Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 9 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 9 Jan 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

FRANCE/Chiffres arrêtés au 6/01/2011

IMMOBILIER
Les prix – Indicateur JdF-SeLoger.com (novembre 2010) Appartements Paris 8.849 eur/m² Lyon 2.729 eur/m² = Marseille 3.127 eur/m²
Les loyers – Indicateur JdF-SeLoger.com Appartements Paris 29,15 eur/m² Lyon 11,15 eur/m² = Marseille 13,38 eur/m² =
Indice de référence de loyers (IRL) : Au 3ème trimestre 2010 : 118,70 Variation annuelle : + 1,10 %
Indice du coût de la construction (ICC) : Au 3ème trimestre 2010 : 1.520 Variation annuelle : + 1,27 %
Taux des crédits immobiliers Moyenne hors assurance (Crédit Logement/CSA – nov.) : 3,22 % 
  
PLACEMENTS
Livret A, livret Bleu, livret de dév. durable : 1,75 %
Plan d’épargne-logement : 2,50 % hors prime d’Etat
Compte d’épargne-logement : 1,25 % hors prime d’Etat
 
TAUX
Eonia (jour le jour) : 0,40 %
Euribor 3 mois : 0,99 %
BCE (taux de refinancement) : 1,00 %
Emprunt d’Etat 10 ans, indice TEC 10 : 3,37%
OAT 10 ans (3,75 % 05-21) : 3,36 % 
  
MARCHE DE L’OR
Lingot : 33.660 eur
Once (Londres, 2e fixing) : 1.368,50 USD
Napoléon : 207,00 eur
20 francs suisses : 196,10 eur
20 $ US : 1.185,00 eur
50 pesos : 1.274,75 eur Voir notre rubrique or p.7 
 
VIE PRATIQUE
Indice des prix. Ensemble des ménages (base 100 en 1998), hors tabac : 120,09 à fin nov. 2010 ; +1,5 % sur un an glissant.
Smic (taux horaire brut au 1/01/10) : 8,86 eur
Plafond de la Sécurité sociale (par mois) : 2.885 eur
Valeur du point Agirc (au 1/04/10) 0,4216 eur
Valeur du point Arrco (au 1/04/10) 1,1884 eur
 
FISCALITE
Plus-values des valeurs mobilières
Seuil de cession déclenchant la taxation : Suppression
Imposition forfaitaire (prélèv. sociaux de 12,3 % inclus) : 31,3 %
Dividendes
Barème progressif de l’impôt sur le revenu. Abattement général : 40 % Abattement forfaitaire : 1.525 eur (personne seule) et 3.050 eur (couple)
ou imposition forfaitaire (prélèvements sociaux de 12,3 % inclus) : 31,3 %
Coupons d’obligations, intérêts des livrets bancaires : prélèvement forfaitaire libératoire de 31,3 % (prélèvements sociaux de 12,3 % inclus).
 
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6,36 %

.
 
C’est  la prime de risque du marché élaborée par Natixis Securities. Cette prime mesure l’écart de rentabilité attendu entre un investissement en actions et un placement obligataire.

Avec une capitalisation boursière détenue à plus de 42% par des étrangers (plus de 50% pour 17 de ses valeurs), l’indice parisien pâti des craintes sur les finances publiques au sein de la zone euro) ainsi que du poids des valeurs financières dans sa composition (17%), plus élevé que pour certains de ses homologues européens

Les entreprises du CAC 40 devraient verser quelque 40 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2011 au titre de l’exercice 2010, annoncent Les Echos qui parlent d’un montant record. Ce chiffre est en progression de 13%. Pour 2011, les sommes qui seront distribuées aux actionnaires l’année suivante devraient continuer à croître pour atteindre 43 milliards d’euros, ajoute le journal. Parmi les groupes les plus généreux: France Télécom, suivi par Vivendi, Total, GDF Suez et Natixis, ajoute le journal.

BNP Paribas gèle 2 fonds pour raisons techniques, dément retraits importants

BNP Paribas a gelé deux fonds en novembre dans l’attente d’un changement de leur gérant, a indiqué lundi une porte-parole à l’AFP, confirmant partiellement des informations de presse, mais réfutant que cette décision soit liée à des demandes de retraits importants. Ces deux fonds, baptisés Opportunity et Serenity, sont investis dans des fonds spéculatifs et réservés à des investisseurs avertis, a précisé la porte-parole. Ils ne sont pas distribués en France. Les actifs gérés sur ces deux fonds atteignaient 376 millions de dollars (environ 281 millions d’euros) au moment du gel, toujours selon la banque.

Dans son édition de mercredi, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné affirmait que le gel des deux fonds était lié à des demandes de retraits importants, elles-mêmes consécutives à leurs mauvaises performances. Au moment du gel, le fonds Opportunity affichait un recul de 5,8% depuis le début de l’année et Serenity était en baisse de 2,0%, selon des chiffres publiés sur le site BNP Paribas Investment Partners.La banque a réfuté que des retraits importants puissent avoir été l’élément déclencheur du gel et évoqué des raisons d’ordre technique, liées au changement de gérant. Initialement gérés par la société de gestion Fauchier Partners, filiale de BNP Paribas, les deux fonds vont être confiés à Harewood Asset Management, autre filiale de la banque.Un changement réalisé dans le but de permettre aux investisseurs de retirer tout ou partie de leurs fonds de manière plus fréquente, selon la porte-parole. Grâce à ce transfert, le préavis imposé à un investisseur passera de 95 à 30 jours. Dans une lettre adressée aux investisseurs et dont la banque a transmis copie à l’AFP, BNP Paribas Alternative Funds, filiale de l’établissement, évoque des « retraits envisagés pour des montants significatifs ». BNP Paribas précise que ces demandes atteignaient 75 millions de dollars au moment du gel, mais que les actifs liquides des fonds (susceptibles d’être vendus) se montant à 333 millions de dollars. La banque était donc « tout à fait en mesure d’honorer les demandes de rachat », assure-t-elle. L’établissement précise que trois mécanismes sont prévus pour gérer la liquidité et les sorties éventuelles des fonds, mais qu’aucun des trois n’a été activé. 

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EUROPE

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir acheté en une semaine pour 164 millions d’obligations publiques d’Etats la zone euro, un montant faible comparé aux semaines précédentes.

Au total, la BCE a acheté depuis le début de ce programme exceptionnel lancé en mai en pleine crise grecque pour 73,5 milliards d’euros d’obligations. Les volumes, en dizaines de milliards d’euros dans les premières semaines, s’étaient ensuite taris, avant de gonfler à nouveau à l’annonce de graves problèmes financiers de l’Irlande et de tensions sur le Portugal. La semaine précédente, la BCE avait acheté pour 1,121 milliard d’euros de titres souverains.La BCE a décidé le 16 décembre de doubler son capital afin de poursuivre ces opérations dans de bonnes conditions.

L’inflation a accéléré en décembre dans la zone euro, à 2,2% sur un an, dépassant le seuil de 2% surveillé par la Banque centrale européenne pour la première fois depuis fin 2008, selon une première estimation mardi qui ne suscite toutefois pas l’inquiétude des économistes.

C’est le plus haut niveau de l’inflation depuis octobre 2008, où elle avait atteint 3,2%, a précisé l’office européen des statistiques Eurostat. Elle avait ensuite été de 2,1% en novembre 2008, avant de revenir durablement sous le seuil de 2%. Dans l’ensemble, l’inflation n’a cessé d’accélérer dans la zone euro depuis un an: les prix à la consommation avaient recommencé à augmenter en novembre 2009 après cinq mois de baisse.En octobre et novembre 2010, elle s’était établie à 1,9% sur un an, après 1,8% en septembre, 1,6% en août et 1,7% en juillet. Parmi les pays pour lesquels les données pour décembre sont déjà disponibles, l’inflation s’est établie à 1,9% en Italie, 2,9% en Espagne et 1,7% en Allemagne, selon un taux provisoire

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ETATS-UNIS

Bank of America (BofA) a annoncé lundi avoir signé un accord avec Fannie Mae et Freddie Mac, qui lui permet de mettre fin au contentieux avec ceux deux organismes para-publics de financement immobilier, au prix de lourdes dépréciations d’actifs et provisions.

BofA va déprécier dans ses comptes du quatrième trimestre deux milliards de dollars d’écarts d’acquisition dans sa division en charge du crédit immobilier. La banque a en outre « l’intention de passer une provision de 3 milliards de dollars » au titre de cet accord, a indiqué dans un communiqué la banque qui avait cédé à Freddie et Fannie des milliards de dollars de prêts hypothécaires du prêteur Countrywide, racheté en 2008 au plus fort de la crise financière.BofA a versé 1,28 milliard de dollars le 31 décembre à Freddie Mac au titre de cet accord qui règle toutes les plaintes potentielles contre des prêts  attribués avant 2008 par Countrywide, soit 787.000 prêts (d’un montant nominal de 127 milliards de dollars). La banque a en outre payé 1,34 milliard de dollars à Fannie Mae pour régler toutes les plaintes potentielles concernant quelque 18.000 prêts immobiliers accordés par Countrywide (d’un montant nominal de 4 milliards de dollars).L’assureur américain Allstate a porté plainte la semaine dernière contre Countrywide et Bank of America, se plaignant d’avoir été trompé sur la qualité de produits financiers liés à des prêts immobiliers. Allstate, qui avait acheté à Countrywide pour 700 millions de titres adossés à des prêts hypothécaires entre mars 2005 et juin 2007, affirme qu’ »à partir de 2003 Countrywide a renoncé à ses normes dans l’octroi de prêts, a travesti des informations essentielles sur ses prêts hypothécaires, et a caché des faits importants à Allstate et à d’autres investisseurs ».

L’indice corrigé des variations saisonnières de la Mortgage Bankers Association a grimpé de 2,3% au cours de la semaine achevée le 31 décembre 2010, mais a reculé de 3,9% lors d’une semaine précédente. Cet indice comprend les demandes des prêts hypothécaires ainsi que celles pour le refinancement. La MBA anticipe que les nouvelles demandes des prêts hypothécaires baisseront à $967 milliards cette année, en recul de 36% par rapport à 2010.

Le nombre de sociétés américaines ayant demandé la protection de la loi sur les faillites a progressé de 9% en 2010 et il pourrait augmenter également en 2011, montre une étude publiée lundi. L’Institut américain sur les faillites (ABI) explique cette hausse par l’endettement élevé des entreprises et la stagnation de la croissance.En 2010, 1,53 million d’entreprises se sont placées sous le régime des faillites, contre 1,41 million en 2009, explique l’ABI, qui cite des chiffres du Centre américain de recherche sur les faillites

Pour la première fois depuis trois ans, la majorité des PDGs des PMEs américaines envisagent d’embaucher en 2011, selon un sondage de Vistage qui a été effectué auprès de 1 729 PDGs entre le 14 et le 24 décembre 2010. Au mois de septembre, 46% d’eux considérait d’ajouter des emplois. Au mois de décembre 58% de PDGs interrogés ont trouvé que les conditions économiques se sont améliorées par rapport à il y un an et pensaient qu’elles allaient encore s’améliorer en 2011

Une élue républicaine de la mouvance du Tea Party a déposé un projet de loi pour abroger la réforme de la régulation financière adoptée en juillet sous l’impulsion du président Barack Obama et de sa majorité démocrate. Le texte a été déposé à la Chambre des représentants dès mercredi, premier jour du nouveau Congrès, alors que les républicains prenaient le contrôle de la majorité à la chambre basse, a indiqué dans un communiqué le bureau de Michele Bachmann qui préside le groupe du «Tea Party» à la Chambre. «Je suis ravie de proposer une abrogation complète du projet de loi de régulation financière Dodd-Frank destructeur d’emploi», a indiqué Mme Bachmann citée dans le communiqué. En outre, Mme Bachmann a regretté que le projet de loi ne se soit pas attaqué aux géants du financement de l’immobilier Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont joué un rôle central dans la crise économique. Mais une abrogation de la réforme est improbable car si elle est votée à la Chambre, elle devra ensuite passer l’obstacle du Sénat où les démocrates ont gardé une majorité suffisante pour faire barrage. Par ailleurs, la nouvelle Chambre des représentants à majorité républicaine issue des élections législatives du 2 novembre a déjà prévu un vote mercredi prochain sur l’abrogation de la loi sur la couverture maladie.

Pour la première fois depuis trois ans, la majorité des PDGs des PMEs américaines envisagent d’embaucher en 2011, selon un sondage de Vistage qui a été effectué auprès de 1 729 PDGs entre le 14 et le 24 décembre 2010. Au mois de septembre, 46% d’eux considérait d’ajouter des emplois. Au mois de décembre 58% de PDGs interrogés ont trouvé que les conditions économiques se sont améliorées par rapport à il y un an et pensaient qu’elles allaient encore s’améliorer en 2011

Les ventes au détail aux US ont augmenté de 3,1% en décembre, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 3,4%. Malgré le fait que les ventes soient ressorties au-dessous des attentes, elles ont dépassé celles enregistrées en décembre 2009 (+2,9%).

Le crédit à la consommation a augmenté en novembre aux États-Unis pour le deuxième mois consécutif après 20 mois de baisse, selon la Fed. L’encours de crédit a progressé de $1,35 milliard, au-dessus des attentes. Au mois d’octobre, le crédit avait augmenté de $7 milliards ($3,4 milliards en première estimation).

La Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé une enquête pour déterminer si l’État de Californie a enfreint les lois boursières ou si elle a correctement divulgué ses informations sur son fonds de pension Calpers, selon le New York Times. Le fonds Calpers a perdu environ un quart de son portefeuille d’investissements pendant la crise financière, forçant l’état californien à investir des milliards de dollars pour remplacer les fonds évaporés et à combler son énorme déficit. La question est de savoir si la Californie a correctement divulgué ces dernières années le degré de risque des investissements du fonds et les montants des compensations nécessaires pour combler d’éventuelles pertes. Le New York Times, qui cite des sources proches du dossier, indique que le sujet précis de l’enquête de la SEC n’est pas certain, et pourrait porter sur le degré de risque des investissements du fonds ou sur de possibles conflits d’intérêt résultant du transfert de la responsabilité de certains investissements à des tierces parties. La SEC n’a pas commenté ces informations. Un porte-parole de Calpers contactée par l’AFP a indiqué que le fonds n’avait «pas été contacté par la SEC à ce sujet».

Les banques américaines Morgan Stanley (MS) et JP Morgan Chase (JPM) ont reçu l’autorisation de s’établir en Chine en y créant des co-entreprises, a annoncé la Commission chinoise de régulations des opérations en Bourse. Les deux banques pourront former des entités avec des maisons de courtage chinoises afin de souscrire des actions et des obligations en Chine pour leur clients, selon des communiqués de la Commission. Morgan Stanley et JP Morgan Chase seront en compétition avec Goldman Sachs, entrée sur le marché chinois en 2006, ainsi qu’avec la Deutsche Bank et le Crédit Suisse.Ces annonces interviennent quelques jours avant une visite d’État du président chinois Hu Jintao aux États-Unis, du 18 au 21 janvier. Les banques de Wall Street demandent depuis longtemps un meilleur accès à la deuxième économie mondiale, où de nombreuses sociétés sont introduites en Bourse et où les marchés des capitaux sont en pleine expansion. Morgan Stanley va s’associer à Huaxin Securities, une société basée à Shanghai, tandis que JP Morgan Chase fera équipe avec First Capital Securities, qui a son siège à Shenzhen. Pour Morgan Stanley, l’autorisation chinoise représente un nouveau début en Chine après la cession l’an dernier de sa participation dans China International Capital Corporation, une banque d’affaires chinoise que la banque américaine avait contribué à fonder en 1995.

 les fonds d’investissement US dans les actions ont bénéficié de l’afflux de $9,27 milliards lors de la semaine achevée le 5 janvier. Cet afflux est le plus important depuis le mois de juin selon Lipper Analytical Services, une division de Thomson Reuters.

Plusieurs grandes banques ont revu en hausse leurs objectifs de cours de l’indice S&P500 vers la fin de 2011, à l’instar de Goldman Sachs qui table sur 1 500 points alors que Deutsche Bank anticipe l’indice à 1 550 points. JPMorgan, Citigroup, Barclay’s et Bank of America ont également relevé leurs objectifs sur le S&P500.

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EMERGENTS

L’inflation au Brésil a conclu l’année 2010 à un plus haut de six ans, alimentant les spéculations autour d’une remontée des taux directeurs de la banque centrale alors même que Brasilia souhaite tempérer la vigueur de sa monnaie. L’indice IPCA des prix à la consommation a grimpé de 0,63% en décembre, contre 0,83% en novembre, a annoncé vendredi le bureau de la statistique IBGE. Le consensus de 13 économistes interrogés par Reuters prévoyait en moyenne une hausse de 0,59%. Au total, l’indice IPCA s’est adjugé 5,91% en 2010, contre 4,31% l’année précédente et 5,63% sur les douze derniers mois à fin novembre. Il a fini l’année à son plus haut niveau depuis 2004, où sa hausse avait atteint 7,6%. Cette poussée d’inflation pourrait contraindre la banque centrale brésilienne, qui se réunit les 18 et 19 janvier, à relever ses principaux taux d’intérêt, qui s’établissent actuellement à 10,75%, l’un des niveaux les plus hauts au monde. Mais une remontée des taux pourrait doper encore la vigueur du real, la monnaie brésilienne, dont le gouvernement tente de limiter la progression. Brasilia a imposé jeudi aux banques de constituer des réserves pour couvrir leurs positions sur le dollar à court terme, afin de lutter contre la spéculation contre le real.

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MATIERES PREMIERES

De manière générale, les prix des matières premières vont rester tendus non seulement en raison de l’appétit toujours glouton de la Chine, du poids croissant de l’Inde au sein de la demande mondiale et de la reprise de la consommation en zone OCDE , mais aussi en raison des interruptions de production liées à la météo (inondations des mines de charbon au Queensland en Australie), aux accidents (la troisième plus grande mine de cuivre au monde, Collahuasi au Chili, est actuellement au ralenti suite à un accident mortel dans le terminal portuaire) et aux risques géopolitiques (les mines d’or en Côte d’Ivoire ferment actuellement le temps que les élections présidentielles soient « digérées »). Dans un environnement de prix élevés, les fusions et acquisitions devraient se poursuivre. Rio Tinto vient, par exemple, de lancer une OPA amicale sur la société australienne Riversdale (3,9 milliards de dollars) qui cherche à développer un projet de charbon au Mozambique.

 Flambée du pétrole

La forte croissance dans les pays émergents pousse les cours des matières premières vers le haut. Une aubaine pour les Etats-Unis, exportateur de nombreux produits de base agricoles et industriels.Par contre, une envolée du prix des produits énergétiques serait de mauvais augure. Le WSJ de mardi a fait le calcul selon lequel le prix du gallon d’essence pourrait atteindre 4 dollars au printemps lorsque débute la saison de grands déplacements à l’intérieur du pays. En outre, la situation géopolitique au Proche-Orient ou la fermeture d’une raffinerie pourraient catapulter le prix à 5 dollars. L’augmentation de 1 dollar par gallon signifie que 2,6 milliards de dollars additionnels seront dépensés pour remplir les réservoirs d’essence par semaine aux dépens d’autres consommations. L’an 2011 commence avec un prix au-dessus de 90 dollars le baril et la tendance est plutôt haussière

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OLIVIER DELAMARCHE

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EN BANDE SON :

Catégories :Brèves de Trottoirs

5 réponses »

  1. Lundi 10 janvier 2011 :

    Un sauvetage du Portugal imminent.

    Le gouvernement portugais se débat face aux rumeurs insistantes sur un sauvetage imminent de son économie, après celui de la Grèce et de l’Irlande.

    Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le cas portugais fut au cœur de la rencontre, vendredi, à Strasbourg, entre la ministre de l’Économie Christine Lagarde et son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Les deux gouvernements veulent pousser Lisbonne à faire appel, au plus vite, à l’aide financière internationale, afin d’éviter une contagion à l’Espagne et à la Belgique.

    Pour sa première émission obligataire de l’année, à trois mois, le Portugal a dû concéder un prix exorbitant.

    Vendredi, les coûts d’emprunt à dix ans ont battu de nouveaux records à 7,193 %. À ce prix, il devient préférable de se financer via le Fonds européen. D’autant que l’émission, prévue mercredi 12 janvier, de 2 milliards d’euros à trois et neuf ans s’annonce déterminante.

    Mais le premier ministre José Socrates résiste aux pressions. Il redoute les contreparties qui lui seraient imposées par le FMI.

    «Le Portugal fait ce qu’il faut et continuera ainsi… Tout ce que j’ai à dire, c’est que nous allons atteindre l’objectif budgétaire en 2010 qui était de réduire son déficit à 7,3 % du PIB», a-t-il dit samedi. Il n’empêche, la pression monte dans les salles de marchés, mais aussi du côté des politiques, pour un déclenchement du sauvetage.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/01/09/04016-20110109ARTFIG00223-un-sauvetage-du-portugal-imminent.php

  2. Lundi 10 janvier 2011 :

    La BCE rachète de la dette portugaise.

    Selon des traders, la Banque centrale européenne est intervenue lundi sur les marchés pour racheter des emprunts d’Etat portugais à 5 ans et 10 ans.

    Vers 13 heures, les rendements portugais sur ces deux maturités se détendaient d’ailleurs respectivement de 12 points de base et 5 pb, à 5,99 % et 7,01 %.

    La flambée des coûts de financement du souverain, qui devrait encore se vérifier mercredi 12 janvier lors de deux adjudications prévues sur des lignes à 5 et 10 ans, rend cependant probable un recours du Portugal à l’aide européenne.

    La Commission européenne a nié lundi discuter d’une aide d’urgence au pays, un discours déjà entendu en novembre dans le cas de l’Irlande avec le résultat que l’on connaît.

    http://www.agefi.fr/articles/La-BCE-rachete-dette-portugaise-1163922.html

  3. Une source européenne citée par l’agence Reuters et relayée par Der Spiegel a fait état d’une pression grandissante sur Portugal de la part de la France, de l’Allemagne et d’autres pays de la zone euro afin que le Portugal demande un appui financier à l’Union européenne et au FMI. La source évoque un besoin de financement compris entre 50 et 100 milliards d’euros. Le Portugal a démenti ces rumeurs. Mais le pays devrait lever cette semaine deux lignes d’obligations, à 3 et 9 ans, pour un montant compris entre 750 millions et 1,25 milliard d’euros. Ainsi, la Banque centrale européenne a jugé utile d’acheter de la dette souveraine portugaise à cinq et dix ans pour rassurer les marchés, selon des traders cités par Reuters. Ainsi, les opérateurs ont été inquiets de la situation avec la dette souveraine du Portugal et en craignant de nouveau la contagion à d’autres pays européens
    Lundi, alors que le rendement des obligations du Portugal à 10 ans repassait légèrement sous la barre de 7%, grâce aux interventions de la BCE, celui des emprunts de même échéance émis par Madrid et Rome se tendait. A un plus haut historique pour le premier et de deux ans pour le second. Résultat, le prix à payer pour ces émissions obligataires risque de compromettre leurs efforts visant à redresser leurs budgets. Une situation qui tend à appuyer le scénario d’un sauvetage rapide du Portugal.

  4. Lundi 10 janvier 2011 :

    Dans le cas présent, les Japonais ont la plus grande dette publique au monde – à 200 % du PIB. Ils utilisent déjà quasiment 60 % de leurs recettes fiscales simplement pour financer les intérêts sur la dette. Comment paient-ils les dépenses gouvernementales ? Ils empruntent plus d’argent !

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110110-3309.html

    Mardi 11 janvier 2011 :

    Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a annoncé mardi que son gouvernement prévoyait d’acheter des obligations du Fonds européen de stabilité financière (EFSF) afin d’aider à stabiliser la zone euro, ont rapporté des médias.

    « Il est approprié que le Japon, un pays important, achète une certaine proportion » des obligations que l’EFSF s’apprête à émettre, a expliqué M. Noda lors d’un point presse, selon l’agence Jiji, ajoutant que cet achat nippon allait renforcer « la crédibilité » des titres européens.

    Interrogé sur le montant que Tokyo était prêt à mettre sur la table, M. Noda a évoqué « environ 20 % » des fonds que les Européens vont lever, a ajouté le quotidien économique Nikkei.

    L’euro a bondi dans la foulée de cette annonce, passant en quelques minutes de 1,2910 dollar à 1,2989 dollar à Tokyo. Il a ensuite perdu une bonne partie de ses gains et cotait 1,2940 dollar à 03H30 GMT, contre 1,2950 dollar la veille à 22H00 GMT à New York.

    Les investisseurs ont « acheté des euros, sur le coup de la surprise » face aux commentaires inattendus de M. Noda, a expliqué Yuji Saito, spécialiste du marché des changes au Crédit Agricole, interrogé par l’AFP.

    Selon lui, la monnaie unique européenne est ensuite vite revenue sur ses gains lorsque les opérateurs se sont rendus compte que Tokyo allait utiliser ses réserves en euros pour acquérir les obligations, ce qui signifie qu’aucun achat d’euros massif n’est à attendre.

    (Source : dépêche AFP)

    Conclusion :

    – Le Japon est hyperendetté.

    – Le Japon consacre 60 % de ses recettes fiscales à payer les intérêts de sa dette (dette publique du Japon : 200 % du PIB).

    – Le Japon va utiliser ses réserves en euros pour essayer de sauver les cinq Etats européens surendettés.

    – Le Japon hyperendetté va-t-il réussir à sauver les cinq Etats européens surendettés ?

    – Vous le saurez dans le prochain épisode.

    – Le suspens est à son comble.

  5. Mardi 11 janvier 2011 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,901 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,621 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,002 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,936 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,295 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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