Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 30 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 30 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

 

  

 

 

FRANCE

Chiffres arrêtés au 27/01/2011

IMMOBILIER
Les prix – Indicateur JdF-SeLoger.com (décembre 2010) Appartements Paris 8.855 eur/m² Lyon 2.742 eur/m² Marseille 3.123 eur/m² =
Les loyers – Indicateur JdF-SeLoger.com Appartements Paris 29,27 eur/m² Lyon 11,15 eur/m² = Marseille 13,40 eur/m² =
Indice de référence de loyers (IRL) : Au 4ème trimestre 2010 : 119,17 Variation annuelle : + 1,45 %
Indice du coût de la construction (ICC) : Au 3ème trimestre 2010 : 1.520 Variation annuelle : + 1,27 %
Taux des crédits immobiliers Moyenne hors assurance (Crédit Logement/CSA – déc.) : 3,29 %
 
PLACEMENTS
Livret A, livret Bleu, livret de dév. durable : 1,75 %
Plan d’épargne-logement : 2,50 % hors prime d’Etat
Compte d’épargne-logement : 1,25 % hors prime d’Etat
 
TAUX
Eonia (jour le jour) : 1,06 %
Euribor 3 mois : 1,05 %
BCE (taux de refinancement) : 1,00 %
Emprunt d’Etat 10 ans, indice TEC 10 : 3,53%
OAT 10 ans (3,75 % 05-21) : 3,48 %
 
MARCHE DE L’OR
Lingot : 31.440 eur
Once (Londres, 2e fixing) : 1.334,50 USD
Napoléon : 192,90 eur
20 francs suisses : 189,90 eur
20 $ US : 1.100,00 eur
50 pesos : 1.170,00 eur Voir notre rubrique or p. 26
 
VIE PRATIQUE
Indice des prix. Ensemble des ménages (base 100 en 1998), hors tabac : 120,61 à fin déc. 2010 ; +1,7 % sur un an glissant.
Smic (taux horaire brut au 1/01/10) : 8,86 eur
Plafond de la Sécurité sociale (par mois) : 2.885 eur
Valeur du point Agirc (au 1/04/10) 0,4216 eur
Valeur du point Arrco (au 1/04/10) 1,1884 eur
 
FISCALITE
Plus-values des valeurs mobilières
Seuil de cession déclenchant la taxation : Suppression
Imposition forfaitaire (prélèv. sociaux de 12,3 % inclus) : 31,3 %
Dividendes
Barème progressif de l’impôt sur le revenu. Abattement général : 40 % Abattement forfaitaire : 1.525 eur (personne seule) et 3.050 eur (couple)
ou imposition forfaitaire (prélèvements sociaux de 12,3 % inclus) : 31,3 %
Coupons d’obligations, intérêts des livrets bancaires : prélèvement forfaitaire libératoire de 31,3 % (prélèvements sociaux de 12,3 % inclus).
 

5,77 %

Prime de risque du marché élaborée par Natixis Securities. Cette prime mesure l’écart de rentabilité attendu entre un investissement en actions Cac40 et un placement obligataire.

 Carmignac Gestion estime en ce début d’année 2011 que les ressources naturelles devraient constituer à terme un thème de prédilection majeur en raison des besoins importants en infrastructures dans les pays émergents, la raréfaction des nouvelles découvertes de gisements et les nouvelles contraintes environnementales.

La société de gestion, dont les encours ont atteint 55 milliards d’euros fin 2010 avec une collecte nette de 22 milliards à fin décembre, mise plus particulièrement sur le secteur énergétique et les sociétés de services pétroliers et gaziers (forage, exploration). Mettant en avant les groupes de services pétroliers spécialisés dans l’offshore, Frédéric Leroux, gérant Global chez Carmignac Gestion, a ainsi rappelé mardi lors d’une conférence de presse, que 50% de la consommation à venir pour les dix prochaines années restaient encore à trouver, dont la moitié le seront sous l’eau. Parmi les autres thématiques privilégiées par Carmignac figurent également le développement des technologies innovantes dans les énergies alternatives, la conservation et la purification de l’eau, les biotechnologies, ou les technologies de l’information. En termes d’allocation d’actifs, Carmignac Gestion ne se démarque cependant pas des autres gérants, en se montrant optimiste sur l’évolution des marchés d’actions et en estimant qu’à court terme l’or devrait pâtir de la hausse des taux réels.

« Sur les marchés d’actions (..) la prime de risque évolue de façon très favorable et donc offre un filet de sécurité face à la hausse des taux (..) On pense que l’on a devant nous une période d’appréciation des marchés, notamment aux Etats-Unis, qui est tout à fait intéressante », a estimé Frédéric Leroux. »En Europe, le poids des incertitudes justifient des niveaux de valorisation un petit moins élevés qu’ailleurs. »

« Ce qui nous intéresse le plus en Europe ce sont les actions qui sont tournées vers les marchés émergents, car elles sont aujourd’hui, surtout après la correction qu’elles ont connue depuis ces dernières semaines, particulièrement attrayantes », a précisé Edouard Carmignac président de la société, citant LVMH dans le luxe comme exemple de valeur attrayante. Frédéric Leroux est, lui aussi, revenu sur les valorisations, notamment celles relevées dans les pays émergents les jugeant « tout à fait satisfaisantes, alors que les « price earnings (rapport entre les cours et les bénéfices) (sont) autour de (leur) norme historique, autour de 12 fois les bénéfices. »

L’environnement n’est en revanche pas forcément très favorable aux obligations souveraines compte tenu des anticipations d’inflation et de croissance économique, a jugé Frédéric Leroux. « Peu de chose à gagner sur les emprunts d’Etat », a-t-il prédit. Une situation inverse se présente en revanche pour les obligations d’entreprises, avec des niveaux de spreads attrayants et des taux de défaut qui devraient diminuer.

 Selon Les Echos, le leader mondial du yaourt lorgne le fabricant d’aliments infantiles Dumex India. « Une opération qui aurait d’autant plus de sens que Danone possède déjà les autres branches de ce spécialiste du lait pour enfants très connu en Asie », et ce depuis l’acquisition du néerlandais Numico. Egalement sur les rangs: les laboratoires britannique GlaxoSmithKline et américain Abbott. Cette opération marquerait le retour du français en Inde, dont il était parti en avril dernier après avoir cédé ses parts dans Britannia Industries.

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EUROPE

Interrogé par le Wall Street Journal à l’avant-veille de l’ouverture du forum de Davos, Jean-Claude Trichet reste droit dans ses bottes. Le président de la Banque centrale européenne s’inquiète de pressions inflationnistes au sein de la zone euro. Et avertit que la fragilité de la Grèce, de l’Irlande ou d’autres pays européens n’empêchera pas la BCE de remonter ses taux directeurs. Et ce, afin d’éviter tout effet de second tour sur les prix.

En Allemagne, le climat des affaires (indiceIFO) en janvier est au plus haut depuis la réunifi cation.

Selon le WSJ, l’Espagne envisage de lever plus de EUR 30 mia afi n de recapitaliser son réseau de caisses d’épargne. Correction de source offi cielle : les « Cajas » seraient introduites en bourse et le gouvernement achèterait ce qui n’a pas été placé.

En Grande-Bretagne, fort dérapage de l’inflation en décembre : CPI +1.0%, +3.7% sur un an, core CPI +0.7%, +2.9% sur un an ; la BoE va devoir agir.

Les responsables de l’Union européenne étudient la possibilité d’étendre à 30 ans les prêts accordés à la Grèce et à l’Irlande dans le cadre de leur sauvetage et tourner ainsi la page de la crise de la dette, a-t-on appris vendredi de deux sources de la zone euro.

 Selon ces sources, Axel Weber, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne et président de l’influente Bundesbank allemande, a suggéré d’étendre la durée des prêts pour les deux pays dans le cadre d’une réponse globale pour surmonter la crise.Les prêts de la Grèce sont pour l’instant de trois ans et ceux de l’Irlande de sept ans. Cette idée a émergé lors de discussions intensives entre ministres de la zone euro, banquiers centraux et responsables en marge du Forum économique mondial de Davos, explique-t-on de mêmes sources. « Il y a toutes sortes d’idées. Je ne sais pas quel poids a celle-ci. Mais naturellement, elle n’a pas été passée sous silence. La Grande-Bretagne et d’autres pays n’ont fini de rembourser certaines obligations de la Première Guerre mondiale que récemment », fait valoir un responsable de la zone euro. 

Selon les sources, les responsables de l’Union réfléchissent également à une réduction des taux d’intérêt assortis aux prêts consentis par la seule zone euro. Ils portent pour l’instant une surcharge de 300 points de base, exigée par les allemands afin de punir « les pécheurs de la dette ». Selon de nombreux économistes, ces taux punitifs risquent de contribuer à accentuer les difficultés des pays en question, les obligeant à dégager une croissance de près de 6% uniquement pour stabiliser leur niveau d’endettement. En 2013, le prêt de sauvetage représentera environ un tiers de son endettement total. Une maturité étendue à un taux moins élevé pourrait lui permettre d’éviter d’avoir à restructurer sa dette au secteur privé, pour l’essentiel détenue par des banques françaises et allemandes

Les dévaluations n’amélioreraient plus les situations des commerces extérieurs dans beaucoup de pays

On présente toujours la dévaluation comme une manière efficace de restaurer la solvabilité, la situation économique d’un pays. On suggère que, de ce fait, les américains mènent une politique de dollar faible, que certains pays européens devraient sortir de l’euro. Or il s’avère dans les faits :

que le commerce extérieur en volume est souvent peu amélioré par une dépréciation du taux de change réel, ceci vient sans doute de la spécialisation productive des pays : les produits domestiques sont peu substituables aux produits importés, aux produits des concurrents étrangers. Ceci est le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, aux Pays Bas, au Portugal, en Grèce, au Japon ;

que si les prix du commerce extérieur réagissent fortement aux variations du taux de change nominal, une dépréciation nominale conduit à une faible amélioration de la compétitivité prix à l’exportation et à une forte hausse de la valeur des importations. Ceci peut aussi venir de la spécialisation productive qui donne aux producteurs du « pricing power » et entraîne une faible hausse des revenus du pays, qu’on observe aux Etats-Unis, Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Japon. Si une dépréciation du change n’améliore pas le commerce extérieur en valeur, elle n’améliore ni la solvabilité des pays en difficulté, ni leurs perspectives de croissance

Certains pays peuvent-ils être sauvés par les « services exportables » ?

Les pays désindustrialisés qui ont un problème structurel de déficit commercial sont confrontés à un problème permanent de solvabilité, ce qui explique la crise des dettes souveraines dans la zone euro.  Mais on peut objecter que des pays où la taille de l’industrie devient très faible peuvent se repositionner sur les « services exportables » (services financiers juridiques ; innovation (brevets) ; tourisme) ainsi que sur les transferts de revenus, et ainsi éviter les problèmes de solvabilité. Regardons s’il existe des exemples de pays désindustrialisés évitant les crises de surendettement grâce aux services exportables, et aussi au solde des revenus du travail et du capital avec le Reste du Monde. Seul le Royaume-Uni montre une situation où les « services exportables » permettent que le solde de la balance courante soit bien moins dégradé que celui de la balance commerciale des biens. Le cas de l’Irlande est intéressant, car il révèle l’ampleur de la localisation des profits des entreprises en Irlande avec la concurrence fiscale.

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ETATS UNIS

Aux Etats-Unis, Newt Gingrich veut introduire au Congrès en février une loi permettant aux Etats de se mettre en faillite afi n de résoudre les problèmes budgétaires

Les faillites bancaires se poursuivent aux États-Unis

Aux États-Unis, on dénombre d’ores et déjà 11 banques qui ont fait faillite depuis le début de 2011. En 2010, on a dénombré aux Etats-Unis 157 banques qui ont fait faillite; un an auparavant, 140; en 2008, 25; et en 2007, seulement 3. La crise financière a éclaté aux Etats-Unis en 2007 et s’est traduite par une récession à l’échelle planétaire durant les années 2008 et 2009. À l’heure actuelle, les Etats-Unis sont techniquement sortis de la récession, mais peinent à renouer franchement avec la croissance économique.

L’agence de notation Moody’s a posé plusieurs conditions pour que les États-Unis conservent la meilleure note de dette à long terme dans son échelle, «Aaa», selon un rapport transmis à l’AFP vendredi. «La probabilité que Moody’s mette une perspective négative sur la note des États-Unis dans les deux années à venir a augmenté du fait des tendances de long terme et des développements récents», indique l’agence dans ce rapport. 

Moody’s table sur le maintien du «Aaa» si le pays remplit quatre conditions: «des efforts constructifs» pour d’une part «réduire le déficit budgétaire actuel» et d’autre part «contrôler la croissance à long terme des dépenses de protection sociale», une croissance nominale (hors inflation) du produit intérieur brut entre 4 et 5%, et des rendements des bons du Trésor à trente ans qui restent sous les 5% en moyenne.«La croissance économique à elle seule ne suffira pas à altérer fondamentalement la tendance négative des ratios de dette», a prévenu Moody’s.

Les États-Unis ont franchi la barre des 14.000 milliards de dollars de dette publique en décembre, et se rapprochent de celle des 100% du produit intérieur brut, qui a été de 14.660 milliards de dollars en 2010. Selon l’agence de notation, parmi les seize pays notés «Aaa», les États-Unis ont la dette la plus élevée rapportée aux recettes fiscales annuelles. Pour l’État fédéral, elle représente plus de huit ans de recettes, contre deux ans et demi pour Singapour, un peu plus de deux ans pour le Canada, et moins de deux ans pour les treize autres «Aaa».

«Dans les quelques années à venir, non seulement le niveau de la dette va continuer à monter, mais la hausse des taux d’intérêt s’ajoutera au coût de cette dette», a estimé Moody’s. «De plus, les autres grands pays ‘Aaa’ ont des plans conçus pour réduire considérablement les déficits dans les quelques années à venir», contrairement à Washington, a indiqué l’agence.

Moody’s n’avait pas jusqu’ici envoyé d’avertissement aussi clair à Washington sur la nécessité d’adopter des mesures de rigueur. Cet avertissement intervient deux jours après la publication par le Bureau du budget du Congrès de projection selon lesquelles le déficit, à 1.480 milliards de dollars, devrait battre sur l’exercice budgétaire en cours (clos fin septembre) le record établi en 2009. Le 13 janvier, Moody’s avait rappelé que les États-Unis, à côté de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne, avaient toujours les caractéristiques d’un pays noté «Aaa», mais devraient surveiller leurs dépenses de santé à long terme.

Le PIB des États-Unis au quatrième trimestre a progressé de 3,2% en première estimation contre 3,5% attendu par les analystes. Au troisième trimestre, il avait progressé de 2,6%.

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La hausse du PIB est surtout attribuable à une hausse de productivité. Les USA ont de la difficulté à recruter des employés dans les secteurs de pointe. Il y a un écart entre l’offre et la demande sur le marché du travail

Les commandes de biens durables ont chuté en décembre aux États-Unis, selon le Département du Commerce. Elles ont reculé de 2,5%, après une baisse de 0,1% (révisée de -1,3% en première estimation) le mois précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un rebond de 1,5% le mois dernier. Hors transports, les commandes de biens durables ont augmenté de 0,5% en décembre, contre une hausse d’un peu moins de 1% anticipée en consensus. Hors défense, les commandes de biens d’équipements, souvent considérées comme un baromètre des investissements des entreprises, ont aussi reculé de 2,5%.

La décision de la Fed sur les taux d’intérêt n’a pas été une surprise. La Réserve Fédérale a donc laissé ses taux directeurs inchangés à un niveau artificiellement bas pendant une période prolongée. La Fed confirme que la reprise économique continue mais au rythme qui n’est pas suffisant pour amener des améliorations significatives sur le marché du travail. La croissance des dépenses des ménages a augmenté mais reste modéré par la situation sur le marché du travail. Les dépenses des entreprises sur l’équipement est en hausse, mais l’investissement dans les structures non-résidentielles reste faible. Le marché immobilier reste déprimé. Malgré le fait que les prix des matières premières, les anticipations d’inflation à long terme restent stables. La Fed a donc confirmé son programme d’assouplissement quantitatif, lancé en novembre. Elle va continuer de racheter des titres d’État et n’a pas révisé le rythme de rachat des obligations.

Le nombre de saisies immobilières a augmenté de 1,7% l’an dernier pour atteindre 2,9 millions, selon la firme RealtyTrac.

L’indice de la Mortgage Bankers Association a plongé de 12,9% pendant la semaine achevée le 21 janvier 2011. L’indice ajusté des variations saisonnières des demandes des prêts pour le refinancement a chuté de 15,3% pour atteindre le plus bas niveau depuis janvier 2010. L’indice des demandes des prêts hypothécaires a reculé de 8,7% au cours de la semaine passée. Le taux fixe des prêts hypothécaires à trente ans a été en moyenne de 4,8% pendant la semaine dernière, en hausse de 0,03% par rapport à la semaine précédente

Les prix des maisons se sont repliés un peu plus que prévu au mois de novembre dans les principales agglomérations des États-Unis, selon l’indice S&P/Case-Shiller. Ainsi, sur un an en novembre, les prix ont baissé de 1,6% en moyenne sur l’ensemble des vingt premières agglomérations américaines, alors que les économistes n’attendaient qu’un recul de 1%. Dans les dix plus grandes villes, ils se sont contractés de 0,4%. Par rapport à octobre, l’indice de novembre a reculé de 1% dans les vingt plus grandes villes et de 0,8% dans les dix premières, après des baisses de 1,3% dans les deux cas entre septembre et octobre.

«Pendant que l’économie américaine continue de prendre du mieux, le marché immobilier demeure clairement en récession aux États-Unis. L’indice du prix des maisons Case Shiller indique mardi que le marché immobilier américain effectue un retour en récession (is double dipping) en affichant un repli pour un cinquième mois de suite. Ce n’est toutefois pas une grande surprise compte tenu de l’inventaire massif de résidences sur le marché.»

Krishen Rangasamy, économiste à la CIBC

Les ventes de maisons individuelles neuves aux États-Unis sont tombées en 2010 à leur plus bas niveau depuis 1963 au moins, selon des chiffres publiés mercredi à Washington par le département du Commerce.

Il n’y a eu que 321 000 transactions portant sur ce type de biens en 2010, soit 14% de moins qu’en 2009, où l’indicateur du ministère avait déjà chuté de 22,7%, indiquent ces données. Le ministère précise que les ventes de maisons neuves ont bondi de 17,5% en décembre par rapport à novembre (en données corrigées des variations saisonnières).

Son indicateur -publié depuis janvier 1963- est remonté pour le dernier mois de l’année à 329 000 transactions en rythme annualisé, soit bien plus que ne le pensaient les analystes, qui l’attendaient à 300 000, selon leur prévision médiane. Malgré cela, il affichait une baisse de 7,6% en glissement annuel fin décembre.

Les ventes restent donc extrêmement déprimées. À titre comparatif, cet indicateur avait atteint un pic à 1,389 million de ventes en un an au mois de juillet 2005, avant le grand effondrement des prix du logement aux États-Unis qui allait propulser le pays et le monde dans la crise.

Malgré la baisse des ventes, le prix médian des transactions est remonté de 2,4% en 2010, pour s’établir à 221 900 dollars. Les ventes de maisons neuves sont emblématiques du rêve américain de posséder son arpent de terre et son habitation. Les temps sont durs pour les constructeurs, qui font face à la rude concurrence exercée par les ventes massives, à prix bradés, de logements saisis. Ces saisies devraient se poursuivre, étant donné les difficultés financières rencontrées par des millions de ménages américains, ce qui pour les économistes demeure l’une des principales entraves au redressement des marchés du logement. Celui-ci passe pour un facteur indispensable à l’avènement d’une reprise économique durable

Les promesses de ventes de logements ont progressé plus qu’attendu aux États-Unis en décembre, selon l’Association nationale des promoteurs immobiliers. Elles avaient augmenté de 2,0%, alors que les analystes tablaient sur une progression de 1,0% après +3,1% (révisé de 3,5%) en novembre. Sur un an, l’indice de décembre ressort à 93,7 points, contre 97,8 points en décembre 2009, soit une baisse de 4,2%.

La confiance des consommateurs américains a grimpé en janvier pour atteindre son plus haut niveau en huit mois. Donc, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board des États-Unis a grimpé à 60,6 points en janvier, par rapport à 53,3 points en décembre

L’indice de Reuters et de l’Université du Michigan de confiance des ménages américains a reculé à 74,2 points en janvier, contre 74,5 points en décembre et 73,2 points estimé par les analystes.

Selon la Fédération nationale du commerce de détail, les américains ont dépensé 462 milliardsUS en novembre et décembre, une hausse de 5,5% en un an. Il s’agit de la hausse la plus importante depuis 2004.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté beaucoup plus que prévu aux États-Unis lors de la semaine au 22 janvier, à 454 000 contre 403 000 (révisé) la semaine précédente, d’après le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 405 000 inscriptions au chômage. Cette hausse de 51 000 est la plus forte importante augmentation hebdomadaire depuis septembre 2005. En outre, les inscriptions de la semaine au 15 janvier ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 404 000.

source Bespoke

Depuis trois ans, ils sont aussi environ sept millions d’Américains de moins à occuper un emploi (138,0 millions en décembre 2007 contre 130,7 millions aujourd’hui). Le taux de chômage est passé de 5,0% en décembre 2007 à 9,4% actuellement. Pour créer deux millions de nouveaux emplois en 2011, l’économie américaine devra carburer en hausse d’au moins 3,5%

 Chômage : pas de quoi être optimiste en 2010 et 2011

Le chômage mondial est resté à un niveau record en 2010 avec 205 millions de personnes touchées dans le monde et devrait rester très élevé cette année, en particulier dans les économies riches, a estimé lundi le Bureau international du travail. Dans son rapport annuel sur l’emploi dans le monde 2011, le BIT relève que le taux de chômage s’est établi en 2010 à 6,2 % (contre 6,3 % en 2009) malgré un fort rebond de la croissance mondiale.

2011 ne devrait pas voir d’amélioration significative sur le front de l’emploi, poursuit-il, d’autant que le produit intérieur brut mondial devrait ralentir à 4,2 %, selon les prévisions du Fonds monétaire international, en raison «des niveaux élevés de la dette publique et de la vulnérabilité persistante du secteur financier et des ménages privés». «2011 sera très probablement la troisième année consécutive avec un chômage mondial supérieur à 200 millions de personnes», un niveau record, a chiffré José Manuel Salazar-Xirinachs, directeur exécutif du secteur de l’emploi du BIT, au cours d’une conférence de presse. Selon les estimations de l’organisation, le nombre de personnes sans emploi devrait s’élever à 203,3 millions, soit un taux de 6,1 % en 2011.

Le chômage ne diminuera pas avant 2013 en Europe et aux Etats-Unis (FMI)

 La croissance en Europe et aux Etats-Unis ne permettra pas de résorber le chômage avant «au moins deux ans», a estimé mardi Olivier Blanchard, directeur du département des études du Fonds monétaire international. Le FMI, qui publiait mardi ses Prévisions économiques mondiales à Johannesburg, prévoit une croissance de 2,5 % en 2011 et 2012 pour les pays développés. «Il faudrait une croissance plus forte au Etats-Unis et en Europe» pour créer des emplois, a déclaré à l’AFP Olivier Blanchard en marge de la présentation du rapport.

Cette progression de l’économie «permettra de stabiliser le chômage mais pas de le réduire. Nous devons nous projeter au delà de deux ans, a-t-il ajouté. Nous allons avoir un problème de chômage pendant longtemps encore.» Plus de 10 % de la population active est sans emploi dans la zone euro, son sommet depuis la création de la zone en 1999. Les Etats-Unis n’ont pour leur part jamais connu un tel chômage (9,4 % en 2010) depuis la Grande Dépression. Ce taux devrait diminuer à 9 % en 2011, mais toujours loin des 5 % d’avant la crise mondiale, a estimé Olivier Blanchard, en conseillant aux Américains d’améliorer la prise en charge des chômeurs : «Il faut faire en sorte que les gens qui restent inactifs pendant longtemps ne perdent pas leur savoir-faire et puissent revenir facilement sur le marché du travail.»

Le gestionnaire de fonds spéculatif John Paulson a gagné plus de cinq milliards de dollars à titre personnel en 2010, un record. Il avait déjà engrangé près de quatre milliards de dollars en 2007 en misant contre les crédit immobiliers subprimes. Connu pour ses déclarations fracassantes, souvent à rebours de la tendance, John Paulson avait déclaré début 2010 qu’il anticipait une forte reprise économique et un rebond des prix de l’immobilier. Il a également beaucoup investi dans l’or, dont le cours a fortement progressé l’an passé. Depuis que ses fonds ont gagné 15 milliards de dollars en pariant contre le marché immobilier en 2007, John Paulson est considéré comme un oracle par ses pairs du secteur des fonds spéculatifs.

Environ ¼ des sociétés américaines ont publié leurs résultats pour le T4 2010, et dans l’ensemble, à l’exception des fi nancières, ils sont plutôt meilleurs que prévu. Le taux de surprise positive reste élevé (70 %), et pourtant le marché n’a pas réagi à la hausse. Cela confi rme que les investisseurs avaient été plus optimistes que les analystes et que le potentiel de hausse du marché est très limité Le sentiment bullish restant élevé, le marché doit donc continuer sa consolidation

Figure 1

Les actionnaires des entreprises cotées pourront désormais influencer la compensation des dirigeants via les votes consultatifs, selon la dernière règle adoptée par la SEC (Securities and Exchanges Commission). Cette règle sera implémentée dans la loi de réforme financière Dood-Frank sous forme de disposition.

La Securities and Exchange Commission a annoncé que la banque d’affaires Merrill Lynch, rachetée par Bank of America (BAC) en 2008, versera 10 millions de dollars en rapport à des accusations de fraude aux dépens de ses clients.

Selon l’autorité américaine des marchés boursiers, des courtiers de la banque ont fait mauvais usage des données personnelles de certains clients pour placer des ordres pour le compte de la banque. La SEC accusait Merrill Lynch de fraude boursière car entre 2003 et 2005, «elle a utilisé des ordres boursiers de clients pour faire des opérations pour son propre compte», commente l’agence gouvernementale dans un communiqué. «Cette conduite était clairement erronée. Les courtiers en nom propre de Merrill avaient un accès illégitime aux informations sur les ordres des clients de la firme», a commenté Scott Friestad, directeur associé de la division d’application des règles boursières, cité dans le communiqué.

La SEC a constaté que Merrill avait opéré un bureau de courtage en propre entre 2003 et 2005, connu sous le nom d’Equity Strategy Desk (ESD). «Alors que la firme affirmait à ses clients que leurs ordres boursiers ne seraient connus que» des personnes les exécutant, les ordres des grands clients institutionnels étaient communiqués au bureau ESD qui en faisait usage pour son propre compte. La banque est également accusée d’avoir fait acquitter des frais injustifiés à certains de ses clients importants entre 2002 et 2007, en violation des accords régissant ses relations avec eux.

La SEC a précisé qu’elle avait pris en compte «certaines mesures prises par Merrill pour corriger (ces dérives) depuis son acquisition par Bank of America» avant d’accepter de solder l’affaire. Merrill n’admet ni ne nie aucune faute dans le cadre de cet accord à l’amiable mais s’est engagée, comme l’exigeait la SEC, à changer immédiatement certaines de ses pratiques.

Facebook est devenu incontournable dans la vie des ados et des jeunes adultes. Va-t-il aussi le devenir dans le portefeuille-titres des plus âgés ? Le réseau social n’est pas encore coté en Bourse que sa valeur croit de semaine en semaine. 50 milliards de dollars depuis l’opération Goldman Sachs. 76 milliards de dollars si l’on tient compte des échanges de titres qui s’opèrent sur des marchés parallèles. Et même 125 milliards de dollars, selon un analyste, à condition que « Face » réussisse à doper ses revenus et sa fréquentation. Ca sent la bonne « bubulle » çà, non?

Car selon un sondage réalisé par Bloomberg, les investisseurs ne partagent pas l’optimisme de la banque GS. Sur 1.000 investisseurs interrogés, 69% estiment que Facebook est surcoté, 10% pensent que sa valeur est bien estimée et seulement 4% affirment que le réseau social vaut plus que 50 milliards de dollars. Plus de la moitié des investisseurs interrogés interprètent la valorisation actuelle du site de Mark Zuckerberg comme «le début d’une nouvelle bulle dangereuse», et comme un résultat de l’inquiétude du secteur financier qui ne veut pas passer à côté du «prochain Google». Cette nouvelle bulle est symbolisée par les prévisions de certains analystes, qui se demandent qui de Facebook ou d’Apple va dépasser en premier la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars.

Mardi 11 janvier, un analyste de Wedbush estimait que si Facebook était coté en Bourse aujourd’hui (ce qui n’est toujours pas le cas), sa valeur serait plus proche de 100 milliards de dollars. Le site Internet de Business Insider rapportait récemment qu’un investisseur avait passé un accord pour acheter des actions Facebook à 55 dollars chacune, ce qui porte la valeur potentielle de l’entreprise à la somme astronomique de 124 milliards de dollars.

Les investisseurs européens sont ceux qui ont le plus de chances de considérer la valorisation actuelle de Facebook comme le début d’une nouvelle bulle Internet, tandis que d’autres investisseurs ont confié à Bloomberg qu’il n’y a rien de nouveau à avoir un marché instable, et qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. «Plus qu’une bulle, Facebook est la manifestation des excès rationnels dont seuls sont capables les marchés financiers confrontés à quelque chose qui n’a pas de précédent» analyse le fondateur d’une entreprise d’investissement.

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JAPON

L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé jeudi qu’elle déclassait la note de la dette à long terme du Japon de AA à AA-, une première depuis 2002, lui affectant par ailleurs une perspective stable.

S&P estime que les déficits budgétaires du pays resteront élevés dans les années qui viennent, grevant d’autant pour l’Etat une souplesse budgétaire d’ores et déjà limitée. La note à court terme est confirmée à A-1+. La perspective stable s’explique par le fait que la solidité des comptes courants du Japon et sa souplesse monétaire compensent en partie les aspects négatifs des finances publiques.

La décision de S&P a également eu des répercussions sur plusieurs pays de la zone euro, dont les CDS ont aussi monté, et notamment l’Allemagne, dont le coût d’assurance contre un défaut a atteint son plus haut depuis mars 2009. Le CDS à cinq ans a gagné trois pdb à 63 pdb.

Depuis plusieurs années déjà, responsables politiques et agences de notation préviennent le Japon qu’il doit réduire son endettement, de loin le plus important des pays riches. Il représente deux fois la taille de son PIB. « L’abaissement s’explique par le fait que nous estimons que les ratios de la dette publique japonaise, parmi les plus importants des pays dont la dette souveraine est notée, vont continuer à augmenter plus que nous ne l’envisagions avant que la récession ne touche le pays et n’atteindront leur summum qu’aux alentours du milieu des années 2020 », a indiqué S&P. « Plus particulièrement, nous nous attendons à ce que le déficit budgétaire de l’Etat ne recule que modestement, d’une proportion estimée à 9,1% du PIB en 2010 à 8,0% en 2013. »

S&P souligne toutefois que les pressions sur les notes de la dette souveraine nippone pourraient s’atténuer si les projets du gouvernement en matière de sécurité sociale et de fiscalité témoignent d’une volonté de s’attaquer aux problèmes budgétaires. Dans un entretien accordé à Reuters, Takahira Ogawa, l’un des responsables de S&P pour la notation des dettes souveraines, a déclaré que le contexte politique japonais restait trouble et l’opinion de S&P pourrait changer suivant l’évolution de la situation.

L’agence Fitch juge de son côté que la note qu’elle donne à la dette japonaise, AA en devise et AA- en monnaie locale avec une perspective stable, est justifiée par la capacité du Japon à se financer à des taux de rendement peu élevés.

Elle admet toutefois que le vieillissement de la population et le fait que l’épargne des ménages soit mobilisée pour financer les retraites font courir des risques à moyen terme. Le Japon, estime-t-elle, doit déterminer une stratégie de consolidation budgétaire pour surmonter ces pressions négatives.

La dette publique du Japon atteindrait 869.000 milliards de yens (10.570 milliards de dollars) à la fin de l’exercice en cours, le 31 mars, représentant 181% du PIB, a dit le ministère des Finances. Si on ajoute le passif à court terme, ce rapport passerait à 204% du PIB contre 137% pour la Grèce et 113% pour l’Irlande, suivant des chiffres de l’OCDE.

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PAYS EMERGENTS

 Ne pas extrapoler la croissance des pays émergents en raison de son effet sur les prix des matières premières

La « mode » continue à être d’extrapoler la croissance des pays émergents en particulier de la Chine pour savoir à quel moment ils pèseront davantage que les pays de l’OCDE dans l’économie mondiale. Mais cette extrapolation mécanique n’a pas de sens : – certains pays (Inde) sont déjà confrontés à des goulots d’étranglement sur le marché du travail ; – les autres vont être confrontés à la hausse des prix des matières premières et, comme elles pèsent beaucoup dans leur économie, leur croissance va être violemment affectée. La croissance des émergents pourrait freiner plus rapidement que ce qui est usuellement anticipé

La Chine est devenue en 2010 la troisième destination touristique mondiale, ravissant la place à l’Espagne tandis que la France reste au premier rang suivie des États-Unis, a indiqué mercredi l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Pour la première fois, la Chine grimpe sur le podium, avec une estimation de 55,98 millions de touristes (+10%) en 2010, prenant la troisième place devant l’Espagne, quatrième avec 53 millions de touristes (+1,4%), selon des chiffres provisoires qui doivent être confirmés fin février.

La France a reçu 78,95 millions de touristes étrangers, soit une croissance annuelle de 2,8%, selon l’OMT, organisation dépendant des Nations unies et dont le siège est à Madrid. Les États-Unis restent numéro deux, avec 60,88 millions de touristes (+10,9%). En 2009, la France avait reçu 74,2 millions de touristes, les États-Unis 54,9 millions, l’Espagne 52,2 millions et la Chine 50,9 millions.

L’Espagne, qui avait perdu sa 2e place en 2008, mise beaucoup sur le tourisme, un secteur qui représente environ 10% de son PIB. «Le centre de gravité (du tourisme mondial) est en train de se déplacer vers la Chine, mais aussi vers l’Asie en général», avait noté en décembre le secrétaire général de l’OMT Taleb Rifai, citant la montée en puissance de la Corée du Sud et de l’Asie du Sud-Est. «D’ici 2020, la Chine sera numéro un comme destination», mais aussi par le nombre de touristes nationaux partant à l’étranger, selon M. Rifai.

Après avoir vécu en 2009 «sa pire année depuis 60 ans», selon M. Rifai, le tourisme mondial a connu une forte reprise en 2010, avec une hausse de 6,7% des arrivées de touristes internationaux, contre une prévision de 5 à 6%, a annoncé mi-janvier l’OMT.

Trop prêteuses, certaines banques chinoises ont drastiquement augmenté leurs taux d’intérêt. La hausse atteint parfois 45 %… En effet, la hausse du volume des prêts va à l’encontre de l’objectif du gouvernement de freiner le montant des liquidités en circulation dans l’économie chinoise.

Certaines banques chinoises ont augmenté leurs taux d’intérêt jusqu’à 45 % dans le cadre de mesures pour freiner l’augmentation du volume des prêts qui s’est accélérée début le début de l’année, a rapporté mercredi China Business News. Les banques chinoises ont ainsi accordé pour 1.200 milliards de yuans (134 milliards d’euros) de prêts du 1er au 24 janvier, soit plus de deux fois plus qu’au mois de décembre et environ 15 % du montant total des prêts qu’elles avaient octroyés en 2010. Cette hausse du volume des prêts va à l’encontre de l’objectif du gouvernement de freiner le montant des liquidités en circulation dans l’économie chinoise, dont la rapide augmentation est en partie à l’origine de l’accélération de l’inflation dans le pays.

Pour freiner cette hausse, la banque centrale a, au cours des 12 derniers mois, relevé sept fois les réserves obligatoires des banques. De plus, les taux d’intérêt de référence, à savoir le loyer de l’argent et la rémunération des dépôts à un an, ont été relevés deux fois depuis octobre. Comme, malgré ces relèvements, le volume des prêts a connu une hausse rapide au début de l’année, les sièges des banques concernées ont demandé à leurs succursales de relever les taux dans une fourchette allant de 10 % à 45 % pour «garantir que le volume des nouveaux prêts n’excède pas le quota», selon le China Securities Journal. Le montant des nouveaux prêts doit être contenu cette année dans une fourchette de 7.200 milliards à 7.500 milliards de yuans, avait rapporté ce même journal précédemment.

Russie, Ukraine et Kazakhstan : quels enjeux à moyen terme ?

Le choc de 2009 s’estompe au sein de l’ex-CEI. Avec 4,5% de croissance en moyenne pour la région, 2010 a marqué la fin de la récession. 2011 et 2012 seront des années d’accélération de la croissance puisque celle-ci devrait s’établir aux alentours de 5,5%, sans toutefois atteindre les niveaux de pré-crise. Les exportateurs de gaz et de pétrole que sont la Russie et le Kazakhstan vont connaître un rebond plus prononcé grâce à la tendance haussière des prix de l’énergie. La reprise sera moins dynamique en Ukraine, bien que le pays bénéficie de l’envolée des prix des métaux. Le risque inflationniste va être central en 2011, d’où une attention marquée pour les politiques des banques centrales. L’Ukraine sera plus scrutée que ses pairs régionaux du fait de la contrainte externe qu’exerce le FMI sur le pays. Trois enjeux apparaissent comme clés à moyen terme : la diversification des sources de revenus, la mise à niveau des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires. Si des initiatives sont en cours pour les deux premiers (union douanière régionale, manifestations sportives en Ukraine et en Russie, projets dans les nouvelles technologies au Kazakhstan et en Russie), le troisième demeure en friche

 La banque centrale brésilienne a relevé le taux directeur Selic de 50 points de base à 11.25% dans lebut de contenir une inflation croissante.

Inde : Environ un quart des sociétés ont publié leurs résultats ; quelques tendances émergent :

– Dans leur majorité, les SSII indiennes ont publié de bons résultats, portées par une bonne croissance des volumes et par une légère augmentation des tarifs qui leur ont permis de préserver leurs marges malgré une hausse des salaires moyenne comprise entre 12 et 15%.

– Les sociétés d’infrastructure commencent à marquer le pas, à l’image de Larsen & Toubro, première société de construction indienne, dont les ordres trimestriels ont baissé de 25% d’une année sur l’autre en raison d’annulations de projets. Ces retards de projets sont la conséquence de l’augmentation du coût du loyer de l’argent (les taux directeurs ont été augmentés de 150 pb au cours des 12 derniers mois). Si ce ralentissement se confirme, les prévisions de croissance du PIB à 8,5% pour l’année fiscale 2012 pourraient être revues à la baisse.

– Les banques publient également des résultats en ligne avec les attentes. Cependant, les prévisions bénéficiaires futures pourraient être revues à la baisse en raison de la pression sur les marges d’intérêt consécutives à l’augmentation du taux de la rémunération des dépôts et d’un ralentissement dans l’investissement des infrastructures, ce qui conduira à une baisse de la croissance des crédits.

– Les sociétés de consommation discrétionnaire publient de bons résultats, à l’image d’ITC (société de tabac) dont la croissance bénéficiaire annualisée est de 21% ou Zydus Wellness (producteur d’aliments additifs sans sucre, graisse). Ces sociétés ont la capacité de répercuter l’augmentation des prix de leurs matières premières sur les consommateurs et bénéficient de l’inflation salariale.

MATIERES PREMIERES

 La pire sorte d’inflation

Les prix des matières premières augmentent rapidement pour plusieurs raisons :

croissance rapide de la demande de matières premières dans les pays émergents, excès de liquidité mondiale et utilisation des matières premières comme nouvelle classe d’actifs, restriction de l’offre dans certains cas. La hausse des prix des matières premières, dans un environnement de chômage élevé et de déformation du partage des revenus au détriment des salariés ne se transmet pas aux salaires. On obtient donc la pire sorte d’inflation : de l’inflation totale mais pas d’inflation sous-jacente. Elle réalise un prélèvement sur les revenus et la croissance et elle n’aide pas à réduire les taux d’endettement ; elle pousse les pays émergents à passer à des politiques monétaires plus restrictives.

Les prévisions de croissance intègrent-elles bien l’effet des hausses des prix des matières premières ?

En regardant  comment ont évolué les prévisions de croissance sur les Etats-Unis, l’Europe et le Japon depuis que la hausse des prix des matières premières est devenue forte (été 2010). Ces prévisions ont-elles été révisées de manière cohérente avec la hausse des prix des matières premières ? Ceci  conduit à s’ interroger sur les effets probables sur la croissance de ces hausses de prix. En voyant que la perte de croissance due à la hausse des prix des matières premières serait de 0,7 point aux Etats-Unis ; 0,6 point dans la zone euro ; 0,9 au Japon et 0 point au Royaume-Uni. Cette perte n’est pas prise en compte dans les prévisions de croissance aux Etats-Unis dans la zone euro et au Japon.

La flambée du prix des métaux fait les choux gras des traders

Les bonus des opérateurs sur le marché des métaux auraient progressé de 20 % en 2010 selon Bloomberg

Les traders sur les métaux se préparent à toucher le pactole. Ils percevraient en effet des bonus supérieurs de 20% à ceux versés au titre de 2009, avec des montants unitaires pouvant atteindre entre 2 et 3 millions de dollars (entre 1,5 et 2,2 millions d’euros) selon Bloomberg qui cite des propos de Peter Henry, responsable des études sur les activités de marché chez Commodity Search Partners. Avec la poursuite de la hausse des prix du cuivre, du nickel et et de l’étain prévue par les analystes, les traders sur le marché des métaux devraient même connaître une année 2011 encore meilleure. Le prix du cuivre a déjà connu une hausse record de 63% en 2010, et devrait encore progresser de 12% en 2011 si on en croit le consensus Bloomberg.

«Les traders sur métaux sont une exception alors que les banques subissent des pressions pour baisser les rémunérations versées» précise Peter Henry. La loi de la réforme financière aux Etats-Unis (Dodd-Frank act) vise théoriquement à limiter les risques inconsidérés pris par les opérateurs pour obtenir des bonus toujours plus importants. Le niveau de rémunération moyen versé dans les activités de banque d’investissement chez JPMorgan et Goldman Sachs a reculé l’année passée, alors que Morgan Stanley a réduit l’enveloppe consacrée au paiement des bonus.

Peter Henry indique que, dans ce contexte, les traders sur les métaux «font plus d’argent que les autres marchés dans les banques, ce qui se reflète en partie dans les bonus versés». Cette dichotomie risque ainsi d’inciter un nombre croissant d’opérateurs à se porter vers ce type d’activité. Après avoir réduit la voilure en 2008 et 2009, UBS a annoncé son intention de doubler ses effectifs consacrés aux matières premières, à l’instar de Citigroup et Standard Chartered qui comptent étoffer leurs équipes. Cette tendance montre les failles du «Dodd-Frank act», mais il semble peu probable que l’administration Obama, cadenassée par les républicains, souhaite en durcir les conditions. La hausse du prix des matières premières reste néanmoins dans le viseur des autorités des pays émergents et européens qui craignent un retour de l’inflation…..

Rapport Cyclope : la météo a entraîné les cours dans une hausse qui se prolongera en 2011

La météo très perturbée s’est emparée des cours des matières premières, depuis six mois, ce qui a obligé le cercle Cyclope à corriger fortement ses prévisions de prix à la hausse pour 2010 et 2011. « Nous sommes passés à côté de la véritable flambée qui a caractérisé la deuxième partie de l’année », a reconnu Philippe Chalmin, en présentant une réactualisation des prévisions 2010 du rapport Cyclope.

Paru au printemps dernier, cette analyse annuelle des marchés mondiaux par les spécialistes français de chacune des matières premières anticipait malgré tout une hausse générale des prix. Cyclope avait titré cette année « La renaissance du palais d’été », allusion à la reprise économique chinoise. Mais le rapport ne prévoyait pas qu’elle serait aussi robuste ni, par conséquent, que la demande chinoise en denrées de base repartirait sur un tel rythme.

Surtout, les éléments naturels, climatiques ou sismiques, se sont conjugués pour créer une flambée des prix inimaginable, encore, au printemps dernier, alors que les silos regorgeaient de céréales après la bonne récolte 2009. La sécheresse catastrophique en Russie a complètement bouleversé la donne, au point qu’aujourd’hui, la France, à force d’avoir exporté en lieu et place des pays de la mer Noire, pourrait devoir puiser dans ses stocks de réserve minimum ! La soudure sera difficile d’autant que l’hémisphère sud ne prendra sans doute pas le relais aussi généreusement que prévu après les inondations en Australie.

Sécheresse d’un côté, pluies diluviennes de l’autre ont également mis à mal les productions de maïs, de coton, de sucre… Mais aussi de caoutchouc et d’huile de palme. Les inondations dans les mines ont empêché l’extraction du charbon et de l’étain, le tremblement de terre au Chili a perturbé la production de cuivre. Les caprices de la nature ont ainsi fortement contribué à la hausse record du prix des matières premières, en 2010 : plus 30 % ! Cette année, ce sera 5 à 10 % de plus, prédit Cyclope mais les grains connaîtront encore une forte inflation jusqu’au printemps, à part le riz. Les experts envisagent par exemple + 40 % pour le maïs. Sont promis à la hausse également : le coton, le charbon, l’argent, l’aluminium ou le palladium utilisé dans l’industrie automobile. La baisse est en revanche annoncée pour le cacao avec – 4 %, le sucre avec – 9 %.

Couac entre Paris et Bruxelles sur le rôle de la spéculation dans l’envolée des cours

Lundi 24 janvier, en conférence de presse, le président français avait raillé la conclusion d’un rapport de Bruxelles, à savoir qu’on n’avait pas de preuve du rôle de la spéculation dans la volatilité des prix agricoles. « Je recommanderais une date pour publier cette étude, avait ironisé Nicolas Sarkozy, le 1er avril ! ». Autrement dit, pour le président français, c’était une plaisanterie.

Le fameux rapport devait paraître ce mercredi 26 janvier. Mais hier, la Commission a indiqué qu’elle allait approfondir sa réflexion, non pas jusqu’au 1er avril, mais jusqu’au 31 mars ! « La hausse des cours est-elle due à la pression de la demande ou à un poids excessif de certains investissements, voire de la spéculation ?, s’interroge toujours Bruxelles. Sur ces points-là, nous avons des doutes, nous n’avons pas aujourd’hui de preuves ».

Et pour cause : à Paris ou à Londres, on ignore tout des intervenants sur les marchés à terme. Aux Etats-Unis, le gendarme des marchés a imposé qu’un rapport hebdomadaire indique la position ouverte (les achats) respective des opérateurs physiques – comme les agriculteurs, les transformateurs et les négociants – et celle des investisseurs financiers, notamment les banques, qui pourraient d’ailleurs se voir plafonner leur participation. « Aux Etats-Unis, explique Olivier Merle, expert des marchés agricoles chez Agritel, il y a un réel problème de convergence entre le prix des contrats à terme et le prix sur le marché physique. Ce qui veut dire que le marché à terme ne joue plus correctement son rôle de couverture pour les agriculteurs. Dans ce cas l’Etat doit s’assurer que les financiers ne gênent pas cette convergence. Mais en France, sur les marchés à terme des céréales, on n’a pas ce problème, observe-t-il. Et les financiers sont de toutes façons indispensables aux agriculteurs qui veulent se couvrir et qui ont besoin d’une contrepartie.»

La volatilité des prix agricoles, selon lui, c’est avant tout le fait que la demande alimentaire ne soit pas élastique, qui la crée : on a besoin de manger, et on le fait même si c’est cher, alors quand les stocks sont réduits, comme c’est le cas en ce moment, les prix grimpent fort. Le blé dur, observe-t-il, n’a pas de marché à terme, donc pas d’acteur financier en jeu, et pourtant, son prix connaît aussi de grandes variations à la hausse et à la baisse

La « maladie hollandaise » toujours présente

Lorsqu’un pays obtient des revenus importants grâce à une ressource naturelle (pétrole, gaz, autres matières premières…), le risque est qu’il soit affecté par la « maladie hollandaise », c’est-à-dire :

la hausse du prix relatif des biens non échangés (services, construction…) qui conduit à ce que l’épargne s’investisse dans ces secteurs et non dans l’industrie ; la désindustrialisation qui en suit est appauvrissante ; – l’insuffisance des ressources en capital humain, en technologie…, pour que le supplément de revenu ainsi obtenu puisse être investi dans du capital productif contribuant à l’augmentation de la croissance potentielle.En examinant la situation de pays qui, ayant des ressources naturelles importantes, pourraient être frappés par la maladie hollandaise : Russie, pays de l’OPEP, Afrique du Sud, Brésil, Canada, Australie. Les symptômes de la maladie hollandaise sont présents dans tous ces pays sauf au Brésil.

Nouvelle tendance : risque géopolitique et impact possible sur le prix du pétrole

 

Le début d’une révolte sociale en Tunisie, en Égypte et possiblement dans d’autres pays arabes pourrait, si la tendance se prolonge, avoir un impact sur le prix de l’énergie.  Si le risque des révoltes s’étend dans des pays producteurs de pétrole, le prix risque d’exploser. Les spéculateurs risquent de le pousser vers des sommets inégalés. Il faut noter que le prix des aliments de base est déjà en forte progression depuis 12 mois, en hausse de 37%.   

À chaque fois que le prix des aliments de base augmente, il y a un risque élevé de révolte sociale  dans certaines régions du monde. L’Inflation se fait de plus en plus menaçante dans plusieurs pays importants. Si en plus il y a un risque de perturbations dans l’approvisionnement du pétrole, les prix des aliments pourraient continuer de grimper. Une hausse trop forte du coût de la vie pourrait faire renverser la tendance boursière haussière enclenchée depuis l’été dernier.
Suivons attentivement les tendances concernant le risque géopolitique. Une nouvelle menace économique est née.

Le groupe suisse de négoce international de matières premières Glencore International souhaite entrer en Bourse à Londres et Hong Kong simultanément, selon le Wall Street Journal. L’opération, qui pourrait avoir lieu entre avril et juin, lui permettrait de lever entre 7 et 10 milliards de dollars. Le quotidien new-yorkais des affaires estime la valeur du groupe entre 50 et 60 milliards de dollars. Fondé il y a 37 ans, le groupe basé à Baar (Suisse) est un des principaux acteurs mondiaux des marchés de l’aluminium, du cuivre, du pétrole et du blé.

Que cache l’introduction en Bourse prévue d’ici juin du négociant suisse en matières premières Glencore, révélée mercredi par le Wall Street Journal? Outre la levée de 7 à 10 milliards de dollars, le quotidien américain explique ce jeudi que le géant helvétique pourrait utiliser cet argent frais pour faire l’acquisition de Xstrata, un minier basé à Londres. Glencore détient actuellement 34% de Xstrata

Cacao : L’embargo d’un mois ordonné par Alassane Ouattara, pour tenter d’asphyxier le régime de Laurent Gbagbo, a affolé les marchés ce lundi 24 janvier.  Alors que le café et le cacao représentent 40% des recettes d’exportations de la Côte d’Ivoire et environ 20% de son PIB, «le nouveau président vise, par cet embargo, à assécher les ressources financières de son opposant, le président sortant Laurent Gbagbo», poursuivaient les analystes.

La tonne de cacao, qui était encore sous les 2 150 livres sterling vendredi a grimpé à près de 2 300 livres dans la matinée, à la bourse de Londres, un plus haut de six mois. Les opérateurs se sont précipité sur les fèves livrables en mars, par l’intermédiaire du marché à terme, pour couvrir leurs besoins. Une autre nouvelle a par la suite calmé cette panique des marchés : l’embargo du président élu sur le café et le cacao ne serait pas rétroactif. Les quantités de fèves achetées jusqu’au vendredi 21, et sur lesquelles des taxes auraient déjà été payées aux administrations toujours aux mains du président sortant, ne seraient pas concernées et pourraient quitter les ports. Le Comité de gestion de la filière café-cacao, pro-Gbagbo, s’est d’ailleurs engouffré dans la brèche pour déclarer que 300 000 tonnes, pas moins, avaient ce statut.

Reste que les exportateurs sont désormais pris entre le marteau et l’enclume, entre l’administration sortante qui gère encore la filière, les douanes et les ports, et qui pourrait les punir de ne plus alimenter les caisses ; et le pouvoir élu, susceptible de leur retirer, à terme, leur licence d’exportation.

Le groupement des exportateurs devait se réunir à Abidjan pour décider en commun de l’attitude à observer pour la suite de la campagne cacaoyère. Mais d’ores et déjà, l’un des plus puissants, l’Américain Cargill, a confirmé qu’il suspendait ses achats. En privé, la plupart estiment plus prudents également, de faire une pause. C’est moins grave aujourd’hui, à la fin de la récolte principale. Mais il reste encore du cacao dans les plantations et les entrepôts. S’il est mal conservé il risque de s’abîmer. Par ailleurs, l’industrie du chocolat, en Europe et aux Etats-Unis, pourrait manquer de matière première. Même si elle a déjà beaucoup acheté en prévision des troubles électoraux, elle travaille tout de même à flux tendu et février demeure un mois de commandes importantes, en prévision des ventes de Pâques. Par ailleurs, des navires marchands enregistrés dans l’Union européenne ont déjà été empêchés d’accéder aux principaux ports d’exportation du cacao du pays à la suite de l’entrée en vigueur des sanctions découlant du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître les résultats de l’élection présidentielle, avait affirmé la semaine dernière un diplomate européen

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BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 23 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

EN BANDE SON ET SPECIALEMENT POUR NOS AMIS BELGES :  

 

Catégories :Brèves de Trottoirs

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