Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 6 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 6 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

FRANCE

L’économie française posera bien des difficultés à partir de 2012

Le futur Président de la République française sera confronté à une situation économique très difficile à partir de 2012 : – la désindustrialisation se prolonge et accélère et, en 2012, l’industrie française sera de petite taille, positionnée en milieu de gamme, peu exportatrice, menacée sur ses niches traditionnellement fortes, d’où une croissance potentielle faible, la déqualification des emplois, une perte de croissance, la sensibilité au taux de change de l’euro ; – en conséquence, le déficit extérieur continuera, au-delà des cycles, à augmenter, d’où une menace structurelle sur la solvabilité du pays ; – les coûts salariaux, la pression fiscale, la structure de la fiscalité, le recul de la profitabilité des entreprises depuis la fin des années 1990, les obstacles à la croissance des PME, les problèmes du système éducatif sont défavorables à la compétitivité et à l’emploi, génèrent un chômage structurel élevé ; mais peut-on réduire les salaires et réformer complètement la fiscalité ? – dans cette situation de croissance potentielle faible, d’endettement extérieur croissant signifiant que l’endettement domestique doit aussi être croissant, il sera difficile de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’Etat est en danger à terme.

Le Comité central d’entreprise d’Air France (CCE) recherche 25 millions d’euros pour être sauvé de la faillite, selon Le Figaro. « Malgré une avance de 10 millions d’euros consentie par Air France fin 2009, l’emprunt de 14,5 millions auprès des banques en 2010, le CCE a déjà englouti au 1er février la subvention de 24 millions qu’Air France lui a versée au titre du premier semestre 2011 ».

On  savait déjà,  que la Cour des comptes allait rendre un rapport sévère sur la gestion du port de Marseille, épinglant une rémunération mensuelle comprise entre 3.500 et 4.500 euros pour les conducteurs de grues et de portiques. Le Figaro, qui a eu accès au document, précise qu’ils « ne travaillent de façon effective que 14 heures par semaine à Fos et 12 heures à Marseille ». Le journal relève également que la productivité du port de Marseille est parmi les plus faibles d’Europe

EUROPE

La monnaie unique européenne a perdu l’année dernière près de 7% de sa valeur contre le billet vert, une contre-performance inédite depuis 2005. Elle a toutefois repris près de 4% de sa valeur depuis le début de l’année.

Graphique de l’évolution de l’euro :

http://r.reuters.com/hyv77r

La prévision médiane de la soixantaine d’analystes interrogés cette semaine par Reuters montre que l’euro devrait reculer à 1,35 dollar d’ici un mois et à 1,31 dollar d’ici six mois. D’ici un an, il devrait être retombé à 1,30 dollar. Ces prévisions sont similaires à celles publiées lors de l’enquête Reuters du mois dernier. Selon une autre enquête, réalisée auprès de 62 stratégistes, la volatilité de l’euro devrait se confirmer en février en raison notamment des pressions inflationnistes.

L’inflation a accéléré plus fortement qu’attendu en janvier dans la zone euro, dépassant l’objectif dans le mandat de la Banque centrale européenne (BCE), mais cette dernière devrait sans doute durcir sa rhétorique plutôt que ses taux. Selon une première estimation publiée lundi par Eurostat, l’inflation ressort à 2,4% sur un an dans les 17 pays de la zone, son plus haut niveau depuis octobre 2008, alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient 2,3%. Après 2,2% en décembre, l’inflation dépasse pour le deuxième mois consécutif la limite de la BCE, située un peu en deçà de 2%

Hausse des marges bénéficiaires des entreprises : du raisonnable au plus déraisonnable (Royaume-Uni)

Dans beaucoup de pays, depuis le début de la reprise économique, les marges bénéficiaires des entreprises ont augmenté (partout sauf en France). Dans certains cas (Espagne, Italie), il s’agit d’une reconstitution de la profitabilité normale des entreprises ; mais dans d’autres cas (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon) la hausse des marges est exagérée, parce qu’elle génère des profits inutiles (qui servent à acheter des actifs financiers) racheter les actions, se désendetter. Le cas le plus extrême est celui du Royaume-Uni, où la hausse des marges bénéficiaires des entreprises est si forte qu’elle a fait revenir l’inflation (qui vient bien de la hausse des marges et pas des salaires).

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé de nouveau les notes de l’Irlande d’un cran, de « A » à « A- » pour le long terme et de « A-1» à « A-2 » pour le court terme en citant les incertitudes entourant les besoins en capitaux du secteur financier du pays. Selon S&P, l’endettement des banques irlandaises représente plus de 170% du PIB du pays. La note reste sous surveillance avec implication négative.

ESPAGNE. Quinze caisses d’épargne régionales affichent 164,9 milliards d’euros de crédits ou actifs immobiliers Seulement 45% de ce montant ne posent pas de problèmes.

Les caisses d’épargne espagnoles accumulaient fin décembre environ 90 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques, selon un calcul réalisé partir des données qu’elles ont publiées sur demande de la Banque d’Espagne. Les 15 caisses d’épargne régionales ayant révélé ainsi leur exposition à ce secteur, sinistré depuis l’éclatement de la bulle immobilière fin 2008, détiennent 164,9 milliards d’euros de crédits ou actifs immobiliers.

Sur ce total, 29,4 milliards d’euros correspondent à des crédits douteux, donc susceptibles de ne pas être remboursés, 27,5 milliards d’euros sont des crédits de catégorie «sous-standard», donc risquant de devenir douteux, et 33,1 milliards d’euros renvoient à des actifs immobiliers adjugés, provenant de saisies ou n’ayant pas trouvé preneur. Deux autres caisses, Caixa Ontivent et Caixa Pollensa, n’ont pas encore donné leurs chiffres.

Interrogée à ce sujet, une porte-parole de la Banque d’Espagne a assuré qu’il n’y avait «pas de limite en termes de date» pour fournir les données, alors que de nombreux médias espagnols affirmaient mardi que le délai expirait lundi soir. La Banque d’Espagne avait sollicité ces informations auprès des 17 caisses du pays pour améliorer leur transparence, alors que le marché doute toujours de leur solidité financière et qu’un nouveau plan de recapitalisation a été lancé la semaine dernière par le gouvernement. Ce dernier a appelé les caisses d’épargne à trouver d’ici septembre environ 20 milliards d’euros, en priorité du capital privé, ce qui a déjà incité certaines caisses à devenir de vraies banques. Sinon, le gouvernement agite la menace d’une nationalisation partielle pour une durée maximale de 5 ans, qui passerait cette fois obligatoirement par une transformation en banque.n

Les femmes suisses sont les plus minces

La prévalence de l’obésité a quasi doublé en près de 30 ans dans le monde. Elle touche 500 millions d’adultes et davantage les femmes que les hommes.

La palme du surpoids parmi les pays riches va aux Etats-Unis. Les femmes vivant en Suisse sont en revanche les plus minces d’Europe, suivies ex aequo par les Françaises et les Italeinnes. Chez les hommes, ce sont les Français qui sont les plus minces d’Europe. . Majid Ezzati, de l’Imperial College de Londres, Salim Yusuf et Sonia Anand, de l’Institut de recherche Population/Santé de Hamilton au Canada ont étudié la progression du surpoids entre 1980 et 2008 chez les personnes de plus de 20 ans. Le surpoids est atteint quand l’indice de masse corporelle (IMC, rapport du poids au carré de la taille en mètre) dépasse 25, l’obésité quand il atteint 30. A 35, on parle d’obésité sévère. En 28 ans, l’IMC a augmenté aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Dans le monde 1,460 milliard d’adultes sont en surpoids et la prévalence de l’obésité a quasi doublé, touchant 205 millions d’hommes et 297 millions de femmes – soit 9,8% des hommes et 13,8% des femmes. Dans les pays riches, les Etats-Unis, avec une forte montée depuis 1980, gardent la palme du surpoids avec un IMC de plus de 28, tandis que le Japon a l’IMC le plus bas. Les femmes du Bangladesh sont les plus maigres du monde, comme les hommes de République démocratique du Congo (RDC). Cas unique en Europe occidentale et rare dans le panorama mondial, l’IMC a baissé en 28 ans chez les femmes d’Italie, tandis qu’il n’augmentait que très peu en Belgique, en Finlande et en France.

Les Bourses britannique et américaine ont fait appel à des services de sécurité spécialisés après avoir découvert qu’elles avaient été l’objet de cyberattaques, révèle lundi le Times. La Bourse de Londres enquête actuellement sur une cyberattaque terroriste de son siège, l’année dernière, tandis que des officiels américains ont remonté la piste d’une attaque sur une transaction avec la Russie, indique le quotidien britannique.

Des responsables soupçonnent que ces attaques étaient destinées à provoquer la panique parmi les marchés et déstabiliser les institutions financières du monde occidental. Les cyberattaques contre les gouvernements et les compagnies ont augmenté de plus de 500 % ces deux dernières années et un raid a eu lieu sur le système communautaire d’échanges de quotas d’émissions (mécanisme de l’UE visant à réduire l’émission globale de CO2). «N’ayez pas de doute, l’infrastructure fragile du Royaume-Uni est l’objet d’une attaque a déclaré un éminent expert britannique dans la sécurité en informatique au Times. La menace est bien réelle et persistante !»

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ETATS UNIS

Menaces terroristes à Wall Street

Des responsables américains de services secrets ont recommandé la plus grande prudence à de hauts dirigeants de banques et d’établissements financiers de Wall Street, à New York. En effet, des terroristes du réseau Al-Qaida du Yémen envisageraient des attaques contre eux, selon NBC. Comment des Yéménites pourraient-ils s’en prendre à des personnes si difficiles d’accès? La principale menace résiderait dans des colis ou des lettres piégées avec des agents chimiques ou bactériologiques, semble-t-il.

Les services secrets auraient ainsi contacté directement certaines personnes dont les noms ont été retrouvés dans des documents retrouvés dans des caches terroristes d’Al-Qaida. Il n’y aurait, certes, pas eu d’indication claire dans les documents en question que ces personnes risquaient d’être assassinées, mais le fait que ces noms aient fait l’objet de discussions entre terroristes n’a rien de rassurant. De surcroît, le magazine Inspire, proche d’Al-Qaida, a prévenu dans son dernier numéro que des institutions financières seraient bientôt la cible des foudres du mouvement terroriste.

Abu Suleiman Al-Nasser, un blogueur proche lui aussi d’Al-Qaida, a aussi appelé, il y a peu de temps, les musulmans «à viser les institutions financières, les Bourses et les marchés de capitaux». Rappelons que ce blogueur voit souvent ses appels suivis de conséquences : la dernière fois, il a demandé à ce que la Suède soit prise pour cible, et quelques jours plus tard, un attentat suicide a eu lieu.

C’est pourquoi des membres de l’unité de terrorisme du FBI et des reponsables de la police de New York ont récemment tenu à alerter ces personnes d’un danger potentiel pour elles, et ont discuté avec les services de sécurités des institutions financières concernées. Parmi les banques visitées figurent Goldman Sachs, Citibank, JP Morgan Chase et Barclays, d’après NBC.

Les obligations des municipalités américaines dans la tourmente

muni

Depuis quelques semaines, les marchés craignent de plus en plus que certains États et municipalités aux États-Unis fassent défaillance sur le paiement de leur dette. Plusieurs facteurs expliquent ces inquiétudes.  Les règles d’équilibre budgétaire imposent à beaucoup d’États et de villes d’éliminer leurs déficits de fonctionnement pour l’exercice 2012 d’ici le mois de juin . Les États et les municipalités continuent toutefois de financer leurs investissements en émettant des titres obligataires.

Or, ces entités publiques sont confrontées à une chute de leurs recettes fiscales en raison de la baisse de la valeur du marché résidentiel et de l’impôt sur le revenu des particuliers.  La nouvelle selon laquelle des élus cherchent en secret des moyens de rééchelonner les dettes des États et d’alléger leurs engagements de retraite a jeté de l’huile sur le feu et fait sortir plus d’argent que jamais des fonds de titres municipaux ces dernières semaines. Les taux des obligations municipales ont alors monté, alourdissant la charge financière des administrations locales

Les dépenses des ménages américains ont progressé de 0,7% au mois de décembre, selon le Département du Commerce, alors que les économistes n’anticipaient en moyenne qu’une progression de 0,5%. De leur côté, les revenus ont progressé de 0,4% le mois dernier, un niveau conforme au consensus de 0,4%. Au mois novembre, les dépenses s’étaient accrues de 0,3% (contre +0,4% en estimation initiale) pour des revenus en hausse de 0,4% (contre +0,3% en estimation préliminaire).

Les Dépenses de Ménages  ont rebondi timidement aux États-Unis en 2010, malgré leur nette accélération du quatrième trimestre, selon des chiffres publiés par le département du Commerce. Sur l’ensemble de l’année, elles ont progressé de 3,5%, après avoir connu en 2009 leur premier recul en cinquante ans au moins (-1,0%), indiquent ces données. Ce rebond apparaît faible eu égard à la progression habituelle de la consommation des ménages, moteur de la croissance américaine: si l’on exclut les années de crise de 2008 et 2009, il faut remonter à 1961 pour trouver trace d’une hausse annuelle moins forte des dépenses des ménages (3,1%).

En termes réels – c’est-à-dire corrigé des effets de l’inflation, la consommation a augmenté de 1,8% en 2010, soit plus vite que le revenu disponible des Américains, dont la hausse a atteint 1,4%. En conséquence, le taux d’épargne des Américains (ratio des sommes mises de côté au revenu disponible) a reculé de 0,1 point par rapport à 2009, pour s’établir à 5,8%. Cela reste un des taux les plus élevés mesurés depuis 1993. Mais attention car l’épargne a baissé à $614,1 milliards par rapport à $634,4 milliards au mois de décembre. Il s’est établi au plus bas niveau depuis le mois de mars.

Selon le ministère, les revenus bruts des Américains ont augmenté de 3,0% en 2010, après avoir chuté de 1,7% en 2009.

La progression de la consommation s’est donc nettement accélérée au dernier trimestre. Les chiffres officiels du PIB publiés vendredi ont montré que les dépenses des ménages avaient augmenté de 4,4% au cours des trois derniers mois de l’année, où la croissance économique a atteint 3,2% en rythme annuel.La consommation a assuré à elle seule plus de 3 points de croissance, ce qui n’était plus arrivé depuis le premier trimestre de 2006.

Les chiffres du ministère viennent rappeler à quel point la reprise de l’économie américaine reste peu dynamique, un an et demi après son début, par comparaison avec les sorties de crise des cinquante dernières années.En 1983, par exemple, au sortir de la violente récession qui avait pris fin en novembre 1982, les dépenses de consommation des ménages avaient rebondi de 5,7% en termes réels.

La productivité non-agricole aux États-Unis au quatrième trimestre 2010 a augmenté sur un rythme ajusté des variations saisonnières de 2,6% en lecture préliminaire, contre un consensus de 2,1% et une progression de 2,4% sur au troisième trimestre. Les coûts unitaires du travail pour au quatrième ont baissé de 0,6%, alors que les analystes tablaient sur 0,4%.

Les chiffres officiels de la productivité publiés jeudi aux États-Unis ont reflété l’absence de véritable reprise de l’emploi dans le pays en 2010.

Selon le département du travail, la productivité des entreprises – soit le rapport de la production aux heures travaillées – a augmenté de 3,6% cette année-là, après une hausse de 3,5% en 2009. C’est la plus forte hausse de la productivité mesurée depuis 2003, et elle est bien supérieure à la moyenne de long terme de l’économie américaine: 2,3% sur la période 1947-2010. Contrairement à 2009, où les gains de productivité avaient été provoqués par une baisse des heures travaillées inférieure à celle de la production (du fait de licenciements massifs), ceux de 2010 ont été provoqués par une forte poussée de la production pour un volume d’heures travaillées presque stable. La production a en effet augmenté de 3,7% tandis que les heures travaillées n’augmentaient que de 0,1%. Bien que la reprise de l’emploi ait commencé officiellement en janvier 2010, celle-ci a été plutôt poussive, comme en témoigne le maintien du chômage à un niveau très élevé.

Les choses ont cependant évolué au cours de l’année puisque, au dernier trimestre, la productivité des entreprises américaines a augmenté de 2,6%, sous le coup d’une accélération de la production (+4,5% en rythme annualisé) mais aussi des heures travaillées (+1,8%) par rapport au trimestre précédent. Les analystes attendaient au contraire un ralentissement de la productivité, avec des gains de 2,2% selon leur prévision médiane, après ceux de 2,4% relevés au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, le coût unitaire de la main-d’oeuvre a reculé de 1,5%, après une baisse de 1,6% en 2009. Cela traduit l’absence de menace d’inflation sur les salaires. C’est un facteur positif pour les entreprises, susceptible d’être favorable aux embauches. En contrepartie, c’est une moins bonne nouvelle pour les employés pris individuellement

Les créations d’emplois ont été largement inférieures aux attentes en janvier aux États-Unis, à cause de la tempête de neige qui a frappé une grande partie du pays. Ainsi, 36 000 emplois non agricoles ont été créés au mois de janvier, selon le département américain du Travail, alors que les analystes tablaient sur 145 000 créations de postes. Le gouvernement a souligné que les conditions climatiques difficiles avaient pu peser sur les créations d’emplois dans le secteur de la construction où 32 000 emplois ont été détruites. Le taux de chômage est tombé à 9% contre 9,4% en décembre, mais il pourrait bien être révisé à la hausse le mois prochain. Les chiffres de novembre et décembre ont été révisées à la hausse, avec au total de 40 000 créations d’emplois en plus de ce qui avait été annoncé initialement. Le secteur de la production de biens a créé 18 000 emplois après 14 000 en décembre, alors que l’ensemble du secteur manufacturier en a créé 49 000, soit sa plus forte progression depuis août 1998. Le nombre d’emplois publics a reculé de 14 000 en janvier et enregistré son troisième mois consécutif de baisse, au niveau local comme fédéral. La durée hebdomadaire moyenne du travail est passé de 34,3 heures en décembre à 34,2 heures le mois dernier.

chart of the day, scariest jobs ever, feb 2011

Comme les chiffres des créations d’emplois ont été assez décevants, les indices n’ont pas reculé. La logique du marché est la suivante: si le marché du travail reste faible, la Fed ne révisera pas son programme de rachat des obligations américaines pour la valeur de $600 milliards pour soutenir l’économie. Effectivement, au moment de l’annonce de QE2 la Fed a souligné que ce programme pourrait être révisé à tout moment. Les opérateurs qui comptent sur énormes injections de liquidité par la Fed jusqu’au mois de juin n’aimeraient pas que la Fed ferme le robinet.

L’indice de prix PCE de décembre a avancé de 0,3%, contre +0,1% en novembre. Hors produits alimentaires et énergétiques, il n’a augmenté que de moins de 0,1%, après une hausse de 0,1% le mois précédent.

L’indice d’activité PMI de Chicago, de l’Institute for Supply Management local, est ressorti à 68,8 points en janvier, contre 66,8 points le mois précédent (68,6 points en estimation initiale) et contre les attentes de 65 points par les analystes.

Les indicateurs industriels mensuels aident les investisseurs à mieux saisir où en est le cycle de production question de mieux anticiper comment l’économie va se comporter.

Des mesures de l’activité manufacturière un peu partout dans le monde sont absorbées mardi sur les marchés. En Chine, l’indice PMI est légèrement inférieur aux attentes.

 

 Aux États-Unis, il surpasse les prévisions. L’ISM des services US en janvier 2011 quant à lui  a atteint 59,4 points contre 57,1 points le mois dernier et 57,2 points de consensus.

Les commandes industrielles aux États-Unis en décembre 2010 ont augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur, selon le gouvernement américain alors que le marché s’attendait à une baisse de 0,2% après 1,3% de progression en novembre (révisé de +0,7%). Les commandes nouvelles américaines en biens manufacturés ont bondi de 0,2%. Les livraisons ont progressé de 2% .

Forte chute des dépenses de construction en 2010 aux É-U.

Les dépenses de construction ont reculé en 2010 pour la quatrième année de suite aux États-Unis, et leur tendance à la baisse se poursuit, selon des chiffres officiels publiés mardi à Washington. Elles ont chuté de 10,3% sur l’ensemble de l’année, après un recul de 15,0% en 2009, a indiqué le département du Commerce. La baisse avait été de 7,4% en 2008 et de 1,3% en 2007, selon les archives du ministère.

Le recul de 2010 a été tiré par une baisse de 14,3% des dépenses de construction privées, imputable essentiellement au secteur non résidentiel. Les dépenses publiques ont, elles, reculé de 2,7% malgré les efforts de relance du gouvernement.

La tendance de baisse se poursuit puisque l’indicateur du ministère a reculé en décembre pour le deuxième mois d’affilée, de 2,5% sur un mois (en données corrigées des variations saisonnières), perçant son plancher du mois d’août pour tomber à son plus bas niveau depuis le mois de juillet 2000. Les analystes tablaient sur une baisse moins marquée, de 0,4%, selon leur prévision médiane. Ces chiffres traduisent les difficultés du BTP – qui paie encore les excès de construction des années d’avant la crise – et tarde à se remettre de la récession.

Le taux de propriété immobilière à un creux en 12 ans aux É.-U.

Le taux de propriété immobilière aux États-Unis est tombé au quatrième trimestre de 2010 à son plus bas niveau en douze ans, selon des chiffres publiés lundi par le Bureau du recensement des États-Unis.

Poursuivant sur sa tendance de baisse entamée en 2005, la part des logements occupés par leur propriétaire est tombée à 66,5%, soit 0,4 point de moins qu’au troisième trimestre, et 0,7 point de moins qu’un an plus tôt, indiquent ces données. C’est le niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre de 1998 pour cet indicateur, qui sert de référence aux politiques du logement. Le président américain Bill Clinton avait lancé en 1994 une Stratégie nationale pour l’accès à la propriété dont le but était de porter au plus haut le taux de propriété. Son successeur George Bush, au pouvoir de 2001 à 2009, a continué sur la même voie, mais le rêve a fait long feu avec la crise des crédits immobiliers à risque. Le taux de propriété était de 64,1% à l’arrivée de M. Clinton à la Maison Blanche, et de 67,5% lorsque M. Bush lui a succédé. Il a culminé à 69,2% fin 2004. La baisse des prix immobiliers et la crise financière qu’elle a entraînée l’ont fait plonger à mesure qu’augmentaient les défauts de remboursements d’emprunts et les saisies immobilières.

Selon une étude publiée en mai 2010 par la Fed, le taux de propriétaires «réels» serait inférieur de plus de cinq points au taux officiel. Ce différentiel correspond aux ménages qui se retrouvent à devoir beaucoup plus que ne vaut leur logement, et qui n’auront d’autre choix, selon les auteurs de cette étude, que de redevenir locataires.

Les saisies ont atteint un record en 2010, touchant plus d’un million de logements, selon l’indicateur du cabinet RealtyTrac publié depuis 2005. Compte tenu de la lenteur de l’amélioration de l’économie, la banque centrale (Fed) estime que les saisies immobilières ne devraient pas baisser avant 2012.

Au quatrième trimestre 2010, 18,4 millions des maisons ont été inoccupées aux Etats-Unis, en baisse de 427 000 unités en glissement annuel

L’indice corrigé des variations saisonnières de la Mortgage Bankers Association qui comprend les demandes des prêts hypothécaires et celles pour le refinancement a augmenté de 11,3% lors de la semaine achevée le 28 janvier. L’indice avait chuté de 13% pendant la semaine précédente. Le taux fixe hypothécaire à trente ans a été en moyenne de 4,81% pendant la semaine dernière, en hausse de 0,01% par rapport à la semaine antérieure.

Les gérants des hegde funds restent plutôt optimistes sur les actions américaines, mais ne sont pas aussi haussiers qu’en décembre selon le sondage de TrimTabs/BarclayHedge en janvier. Ainsi, ce rapport montre qu’environ 37% de 91 gérants des fonds spéculatifs sont haussiers surle  S&P500, en baisse par rapport à 46% en décembre. 26% des gérants interrogés sont baissiers alors qu’ils n’étaient que 19% en décembre.

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EMERGENTS

Y-a-t’il risque de surchauffe dans les pays émergents ?

Beaucoup d’analystes s’inquiètent de la hausse de l’inflation dans les pays émergents, du passage nécessaire dans ces pays à des politiques monétaires plus restrictives, d’où freinage de la croissance mondiale, du risque de contagion de l’inflation vers les pays de l’OCDE. Pourtant, les caractéristiques structurelles des pays émergents ne sont pas celles de pays menacés de surchauffe : taux d’épargne élevé (en Asie), ressources importantes en main d’œuvre, souvent excédents extérieurs. Les pays émergents sont aujourd’hui confrontés à deux évolutions qui provoquent un risque de déséquilibre : les entrées de capitaux et la hausse des prix des matières premières, toutes les deux liées à la politique monétaire très expansionniste des Etats-Unis. Les entrées de capitaux conduisent à une création monétaire supplémentaire, qui renforce le risque de bulles sur les prix des actifs (dont les matières premières). C’est donc à un problème d’excès de liquidité et non de surchauffe au sens habituel que les pays émergents sont confrontés. Il s’agit d’un problème plus grave, car il ne peut pas être résolu par les politiques monétaires des seuls pays émergents.

Les grandes difficultés de la politique monétaire dans les pays émergents

Les pays émergents sont confrontés : – à la hausse de l’inflation, due essentiellement à la hausse des prix des matières premières ; ceci impose aux pays émergents une politique monétaire plus restrictive, donc normalement une réduction de la liquidité ; – aux entrées de capitaux, qui se sont beaucoup accrues avec la mise en place du Quantitative Easing aux Etats-Unis ; pour empêcher qu’elles conduisent à une appréciation excessive de leurs devises, les Banques Centrales des pays émergents accumulent des réserves de change, sans pouvoir stériliser cette accumulation, ce qui accroît la liquidité. La politique monétaire est donc confrontée à cette grave difficulté : la hausse des taux d’intérêt peut augmenter encore les entrées de capitaux, et paradoxalement accroître la liquidité. L’inflation dans les pays émergents sera donc très difficile à contrôler.

Il est probable que la Chine augmentera à nouveau ses taux d’intérêt dans le mois, écrit le New York Times mercredi.

Il cite une prévision d’économistes et de banquiers au fait des intentions des autorités monétaires. Le quotidien n’identifie pas ses sources, évoquant la sensibilité de l’information. Il est également peu probable que la Chine laisse le yuan s’apprécier plus rapidement à court terme comme moyen de lutte contre l’inflation, poursuit le NYT, citant les mêmes sources. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient pour leur part deux nouvelles hausses de taux d’ici la fin du premier semestre. Les économistes interrogés par Reuters anticipent en moyenne une inflation annuelle de 5,3% en janvier, soit son rythme le plus soutenu depuis plus de deux ans.

En Chine la principale nouvelle de la semaine concerne les mesures de resserrement à l‘encontre du secteur immobilier. Le gouvernement a approuvé le lancement à l’essai d’une taxe sur la propriété dans certaines villes, qui décideront elles-mêmes des détails de cette taxe.Tous les propriétaires du pays, y compris ceux occupant leur appartement, seront donc concernés à terme par cette réforme. Shanghai et Chongqing seront les premières villes à appliquer cette taxe.

En Chine toujours principalement en raison des conditions météorologiques extrêmes, les prix des denrées alimentaires ont augmenté pour la cinquième semaine d’affilée. Même si le marché estime que le resserrement est peu efficace pour lutter contre la hausse des prix des aliments, les pressions sur l’inflation suscitent encore beaucoup d’inquiétudes chez les investisseurs.

 Le yuan n’est pas à la veille de devenir une monnaie internationale, admettait récemment le président chinois Hu Jintao. Même si le processus prendra du temps, la longue marche de cette monnaie est toutefois amorcée, selon un article publié dans la dernière édition de The Economist.

Le gouvernement chinois promeut de plus en plus le yuan à titre de monnaie internationale, depuis quelques mois.

En juin, Pékin a permis aux entreprises domestiques de payer leurs importations en yuans. À la fin de novembre, la valeur des échanges conclus en devise chinoise a atteint 385 milliards de yuans (58 G$ US), selon The Economist. Environ 80 % de ces transactions ont trait à des exportations vers la Chine. Les étrangers semblent plus enclins à vendre leurs produits contre des yuans que l’inverse. Ce flot de monnaie, qui se fait principalement vers Hong Kong, reste mineur, mais devient de plus en plus important. Les dépôts en yuans croissent de façon exponentielle depuis juin et pourraient atteindre un total de 300 milliards de yuans d’ici la fin de 2010, rapporte l’hebdomadaire britannique. Une fois mis sur le marché de Hong Kong, les yuans peuvent être achetés, vendus, empruntés, prêtés ou servir à des opérations de couverture.

La Chine conserve toutefois un contrôle serré sur sa devise. Un club sélect de banques étrangères peut investir ses yuans sur le marché obligataire interbancaire en Chine. En janvier, le gouvernement a permis aux entreprises effectuant un investissement direct à l’extérieur de la Chine de payer en monnaie chinoise. À l’inverse, les firmes qui ont accumulé des yuans à l’étranger peuvent maintenant l’investir en Chine. Les investissements doivent toutefois être effectués directement dans leurs opérations, comme par l’entremise d’achat de machinerie, selon The Economist.

Les entreprises qui souhaitent profiter de cette opération doivent se soumettre à un processus administratif pouvant s’étirer sur des semaines, voire des mois. Cette lourdeur bureaucratique explique pourquoi peu d’entreprises chinoises ont emprunté sur les marchés extérieurs, malgré les faibles taux d’intérêt, note The Economist. Comme quoi l’internationalisation de la monnaie chinoise se fera lentement.

Le marché brésilien continue de montrer des signes de faiblesse face à l’incertitude sur la politique monétaire. Celle-ci reste dans une optique de resserrement et cappe le marché à court terme. L’inflation, problème n°1 des investisseurs, est toujours sur une pente ascendante (de 4 à 5,5%), alimentant ainsi l’incertitude.

Le Brésil face à la concurrence de la Chine

La concurrence avec la Chine coûte cher à l’industrie brésilienne qui perd des marchés à l’intérieur et à l’extrérieur du pays, a affirmé hier la Confédération nationale de l’industrie (CNI) du Brésil. La moitié des entreprises exportatrices brésiliennes sont en concurrence avec des firmes chinoises. Parmi elles, quelque 67% ont perdu des parts de marché à l’international au bénéfice de la Chine, tandis que 4% ont cessé d’exporter, indique un sondage réalisé par la CNI auprès d’industriels.

La concurrence est également intense sur le marché intérieur où près de 30% des entreprises brésiliennes souffrent de la concurrence des produits chinois et près de la moitié d’entre elles (45%) déclarent avoir perdu des marchés, a déclaré l’économiste de la CNI, Flavio Castelo Branco. Si la concurrence chinoise touche presque toute l’industrie brésilienne, elle se concentre surtout dans l’électronique, les machines et équipements, le textile, la chaussure. La Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial du Brésil, supplantant les Etats-Unis. L’industrie brésilienne pâtit aussi fortement du renchérissement du real face au dollar, ce qui affecte sa compétitivité. «L’appréciation du real brésilien rend les produits importés meilleur marché», a dit Castelo Branco.

La Reserve Bank of India a augmenté de 25 pb le taux de financement et de refinancement (respectivement à 6,5% et 5,5%) et, face à des conditions de liquidité tendues, a laissé le taux de réserves obligatoires inchangé à 6%. Aujourd’hui,l’inflation est à 8,4% et la Reserve Bank of India table sur une inflation à 7% fin mars 2011 contre 5,5% deux mois plus tôt. Ce resserrement progressif était prévisible. Cela pourrait contribuer à calmer la croissance des crédits qui est, à ce jour, de 24% et résoudre ainsi naturellement le problème de la liquidité (grâce à une croissance convergente des crédits et des dépôts).

Inde : Plus de la moitié des sociétés ont publié leurs résultats et les tendances évoquées la semaine dernière se confirment :

1. Les sociétés de consommation de masse ont du mal à préserver leurs marges en raison de la hausse des prix des matières premières (Marico, Hindustan Unilever) et de leur incapacité à faire passer cette hausse des prix sur le consommateur.

2. A l’inverse, les sociétés de consommation discrétionnaire bénéficient de ce contexte inflationniste en pouvant faire passer leurs prix et en bénéficiant de l’inflation salariale. C’est le cas de VIP Industries (société de bagages) qui a publié des résultats en hausse de 84% (pour une croissance du chiffre d’affaires de 19%) réussissant même à améliorer ses marges. C’est également le cas de Titian Industries (joaillerie) dont la croissance annualisée des résultats est en hausse de 82%.

3. Les sociétés d’infrastructure comme Thermax (turbines électriques) publient de bons résultats (+77% de hausse annualisée) mais leurs carnets de commandes baissent de 20%. Les lenteurs bureaucratiques de l’administration indienne couplée à la hausse du coût du capital sur les 18 derniers mois sont les raisons probables du ralentissement du carnet de commandes pour l’ensemble du secteur.

4. Les banques continuent de publier de très bons résultats, à l’image de HDFC Bank qui affiche progression de 33% de ses résultats et une diminution du coût du risque. Malgré ces bons chiffres et pour les raisons que nous venons d’évoquer, il est probable que la croissance des crédits soit revue à la baisse dans les mois qui viennent.

Malgré une baisse de 10,4% en INR du Sensex, les investisseurs étrangers n’ont pas vendu massivement : ils sont vendeurs nets à hauteurs de 617 millions de dollars depuis le début de l’année.

L’Inde traverse une période de transition : d’une situation de surchauffe, nous nous dirigeons vers une croissance plus soutenable. A court terme, et déjà partiellement anticipé par le marché, les bénéfices vont être probablement revus à la baisse.

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MATIERES PREMIERES

Les Etats-Unis ont pris la décision de permettre aux véhicules construits après 2000 de consommer du E15, un combustible composé pour 15% d’éthanol. Jusqu’à présent, seuls les véhicules construits depuis 2007 étaient autorisés à un tel régime ; l’éthanol aux Etats-Unis étant produit à partir du maïs, le cours de cette matière première agricole risque fort de poursuivre sa hausse (+61% en 1 an). Les matières premières agricoles sont à des niveaux supérieurs à ceux atteints en 2008 ( ces niveaux avaient provoqué des émeutes de la faim dans diverses régions du monde) ; la situation ne va pas s’améliorer avec cette décision de « brûler » encore plus de nourriture…

Malgré la trêve du Nouvel An, où l’activité économique ralentit en Chine, le cours du cuivre continue de grimper, il frôle les 10 000 dollars la tonne.

Le cuivre a battu un nouveau record mercredi matin 2 février 2011, à la bourse des métaux de Londres : 9 984 dollars la tonne. Tous les traders et les négociants s’attendent à voir le cours du métal rouge crever le plafond des 10 000 dollars d’un jour à l’autre, alors qu’il y a encore six mois, personne n’aurait imaginé une ascension aussi rapide.

Les cours n’arrêtent pas de flamber, et pourtant, la demande est inexistante sur le marché physique. « Depuis le renouvellement des contrats à long terme en décembre dernier, le négoce est mort en Asie », témoigne un négociant. La Chine est entrée dans la période de léthargie économique qui précède et suit le Nouvel An chinois, les salariés rentrent dans leurs provinces, la construction s’arrête. Il y a tellement peu de ventes de cuivre en Chine en ce moment que la prime chinoise par rapport au cours du marché londonien est descendue à 20 dollars, elle était de 115 dollars en décembre. Quant à la prime en Europe, 50 dollars aujourd’hui, elle a été divisée par deux. Il faut dire que les industriels européens ont du déchet de cuivre en abondance sous la main, ils n’achètent donc plus de cathodes, certains revendent même celles qu’ils ont achetées dans le cadre des contrats à long terme pour se tourner vers les déchets, moins onéreux.

Il y a donc une distorsion totale entre le prix fou sur le marché à terme et la réalité du marché physique. Pour une première raison : les opérateurs, l’année dernière, alarmés par l’annonce d’un déficit de cuivre en 2011, avaient décidé de se couvrir à long terme plus que sur une base rapprochée, ce qui se traduit dans la hausse des cours aujourd’hui. Cette flambée est aussi alimentée par les achats des investisseurs financiers, qui ont pris une place croissante sur le marché des métaux, on l’a déjà évoqué. Et puis il faut compter avec une autre conséquence du Nouvel An chinois : la bourse de Shanghai est fermée depuis mercredi 2 février. Le volume des transactions est par contagion très faible aussi à Londres. Et c’est souvent dans ces moments là que la volatilité est extrême.

La France se dote d’un «Comité pour les métaux stratégiques»

C’est une prise de conscience générale. Devant la raréfaction et l’inflation du coût de certains minerais, comme les terres rares, il y a quelques mois, les États des pays dits riches – mais qui sont en réalité pauvres en ces ressources naturelles si disputées – se dotent les uns après les autres de structures publiques pour réfléchir aux façons de garantir l’approvisionnement de leurs industriels, aujourd’hui et demain.

Avec la bénédiction de la Commission européenne, qui n’a aucune compétence sur l’approvisionnement en matières premières, autre que de souligner les failles en termes de compétitivité ou d’environnement, l’Allemagne a pris les devants : son « Agence des matières premières » est née en octobre 2010. La France crée à son tour un « Comité pour les métaux stratégiques ». Réunissant, sous l’autorité du ministre de l’Industrie, des responsables politiques, des scientifiques et des représentants des filières industrielles, le COMES aura pour vocation d’identifier les risques dans l’approvisionnement, que certains fabricants de composants, particulièrement des PME, ignorent parfois, trop isolées dans leur spécialité.

Le Comité aura aussi pour mission d’imaginer des solutions – juridiques s’il faut attaquer un fournisseur étranger défaillant ; ou industrielles comme la moindre utilisation d’un minerai pour la même fonction, la substitution d’un métal par un autre, ou le recyclage accru de nos déchets, en particulier électroniques. La « mine urbaine » sera le prochain filon qu’il faudra creuser, selon le Bureau de recherches géologiques et minières, membre du COMES, qui a déjà travaillé avec le groupe Rhodia sur la récupération des terres rares des ampoules basse consommation usagées.

La création d’une filière de recyclage digne de ce nom devrait d’ailleurs être au menu des entretiens du Pdg de Rhodia avec le ministre Eric Besson ce mercredi 2 février 2011. L’Agence française de développement aura sa place au sein du COMES, pour encourager une meilleure valorisation des ressources minières dans les pays du champ de la coopération française. Le COMES répond enfin au vœu de la ministre de l’Economie de créer en France un « pôle minier solide » avec pour porte-drapeau Areva et Eramet, face à des géants étrangers de plus en plus imposants

Le baril de pétrole a franchi le seuil psychologique des 100 dollars lundi 31 janvier à Londres. Pour l’instant personne n’imagine le canal de Suez fermer, c’est une route pétrolière majeure. Mais les marchés sont tout de même inquiets de voir l’agitation se poursuivre.

Le canal de Suez ne voit plus passer que 4,5% de la production mondiale de pétrole, depuis que l’Angola, par exemple, exporte de plus en plus vers l’Asie, mais il reste une route majeure pour acheminer le pétrole des pays du golfe Persique vers l’Europe et les Etats-Unis ; le brut algérien ou libyen vers l’Inde et la Chine, mais aussi le pétrole des pays de la mer Noire vers Singapour ou l’Indonésie.

Le canal est le passage des tankers petits et moyens. Il est aussi un raccourci important pour les supertankers vides, lorsqu’ils retournent vers les pays du golfe Persique pour chargement. La condamnation du canal voudrait donc dire tout de même un bouleversement général du trafic pétrolier mondial, confie un négociant, et un « surcoût gigantesque » lié à l’allongement des voyages : 31 jours contre 19, par exemple, pour le pétrole algérien qui devrait rejoindre la Chine par le Cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Plus de pétrole africain pourrait être affecté à l’Europe et le brut des pays du golfe Persique pourrait partir vers l’Asie plutôt que d’alimenter l’oléoduc Suez-Méditerranée, qui longe le canal.

Mais pour l’instant aucun négociant ou courtier en pétrole n’envisage sérieusement que la population ou l’armée s’en prenne à un trafic qui rapporte 5 milliards de dollars par an au pays. Si la compagnie maritime danoise Maersk a suspendu ses activités en Egypte, elle a continué à faire circuler ses tankers par le canal. Quant à la Lloyd’s elle a souligné qu’elle n’avait pas augmenté sa prime d’assurance pour les bateaux qui l’empruntent. Tout au plus le marché du kérosène, s’inquiète-il un peu des retards à l’enregistrement des navires ou à l’intervention de personnel de sécurité à bord, du fait des grèves et du couvre-feu, ce qui pourrait ralentir l’approvisionnement en carburant pour le transport aérien, pauvre en stock en Europe.

Plus que la crainte d’une fermeture de Suez, plus que les mots de l’Opep  sur le « risque de pénurie réelle », qui ont ravivé les cours ce lundi 31 janvier 2011, ce qui risque de maintenir la hausse, c’est la crainte qu’à long terme les pays pétroliers de la région, confrontés à des dépenses budgétaires sans précédent pour empêcher la contagion politique, ne soient menés à augmenter les prix du brut.

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MONDIALISATION

Quels sont les facteurs directeurs à moyen terme de l’environnement des économies et des entreprises ?

Nous nous interrogeons sur les caractéristiques structurelles probables de l’économie mondiale à moyen terme : où sera la croissance ; quelles régions seront compétitives ; les pays en difficulté peuvent-ils se redresser ; comment vont évoluer l’équilibre financier et la détention du capital ? Nous pensons : – que seul un petit groupe de pays de l’OCDE (les pays du Nord de la zone euro) va avoir une croissance substantielle ; – que la concurrence des pays émergents ne va pas se réduire, au contraire, et que leur croissance va rester forte ; que leur niveau technologique et de capital humain va progresser ; – qu’il va y avoir hausse continuelle des prix des matières premières et crises financières à répétition ; – que la détention du capital va se transférer progressivement vers les pays émergents et exportateurs de pétrole ; – qu’il n’y aura pas de coordination internationale des politiques économiques, en particulier des politiques de change.

La contrefaçon et le piratage de produits coûtent «2,5 millions d’emplois» par an dans les pays du G20 et se chiffre à «plus de mille milliards de dollars» dans le monde, a estimé mercredi Jean-Guy Carrier, secrétaire général de la Chambre de commerce internationale (CCI).

«Un rapport que nous avons commandé montre que le commerce mondial de biens et produits contrefaits provoque plus de mille milliard de dollars de pertes annuelles pour l’économie mondiale, les gouvernements et les consommateurs», a déclaré M. Carrier, lors du Congrès mondial sur la lutte contre la contrefaçon et le piratage réuni à Paris. La contrefaçon et la piraterie ont également un coût de «2,5 millions d’emplois par an dans les pays du G20», a ajouté M. Carrier devant la presse, en se référant à une étude commandée par la CCI dans le cadre de son initiative BASCAP (Action commerciale pour stopper la contrefaçon et la piraterie).

Cette étude, diffusée au congrès, estime la valeur totale des produits contrefaits et piratés en 2008 dans une fourchette de 455 à 650 milliards de dollars tandis que le coût induit pour les gouvernements est évalué à 125 milliards.Le commerce international de contrefaçons et produits piratés représente la moitié du total: de 285 à 360 milliards de dollars. La production et consommation nationale se situe entre 140 et 215 milliards tandis que les produits piratés via internet s’élèvent entre 30 et 75 milliards de dollars. L’étude note que ces évaluations sont basées sur des données de 2008 et que, compte tenu de la croissance rapide de la contrefaçon observée entre 2005 et 2008», elles «seraient probablement sous-estimées pour la période d’après 2008». Une projection en 2015 estime la valeur totale des produits contrefaits entre 1220 milliards et 1770 milliards de dollars.

En matière d’emploi, l’étude estime que «si la contrefaçon et la piraterie étaient éradiquées ou sérieusement réduites, jusqu’à 2,5 millions d’emplois pourraient être créés dans les économies légales du G20».

BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 30 Jan 11….en bord de route de la grande finance…

EN BANDE SON :

 

2 réponses »

  1. Lupus,

    Merci pour votre blog que je trouve génial.

    Quand je vois le boulot phénoménal de revue de presse que vous accomplissez, j’en culpabilise presque à vous lire.

    PS : Vous mériteriez une url à vous, plutôt qu’un sous-domaine sous WordPress.

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    • Fabrice, un grand merci à vous pour vos très chaleureux encouragements…D’autant plus qu’au cours de toutes ces années vous n’avez pas chomé vous non plus !!!
      C’est dans les projets que de passer à la vitesse supérieure c’est en fait une question de temps, de moyens et d’accumulation de suffisament de compétences techniques….mais j’y travaille !!!

      Bien à vous

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