en 2011 ne pourront plus faire trois déclarations d’impôt pour réduire leur chèque au fisc. Ils devront opter pour une déclaration, commune ou séparée, sur l’ensemble de l’année, soit 1 milliard d’euros de gagnés pour l’Etat.

Impôt sur le revenu.

  • La tranche supérieure d’impôt sur le revenu est relevée de 1 point. Les revenus au-delà de 70.830 euros seront donc taxés à 41 %, et non plus à 40 %. La mesure, destinée à financer les retraites, représente 230 millions d’euros.

Plus-values.

  • Les plus-values immobilières – hors résidence principale -seront taxées à 19 % au lieu de 16 % aujourd’hui dans le cadre du prélèvement forfaitaire libératoire. Les plus-values mobilières (actions, obligations, etc.) seront également taxées à 19 %, contre 18 % aujourd’hui. A cela s’ajoute la hausse de 0,2 point du prélèvement social. L’exonération d’impôt proposée aux petits actionnaires qui réalisent moins de 25.830 euros de plus-values par an est supprimée. Et les dividendes n’ouvriront plus droit au crédit d’impôt de 50 % dans la limite de 115 euros pour un célibataire (230 euros pour un couple).

Coup de rabot.

  • Les ménages investissant en outre-mer ou dans la restauration de monuments historiques (dispositif « Malraux ») perdront 10 % de leur avantage fiscal. Ce coup de rabot concerne, en réalité, une vingtaine de niches fiscales (investissement locatif, location meublée, financement du cinéma, immobilier de loisir, investissements forestiers, etc). Les projets verts sont aussi visés : les ménages qui installeront des pompes à chaleur, par exemple, seront subventionnés à hauteur de 36 % par l’Etat, au lieu de 40 % aujourd’hui. L’installation de double vitrage donnera lieu à un crédit d’impôt de 22 %, au lieu de 25 %. La liste des travaux éligibles, qui évolue chaque année, sera, elle aussi, fortement réduite, mais par voie de circulaire. Enfin, la somme de cette vingtaine d’avantages fiscaux ne pourra plus excéder 18.000 euros par ménage, plus 6 % de leur revenu imposable, contre 20.000 euros plus 8 % du revenu.

ISF PME.

  • Les ménages qui souscrivent au capital d’une PME ne pourront plus réduire que 50 % de leur investissement de l’impôt sur la fortune (ISF), contre 75 % aujourd’hui (en cas d’investissement direct ou par le biais d’une holding). L’investissement ouvrant droit à réduction d’impôt ne pourra plus excéder 45.000 euros par ménage, contre 50.000 euros.

Salaire
Le Smic passe à 9 euros bruts l’heure, soit 1.365 euros bruts par mois. Ce qui correspond à une hausse de 1,6% du salaire minimum légal, sans « coup de pouce » pour la 5e année consécutive.

Energie
Le tarif social de l’électricité est abaissé, le rabais octroyé variant désormais entre 40% et 60%.

Automobile
Le bonus-malus est de nouveau durci. Ainsi, le bonus de 100 euros, valable pour l’achat de voitures émettant entre 116 et 125 grammes de CO2/km, est supprimé. Celui de 500 euros pour les voitures émettant de 96 à 115 g passe à 400 euros. La prime de 1.000 euros pour les véhicules émettant de 61 et 95 g est elle réduite à 800 euros. Quant au bonus spécifique GPL de 2.000 euros, il est supprimé, tandis que celui pour les hybrides est durci.

Médecine
• Le prix de la consultation chez un médecin généraliste passe de 22 à 23 euros.

Assurances. 

  •  Les revenus de tous les contrats d’assurance-vie seront soumis à la CSG chaque année, et non plus au dénouement pour certains contrats. Les assureurs vont acquitter une taxe exceptionnelle de 10 % (1 milliard d’euros) sur leur « réserve de capitalisation », afin de rattraper le manque à gagner fiscal des années passées. Enfin, les contrats de santé dits « responsables » des assurances, des mutuelles et des instituts de prévoyance ne donneront plus lieu à une exonération complète de taxe d’assurance (7 %), mais de seulement 3,5 %. Créés en 2005, ces contrats ultra-majoritaires incitent à ne pas rembourser les pénalités mises en place pour faire respecter les parcours de soins. Le coût (1,1 milliard) risque d’être répercuté sur les tarifs.

Immobilier 

• Le prêt à taux zéro ou PTZ devient le PTZ+. Réservé aux primo-accédants, sans conditions de ressources, il devient plus attractif, notamment en fonction de la performance énergétique, pour les logements neufs dans les grandes métropoles et les régions qui font face à une pénurie. Les durées d’emprunt sont allongées jusqu’à 30 ans pour les ménages modestes et deviennent fonction de la composition de la famille pour favoriser celles dont les revenus sont compris entre 2 et 4 Smic.
• Le « Pass-Foncier », qui permettait de payer le terrain après le logement, et le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers sont supprimés. Toutefois, les personnes qui ont acquis un bien, suite à la loi de 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA), continuent à bénéficier de ce crédit d’impôt pendant 5 ou 7 ans.

Fiscalité
L’avantage fiscal aux mariés, pacsés et divorcés de l’année est supprimé.
Le taux de TVA sur les offres « triple play » (internet-téléphone-télévision) passe de 5,5% à 19,6%.
Les retraites-chapeau sont taxées à 7% par mois entre 500 et 1.000 euros et à 14% au-delà.
Une « contribution solidarité vieillesse » majore d’un point de la tranche d’imposition la plus élevée du barème progressif de l’Impôt sur le revenu, qui passe de 40% à 41%.
« L’amendement Tapie » taxe les dommages et intérêts supérieurs à 1 million d’euros.
La réduction de l’Impôt de solidarité sur la fortune pour l’investissement direct ou indirect d’un particulier dans une Petite et moyenne entreprise, dans la limite de 45.000 euros, est ramenée de 75% à 50% .

Courrier
• Le courrier ordinaire, c’est-à-dire de moins de 50 grammes, est libéralisé.

Assurance
• Arguant de la hausse des sinistres, la Macif augmente ses tarifs dans l’assurance automobile, habitation et santé, de respectivement 2,9% en moyenne, 4,6% et 1,8%. La Maif augmente elle le tarif de ses contrats automobile de 2,5% et ceux dans l’habitation de 3,5%.

Entreprenariat
• Les mineurs de 16 ans peuvent désormais créer leur entreprise et la diriger sous les statuts d’EIRL, de société unipersonnelle ou d’auto-entreprise à responsabilité limitée. Pour ce faire, le mineur a seulement besoin de l’autorisation de ses deux parents ou de ses administrateurs légaux.

Consommation
• Le prix minimal de la course de taxi augmente de 2,1%, de 6,10 à 6,20 euros.

Retraite
Le montant des pensions des députés est réduit de 8%.

Ce qui change pour les entreprises

Crédit d’impôt recherche.

  • Les entreprises qui investissent pour la première fois dans la recherche, l’an prochain, disposeront d’un crédit d’impôt majoré de 40 % (au lieu de 50 % aujourd’hui) et de 35 % l’année suivante (au lieu de 40 %), soit un gain de 100 millions d’euros pour l’Etat.

Epargne salariale.

  •  Le forfait social sur la participation et l’intéressement est porté de 4 % à 6 %, (350 millions de plus). Les entreprises de plus de 50 salariés qui verseront de l’intéressement l’an prochain (pour la première fois ou de manière plus importante que l’année précédente) n’auront plus droit à une réduction d’impôt. Les entreprises de moins de 50 salariés, en revanche, verront ce crédit d’impôt relevé de 20 % à 30 % des sommes nouvellement versées.

Taxe professionnelle.

  • Les entreprises ne pourront plus fractionner leur chiffre d’affaires au niveau de leurs filiales pour minorer, voire totalement annuler, leur imposition au titre de la valeur ajoutée (1,5 % maximum). Les PME ne seront pas touchées, à partir du moment où leur chiffre d’affaires n’excède pas 7,6 millions d’euros (seuil de la tranche maximale d’imposition). La mesure représente un gain de 160 millions. Les professions libérales risquent de subir, elles aussi, une légère hausse d’impôt : les communes qui le souhaitent pourront imposer un impôt minimum, compris entre 200 et 6.000 euros, pour les entreprises réalisant plus de 100.000 euros de chiffre d’affaires.

Allégements de charges.

  • Les primes et 13e mois versés l’an prochain seront intégrés au calcul des allégements de charges, ce qui privera les entreprises d’environ 2 milliards d’euros.
  • Du pétrole dans le sous-sol de la région parisienne, qui attire les convoitises ! Selon Le Figaro, l’Ile-de-France abrite de 60 à 100 milliards de barils, soit 70 à 120 années de production du Koweït, selon l’Institut français du pétrole. « L’or noir non conventionnel est piégé dans des couches de schiste à quelque 2.500 mètres de profondeur », précise toutefois le quotidien. Ce qui fait saliver la société américaine Toreador, qui s’introduit ce vendredi à la Bourse de Paris, sur le compartiment professionnel, après avoir recentré toutes ses activités depuis un an sur la France. « Dès le mois prochain, Toreador va mener une campagne de forages d’exploration », annonce Le Figaro. Pour la petite histoire, la société a pour vice-président un certain Julien Balkany, 30 ans, jeune demi-frère du député-maire de Levallois
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  • Le Figaro revient sur les enquêtes touchant actuellement les comités d’entreprise: la Cour des comptes ausculte ainsi les CE de la RATP et de la SNCF, où elle soupçonne des détournements de fonds au profit des syndicats, et celui d’Air France, qui affiche une perte de 14,5 millions d’euros en 2010, est dans le collimateur de la brigade financière. A la RATP, un audit interne consulté par Le Figaro révèle que le CE est beaucoup plus coûteux que ceux des autres grandes entreprises françaises: 113 euros par agent, contre 59 à la SNCF, 101 à Areva et 90 à Orange (mais 204 euros à La Poste). Le rapport évoque également un « trafic de chèques demi-journée », qui provoque une « surconsommation d’heures par rapport à l’enveloppe légale ».
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  • Le prix moyen de l’eau a augmenté de 3,3% par an en France entre 2004 et 2008, soit plus rapidement que l’indice des prix à la consommation (1,9% par an), selon Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement cité par Les Echos. Le prix moyen du mètre cube d’eau pour une consommation annuelle de 120 m3 s’élevait à 3,39 euro/m3 en 2008 dans les communes pourvues d’un assainissement collectif. Le prix de l’eau varie fortement selon les départements. Il est ainsi supérieur à 4 euros en Bretagne, Seine-et-Marne, Manche, Vendée, Guadeloupe et Martinique. En revanche, la Réunion, la Guyane, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Ain, le Cantal et le Jura présentent un prix inférieur en moyenne à 2,50 euros par m3. La consommation d’eau potable des ménages a reculé de plus de 2% par an entre 2004 et 2008, alors qu’elle avait augmenté de 1% par an entre 2001 et 2004. Un Français consommait en moyenne 151 litres par jour en 2008 contre 165 litres en 2004.

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Europe
• La Hongrie prend la présidence tournante de l’Union européenne et l’Estonie adopte l’euro

  • La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir acheté en une semaine pour 1,21 milliard d’obligations publiques, contre 608 millions la semaine précédente. Ce montant de 608 millions était le plus faible enregistré depuis fin  octobre où, après une pause de trois semaines, ce programme avait repris de plus belle sur fond de crise des finances publiques irlandaises et de tensions sur le Portugal.Lorsque ce programme exceptionnel avait été lancé en mai, en pleine crise de la dette publique grecque, les achats hebdomadaires de la BCE atteignaient quelque 7 milliards d’euros. Les volumes s’étaient taris ensuite, avant de gonfler à nouveau suite à l’annonce de graves problèmes financiers de  l’Irlande.

La BCE avait décidé le 16 décembre de doubler son capital afin de poursuivre ces opérations dans de bonnes conditions.Depuis le début du programme, elle a acheté au total pour 73,5 milliards de titres de dette publique des pays de la zone euro.

 

  • La première étape d’une augmentation de capital massive de la Banque centrale européenne (BCE) étendue sur deux ans a été effectuée mercredi, comme prévu, a indiqué un porte-parole de l’institution.

La BCE va presque doubler son capital, le portant de 5,76 milliards actuellement à 10,76 milliards d’euros fin 2012, soit une hausse de 5 milliards, a décidé mi-décembre son conseil des gouverneurs. La levée de fonds auprès des 16 banques centrales nationales de la zone euro doit se dérouler en trois étapes d’un montant égal de 1,163 milliard d’euros. La première a lieu ce mercredi, les deux autres suivront fin 2011 puis fin 2012.

L’opération est toutefois un simple jeu d’écritures, qui n’implique pas de transfert effectif d’argent. La part de chaque pays membre de la zone euro est calculée à partir de sa participation au capital de la BCE. Les pays de l’Union européenne qui n’ont pas adopté la monnaie unique et qui ont souscrit pour un total de 30% au capital nominal de la BCE participent aussi à l’opération, mais pour un montant symbolique de moins de 100.000 euros.

Les nouveaux membres de la zone euro, par exemple l’Estonie qui passera à la monnaie unique au 1er janvier, participeront aux prochaines levées de fonds. La BCE a justifié son augmentation de capital par « la nécessité de disposer d’une base adéquate en capital dans un système financier qui a crû considérablement ».

L’institution a mis en place ces derniers mois une série de mesures anti-crise en direction des banques avec des prêts de liquidités illimités à taux fixe, et par le biais d’une intervention directe sur le marché obligataire, en achetant des titres de dette des pays les moins solvables de la zone euro.

Au vu des difficultés persistantes de certains d’entre eux, ce programme d’achats d’obligations mis en place au printemps, et au titre duquel la BCE a déjà dépensé 73,5 milliards d’euros, va vraisemblablement continuer dans les semaines à venir.

  • Le taux de croissance annuel de la masse monétaire M3 a accéléré sensiblement dans la zone euro à +1,9% en novembre, contre +0,9% en octobre et +1,1% en septembre, selon la BCE  . En moyenne sur les trois mois écoulés, M3 a augmenté de 1,3% en rythme annuel.

Au sein de M3, la croissance annuelle de la masse M1 (billet, pièces et dépôts à vue) a ralenti à +4,6% contre +4,9% en octobre et +6,2% le mois précédent. En moyenne sur le trimestre, elle s’est donc accrue de 5,2%. Toujours en rythme annuel, la BCE ajoute que la croissance des prêts octroyés au secteur privé s’est établi à +2% le mois dernier (+1,5% en octobre).Les prêts aux entreprises non financières n’ont diminué que de 0,1% en novembre (-0,5% précédemment) alors que ceux aux ménages ont augmenté de 2,7% (+2,9% en octobre).

  • Allemagne : L’indice des prix à la consommation a progressé de 1,7% en Allemagne en décembre en rythme annuel, contre une hausse de 1,5% le mois précédent, montrent les chiffres préliminaires publiés mercredi. Cette progression est la plus importante constatée depuis octobre 2008, selon les données de la banque centrale allemande. D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation ont crû de 1,0%, soit la plus forte hausse depuis décembre 2004. L’indice des prix de détails harmonisé au reste de l’Europe (IPCH) a quant à lui progressé de 1,2% sur un mois en décembre, et de 1,9% sur un an.Ces calculs préliminaires de l’Office des statistiques sont fondés sur les données de six Länder. Les chiffres définitifs seront publiés le 14 janvier, a ajouté l’Office.
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  • L’Italie n’a pas réussi à adjuger une partie de son offre d’emprunts d’Etat prévue jeudi et a dû offrir des rendements nettement supérieurs pour placer 8,1 milliards d’euros de dette à moyen et long terme.

Ce placement s’ajoute à l’émission de 12 milliards d’euros de dette à court terme la veille et a malgré tout permis de rassurer les marchés quant à la capacité du Trésor italien à financer la lourde dette de l’Etat et à éviter de rencontrer les mêmes problèmes que d’autres pays très endettés de la zone euro. Mais le Trésor n’a réussi à placer que 1,3 milliard d’euros de papier à sept ans et 836 millions à cinq ans, alors qu’il prévoyait d’en adjuger jusqu’à 1,5 milliard et un milliard d’euros respectivement.

« Les pays périphériques de la zone euro sont sous pression pour lever des montants importants (…) la crise de confiance concernant les dettes souveraines n’est pas terminée donc les prochaines adjudications seront difficiles », a commenté Luca Jellinek, responsable de la stratégie des taux au Crédit agricole.Les émissions « vont continuer comme cela, avec une demande faible et d’importantes concessions », a-t-il ajouté. Les titres de dette de jeudi ont été adjugés avec des rendements plus élevés que lors des émissions précédentes de même type. Le rendement du papier à trois ans a augmenté de 39 points de base pour atteindre 3,25% et celui du dix a progressé de 37 pdb à 4,80%.

L’importance de la dette nationale, la récession en Europe et l’aggravation de la crise de la dette dans la zone euro ont provoqué une écartement du spread du papier italien par rapport au Bund allemand.Ces deux journées de levée de fonds seront comptabilisées chacune dans le programme d’émission de dette de 2011 car les transactions ne seront pas achevées avant l’année prochaine.Fin novembre, le programme d’adjudication pour 2011 était estimé à environ 480 milliards d’euros, dont 240 milliards de dette à moyen et long terme.Le Trésor italien a dit dans ses prévisions pour 2011 que la majorité des émissions de dette se feront à cinq et dix ans, soit un programme en ligne avec celui de 2010, sans donner de montant pour l’année.

Grèce Irlande
Portugal Espagne
Belgique Italie
France Allemagne
  • La Grèce négocierait un délai de remboursement de sa dette

La Grèce négocie avec des banques commerciales l’allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), rapporte vendredi un hebdomadaire athénien. Les craintes d’une restructuration de la dette grecque après l’arrivée à terme en 2013 d’une aide d’urgence de 110 milliards d’euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé.Le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire. Plus de 70% de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers.

Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l’échéance est fixée entre 2013 et 2015. Le délai de remboursement des aides du FMI et de l’UE est arrêté à 2021, avait annoncé le mois dernier le ministre des Finances après des tractations avec ses homologues de la zone euro. La dette publique du pays devrait s’élever l’année prochaine à 152,6% du produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, soit 348 milliards d’euros selon le budget 2011 du gouvernement. En novembre, Lucas Papademos s’était prononcé contre toute restructuration de dette, en Grèce ou en Europe. »La restructuration de dette actuellement en débat n’est pas une solution souhaitable, que ce soit pour la Grèce ou pour la zone euro », a-t-il déclaré lors d’un discours à Athènes. « Ce n’est pas nécessaire et ce n’est pas inévitable. »Le ministre des Finances grec George Papaconstantinou s’est lui aussi toujours opposé à une restructuration de dette.Athènes prévoit de réduire son déficit budgétaire à 7,4% de son PIB en 2011 contre 9,4% en 2010.

  • L’avertissement vient de la Bank of England, et s’adresse aux établissements bancaires britanniques. Selon le Financial Times, le dernier rapport de stabilité financière de la Bank of England exhorte les banques à cesser de verser des bonus et des dividendes pour conserver le maximum de fonds propres, face à la menace de la crise de la zone euro.

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  • A chaque Etat américain sa spécialité

Qu’est-ce qui distingue l’Alaska des autres Etats américains? Son fort taux de suicide. Le Colorado? Il est le premier producteur de bière américain mais a la population la plus mince. Le Delaware? Une proportion de thésards dans la population plus importante que ses 49 «confrères». Le Maine? Le taux d’incarcération le plus bas des Etats-Unis. La Pennsylvanie? Un taux record de collisions entre des voitures et des cerfs. Rhode Island? Un niveau de consommation de marijuana record.

Ces statistiques, et 44 autres, on les retrouve dans What’s Your State Good At? («Quelle est la spécialité de votre Etat?»), une carte élaborée par 1Bog, une société américaine spécialisée dans l’installation d’équipements solaires pour les collectivités, et reprise récemment par le blog FastCompany. Pour chaque Etat, 1Bog a déniché un petit fait amusant qui le distingue des autres, qu’elle accompagne d’un commentaire sur sa politique énergétique sous forme de smiley. A quand la même carte pour la centaine de départements français?

  • La SEC s’intéresse aux activités d’échange de titres de sociétés non cotées prometteuses, comme Facebook et Twitter, affirment le New York Times et le Wall Street Journal citant des sources proches du dossier. Le gendarme des marchés boursiers américains aurait notamment adressé des courriers à plusieurs acteurs du marché, notamment des fonds spécialisés dans les sociétés non cotées, en demandant entre autres sur quelles bases ils fixent la valeur des actions, vu que ces sociétés, n’étant pas cotées, n’ont aucune obligation de publication de leurs données financières. La SEC chercherait aussi à s’assurer du respect d’une règle stipulant que toute société ayant plus de 500 actionnaires doit publier certaines informations financières.
  • BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde (3.450 milliards de dollars d’actifs), va se doter de sa propre bourse interne, annonce le Financial Times. « Nous développons la technologie nécessaire en interne pour pouvoir offrir plus de valeur, en abaissant les coûts de transaction », déclare Rob Kapito, l’un des huit fondateurs du groupe, dans un entretien avec le quotidien des affaires britannique. BlackRock compte lancer l’an prochain cette plate-forme, qui pourrait venir chasser sur les terres de certains des plus gros intervenants de Wall Street. BlackRock estime que ceux-ci prennent des commissions trop élevées sur les transactions qu’ils effectuent, note le journal avant d’expliquer que cette structure permettra de mettre en contact les clients de BlackRock qui souhaitent se défaire d’un titre quelconque et ceux qui souhaitent l’acheter, en court-circuitant les intermédiaires traditionnels.
  • Un sondage par le Conseil International des Centres Commerciaux et Goldman Sachs a révélé que les ventes dans les grands magasins pendant le week-end fini le 25 décembre avaient augmenté de 4,8% par rapport à la même période de l’année dernière
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  • Selon le Wall Street Journal, l’administration américaine fait pression sur Fannie Mae et Freddie Mac, les deux organismes de refinancement hypothécaire, pour réduire les dettes de certains ménages plombés par des prêts hypothécaires dont le coût dépasse celui de leur maison. Mais comme le souligne le quotidien, cela alourdirait davantage les pertes des deux organismes, qui affichent déjà une facture de 134 milliards de dollars pour les contribuables.
  • Les taux hypothécaires aux États-Unis ont atteint des plus haut depuis sept mois. Ainsi, le taux hypothécaires moyen à trente ans s’est établi à 4,86% au cours de la semaine achevée ce jeudi, selon Freddie Mac contre 4,81% la semaine précédente. Le taux hypothécaire moyen à quinze ans a grimpé à 4,2% contre 4,17% le semaine précédente

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La Chine va mettre un terme dès 2011 aux mesures fiscales incitatives pour l’achat de petites voitures, a annoncé mardi le ministère des Finances.

  • « A partir du 1er janvier 2011, une taxe de 10% sera imposée aux voitures dotées d’un moteur de 1,6 litre ou d’un moteur plus petit », apprend-on sur le site du ministère. En 2009, Pékin a dévoilé une série de mesures d’aides à l’industrie automobile, ce qui a contribué à faire de la Chine le premier marché automobile mondial cette même année, devant les Etats-Unis. Depuis le début de l’année, ces aides ont été progressivement diminuées afin de préparer le marché à un abandon des mesures dès 2011, ont commenté des observateurs du secteur. Le ministère n’a pas précisé si la remise de 3.000 yuans (342 euros) accordée pour l’achat de voitures propres serait conservée l’an prochain de même que les aides allouées aux fermiers qui cèdent leur ancien véhicule pour l’achat d’un véhicule neuf.

 

A vous de prédire quand la Chine dépassera les Etats-Unis

  • Quand est-ce que la Chine deviendra la première puissance mondiale? Le blog The Daily Chart («Le graphique quotidien») de The Economist propose aux internautes de faire leurs prédictions. La Chine a dépassé le Japon cette année pour devenir la deuxième puissance mondiale, reste à savoir quand le pays détrônera également les Etats-Unis.

Pour cela, The Daily Chart a mis en place un graphique interactif avec la courbe du PIB en dollars des Etats-Unis et de la Chine de 2000 (chiffre réel) à 2050 (chiffre projeté). Chacun peut agir sur la croissance réelle du PIB des deux pays, l’inflation et le taux du yuan par rapport au dollar. En jouant avec ces trois données, on peut faire se croiser les courbes dans un futur plus ou moins proche. Le blog fournit les données de la dernière décennie, et ses propres prédictions (une croissance réelle du PIB de 7,75% en Chine et 2,5% aux Etats-Unis, des inflations de 4% et 1,5% respectivement et une appréciation du yuan de 3% par an), qui voient la Chine dominer les Etats-Unis en 2019.

Allez vous aussi jouer aux économistes sur The Daily Chart!

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L’encours des crédits du FMI a augmenté de 40 % en 2010

  • Le Fonds monétaire international a accru de 40 % en 2010 l’encours des prêts consentis à ses Etats membres, selon des chiffres publiés par l’institution mardi 28 décembre. Ce montant devrait encore grimper en 2011. Au 23 décembre, date à laquelle le conseil d’administration du FMI a achevé son année, les sommes versées par le FMI que devront lui rembourser les Etats membres se montaient à 90,85 milliards de dollars. Exprimée dans l’unité de compte du Fonds, les droits de tirage spéciaux (DTS), la hausse est de 40 % sur l’année. En 2009, elle avait été de 51 %.

Le FMI a aujourd’hui des accords de prêts avec 55 Etats membres (dont la moitié environ sont des pays africains), contre 53 il y a un an. En 2011, l’encours des prêts devrait logiquement monter, même dans l’hypothèse où le FMI n’en accorderait pas de nouveau.

L’Irlande n’avait en effet pas encore pioché au 23 décembre dans les premiers fonds mis à sa disposition, soit 5,8 milliards d’euros. En incluant cette somme il est prévu que Dublin reçoive sur l’ensemble de l’année plus de 14 milliards d’euros, si le calendrier est respecté. Et la Grèce, qui a obtenu en mai ce qui promet d’être le plus grand prêt jamais versé par l’institution, doit pour sa part recevoir plus de 11 milliards d’euros en 2011, en plus des 10,6 milliards déjà touchés en 2010. En 2010, le FMI a par ailleurs maintenu ses ressources prêtables quasi stables. Celles destinées aux pays à revenus moyens et élevés (« compte des ressources générales ») étaient au 23 décembre de 468 milliards de dollars, dont 308 milliards non engagés.

ETONNANT

Contrefaçon de l’or à Hong Kong

  • Tout ce qui brille n’est pas d’or. L’un des plus grands groupes de bijouterie de Hong Kong en a récemment fait les frais. Cet été, ses experts ont acquis pour 12 000 dollars d’or qui s’est révélé faux, rapporte le Financial Times. Pas étonnant, alors, que les petits bijoutiers de rue ou les prêteurs sur gage se soient aussi fait gruger.

Jusqu’à présent, 200 onces soit 5 700 grammes de « faux or » ont été saisis dans la grande cité chinoise. Mais au total, c’est dix fois plus de faux métal précieux qui pourrait encore être en circulation. A près de 1 400 dollars l’once, cela fait une arnaque à 2 millions 800 000 dollars ! Plus que la somme, finalement minime dans un secteur comme la bijouterie, c’est le fait que la supercherie n’ait pas été détectée plus tôt qui inquiète les professionnels.

Jusqu’à présent, le faux or était facilement repéré, à l’œil nu ou au toucher : les bijoutiers sont, par exemple, habitués à reconnaître le tungstène recouvert d’or. Mais cette fois, et de l’avis même du président de la Bourse des métaux précieux à Hong Kong, c’est « une escroquerie des plus sophistiquées », l’œuvre d’un fin connaisseur des alliages. Le faux or était composé pour moitié d’or véritable et pour moitié de sept autres métaux : cuivre, fer, nickel, iridium, osmium, rhodium et ruthène, le tout recouvert d’une fine pellicule d’or, avec à l’arrivée des propriétés similaires à celles du métal jaune. Seules des analyses à haute température ou chimiques permettaient de déceler la contrefaçon.

L’arnaque n’est pas allée jusqu’aux lingots hébergés par les banques et mieux contrôlés. Mais elle est symptomatique de la fièvre de l’or qui s’est emparée des Chinois. La demande est telle que les importations de métal précieux, de janvier à octobre, ont quadruplé par rapport à l’an dernier. Etant donné l’inflation qui pousse les épargnants chinois à acquérir toujours plus d’or, le mouvement ne devrait pas ralentir, bien au contraire

  • BFM OLIVIER DELAMARCHE

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MATIERES PREMIERES

 C’est la première fois qu’un Etat révèle qu’il est intervenu sur les marchés à terme.

  • On soupçonnait le gouvernement de Pékin d’avoir déjà procédé à des transactions semblables, le gouvernement ivoirien, également, du temps du président Houphouët-Boigny, sur le marché du cacao. Mais ce n’étaient que des rumeurs. 

Cette fois, l’annonce est officielle de la part du gouvernement mexicain, son ministre de l’Economie vient d’annoncer qu’il avait acheté suffisamment de contrats de maïs sur le marché à terme de Chicago pour couvrir ses besoins jusqu’à la fin du premier trimestre 2011. « Le prix est garanti… Les quantités aussi », a commenté Bruno Ferrari. Deux millions de tonnes de grains auraient ainsi été contractés. Le gouvernement de Mexico a sans doute voulu rassurer ses concitoyens et répondre aux fabricants de tortilla, la galette de maïs, base de la nourriture mexicaine, qui menaçaient d’augmenter leur prix de 50% pour répercuter la hausse des prix de la céréale et celle des prix du gaz. 

Il est vrai que l’augmentation des cours mondiaux du maïs a été phénoménale : 48% en un an, depuis l’annonce de la baisse des rendements américains. Les craintes sont de plus en plus fortes sur les récoltes en Amérique latine, surtout en Argentine, du fait de la sécheresse prolongée, et les cours pourraient encore grimper l’an prochain, au delà des niveaux de juin 2008. 

Le gouvernement mexicain prend les devants ! Il est vrai que les stocks de maïs se réduisent face à une demande en hausse constante, en premier lieu en Chine. Pékin pourrait augmenter ses importations de 30% par rapport aux prévisions pour reconstituer ses réserves. 

Le Mexique lui-même, pourtant berceau de la culture du maïs, se voit contraint d’importer chaque année plus de grains, non seulement pour ses élevages, mais pour alimenter sa population. L’action de son gouvernement sur le marché à terme de Chicago pourrait ne pas rester isolée, observe un compensateur, mais au contraire s’étendre à d’autres pays et se banaliser. 

Les producteurs russes d’engrais Uralkali et Silvinit vont fusionner.

  • Le nouveau groupe deviendra géant d’un secteur, qui devrait tirer profit des besoins alimentaires grandissants des pays émergents. 

Il s’agit de l’une des fusions les plus importantes de l’année dans le secteur minier. Concrètement, c’est Uralkali, le numéro un russe, qui va acquérir son concurrent Silvinit. La transaction devrait être achevée d’ici le milieu de l’année prochaine. Avec une capacité de production de plus de 10 millions de tonnes par an, soit 20% de la part mondiale, le nouveau groupe viendra concurrencer directement le leader du secteur, le canadien Potash, qui contrôle près d’un quart du marché, avec près de 13 millions de tonnes de capacité de production. 

Les rumeurs sur un rapprochement entre les deux entreprises allaient bon train depuis plusieurs mois en Russie. Durant l’été, le milliardaire Soulaiman Kerimov et ses associés sont progressivement entrés dans le capital de Uralkali et de Silvinit. L’oligarque réputé proche du Kremlin devrait logiquement prendre le contrôle du nouveau groupe. Or, pour les autorités russes, le secteur de la potasse est l’une des priorités nationales. 

Le pays possède les deuxièmes plus grandes réserves mondiales de ce minerai, évaluées à 1 milliard 800 millions de tonnes contre plus de 4 milliards 400 millions pour le Canada. 

La potasse est l’un des trois principaux ingrédients utilisés dans les fertilisants. Après la crise de l’année dernière, la demande se reprend et avec l’augmentation récente du prix du blé – notamment après l’embargo imposé par la Russie et l’Ukraine sur les exportations après la sècheresse et les incendies de cet été, elle devrait rebondir plus vite que prévu. 

Mais en dehors de ces pics temporaires, l’utilisation d’engrais devrait aussi progresser dans la durée en particulier dans les pays émergents et notamment en Chine : au fur et à meusre que son niveau de vie s’élève, la population a tendance à diversifier son alimentation. 

La consommation de viande s’accroît, et il faut alors des quantités beaucoup plus importantes de fertilisants pour nourrir le bétail. De bonnes affaires en perspective donc pour les grands groupes du secteur.

Après la flambée des prix de l’onion en Inde, le Sri Lanka est lui aussi confronté à la hausse d’une des « denrée » les plus utilisées sur l’ile : la noix de coco.

  • Et contrairement à son voisin, la mauvaise météo n’est qu’en partie responsable du manque de noix de coco au Sri Lanka. 

La noix de coco est présente dans quasiment tous les plats sri-lankais. Aussi lorsque son prix grimpe trop vite comme c’est le cas en ce moment, le gouvernement « intervient ». 

Ici, les causes de la pénurie sont multiples: Il y a la forte demande de l’huile de coco. Qui est passée au cours des 5 dernières années de 30 à 70 tonnes/an. Or il faut 9000 noix pour produire une tonne huile. 

A cela il faut aussi ajouter l’urbanisation des terres agricoles qui fait chuter le parc des quelques 65 millions de cocotiers au Sri Lanka. 

Il y a enfin la demande accrue des consommateurs: Lait de coco, chair rapée et mélangées avec des épices (Le Sambol), en huile. La noix de coco est la base du paysage gastronomique sri-lankais. Chaque habitant en consomme 90 par an. 

La noix de coco se vend à l’unité et coute normallement 30 roupies sri-lankaise (soit environ 20 cts d’euros). Ces derniers temps, on ne la trouve pas à moins de 40 cts d’euro. Le gouvernement, via les réseaux de distributions nationaux, a rempli les stocks pour tenter d’en réguler le prix mais en quelques heures tout est parti. Et tout s’est retrouvé au marché noir au prix le plus fort evidemment. Un coup de sabre dans l’océan Indien! 

Le gouvernement sri-lankais a donc mis en place des solutions à court et moyen terme. A court terme, il s’agit d’importer la denrée d’Inde ou de Malaisie. Une démarche contraire à la politique du président qui souhaite réduire les dépendances alimentaires du pays. 

A moyen terme, s’attaquer au coeur du problème en règlementant sévèrement l’abattage des cocotiers. Briser ce cycle de décroissance -20% de moins que l’année passée à la même époque- que ce soit pour des raisons d’urbanisations ou autres. Il faudra désormais une autorisation spéciale avant d’abattre un arbre. 

Et dans un second temps, augmenter l’utilisation des engrais. Le ministère de l’Agriculture va fournir gratuitement des fertilisant aux villageois pour doper la croissance des cocotiers. Et Pour espérer atteindre 3 milliards et demi de noix de coco par an au lieu des 2,7 milliards actuels.

La présence de la Chine sur le marché des matières premières agricoles pourrait provoquer une hausse des cours en 2011, notamment du boeuf et du porc, alors que les producteurs peinent à répondre à une demande croissante.

  • Conséquence du développement rapide de la deuxième économie mondiale, il est de plus en plus difficile pour Pékin d’équilibrer l’offre et la demande de nombreuses matières premières. Au cours des deux dernières année, l’appétit chinois pour ce secteurs s’est ainsi déjà répercuté sur les cours du charbon, du cuivre ou encore du maïs. Les cours du boeuf, voire du porc, pourraient à leur tour être affectés par une demande chinoise en forte croissance.

Cette hausse de la demande implique en effet un plus grand recours aux céréales nécessaires à l’alimentation des élevages. Or, la Chine pourrait décider de privilégier l’importation de boeuf plutôt que celle des céréales.

« La demande de boeuf progresse de façon constante, mais les réserves de bovins reculent beaucoup », explique Wang Jimin, chercheur à la China Academy of Agricultural Sciences. « Le coût élevé de l’élevage, conjugué à de faibles bénéfices, ont conduit les éleveurs à supprimer leurs cheptels de boeufs. »

La semaine dernière, le ministre du Commerce chinois Chen Deming a déclaré que la Chine devait accroître l’année prochaine ses réserves de viande, de sucre ainsi que d’autres matières premières, alimentant le scénario d’un potentiel bond de la demande.

En outre, si le boeuf reste encore un produit haut-de-gamme en Chine, les goûts de la population urbaine évoluent, de même que le budget consacré à l’alimentation. Cette tendance devrait d’ailleurs être encouragée par une nouvelle hausse de 21% du salaire minimum à partir du 1er janvier 2011, six mois après une augmentation de 20%. Simultanément, un article publié par le Département de l’agriculture américain en septembre estime que la production de boeuf en Chine devrait reculer de 2% cette même année, pour s’établir à 5,45 millions de tonnes. Les importations devraient en revanche progresser de 20% à 30.000 tonnes. Les importations de bétail vivant devraient par ailleurs doubler cette année et atteindre 90.000 têtes, puis croître de nouveau en 2011, pour répondre à la demande de produits laitiers.

La Chine a accepté ce mois-ci de rouvrir son marché aux importations de bovins en provenance du Canada et des Etats-Unis, interdites depuis 2003 par crainte d’une propagation de la maladie de la vache folle. Pan Chenjun, analyste senior chez Rabobank, estime que la demande de boeuf devrait probablement atteindre 7,4 millions de tonnes en 2015, ce qui représente une hausse de 30% par rapport à 2009. Cette année-là, la demande chinoise s’était établie à 5,7 millions de tonnes, soit 10% des 56,7 millions de tonnes de boeuf produites dans le monde. Pays exportateur de boeuf depuis 2004, avec environ 10.000 à 60.000 tonnes de viandes expédiées chaque année à l’étranger, la Chine est finalement devenue en 2010 pays importateur de viande bovine, avec 2.200 tonnes importées sur les 11 premiers mois de l’année.

Dans ce contexte, les contrats à termes américains sur le bétail et le porc intègrent déjà cette hausse de la demande chinoise et évoluent respectivement autour d’un plus haut de deux ans et de six mois. En effet, après le boeuf, le porc pourrait avoir la faveur des importations chinoises.

Les chinois sont de gros consommateurs de porc, absorbant à eux seuls la moitié de la production mondiale, qui s’élève à 101,5 millions de tonnes. Pour répondre à ses besoins, la Chine a importé 71.000 tonnes de porc sur les 11 premiers mois de l’année et est devenue le quatrième pays importateur de porc. Toutefois, Pékin ne devrait pas faire des réserves de grande échelle car les stocks de viande de porc exigent d’être renouvelés tous les six mois.

La Chine a écoulé d’importants volumes de maïs, de coton et de sucre, puisés dans ses réserves, afin de soulager la pression sur le marché intérieur et de juguler la hausse des prix. Pékin devrait donc prochainement se réapprovisionner auprès des marchés. « Nous nous attendons à ce que la Chine fasse irruption et importe davantage car elle s’efforce de maîtriser l’inflation des produits alimentaires », commente Ker Chung Yang, analyste chez Philip Futures. Selon lui, Pékin devrait commencer à importer davantage dès le début du mois de janvier

HUMOUR:

Brèves PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 26 dec 10….en bord de route de la grande finance…

EN BANDE SON :  

Avec The Boss :

 

Catégories :Brèves de Trottoirs

4 réponses »

  1. Dimanche 2 janvier 2011 :

    Etats-Unis : le plafond de la dette doit être relevé.

    Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une « folie » aux conséquences « catastrophiques », telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

    « Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette », a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

    Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars.

    Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

    http://www.europe1.fr/International/EU-Le-plafond-de-la-dette-doit-etre-releve-358099/

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  2. Concernant les Etats européens :

    Le Portugal est en faillite.

    L’Irlande est en faillite.

    L’Italie est en faillite.

    La Grèce est en faillite.

    L’Espagne est en faillite.

    La Chine prête à aider l’Espagne à s’extraire de la crise économique.

    Les discussions de M. Li avec le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Finances Elena Salgado vont « jouer un rôle-clé » dans la stabilisation financière, a assuré l’ambassadeur de Chine en Espagne, Zhu Bangzao, cité par l’agence Chine nouvelle.

    Les entretiens devraient porter sur l’expansion des relations économiques et commerciales bilatérales et permettre de « restaurer la confiance des marchés », a dit M. Zhu, sans fournir de précision.

    L’économie espagnole, la 5e de l’Union européenne, est tombée dans la récession au second semestre 2008, au moment de la crise financière internationale, et peine à redémarrer.

    Récemment, la Chine, devenue la 2e économie mondiale et assise sur le plus gros matelas de réserves au monde, s’est dite prête à aider les économies européennes les plus exposées à une crise de la dette, après le sauvetage international de la Grèce puis de l’Irlande.

    Fin décembre, se disant « très inquiète » de la capacité des Européens à venir à bout de la crise des dettes souveraines, la Chine a annoncé être prête à « investir ses réserves de change » dans l’Union européenne.

    La Chine s’est engagée à souscrire des d’obligations d’Etat de la Grèce et du Portugal, mais sans préciser la taille de ses investissements.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=58e03f6feb9aa37be5fc95e7b68fb0b8

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  3. Le prochain plan Marshall pour sauver l’économie des pays en voie de sous-développement (USA, PIIGS et leurs partenaires européens les moins économes…) sera financé par la Chine.

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  4. Bien vu, METEOR.

    Le prochain plan Marshall pour sauver les Etats-Unis et les PIIGS s’appellera « le plan Wen Jiabao ».

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