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Indicateur de Marché / Sondage BofA-MERRILL LYNCH : Fev11

Indicateur de Marché / Sondage BofA-MERRILL LYNCH : Fev11

Un retrait spectaculaire des marchés émergents….

Le Sondage BofA Merrill Lynch confirme la confiance dans les marchés actions et fait état du retrait massif des marchés émergents.

Le sondage de BofA Merrill Lynch porte ce mois-ci sur 188 allocataires institutionnels  contrôlant une masse sous gestion de 569 milliards de dollars.Il a été réalisé entre le 4 et 10 février 2011

PLUS DE RESULTATS ET PLUS DE ZINZINS EN SUIVANT :

  La préférence pour le marché des actions est confirmée au-delà de toutes les prévisions avec 67% des  gérants interrogés surpondérant cette classe d’actifs contre 55% seulement lors du dernier sondage.Du jamais vu depuis que cette question est posée, c’est-à-dire depuis avril 2001. L’enthousiasme des gérants n’avait cessé de monter au cours des derniers mois, alors que les places mondiales ont repris une pente ascendante.  Les frayeurs de décembre et janvier semblent s’être estompées et les investisseurs sont redevenus positifs sur la zone euro avec une surpondération de 11% contre une sous-pondération de 9% en janvier.

Les actions du secteur de la technologie restent en tête des choix avec une surpondération de 51%. L aconfiance dans le secteurfinancier se rétablit. Il n’est plus sous-pondéré  que de 7%.

allocation

Ce retour massif sur les Bourses est à lier avec la progression de l’appétit pour le risque: l’indice d’appétit de BofA-Merrill Lynch a atteint un plus haut niveau depuis janvier 2006.

La proportion de « cash » dans les portefeuilles a ainsi logiquement reculé : 9% sous-pondèrent les liquidités, ce qui correspond à l’allocation la plus faible depuis début 2002.

Cette croissance s’est faite au détriment des obligations dont la tendance à la baisse s’accuse – ils sont sous-pondérés par 66% des gérants –  L’écart entre la sous-pondération nette sur ces dernières et la surpondération sur les actions a atteint un record.

 mais surtout au détriment des marchés émergents sur lesquels on assiste à une chute spectaculaire. Seuls 5% des gérants restent surpondérés sur ce segment alors qu’ils étaient 43% début janvier. Il s’agit de la chute la plus importante jamais observée depuis l’origine du sondage BofA Merrill Lynch.Un changement abrupt -exceptionnel, même -qui contraste avec l’intérêt croissant pour ces pays observé ces derniers mois. En fin d’année, plus de 50% les préféraient.

«Il est inhabituel que l’appétit de risque se traduise par une réduction spectaculaire de l’allocation d’actifs sur les marchés émergents. Les attentes de la reprise d’une croissance globale augmentent l’attractivité des marchés développés» fait remarquer Gary Baker, responsable de la stratégie actions européennes chez Bank of America Merrill Lynch.

Les attentes sur la croissance chinoises sont tombées au niveau le plus bas depuis juin 2010. Les gérants des fonds de marchés émergents parient sur l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (+50%) alors que l’Asie et l’Amérique Latine chutent (-6% et -44%) et que le Brésil est sous-pondéré de 19%. C’est la première fois que le Brésil est sous-pondéré dans l’histoire du sondage. La Russie reste la grande favorite avec une surpondération de 88% suivie par la Turquie (+44%). A l’intérieur de ces marchés, les gérants sélectionnent les produits de grande consommation (+38%), la technologie (+31%) et l’énergie (+19%) au détriment de la santé (-38%) et des services publics (-69%).

Les spécialistes de l’Asie du sud est ont relativement peu changé leurs positions. Taiwan (+33%), la Corée (+17%) et la Chine (+13%) restent surpondérés tandis que l’Inde (-20%), l’Indonésie (-17%) et l’Australie (-13%) sont les moins recherchées. L’allocation par secteur est de + 53% pour la technologie et de  +33% pour l’énergie alors que les services publics (-47%) et la santé (-27%) restent peu attractifs.

A l’inverse, l’attrait pour les pays développés a grandi. Sur fond d’apaisement des craintes sur le Vieux continent, 11% surpondèrent les actions de la zone euro, alors qu’ils étaient encore négatifs le mois dernier. Et 34% favorisent les Etats-Unis, contre 27% en janvier et 16% en décembre.

Enfin, le troisième grand mouvement de ce mois de février concerne les choix sectoriels. Les investisseurs sont sortis des segments défensifs pour aller vers les cycliques et les financières. La technologie est encore ce mois-ci le segment préféré des gérants interrogés, atteignant un record à 51%.

Confiance sur le contexte macroéconomique

Une majorité des gérants – 58% – prévoit un renforcement de la croissance globale cette année qui se traduira pour 68% par une hausse du profit des entreprises d’au moins 10%.

Ce changement est soutenu par la perception d’un environnement globalement porteur. Les gérants apparaissent confiants sur le contexte macroéconomique et la santé des entreprises: Seulement 13% craignent une plus faible croissance mondiale dans les douze mois. Les deux tiers voient une progression à deux chiffres des bénéfices….

Une importante majorité d’entre eux – 75%  – prédit une inflation globale. La hausse du prix des matières premières est perçue comme le risque le plus significatif à venir ce qui n’empêche pas 28% de surpondérer cette classe d’actifs.

Seul point noir : l’inflation. 75% des sondés –un plus haut depuis mi 2004 -s’attendent à une progression généralisée des prix (hors alimentation et énergie) dans les 12 mois. Le rythme de changement de ces anticipations « est remarquable », soulignent les auteurs de cette étude, alors qu’il y a encore six mois, c’était les craintes de déflation qui agitaient les marchés. La hausse des matières premières est désormais perçue comme la crainte numéro 1 des spécialistes, bien devant les problématiques de dette.

Cette montée en puissance des inquiétudes relatives à l’inflation, associée à l’euphorie pour les actions pourraient les rendre vulnérables à toute mauvaise nouvelle et à des prises de bénéfices. « Une hausse des taux d’intérêt ou une croissance plus faible pourraient être les probables catalyseurs d’une correction au printemps », met en garde Michael Hartnett, responsable des actions de BofA Merrill Lynch.

86 % des gestionnaires prévoient que les taux américains à court terme seront plus élevés, d’ici 12 mois. alors qu’ils n’étaient que 62% en janvier. Mais malgré cette détermination haussière les volumes restent assez faibles ce qui incite à la prudence…

source agefi+les echos+affaires.com fev11

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