Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 13 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 13 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Les Points Positifs de la Semaine :

 1) les marchés boursiers américains tapent toujours plus haut et vont bientot atteindre le ciel…
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 2) Indice  NFIB des petites entreprises s’élève à plus depuis Dec ’07. L’indice de l’optimisme de la Fédération Nationale des Entreprises Indépendantes aux États-Unis a augmenté de 1,5 point à 94,1 points, en se situant au plus haut depuis décembre 2007. Mais l’indice reste toujours a un niveau en fait assez bas

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 3) Demandes initiales de chomage sont tombées en dessous de 400k, mais la normalisation s’explique avant tout par  le mauvais temps Chart

Image: BofA Merrill Lynch

  4) les exportations américaines sont proche de leur niveau record

chart of the day, exports to china, feb 2011

 5) la confiance UoMichigan  monte à un plus haut depuis Juin

mci

 6) La Banque Centrale de  Chine monte encore ses taux courts pour juguler les pressions d’inflationistes 

 Chart

Image: Societe Generale

Les Points Négatifs de la semaine

 1) Les volumes en  Bourse sont pathétiques

 2) L’Egypte ou la loi du baril de pétrole au pouvoir

 3) Les chiffres de l’inflation qui dérapent en Allemagne, au Royaume-Uni, au Brésil et en  Corée du Sud 

 4) les taux courts américains se déplacent vers le haut, repentification en conséquence de la partie longue 

 

 

 

 

 5) Les taux hypothécaires US repasse au-dessus de 5% , très mauvais signal pour l’immobilier

 6) Le Taux portugais à 10 ans a touché un rendement supérieure à 7%

 

 7) la correction des marchés boursiers émergents continue

source Bespoke

 8) La Banque Centrale de la Corée du Sud  traîne les pieds sur le relèvement de ses taux courts

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EUROPE

– L’harmonisation nécessaire et l’harmonisation néfaste 

Merkel demande une évolution vers une harmonisation, une homogénéisation assez complètes de la Zone Euro : – uniformisation des règles de départ à la retraite (sauf si la situation démographique d’un pays est très différente) ; – stabilité dans tous les pays des coûts salariaux unitaires pour rapprocher les niveaux de compétitivité et éviter l’inflation ; – désindexation des salaires ; – harmonisation de la base et du taux de l’impôt sur les profits des sociétés ; – règle d’équilibre budgétaire structurel. Il est vrai que si les pays ont des compétitivités, des salaires, donc des taux d’inflation, qui divergent, il leur est très difficile d’être dans une Union Monétaire ; il est vrai aussi qu’il faut éliminer les comportements de passager clandestin du point de vue budgétaire, la concurrence fiscale excessive. Mais il faut aussi rejeter l’harmonisation excessive : – les pays ont des spécialisations productives différentes, d’où des écarts normaux entre les évolutions des coûts salariaux unitaires et des prix ; – la convergence entre les pays des niveaux de prix et de salaire implique aussi des taux de croissance différents de ces variables ; – certains pays peuvent avoir des besoins de dépenses publiques utiles plus élevés que les autres pays (infrastructures…), ce qui, au moins pendant une période de temps, peut impliquer des déficits publics structurels différents ; – les choix sociaux des pays peuvent être différents, par exemple, dans certains pays il peut y avoir acceptation d’une pression fiscale plus élevée pour financer une protection sociale plus généreuse ; ou des choix différents en ce qui concerne la taxation relative des revenus du travail et du capital. Si les structures et les préférences des pays sont asymétriques, coordination ne veut pas dire harmonisation.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56562

 – La BCE est-elle l’ennemie des jeunes ?

Les déclarations récentes de la BCE montrent : – qu’elle n’acceptera pas l’inflation ; sauf peut-être si elle ne vient que des prix des matières premières ; – qu’elle rejette l’idée de monétisation durable de la dette publique de la Zone Euro ; – qu’elle désire qu’il n’y ait pas de restructuration (haircut) sur les dettes publiques de la Zone Euro et qu’elles soient intégralement remboursées. Nous allons donc léguer aux générations futures une dette publique énorme, qui ne sera pas réduite par la taxe inflationniste : les jeunes paieront le plein prix des erreurs des vieux.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56560

– Correction des coûts salariaux unitaires : attention aux pièges

La chancelière A. Merkel propose un « pacte de compétitivité », qui a pour objet d’éviter les écarts d’évolution des coûts salariaux unitaires, donc a priori des compétitivités – prix, entre les pays de la Zone Euro. Il s’agit d’empêcher la désindustrialisation de certains pays due à l’excès de leurs coûts de production, et qui y fait apparaître un déficit extérieur chronique, donc un problème de solvabilité. Mais l’observation de la divergence des coûts salariaux unitaires depuis la création de l’euro peut être doublement trompeuse : – elle peut venir d’un effet de structure de la production, et non d’une perte de compétitivité dans l’industrie ; s’il y a contagion salariale entre les secteurs, les pays où le poids des services est élevé ont des coûts salariaux totaux qui augmentent plus vite sans que les coûts salariaux de l’industrie augmentent (cas des Pays-Bas, de la Finlande, de l’Irlande, du Portugal, de la France, de la Belgique) ; – elle peut résulter d’une montée en gamme de l’appareil productif (cas de l’Italie), qui permet au pays de vendre des produits (des variétés des produits) à prix plus élevé, donc à coût salarial unitaire plus élevé, sans qu’il y ait de dégradation de la compétitivité. Compte tenu de ces deux « pièges », les seuls pays de la Zone Euro où les coûts salariaux unitaires ont augmenté trop vite (et où il y a donc problème de compétitivité – coût) sont l’Espagne et la Grèce.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56583

Zone Euro: l’inflation dans la zone euro s’est accélérée de 2,2% à 2,4%. Les ventes au détail ont augmenté en janvier au rythme le plus rapide en plus de quatre ans (de 52,9 à 55,8), menées par des gains en France et en Allemagne.

grèce: l’inflation se maintient à un niveau élevé

Le taux d’inflation en glissement annuel en Grèce s’est maintenu en janvier à un haut niveau après un rebond en décembre, à 5,2% sur un an, a annoncé jeudi l’Autorité statistique grecque (Esa). Sur un mois, les prix à la consommation ont enregistré une baisse de 0,7%, selon l’Esa. En moyenne annuelle, les prix ont progressé de 4,9% contre une hausse de 1,3% pour la même période un an auparavant.

portugal: accélération de la hausse des prix

La hausse des prix au Portugal s’est accélérée en janvier atteignant 3,6% sur un an (contre 2,5% en décembre) en raison de l’augmentation au début du mois du taux de TVA, a annoncé jeudi l’Institut national de statistique (Ine). En janvier, mois traditionnel de soldes, les prix ont augmenté de 0,6% par rapport à décembre (-0,5% en janvier 2010).

IRLANDE: PROGRESSION DE L’INFLATION SUR AN

Les prix à la consommation en Irlande ont reculé légèrement en janvier par rapport au mois précédent, mais leur hausse sur un an s’est tout de même nettement accélérée, selon des données publiées jeudi par l’Office central des statistiques irlandais, le CSO. Sur le mois, les prix ont reculé de 0,2%, contre une progression d’ampleur identique le mois précédent

Allemagne: en janvier, le chômage est tombé à son niveau le plus bas en 18 ans après l’expansion économique la plus rapide depuis la réunification en 1990. Les prix des importations ont augmenté de 12%, rythme annuel le plus rapide depuis octobre 1981, avec en tête les produits de base tels que l’énergie et des métaux.

GB: la production industrielle a augmenté à un rythme record en janvier, stimulée par les commandes domestiques et extérieures, tandis que les pressions sur les prix se sont intensifiées. La confiance des consommateurs a plongé au plus bas depuis 1994 avec l’augmentation de la TVA.

Grèce: 390 millions levés à 4,64% à 6 mois

La Grèce a levé mardi 390 millions d’euros en obligations à six mois, à un taux d’intérêt de 4,64% à l’issue d’une émission sursouscrite plus de quatre fois, a indiqué l’organisme de gestion de la dette publique (PDMA). L’offre totale s’est élevée à 1,363 milliard d’euros pour une émission au départ de 300 millions d’euros, a précisé le PDMA dans un communiqué. Le taux est ressorti à 4,64% contre 4,90% lors de la précédente émission à six mois le 11 janvier, portant sur un montant de 1,950 milliard d’euros.

Egypte: les banques internationales, françaises et britanniques en première ligne, ont prêté 17,6 milliards de dollars à des emprunteurs égyptiens.  La créance globale des banques européennes se chiffre à 40,3 milliards.

MENA: impact des événements sur les banques assez limité

L’exposition des banques européennes à l’Egypte et la Tunisie est modérée et la situation dans ces pays ne devrait pas avoir de conséquences sur leurs notes, selon l’agence de notation financière Moody’s. «Nous ne prévoyons pas de changement de notation sur les banques européennes du fait de ces récents développements», a-t-elle indiqué hier dans un communiqué.

La révolution en Tunisie et la crise en Egypte ont été suivies d’abaissements de notation pour des banques nationales afin de «prendre en compte la capacité réduite des gouvernements à soutenir ces établissements», a rappelé l’agence. Parmi elles figuraient Bank of Alexandria, filiale de l’italienne Intesa Sanpaolo. L’impact n’est pas neutre pour les banques européennes, qui ont des filiales dans ces pays. Elles pourraient être affectées par le biais des créances qu’elles détiennent sur les deux Etats ainsi que par un ralentissement éventuel de l’activité économique. Moody’s rappelle que les banques françaises sont de loin les plus exposées dans la région, surtout en Egypte. Selon des chiffres de la Banque des règlements internationaux (BRI), les engagements des établissements français en Egypte atteignaient 17,6 milliards de dollars à fin septembre 2010 Les expositions des banques européennes présentes sont «modérées par comparaison avec leurs actifs et leurs fonds propres», estime Moody’s.

Les banques espagnoles chiffrent leurs actifs risqués

Ce sont officiellement des banques, mais elles sont devenues les premiers agents immobiliers du pays: le secteur bancaire espagnol vient de révéler, contraint et forcé, le montant de ses actifs risqués, moins élevé que prévu, avec 135 milliards d’euros au total.

Sans surprise, les fragiles caisses d’épargne comptent deux fois plus d’actifs problématiques que les banques: 90 milliards d’euros environ contre 45 milliards pour les secondes. C’est ce qui ressort d’un calcul réalisé par l’AFP à partir des données que 15 caisses et sept banques, soit la quasi-totalité des entités du pays, ont d’ores et déjà publiées à la demande de la Banque d’Espagne. Une différence qui s’explique par leur montant faramineux de crédits immobiliers (164,9 milliards), accordés à tour de bras au moment de la bulle, tandis que les banques n’en ont que 77,5 milliards. Au final, le chiffre est bien moindre que celui qu’avait donné la Banque d’Espagne qui chiffrait ces actifs problématiques, fin juin, à 180,6 milliards. Certes, la banque centrale, prudente, avait inclus l’exposition à l’ensemble du secteur de la construction, mais «les chiffres qui sont sortis en général ont été en dessous de ce qu’estimait le marché», estime Juan José Fernandez-Figares, analyste de la maison de courtage espagnole Link Securities.

Vers une nouvelle perte record pour Anglo Irish Bank

Néanmoins, sans ses actifs toxiques, la banque aurait dégagé un bénéfice opérationnel de 1,8 milliard d’euros l’an dernier.

La banque irlandaise Anglo Irish Bank, au coeur de la crise financière et budgétaire qui secoue l’ex-Tigre celtique et qui avait été nationalisée il y a deux ans, a annoncé mardi qu’elle tablait sur une nouvelle perte record en 2010, à cause de sa montagne de prêts risqués. Anglo Irish, qui avait déjà essuyé une perte record de 12,7 milliards d’euros en 2009, a dit prévoir une perte encore plus élevée pour l’exercice 2010, de 17,6 milliards d’euros. Elle a justifié cette prévision par de nouvelles charges liées à son portefeuille de créances « pourries ». En excluant celles-ci, elle pense avoir dégagé un bénéfice opérationnel de 1,8 milliard d’euros l’an dernier.

Cependant, grâce à une injection de capital effectuée par l’Etat fin 2010, la banque assure disposer d’un niveau de fonds propres conforme aux exigences de la Banque centrale. Elle rappelle avoir reçu en tout 29,3 milliards d’euros d’argent public au cours des deux dernières années, afin d’éponger ses pertes.Par ailleurs, l’Anglo Irish Bank a annoncé que sa restructuration, exigée par les autorités européennes en contrepartie des aides publiques dont elle bénéficie, progressait, et précise préparer une fusion avec l’ex-banque mutualiste Irish Nationwide (INBS), qui avait été à son tour nationalisée l’an dernier.

Les pertes gigantesques essuyées par les banques irlandaises sur le marché du crédit ont obligé l’Etat à les renflouer à hauteur de dizaines de milliards d’euros pour leur éviter la faillite, ce qui a fait exploser le déficit public à 32% du PIB l’an dernier, et contraint Dublin à accepter l’an dernier un plan de sauvetage international de 85 milliards d’euros mis au point avec l’UE et le FMI.

La Nama, la structure publique de défaisance (« bad bank ») mise en place par l’Irlande, a annoncé mercredi qu’elle rachèterait pour 12 milliards d’euros de prêts supplémentaires d’Allied Irish Banks et Bank of Ireland . En échange de l’aide accordée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, l’Irlande s’est engagée à étendre son programme d’assainissement du secteur bancaire en reprenant d’autres types de créances de ses deux principales banques.

La Nama (National Asset Management Agency) a précisé qu’au terme de son programme de rachats, elle aura dépensé au total 37 milliards d’euros pour acquérir des prêts d’une valeur nominale de 88 milliards d’euros, ce qui représente une décote de 58%.

Emporiki a annoncé vendredi une hausse de 50% de sa perte en 2010, à 874 millions d’euros, en raison d’une augmentation de ses provisions.

Les provisions de la filiale du Crédit Agricole pour créances douteuses ont augmenté de 55%, à un milliard d’euros.La hausse du chômage a débouché sur une hausse des créances douteuses. Le taux de chômage a atteint le record de 13,9% en novembre.Le directeur général Alain Strub avait dit en juin que la banque n’était pas intéressée par une fusion et comptait être à nouveau rentable en 2012.Le produit net des intérêts a crû de 20% à 650 millions d’euros en 2010, tandis que le portefeuille des prêts s’est contracté de 0,2% à 22,6 milliards d’euros et que les dépôts ont chuté de 22% à 11,6 milliards d’euros

Danemark: l’Etat prend le contrôle d’Amagerbanken

L’Etat danois a pris le contrôle d’une banque régionale, Amagerbanken, basée à Copenhague, tombée en faillite dimanche soir, ayant perdu ses capitaux propres suite à ses investissements à hauts risques dans le marché immobilier depuis la crise financière de 2008. Amagerbanken, suite à une analyse minutieuse de ses engagements, était obligée le week-end de faire des provisions supplémentaires sur pertes de 3,14 milliards de couronnes (421 millions d’euros) au 4e trimestre 2010, plongeant ses capitaux propres profondément dans le rouge, devenant insolvable en raison des spéculations immobilières de ses grands clients.

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ETATS-UNIS

Selon le Wall Street Journal, les pirates informatiques ont infiltré le système de l’opérateur de Nasdaq Stock Exchange. Cette nouvelle n’ajoute certainement pas de confiance aux investisseurs qui ont été choqués par le flash crash le 6 mai 2010 dont les raisons ne sont toujours pas tout à fait claires. Ces évènements incitent à davantage de prudence et pourraient contribuer à l’évasion des investisseurs vers le marché de gré à gré.

Tentative de « web délit d’initié » au Nasdaq/ La Bourse américaine Nasdaq a reconnu avoir été la cible de « cyber-attaques ».

Il ne pouvait y avoir de date plus symbolique. Quarante ans presque jour pour jour après sa création, le 8 février 1971, le Nasdaq, la Bourse américaine spécialisée dans les valeurs technologiques, réputée pour la sophistication de ces systèmes, a reconnu avoir été la cible de « cyber-attaques » confirmant une information parue dans le Wall Street Journal du samedi 5 février.

« Lors de nos contrôles de routine nous avons détecté des fichiers suspects sur les serveurs américains », indique l’opérateur, précisant qu’une enquête a immédiatement été ouverte par la justice. La mise au jour de ces malversations remonte à plusieurs mois mais les autorités judiciaires avaient réclamé au Nasdaq de garder le secret jusqu’au 14 février. L’article du quotidien américain a modifié ce plan initial.

De fait, les pirates ne se sont pas attaqués directement à la plate-forme d’échanges boursiers par où transitent les ordres mais à un système parallèle, le Director Desk. Un outil de messagerie qui permet aux directions de sociétés cotées de communiquer au Nasdaq des documents officiels ou des informations d’actualité.Le mobile des malfaiteurs, s’il reste inconnu, semble ainsi évident : attraper au vol une information confidentielle, sur un projet d’acquisition par exemple, et en tirer profit avant qu’elle ne soit rendue publique. Autrement dit faire un « délit d’initié ».

Selon le Nasdaq, les pirates auraient échoué à violer le système et ne serait pas parvenus à court-circuiter une information confidentielle. Vrai ou faux ? « Peut-être que le Nasdaq cherche à ne pas affoler », estime Gregori Volokhine, directeur chez Meeschaert à New York. « Si les pirates n’ont pas réussi, cela ne veut pas dire qu’ils n’essaieront pas encore et encore », poursuit Timothy Griskey, directeur du fonds d’investissement Solaris. En outre, et même s’ils ont jusqu’ici raté, le fait que des pirates aient été en mesure de troubler le Nasdaq « est un choc préjudiciable à la confiance du marché », ajoute-t-il.

Trois gérants de fonds spéculatifs et un analyste de « hedge fund » vont être inculpés de délit d’initiés, a annoncé mardi le ministère public américain.

Une conférence de presse du procureur de Manhattan est prévue à 17h00 GMT. Des représentants de la police fédérale (FBI) et de l’autorité boursière, la Securities and Exchange Commission (SEC), doivent y participer. Le gouvernement américain a ouvert une vaste enquête concernant les délits d’initiés commis via les sociétés spécialisés dans les réseaux experts. Ces sociétés mettent en relation des consultants de tel ou tel secteur industriel avec des hedge funds pour fournir à ces derniers informations et conseils d’investissement.

Depuis la fin novembre, les procureurs fédéraux ont inculpé huit personnes liées à la société de réseaux experts Primary Global Research pour avoir aidé à communiquer à des traders et analystes de hedge funds des informations confidentielles concernant des sociétés. Un consultant indépendant en Californie a également été mis en examen.

La Secuties and Exchange Commision, le gendarme de la bourse américaine, devrait proposer aujourd’hui une règle selon laquelle un des documents clés pour l’émission des actions ne comprenne plus les notations qui sont désignées à donner les investisseurs la confiance dans l’entreprise concernée.

La très honorable Securities and Exchanges Commission, le gendarme du secteur financier américain, vient d’être prise la main dans le sac par le New York Times qui soutient qu’elle ne saurait pas faire ses comptes correctement.

Selon le NYT, les livres de compte de la SEC seraient inexacts pour les sept dernières années. L’an dernier, la SEC n’aurait notamment pas tenu un compte exact des sommes amassées dans le cadre des amendes, des frais d’administration et des « profits reliés à des activités illégales ».

La SEC se défend vivement et réclame, en guise de justification, plus de budget afin d’investir dans de nouvelles technologies qui lui permettront de mieux gérer ses finances. Le NYT rapporte d’ailleurs un extrait d’un rapport du Congrès américain qui parlait des analystes de la SEC travaillant avec « des photocopies, des calculatrices et des crayons ». Le Financial Times rappelle pour sa part que la division des enquêtes de la SEC manque ou reporte très souvent des témoignages en justice parce qu’ils « ne peuvent pas payer les coûts des voyages ».

La SEC demande également des fonds supplémentaires afin de remplir les nouvelles fonctions règlementaires que lui imposera le projet de loi Dodd-Frank. En 2010, la SEC avait un budget de 1,1 G%, soit 15% de plus que les 960 M$ consacrés en 2009.

Le nombre des propriétaires qui ont des prêts hypothécaires qui valent plus que leurs maisons a augmenté à 27% au quatrième trimestre 2010 par rapport à 23% au troisième trimestre 2010, selon Zillow.

Les demandes des prêts hypothécaires ont baissé la semaine dernière. Ainsi, l’indice ajusté des variations corrigées de la Mortgage Bankers Association qui comprend les demandes des prêts hypothécaires ainsi que celles pour le refinancement a baissé de 5,5% au cours de la semaine achevée le 4 février. L’indice de refinancement a reculé de 7,7% la semaine passée. L’indice des demandes des prêts hypothécaires a été en repli de 1,4%. Le taux fixe hypothécaire à trente ans a été en moyenne de 5,13% au cours de la semaine dernière, en hausse de 32 points de base par rapport à la semaine antérieure. Ce taux était au plus haut depuis la semaine terminée le 9 avril 2010.

Selon le rapport de RealtyTrac, le spécialiste des données du marché immobilier, il y avait 78 133 saisies immobilières en janvier, en hausse de 12% par rapport au mois de décembre 2010, mais en baisse de 11% par rapport au mois de janvier 2010. Ainsi, le secteur de construction a été dans le territoire négatif, à l’instar de Beazer Homes (-1,88%), DR Horton (-0,8%) et PulteGroup (-2,17%).

USA: les milieux bancaires prônent le démantèlement de Fannie et Freddie

L’association professionnelle des banques aux Etats-Unis a annoncé avoir écrit au gouvernement pour lui recommander un démantèlement des deux géants du financement des prêts immobiliers Fannie Mae et Freddie Mac, alors qu’il s’apprête à publier un rapport sur le sujet. L’Association américaine des banquiers (ABA) «pense que le rôle de l’Etat dans le financement de l’immobilier doit être réduit de manière draconienne par rapport à son niveau actuel», a écrit le président de l’association Frank Keating aux secrétaires au Trésor et au Logement, Timothy Geithner et Shaun Donovan. La loi prévoyait que le gouvernement transmette au Congrès un rapport sur ses projets pour «Fannie» et «Freddie» au 31 janvier le plus tard.

Le gouvernement de Barack Obama a annoncé ce vendredi la fin du modèle du crédit immobilier public-privé. Selon des documents obtenus par Reuters, l’administration Obama devrait procéder à un démantèlement en bon ordre de Fannie Mae et Freddie Mac . Pour l’instant la procédure n’est pas claire

Standard&Poor’s a dégradé la note de dette de New Jersey d’un cran en la ramenant à AA-.

USA: le déficit budgétaire repart à la hausse en janvier

Le déficit budgétaire des Etats-Unis est reparti à la hausse en janvier, mais moins fortement que le pensaient les analystes, indiquent des chiffres publiés par le département du Trésor L’Etat fédéral américain a affiché un déficit pour le vingt-huitième mois d’affilée, et le solde négatif des finances publiques s’est établi à 49,796 milliards de dollars, soit 17% de plus qu’en janvier 2010. Après le recul de décembre, les analystes tablaient sur une remontée plus marquée du déficit en janvier, qu’ils avaient estimé à 59,5 milliards de dollars, selon leur prévision médiane

Les inscriptions au chômage ont continué de baisser aux États-Unis au cours de la semaine du 30 janvier au 5 février, selon le département américain du Travail ce jeudi. Ainsi, il y avait 383 000 nouvelles demandes d’allocations chômage en atteignant le plus bas niveau depuis la semaine achevée le 5 juillet 2008, contre 419 000 la semaine précédente. Le chiffre de la semaine précédente a par ailleurs été revu à la hausse par rapport aux 415 000 inscriptions annoncées précédemment.

chart of the day, unemployment adjusted for participation rate, feb 2011

Les stocks des grossistes américains ont augmenté plus que prévu en décembre, atteignant un plus haut de près de deux ans, d’après le département du Commerce. Ces stocks ont enregistré une hausse de 1% en décembre, soit $430,5 milliards alors que les analystes interrogés par Reuters avaient tablé sur une progression de 0,7%. Les ventes en gros ont augmenté de 0,4% tandis que les analystes tablaient sur une augmentation de 1,3%. Le ratio stocks sur ventes, qui mesure le délai théorique d’écoulement des stocks, est ressorti à 1,16 mois, après 1,15 mois en novembre

Le déficit commercial américain s’est légèrement creusé en décembre à $40,58 milliards, contre $38,32 milliards en novembre alors que les économistes prévoyaient en décembre $40,4 milliards.

chart of the day, exports to china, feb 2011

Le sentiment des ménages américains a atteint début février son niveau le plus élevé en huit mois, selon l’indice Thomson Reuters/Université du Michigan publié vendredi. Cet indice est ressorti à 75,1 points en première estimation contre 74,2 points en janvier, au plus haut depuis juin 2010 et conforme à un consensus à 75 points. La composante des conditions actuelles est montée, mais celle des anticipations a régressé. L’inflation continue de préoccuper, les anticipations à un an étant à 3,4%, au plus haut depuis l’automne 2008. Les anticipations à cinq à 10 ans restent aussi inchangées, à 2,9%.

 mci

Image: DShort.com

D’après la FDIC (Federal Deposit Insurance Corp), trois nouvelles banques viennent de faire faillite aux Etats-Unis.

Il s’agit Community First Bank Chicago avec 51,1 M$ d’actifs et 49,5 M$ de dépôts, North Georgia Bank avec 153 M$ d’actifs et 139 M$ de dépôts, et American Trust Bank avec 238 M$ d’actifs et 222 M$ de dépôts.Au total, 14 banques ont fait faillite pour le moment en 2011, contre 157 en 2010, 140 en 2009, 25 en 2008 et 3 en 2007.

Fisher ne veut pas prolonger les rachats d’obligations

Un haut responsable de la Réserve fédérale a indiqué mardi qu’il s’opposerait à une éventuelle prorogation du programme actuel de rachats d’obligations du Trésor mis en place par la banque centrale. « Compte tenu des conditions économiques et financières actuelles, il me serait difficile de ne pas utiliser ma position de membre votant pour m’opposer à une éventuelle proposition [du comité de politique monétaire] de prolonger le programme d’assouplissement quantitatif » après l’expiration du plan actuel de rachats de 600 milliards de dollars d’obligation du Trésor », a déclaré le président de la Fed de Dallas, Richard Fisher. Le programme doit prendre fin cet été.

Le banquier central avait déjà fait savoir à plusieurs reprises qu’il considérait que la Fed avait déjà fait tout ce qui était en son pouvoir pour soutenir l’économie, et qu’il appartenait à l’exécutif et au Congrès de créer une atmosphère plus favorable aux entreprises et aux créations d’emplois. « Sauf dérèglement inattendu de l’économie ou du système financier, je crois que nous atteignons les limites avec le programme actuel de rachats de titres du Trésor. Je serais très inquiet si nous devions davantage recourir aux ressources financières de la Fed », a-t-il déclaré, d’après le texte d’une intervention devant la Stemmons Corridor Business Association.

Fed: Kevin Warsh démissionne du Conseil des gouverneurs

Kevin Warsh a présenté sa démission du Conseil des gouverneurs de la banque centrale américaine (Fed). «Kevin Warsh a annoncé son intention de démissionner du Conseil des gouverneurs du Système de réserve fédéral au 31 mars 2011 ou autour de cette date», indique la Fed. Warsh a été un des conseillers les plus proches de Monsieur Bernanke pendant la crise financière

La Fed cible les groupes financiers hors banque

La banque centrale américaine (Fed) a franchi mardi une étape sur la voie devant mener à son contrôle des plus grands groupes financiers non bancaires. La Fed a publié un projet de directive destiné à mettre en oeuvre deux dispositions de la loi de réforme de Wall Street relatives à la supervision des plus grandes entreprises financières, celles dites «systémiques». La banque centrale a retenu les termes du législateur selon lesquels une entreprise doit être considérée comme essentiellement financière lorsque 85% ou plus de son chiffre d’affaires ou de son actif consolidé est en rapport avec des activités financières (banque, assurance, courtage de titres, gestion de fonds…). Le projet de la Fed retient également le seuil de 50 milliards de dollars d’actifs consolidés défini par le législateur à partir duquel une société essentiellement financière doit être considérée comme «systémique». Aux termes de la loi de réforme de Wall Street promulgué en juillet, tous les établissements financiers systémiques doivent être supervisés par un régulateur unique: la Fed. Celle-ci, qui contrôle déjà les plus grandes banques, devrait ainsi étendre ses pouvoirs de régulation aux assureurs AIG, Travelers ou encore State Farm.

BofA: structure autonome pour les prêts à problèmes

La banque américaine Bank of America a annoncé qu’elle divisait son service de prêts hypothécaires, pour isoler l’activité saine du portefeuille de créances à problèmes. «Une nouvelle unité, Legacy Asset Servicing (service des actifs anciens) a été formée. Son responsable Terry Laughlin sera responsable de tous les prêts en défaut de paiement, et des produits hypothécaires interrompus», a indiqué la banque. «Dans ce rôle, M. Laughlin supervisera les programmes de renégociation des contrats de prêt et des saisies», a ajouté la banque

USA: les banques ont deux ans pour s’adapter à la réglementation Volcker

Les banques auront deux ans pour s’adapter à la réglementation Volcker, qui doit leur interdire à partir de 2012 de spéculer pour leur propre compte sur les marchés financiers, a indiqué la banque centrale américaine (Fed). «Le délai de mise aux normes accordé aux banques sera de deux ans après l’entrée en vigueur de cette réglementation nommée d’après son instigateur, l’ancien président de la Fed Paul Volcker. Il s’agit là du cas général», indique la Réserve Fédérale, précisant que des dérogations prolongeant ce délai pourront être accordées dans certains cas. La Fed rappelle que la réglementation Volcker doit entrer en vigueur le 21 juillet 2012.

Record pour l’e-commerce

Le commerce électronique a connu le meilleur trimestre de son histoire aux Etats-Unis fin 2010, avec un montant record de 43,4 milliards de dollars dépensés en ligne, selon une étude du cabinet ComsCore publiée, qui prévoit une croissance encore marquée en 2011.Le montant des ventes en ligne est en hausse de 11% sur un an, soit la plus forte progression enregistrée depuis le premier trimestre 2008. Il porte l’ensemble de l’année 2010 à un total de 142,49 milliards de dollars, en hausse de 9,8% sur un an.

Obama veut 53 milliards pour des TGV

La Maison Blanche a présenté un plan de 53 milliards de dollars sur six ans pour développer des lignes de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, dans la foulée du souhait énoncé par le président Barack Obama d’investir dans les infrastructures. Le vice-président Joe Biden a indiqué lors d’un discours à Philadelphie que l’administration proposerait dans son prochain budget annuel, qui sera présenté au milieu du mois, de consacrer huit milliards de dollars à «l’augmentation de l’accès des Américains aux services de trains à grande vitesse». Cet investissement, qui devra recevoir l’approbation d’un Congrès, donnerait le départ d’un plan visant à permettre à 80% des Américains d’avoir accès aux trains à grande vitesse d’ici à 25 ans, selon M. Biden.

Après avoir fini l’année 2010 sur d’excellents résultats, l’industrie des hedge funds a fait une pause en janvier et a affiché des performances nulles ou légèrement positives, affirmait le fournisseur de données financières Eurekahedge. L’indice Eurekahedge Hedge Fund ressort ainsi à 0,01% de hausse en janvier, un mois marqué par des résultats mitigés sur l’ensemble des différentes stratégies. (L’indice MSCI World Index a lui progressé de 1,87% sur la même période.) Cette petite hausse a suffit à l’industrie pour afficher son septième mois d’affilée de performances positives.

Parmi les faits marquants de janvier, il faudra retenir que les actifs sous gestion ont touché 1.670 milliards de dollars. Une solide activité s’est amorcée en 2011, avec plus de 30 fonds lancés en janvier. Les hedge funds investissant au Japon ou en Europe  de l’Est et en Russie ont affiché les meilleures performances, avec des hausses respectivement de 1,36% et 2,37%.

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PAYS EMERGENTS

 – Les émergents vont-ils exporter de l’inflation vers les pays de l’OCDE ?

On entend de plus en plus évoquer le risque que les pays émergents exportent de l’inflation (directement, non au travers des prix des matières premières) vers les pays de l’OCDE, en raison : – de la hausse des coûts de production et de l’inflation dans ces pays ; – de l’appréciation de leurs devises. Mais il faut analyser la situation plus précisément : – comment évolue la part de marché des pays émergents ? Tant qu’elle augmente, un facteur désinflationniste subsiste. – quels sont les prix qui augmentent dans les pays émergents ? S’agit-il des prix des produits industriels (exportés) ? – quels est le comportement de marge des exportateurs des pays émergents quand leur devise s’apprécie ? Au total nous montrons que les émergents ne sont pas encore inflationnistes : – leur part de marché continue à augmenter ; – l’inflation dans les émergents ne concerne pas les produits manufacturés ; – les prix des produits émergents ne montent dans les pays de l’OCDE que lorsque les devises des pays de l’OCDE se déprécient fortement.

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Inde: hausse prévue de 8,6% du PIB

La croissance économique en Inde devrait atteindre 8,6% pour l’exercice en cours clos en mars, soit le rythme le plus élevé depuis trois ans, selon des prévisions annoncées  par le gouvernement.  Cette croissance du Produit intérieur brut pour l’exercice en cours s’appuie sur des taux de croissance supérieurs à 8% dans des domaines clés, tels que les secteurs manufacturier, financier, immobilier ou de la construction, selon les statistiques officielles. Les prévisions reflètent également les bons résultats du secteur agricole qui devrait afficher une hausse de 5,4%, contre seulement 0,4% sur l’exercice 2009/2010.

Inde : Malgré un effet de base qui aurait dû être favorable, l’inflation sur les denrées alimentaires reste toujours aussi élevée, à 17,05%. A cela s’ajoute l’augmentation du cours du pétrole qui, à ces niveaux, peut poser des problèmes quant au financement de la balance des paiements.

Les valeurs cimentières ont publié des résultats en dessous des attentes. Cela n’est pas surprenant quand on regarde les cours du charbon, la production de ciment étant très consommatrice d’énergie. Bharti Airtel a publié des résultats en ligne avec les attentes, avec des tarifs quasi stables en Inde, ce qui semble marquer la fin de la guerre des prix. Il est intéressant de noter que la croissance des crédits de IDFC, société de financement de projet, ne croit plus d’un trimestre sur l’autre, illustrant, une fois de plus, la baisse d’activité dans le secteur des infrastructures.

Environ 75% des sociétés ont, à ce jour, publié leurs résultats trimestriels. La croissance annualisée des sociétés du Sensex est satisfaisante à 24% mais les perspectives bénéficiaires risquent d’être revues à la baisse en raison de la hausse du coût du capital sur les 18 derniers mois. Selon le consensus, le PE moyen du marché est de 14,9x. Cependant, il est probable que les analystes aient à réviser leurs prévisions à la baisse d’au moins 10

Brésil: proche de 6%, l’inflation pousse la banque centrale à relever ses taux. Le taux cible de financement «Selic» est déjà à 11,25%.

Les prix à la consommation au Brésil ont progressé à leur plus fort rythme depuis près de six ans en janvier, aiguisant les craintes que l’inflation ne pèse sur la croissance du pays. L’indice IPCA des prix à la consommation a augmenté de 0,83% en janvier, contre 0,63% en décembre, a annoncé mardi l’office de la statistique IGBE. Les 24 analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une progression de 0,8%.

Le chiffre de janvier a égalé le pic d’inflation enregistré en novembre, lorsque l’indice IPCA avait également progressé de 0,83%, sa plus forte hausse depuis avril 2005. L’inflation a atteint 5,99% sur les douze mois à fin janvier, contre 5,91% sur l’ensemble de l’année 2010. C’est bien au-delà du milieu de la fourchette fixée par la banque centrale brésilienne entre 2,5 et 6,5%. Le 19 janvier, cette dernière a relevé ses taux d’intérêt pour la première fois depuis juillet, portant son taux directeur à 11,25%, soit l’un des plus élevés du monde.

Brésil: coupes budgétaires annoncées

Le gouvernenemt brésilien a annoncé des coupes budgétaires de 30 milliards de dollars en 2011 afin de freiner l’accélération de l’inflation, mais elles ne toucheront ni les programmes sociaux ni les investissements dans les infrastructures. Le gouvernement de la nouvelle présidente Dilma Rousseff, qui a pris ses fonctions le 1er janvier, s’est engagé à réduire les dépenses publiques notamment pour contenir l’accélaration de l’inflation. «Nous supprimons tous les encouragements fiscaux qui ont été faits pour soutenir l’économie brésilienne en 2009 et 2010 quand, en raison de la crise mondiale, le gouvernement a procédé à des exemptions d’impôts, a accordé des subventions et a augmenté les dépenses», a expliqué le ministre des Finances, Guido Mantega

Brésil: les réserves de devises atteignent un record de 300 milliards

Les réserves de devises du Brésil ont atteint un nouveau record, en dépassant le seuil des 300 milliards de dollars, a annoncé la Banque centrale.  Le géant sud-américain, qui avait terminé 2010 avec 288,570 milliards de réserves, en possède aujourd’hui 300,271 milliards de dollars, selon l’établissement. Les réserves du pays sont presque 10 fois supérieures à leur niveau de 2002, quand le Brésil était plongé dans une grave crise financière. Elles s’élevaient alors officiellement de 37 milliards de dollars.

BPER: positif sur la Russie pour 2011

L’activité économique demeure bien orientée en Russie, note l’équipe des études financières de Banque privée Edmond de Rothschild (BPER) dans son commentaire hebdomadaire d’économie et de stratégie. Le gouvernement vient de publier le chiffre pour l’ensemble de l’année 2010, qui s’est achevée sur une croissance de 4% par rapport à 2009, en légère hausse par rapport au consensus du marché. Le regain d’activité a été particulièrement marqué au quatrième trimestre, plus de 5% de croissance et devrait donner le ton pour l’ensemble de l’année. Lors du récent Forum International organisé par la banque d’investissement Troika à Moscou, le Ministre des Finances, Alexei Kudrin, a confirmé les perspectives favorables attendues pour son pays en 2011. Il est toutefois demeuré prudent en annonçant un chiffre de 4,2% de croissance du PIB pour l’année et en déclarant que la croissance en 2011 devrait être plus significative qu’en 2010. Par ailleurs, la normalisation des conditions macro-économiques se poursuit et la croissance du PIB devrait être plus équilibrée entre la consommation et l’investissement que ce n’était le cas au cours de ces dernières années. La fin de l’année dernière a également été marquée par un redressement du secteur de la construction, secteur déprimé depuis plus de deux ans. Si cette bonne nouvelle devait se confirmer, cela constituerait un soutien bienvenu pour l’ensemble de l’économie.

L’impact chiffré de la crise égyptienne

La crise qui secoue l’Egypte depuis deux semaines risque de coûter cher au pays le plus peuplé du Moyen-Orient, alors que l’instabilité politique a fait fuir les touristes en masse et pourrait refroidir durablement l’ardeur des investisseurs étrangers. «La crise coûte au moins 310 millions de dollars par jour à l’économie» égyptienne, estime dans une récente note le Credit Agricole, qui a abaissé sa prévision de croissance du PIB égyptien pour 2011 à 3,7%, contre 5,3% précédemment.

Or l’Egypte, forte de plus de 80 millions d’habitants, était déjà confrontée avant la révolte populaire à d’importants défis socio-économiques: fort taux de chômage, inflation élevée et pauvreté massive. Le gouvernement a engagé ces dernières années un vaste programme de libéralisation de l’économie génératrice de croissance. Mais cette amorce de décollage n’a pas réduit les inégalités au sein de la population. Les manifestations anti-gouvernementales fragilisent cette situation. Banques et entreprises ont suspendu leur activité pendant une dizaine de jours, entraînant une baisse de 6% des exportations en janvier, selon le ministère de l’Industrie. La Bourse du Caire ne rouvrira que dimanche après deux semaines de fermeture et des pertes d’environ 12 milliards de dollars en deux jours. Autre conséquence potentiellement grave pour le pays, très dépendant des échanges extérieurs: l’inquiétude des investisseurs étrangers, aggravée par la coupure d’internet de plus de cinq jours décidée par le régime en réaction à la contestation populaire

Chine: les prix à la consommation ont augmenté de 4,6% p.a. en décembre, après une progression de 5,1% en novembre.

Petrochina: investissement massif au Canada

Le géant chinois des hydrocarbures PetroChina va investir au Canada 5,4 milliards de dollars pour acquérir 50% d’un projet de gaz de schistes développé par le premier producteur nord-américain de gaz naturel, Encana, ont annoncé les deux groupes dans des communiqués séparés. «Cet accord récompense plus de neuf mois de discussions entre PetroChina et Encana et représente un accomplissement important et une étape majeure dans l’approfondissement des relations entre nos deux entreprises», a déclaré hier le PDG d’Encana, Randy Eresman

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MONDIALISATION

 – Désindustrialisation, déficits extérieurs et insolvabilité budgétaire : une clarification des liens

Nous avons déjà à plusieurs reprises défendu la thèse suivante si un pays est fortement désindustrialisé, il a un déficit extérieur structurel si l’excédent des échanges de services et de revenus ne compense pas le déficit des biens. Ceci implique que les agents économiques du pays doivent continuellement s’endetter pour financer ce déficit extérieur, ce qui les rend à moyen terme insolvables ; ceci s’est produit avant la crise avec le secteur privé, aujourd’hui avec le secteur public. Un déficit de la balance courante signifie que l’épargne du pays est insuffisante pour financer son investissement ; nous clarifions ici le fait que cette situation d’insuffisance d’épargne apparaît nécessairement dans les pays désindustrialisés (sans compensation par les échanges de services et de revenu).

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56570

Des pirates informatiques chinois se sont attaqués à des réseaux informatiques de compagnies pétrolières au cours d’une campagne ciblée visant à dérober des informations confidentielles, a indiqué jeudi le numéro un mondial des antivirus McAfee.

«Depuis novembre 2009, des cyber attaques ciblées, coordonnées et secrètes ont visé des multinationales dans les secteurs du pétrole, de l’énergie et de la pétrochimie», a indiqué McAfee dans un communiqué. «Nous avons pu déterminer que les outils, techniques et réseaux utilisés au cours de ces attaques continues, surnommées « le dragon de nuit », avaient pour première origine la Chine», est-il ajouté.

Les pirates informatiques ont par ailleurs ciblé «des individus et des cadres au Kazakhstan, à Taiwan, en Grèce et aux Etats-Unis pour obtenir des informations hautement confidentielles», indique McAfee. En janvier 2010, Google avait dénoncé des attaques informatiques massives venues de Chine visant le géant américain de l’internet et 20 autres entreprises. Les autorités chinoises avaient démenti avoir joué le moindre rôle dans ces attaques.

Selon des câbles diplomatiques révélés depuis par Wikileaks, des diplomates américains en poste à Pékin ont mis en cause de très hauts responsables chinois dans les cyber-attaques visant Google. «Un contact bien placé affirme que le gouvernement chinois a coordonné les récentes intrusions dans les systèmes de Google», explique l’une de ces notes, selon laquelle les opérations étaient dirigées depuis le Bureau politique du Parti communiste chinois.

Les frets secs au plus bas depuis plus de deux ans

Les prix des frets secs ont accentué leur baisse la semaine dernière, sur un marché pliant sous le poids d’une surcapacité de tonnage disponible chronique alors que la demande souffrait de l’absence de nombreux clients chinois en raison des festivités du Nouvel an lunaire. «Les marchés restent sous la pression combinée d’un manque de chargements et d’un excédent de volume de tonnage disponible», notamment sur les routes du Pacifique, alors que le nord-est de l’Australie peinait à se remettre de récentes inondations et que de nombreux opérateurs chinois étaient en congé, commentait Amrit Singh, analyste du cabinet NCB. Les routes maritimes entre l’Australie et la Chine – respectivement premier exportateur et premier importateur au monde de minerai de fer – ont été sévèrement affectées par la baisse de la production de minerai australienne après les inondations. L’indice composite Baltic Dry Index (BDI), moyenne des prix pratiqués sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches a terminé vendredi à 1.043 points, son niveau le plus bas depuis fin janvier 2009, contre 1.137 points la semaine précédente. Les plus gros navires étaient en berne: le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les prix des «capesize» (forcés par leur vaste taille de naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance), est tombé à 1.299 points contre 1.368 points une semaine plus tôt. L’indice est tombé jeudi à 1.298 points, son niveau le plus faible depuis début décembre 2008. Le Baltic Panamax Index (BPI), qui comporte sept routes (la plupart pour les céréales) empruntées par les navires adaptés aux dimensions du canal de Panama, a terminé vendredi à 1.348 points contre 1.337 points sept jours auparavant. L’indice était tombé mercredi à 1.296 points, un plus bas depuis mi-avril 2009. De leur côté, les prix des transports de brut ont légèrement rebondi en fin de semaine, alors que les opérateurs scrutaient l’évolution de la situation en Egypte

James Cameron a gagné 257 millions de dollars

Le succès mondial d’«Avatar» permet au réalisateur américain James Cameron d’être largement en tête des stars d’Hollywood ayant gagné le plus d’argent en 2010. James Cameron, 56 ans, a gagné quelque 257 millions de dollars l’an dernier pour avoir écrit, produit et mis en scène le film en trois dimensions, selon le classement annuel de Vanity Fair des 40 plus gros revenus 2010 d’Hollywood. Loin derrière, Johnny Depp arrive en deuxième position avec 100 millions de dollars engrangés pour ses rôles dans «Alice au pays des merveilles», «Le touriste» et le nouvel opus de «Pirates des Caraïbes», qui sortira en mai. Steven Spielberg a quant à lui gagné 80 millions de dollars grâce aux droits perçus sur l’activité du parc à thème Universal, et aussi pour avoir produit et mis en scène son prochain film «War Horse». Le metteur en scène d’«Inception», Christopher Nolan, arrive ensuite avec 71,5 millions, devant la star de ce même film, Leonardo DiCaprio (62 millions), cinquième, juste devant Tim Burton, réalisateur d’«Alice au pays des merveilles» (53 millions).

Le classement de Vanity Fair ne prend en compte que les créateurs professionnels – producteurs, scénaristes, acteurs – et les revenus tirés du cinéma, et pas de la publicité ou des programmes de télévision.

La hausse alarmante des importations illégales de Médicaments 

Médicaments. Les bureaux de douane suisse signalent 1861 cas suspects pour 2010 Soit près de trois fois plus qu’en 2008 . Les importations illégales de médicaments qui peuvent être dangereux pour la santé ont connu un nouveau boom l’an dernier. Les bureaux de douane ont signalé 1861 cas suspects, soit près de trois fois plus qu’en 2008. Près d’un envoi sur deux venait d’Inde.

Un peu plus du tiers des paquets ont été expédiés d’Europe de l’Ouest, mais quelque 45% des envois arrivaient d’Inde, ont indiqué vendredi swissmedic et la Direction générale des douanes. Les sites qui vendent des médicaments de fabrication indienne font croire aux internautes qu’ils achètent dans des pays européens dignes de confiance. Mais les clients reçoivent en général des imitations de piètre qualité. Selon les analyses de laboratoire, la moitié des produits avaient de graves défauts. Les exploitants des sites opèrent généralement de pays avec lesquels la Suisse n’a pas conclu d’accord d’entraide judiciaire et ne peuvent donc être condamnés. Outre la destruction de la marchandise et des problèmes de santé, l’acheteur risque, lui, de devoir payer au moins 300 francs de frais de procédure. Les produits contre l’impuissance figurent toujours en tête du hit-parade des produits saisis par les douanes. Leur part est même passée de 29 à 33% en un an. Les produits amincissants ont aussi le vent en poupe et leur part s’inscrit désormais à 19%. Les importations illégales d’anabolisants sont en revanche repassées sous la barre des 10% (9%).

L’année dernière, Swissmedic a ouvert une procédure administrative dans 1735 cas et 81% d’entre eux se sont terminés par la destruction des produits pour des raisons de sécurité des médicaments. Ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg: selon Swissmedic, le nombre d’importations illégales atteindrait plus de 50.000 envois par an. D’où un renouvellement des mises en garde sur les risques d’achat de médicament sur internet: seuls les médicaments provenant de sources suisses contrôlées sont sûrs et de qualité, conformément aux exigences légales et aux attentes légitimes des utilisateurs.

Année 2010 exceptionnelle pour Ferrari

Le constructeur italien de voitures de luxe Ferrari, qui appartient au groupe Fiat, a annoncé une année 2010 «exceptionnelle» avec un nombre record de voitures vendues grâce à l’envolée de ses ventes dans les pays émergents et au rebond du marché américain. L’an dernier, la marque au cheval cabré a vendu 6573 bolides (+5,4% sur un an), ce qui est le «plus haut chiffre de ventes jamais atteint», a-t-elle indiqué. Le chiffre d’affaires a progressé de 7,9% à 1,919 milliard d’euros tandis que le bénéfice courant a bondi de 26,9% à 302,7 millions d’euros. Ferrari ne communique pas son bénéfice net. Les ventes du constructeur ont bondi de 43,6% en Chine où il a vendu l’an dernier près de 300 voitures, ce qui représente le meilleur résultat jamais enregistré dans ce pays.

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MATIERES PREMIERES

La Chine se dote de réserves stratégiques de terres rares

La Chine a commencé à constituer des réserves stratégiques de terres rares qui pourraient lui permettre de contrôler encore davantage l’approvisionnement de ces métaux indispensables à la fabrication de nombreux produits de haute technologie.

Les terres rares servent notamment à la production de téléphones portables, d’éoliennes et de piles à combustible pour voitures électriques. La Chine assure plus de 95% de la production mondiale de ce groupe de 17 minerais. Selon un rapport publié en novembre par l’US Geological Survey, le pays disposait en 2009 de 36% des réserves mondiales de terres rares.

La Chine a commencé à constituer des réserves stratégiques de terres rares qui pourraient lui permettre de contrôler encore davantage l’approvisionnement de ces métaux indispensables à la fabrication de nombreux produits de haute technologie, selon le « Wall Street Journal ». Les capacités de stockage mises en place ces derniers mois en Mongolie intérieure (nord) sont plus importantes en volume que l’ensemble des exportations chinoises en 2010, qui se sont élevées à 39.813 tonnes métriques, d’après le quotidien économique. Le Wall Street Journal ajoute toutefois que « les détails du plan de stockage n’ont pas été rendus publics ».

Les prix ayant bondi de 130% en moyenne l’an dernier, des sociétés comme Lynas en Australie ou Molycorp aux Etats-Unis ont décidé d’intensifier leurs opérations dans ce domaine, mais démarrer une nouvelle mine peut prendre une décennie et l’essentiel de la production mondiale devrait rester concentrée en Chine dans les années à venir, précise le Wall Street Journal.

Sous contrôle de l’Etat

Pour consolider le secteur, la Chine a annoncé le mois dernier le placement de 11 mines sous contrôle étatique, après avoir décidé en décembre de réduire de 35% les quotas d’exportation pour le premier semestre 2011.Par ailleurs, une association regroupant les 90 principales entreprises d’extraction et de raffinage de terres rares sera formellement mise sur pied en mai prochain, a rapporté fin janvier le quotidien Huaxia Shibao. Conjointement avec le ministère de l’Industrie, cette association présidera à la restructuration du secteur, précise le journal. L’extraction des terres rares qui sont le plus souvent mélangées à d’autres matières dans la nature fait appel à des procédés chimiques qui dégradent l’environnement. Cette raison et le coût élevé de l’extraction font que des pays développés comme les Etats-Unis ont longtemps laissé inexploitées leurs réserves de ces minerais aujourd’hui de plus en plus recherchés.

Le Japon se tourne vers l’Australie pour se fournir en terres rares après que la Chine, premier producteur au monde, a temporairement interdit les exportations à son voisin en raison d’un conflit d’ordre territorial.

La Chine produit environ 97% des terres rares utilisées dans le monde. Cette appellation désigne 17 métaux aux propriétés électromagnétiques très recherchées dans les technologies de pointe: voitures hybrides et électriques, énergies renouvelables, électronique, éclairage et armement. L’année dernière, la Chine a décidé de relever les taxes sur les exportations de terres rares, de réduire massivement les quotas d’exportation, et d’interdire notamment toute livraison vers le Japon, après un conflit concernant des îles convoitées dans l’est de la mer de Chine.

Pékin a démenti que ce conflit territorial était à l’origine de cette interdiction, affirmant que son objectif était de réserver une plus grande partie de sa production à son marché local, dont la demande explose. Le ministre des Finances japonais Banri Kaieda a entamé des discussions avec son homologue australien et a dit qu’il souhaitait que l’Australie devienne un fournisseur de terres rares fiable et sur le long terme. « J’ai demandé des exportations constantes de terres rares », a-t-il dit à la presse.

Le ministre du Commerce australien Craig Emerson a de son côté déclaré: « Notre réputation de constance et de fiabilité pour l’exportation de minerais s’applique aux terres rares. » Les exportations chinoises vers le Japon ont été effectivement suspendues de fin septembre à fin novembre, puis ont repris en fin d’année.L’Australie possède une réserve de terres rares estimée à 1,6 millions de tonnes, selon une étude américaine, mais la phase d’exploration est loin d’être achevée. La Chine détient 55 millions de tonnes, soit la moitié des réserves mondiales connues. Le territoire russe abriterait 19 millions de tonnes et les Etats-Unis 13 millions de tonnes

Agriculture: les prix du riz s’emballent

Les prix du riz, restés l’an dernier à l’écart de l’envolée des cours des produits agricoles, s’emballent à leur tour sur les marchés, menaçant d’une crise alimentaire les populations les plus pauvres d’Asie et d’Afrique. Alors que le blé et le maïs ont vu leur cours monter d’environ 50% en 2010 sur la Bourse des matières premières de Chicago, le CME, ceux du riz ont perdu 4% sur cette période.. En janvier, ils ont pris 10% renouant avec leurs plus hauts niveaux en plus d’un an. La tonne s’y échange actuellement sous 350 dollars

La nouvelle ruée vers l’or

« Parce qu’ils sont au chômage, parce qu’ils veulent consommer, ou simplement parce qu’ils veulent profiter de la tendance, les Portugais vendent ce qu’ils ont à la maison parfois depuis des générations », écrit le magazine lisboète Visão qui décrit l’actuelle folie qui s’est emparée du pays : la vente de l’or.

A 34 euros le gramme, l’or a triplé de valeur au cours des 5 dernières années, avec une croissance de 30% pour la seule année 2010. De nombreuses entreprises se sont créées autour de ce business. Selon l’INCM (l’organisme chargé de battre la monnaie), 709 nouvelles demandes, principalement pour le commerce de l’or, ont été enregistrées en 2010, une augmentation de 150% depuis 2008. Toutefois, le nombre de plaintes se multiplient quant au manque d’encadrement légal et fiscal du marché sauvage de l’or. Les chômeurs et ceux qui subissent en première ligne la crise économique sont les premières victimes, écrit le magazine.

Nombre d’entre eux vendent des bijoux de famille à 18 euros le gramme. « Cette situation est comparable au boom de l’immobilier de 1995 à 2002, lorsque l’immobilier était plus rentable que le trafic de drogue », plaisante un officier de l’ASAE, une division de la police nationale.

Augmentation du prix de la pomme de terre en Russie

Les prix des pommes de terre flambent en Russie. Ils ont plus que doublé ces derniers mois, après la sécheresse sans précédent de l’été dernier, qui a décimé les récoltes. Les consommateurs redoutent une hausse continue des prix durant encore plusieurs mois.

La pomme de terre va-t-elle devenir un produit de luxe en Russie ? Selon l’Union centrale des consommateurs, entre septembre 2010 et janvier 2011, le prix d’un kilo de pommes de terre a été quasiment multiplié par trois. Sur le marché de gros, il est passé de 6 roubles le kilo, soit 15 centimes d’euro, à 17 roubles, soit 42 centimes. Dans les magasins, il faut, en moyenne, débourser 40 à 50 roubles pour un kilo de patates, soit 1 euro à 1 euro 20, alors qu’en septembre, le kilo valait 21 roubles, soit 52 centimes d’euro. Dans certaines villes on trouve déjà des pommes de terre à 100 roubles le kilo, soir 2 euros 50. Aux dires des experts, les prix devraient continuer à se maintenir à un haut niveau.

Avec la canicule et la sécheresse de l’été dernier, les récoltes ont chuté. En 2009, les agriculteurs russes avaient produit 31 millions de tonnes de pommes de terre, mais l’année dernière, ils n’en n’ont récolté que 21 millions. Pour satisfaire une demande intérieure estimée à 29 millions de tonnes, le pays est contraint d’importer. Jusque-là, l’Egypte était un fournisseur important, mais les désordres ont changé la donne. Quant aux pays européens, leurs récoltes ont chuté en moyenne de 10%, en 2010. Or, les Russes sont de gros consommateurs de pommes de terre. Ce légume est presqu’aussi populaire que le pain. En moyenne, chaque Russe en consomme 73 kilos par an.

Dans ce contexte, le ministère de l’Economie n’exclut pas de plafonner le prix de la pomme de terre, tout comme celui du sarrasin, autre produit de base de l’alimentation russe. Mais les économistes préviennent : le gel des prix aura pour effet d’augmenter la demande et de créer artificiellement un déficit et les prix s’envoleront de plus belle, une fois le mesure levée. De plus, le pic saisonnier des prix pour les légumes est généralement enregistré en mai-juin. Or, la loi ne permet pas de geler les prix au-delà d’une période de 90 jours consécutifs. Bref, la patate à 100 roubles a, semble-t-il, encore de beaux jours devant elle.

L’oléoduc de l’Amour entre la Russie et la Chine

L’or noir coule à flot entre la Russie et la Chine. Inauguré début janvier 2011, l’oléoduc reliant l’Extrême-Orient de la Russie et le Nord-Est de la Chine a transporté 1 million 318 000 tonnes de brut lors de son premier mois d’exploitation. Un partenariat stratégique qui pourrait bientôt être étendu au gaz.

Les bonnes relations diplomatiques sont aussi, bien souvent, une affaire de bonne entente énergétique. Ces 1 000 kilomètres de tuyaux reliant directement le premier producteur de pétrole au monde, la Russie, au futur premier consommateur, la Chine, permettent non seulement de comprendre la nouvelle amitié entre les deux anciens frères ennemis communistes de la Guerre froide. Ils témoignent également de la montée en puissance de la demande chinoise.

300 000 barils par jours

Pékin applaudit des deux mains. En Chine, la mise en place de l’oléoduc de l’Amour a eu droit à une couverture médiatique digne de l’épopée spatiale. La décision d’abord, les travaux ensuite et les tests aux froids extrêmes, puis l’inauguration de la portion russe en Sibérie, en août 2010, par Vladimir Poutine lui-même. Et enfin, l’apothéose ! Comme pour le lancement de la fusée Longue Marche, à 11 h 49 le 2 janvier dernier, Yao Wei se prépare. Manteau rouge, chapka sibérienne, une minute plus tard, le PDG de la branche oléoduc de PétroChina pose son doigt sur le bouton et c’est le top départ !

42 000 tonnes soit environ 300 000 barils par jour vont désormais traverser le fleuve Amour qui sert de frontières entre les deux pays. 72 kilomètres de pipeline en Russie depuis Skovorodino en Sibérie, 927 kilomètres supplémentaires côté chinois pour relier la ville de Daqing dans la province du Heilongjiang. L’oléoduc pompera directement 15 millions de tonnes de bruts chaque année dans les réserves russes, alors qu’il fallait passer par le train avant. Au final, c’est près de six milliards d’euros de plus dans la balance commerciale entre les deux pays. L’accord est valable jusqu’en 2030.

Après le pétrole de l’Amour, le gaz de l’Altai

Pour Moscou, ce cathéter d’acier relié à la croissance chinoise est une façon de diversifier ses débouchés. Pour Pékin, c’est aussi un moyen d’éviter les pirates du détroit de Malaca. Peu importe d’ailleurs les scandales de détournement de fonds publics liés au transporteur russe Transneft. Preuve que l’Amour ou le « dragon noir » comme l’appellent les chinois, est aujourd’hui un long fleuve tranquille. En 2020, 65 % du pétrole consommé en Chine devrait provenir de Russie. Ca gaze entre Chinois et Russes et désormais c’est de l’oléoduc Altai dont parlent les gazettes ! Les premiers tronçons seront posés d’ici à la fin de cette année, les premières livraisons sont prévues pour la fin 2015. Trente milliards de mètres cubes de gaz seront fournis à la Chine chaque année, selon le projet d’accord discuté actuellement entre Gazprom et la China National Petroleum Corporation. Ne reste plus maintenant qu’à se mettre d’accord sur le prix.

 Les prix de la viande de boeuf s’envolent sur les marchés aux Etats-Unis

Le boeuf bondit, le boeuf s’envole…

L’image, largement utilisée par la presse américaine, pourrait être amusante  s’il ne s’agissait pas des prix de la viande de boeuf. L’alerte avait été lancée il y a plusieurs mois, déjà. Mais les choses sont devenues brutalement concrètes à la mi-janvier lorsque la livre de boeuf a dépassé 1 dollar 10 sur le Chicago Mercantile Exchange, où elle est cotée 1 dollar 10. C’est du jamais vu ! C’est une augmentation de 25% en un an.

Bien sûr, les analystes avaient prédit une hausse des cours après l’envolée des prix du soja, du blé et du maïs, largement utilisées dans l’alimentation bovine, et qui ont bondit, eux aussi, de respectivement 35, 45 et 50% en 2010.

13 milliards de burgers consommés chaque année aux Etats-Unis

Pour le consommateur américain, l’effet se fait déjà ressentir dans les assiettes. Selon le ministère de l’Agriculture, à Washington, l’indice des prix à la consommation s’affichait en hausse de 6,1% sur un an concernant de boeuf. Fin janvier, le géant du fast food, McDonald’s, reconnaissait qu’il lui faudrait répercuter une partie de cette hausse sur ses prix. Et même si les grands groupes alimentaires ont déjà négocié les prix du boeuf pour une bonne partie de l’année, une hausse du prix du burger semble donc inéluctable dans un pays où l’on en consomme 13 milliards par an.

Et le marché n’est pas dopé que par l’augmentation des matières premières agricoles. Les exportations de boeuf américain sont également en hausse. Notamment après la fièvre aphteuse qui a touché, début janvier, la Corée du Sud, Séoul à dû procéder à l’abattage de près d’un million de porcs et de bovins contraignant ses voisins asiatiques à chercher d’autres sources d’approvisionnement.

BREVES PRECEDENTES :  

1 réponse »

  1. Jeudi 17 février 2011 :

    Après la Grèce, après l’Irlande, c’est au tour du Portugal.

    En avril 2011, l’Etat portugais devra être sauvé par l’Union Européenne et par le Fonds Monétaire International.

    Portugal seen taking bailout by April – euro zone source.

    European Union member states are increasingly concerned about Portugal’s ability to fund itself in financial markets and believe Lisbon will have to seek a bailout by April, a euro zone source said on Thursday.

    The EU has a rescue plan ready for Portugal, but it is dependent on Lisbon asking for the aid and making that request to both the EU and the International Monetary Fund. Portugal remains adamantly opposed to asking for assistance.

    « Portugal is drowning. It’s not going to be able to hold on beyond the end of March, » the euro zone source said. « That’s already understood to be the case in financial markets, but now it’s also understood among (EU) finance ministers. »

    http://www.reuters.com/article/2011/02/17/eu-portugal-aid-idUSBRU01131920110217

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