Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 13 Mars 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 13 Mars 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Les Points Positifs de la Semaine :

 1) Les prix du pétrole modérés, mais pour de bonnes et mauvaises raisons

 2) Une  journée de la colère en Arabie Saoudite pour rien :  rallye des actions cette semaine sur la place boursière

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 3) Ventes au détail aux US ressortent plutot en forme, mais quid de la suite avec des prix toujours plus élevés de l’essence?

 4) Le  Trésor américain place sans probleme de la dette sur 10 et 30 ans

 5) L’indice NFIB mesurant  l’optimisme des petites entreprises au plus haut depuis dec 2007

 6) Les banques centrales de la Thaïlande, Vietnam, Corée du Sud et de la Malaisie prennent des mesures pour contrer les pressions inflationnistes 

 Points Négatifs de la Semaine :

 1) La Chine signale un déficit commercial inattendu

 2) Prix de l’essence continue de monter

3) Rebond des inscriptions au chômage aux US  mais elles restent inférieurs à 400k

 4) Les attentes d’inflation des Ménages US mesurées par sondage Bloomberg en nette hausse  passant de 3.4% à 4.6%

 5)  Un déficit commercial plus élevé que prévu  des États-Unis  conduit à couper  les prévisions de PIB  pour le  T1 2011

 6) Moody’s a abaissé la cote de crédit de l’Espagne, les rendements continuent à augmenter en Grèce, en Irlande et au Portugal

Grèce Irlande
Portugal Espagne

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DOUCE FRANCE

La Poste, deuxième employeur de France derrière l’Education nationale, a réduit ses effectifs de près de 11.700 postes l’an dernier, affirment Les Echos qui mentionnent le bilan 2010 qui doit être examiné ce jeudi matin en conseil d’administration. « La maison-mère a compté l’an dernier 236.930 employés (en équivalent agents/année, soit la moyenne sur douze mois de l’effectif total mesuré à la fin de chaque mois), contre 248.637 agents en 2009, selon plusieurs sources concordantes. La tendance est la même, si on élargit le périmètre à l’ensemble du groupe (filiales comprises), dont l’effectif est passé de 287.174 à 276.555 agents d’une année sur l’autre. Cette différence représente une baisse d’environ 4,7% des effectifs de la maison mère », détaille le journal.

Le Figaro donne lui des indiscrétions sur les résultats du groupe à quelques heures de leur publication officielle. Le journal révèle dans ses pages saumon qu’en 2010, « le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 2% à 20,9 milliards d’euros », que « son résultat d’exploitation progresse de 3,5% à 784 et le résultat net de 3,5% à 550 millions ». « L’activité courrier, confrontée à un déclin sans précédent, accuse un nouveau un recul, mais il est limité à 1% », ajoute le quotidien.

Le processus d’ouverture du capital des grands aéroports régionaux français va bientôt être annoncé, a indiqué à La Tribune un contact ministériel. Pour l’instant, l’Etat possède 60% des parts à côté des Chambres de commerce et d’industrie (25%) et des collectivités territoriales (15%). Le journal économique ajoute que ce projet concerne les aéroports de Lyon, Toulouse et Bordeaux. Nice, le plus gros aéroport de province, ne fait « en revanche pas partie du package », et ce à cause de problèmes juridiques. Et le quotidien d’ajouter qu’il s’avérerait que « Nice doive passer par une loi de privatisation en raison de la taille, plutôt que par le biais d’un appel d’offres transparent comme ce sera le cas pour Lyon, Bordeaux et Toulouse ».

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EUROPE

La croissance allemande peut-elle sauver l’Europe du Sud ?

La croissance de l’Allemagne (plus globalement du « Nord de la Zone Euro ») va être plus forte que celle du Sud de la Zone Euro avec le moindre besoin de réduction des déficits publics, la taille plus grande des exportations vers les pays en croissance rapide, la capacité des entreprises à investir davantage et à accroître davantage les salaires. Mais « les optimistes » disent alors que la croissance plus forte de l’Allemagne (du Nord de la Zone Euro) va suffire pour stimuler les économies des pays du Sud, alors que jusqu’en 2006 la croissance de l’Allemagne était faible. Nous montrons : – que le poids dans le PIB des exportations de biens vers les pays du Nord de la Zone Euro va de 1,4 % (Grèce) à 6,6 % (France), en passant par 3,2 % (Espagne) et 4,6 – 4,8 % (Italie – Portugal) ; – que la réactivité de l’offre à l’exportation est mauvaise en Espagne, en France et en Grèce. La croissance du Nord de la Zone Euro sera inefficace certainement pour aider la Grèce et l’Espagne. Elle pourrait rajouter 0,4 point de croissance environ aux trois autres pays.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56958

L’inacceptable protectionnisme de la Chine

Le commissaire européen à la concurrence Joaquin Almunia a jugé «inacceptable» la volonté de la Chine de restreindre les investissements étrangers sur son sol et assuré que Bruxelles ne resterait pas sans réagir, dans un entretien au quotidien français le Monde. «Il est inacceptable qu’elle établisse, comme elle vient de le faire, des règles qui cherchent à restreindre encore les possibilités d’investissement chez elle», a déclaré le commissaire espagnol. «Nous sommes en train de réagir en tenant compte du fait que les investissements européens en Chine sont soixante fois supérieurs aux investissements chinois en Europe», a-t-il ajouté

Début de polémique sur les prochains stress tests des Banques Européennes

Banques européennes. Le Financial Times annonce un probable abaissement du niveau des évaluations Réactions du superviseur.

Le superviseur bancaire européen a tenté hier de calmer un début de polémique sur le sérieux des prochains tests de résistance des banques européennes, alors qu’il est déjà soupçonné de vouloir appliquer des critères trop laxistes comme lors du précédent exercice.

Les hypothèses sur lesquelles seront basés les différents scénarios «sont toujours en discussion», a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’autorité européenne de supervision des banques (EBA), après la divulgation dans la presse d’un document interprété par le Financial Times comme le signe qu’un nouvel examen «light» était en préparation.

Les tests en préparation sont «plus sévères que ceux de l’an dernier», a ensuite affirmé dans un communiqué le président de l’EBA Andrea Enria, en soulignant lui aussi que le document obtenu par les médias n’était qu’un projet.

Des tests avaient été menés l’été dernier pour examiner la solidité de 91 banques européennes, dont seulement 7 avaient échoué (5 espagnoles, 1 allemande et 1 grecque). Quelques mois plus tard, deux grandes banques irlandaises, qui avaient réussi l’épreuve, se trouvaient au bord de la faillite et précipitaient la conclusion d’un plan de sauvetage international du pays de 85 milliards d’euros.

Réclamés par les dirigeants européens, de nouveaux tests sont prévus ce printemps, pour des résultats espérés en juin, avec l’espoir d’échapper aux critiques précédentes sur leur manque de crédibilité.  Mais cet objectif est loin d’être atteint d’avance, si l’en en croit les éléments divulgués par le Financial Times. Selon le journal des affaires, qui a pu consulter un document de l’EBA adressé aux banques, la prochaine simulation devrait mesurer l’impact sur 88 établissements d’un plongeon de 15% des marchés boursiers, contre 20% lors des précédents tests.

En outre, l’EBA ne retient pas l’hypothèse d’un «choc des prix des matières premières», pourtant possible au vu des cours actuels du pétrole ou des métaux de base.

Les tests évoquent une perte de 20% de la valeur des obligations d’Etat portugaises détenues par les banques et de 15% sur les valeurs liées à la dette souveraine espagnole, alors que certains analystes envisagent bien pire. 

Autres critiques potentielles: la possibilité du défaut d’un Etat sur sa dette souveraine ou d’une restructuration totale de cette dette – parfois mentionnée dans le cas de la Grèce – ne serait pas prise en considération, tout comme l’hypothèse extrême d’un assèchement des liquidités fournies aux banques en difficulté par la Banque centrale européenne.

L’EBA envisage en revanche une baisse de 0,5% du produit intérieur brut de la zone euro cette année, puis -0,2% en 2012, ce qui s’éloigne davantage des prévisions officielles en vigueur que lors du précédent test.

Les hypothèses des tests «sont toujours en discussion et d’importants points techniques n’ont toujours pas été réglés», a réagi le porte-parole de l’EBA, en soulignant que le document cité par le FT «faisait partie du processus de consultation prévu et était uniquement destiné aux banques». Il a rappelé que les conditions des tests seraient officiellement divulguées le 18 mars.

L’agence de notation Moody’s a revu d’un cran la note souveraine de l’Espagne, à AA2 contre AA1 auparavant, y ajoutant une perspective négative et donc la possibilité d’une nouvelle révision. Moody’s anticipe que le coût éventuel de restructuration des banques espagnoles, notamment les caisses d’épargnes dépassera les prévisions actuelles du gouvernement. Selon Madrid, le nouveau renflouement des caisses d’épargne coûterait 20 milliards d’euros, soit 2% du PIB. Mais selon Moody’s, le montant nécessaire serait plus proche de 40 à 50 milliards. Plus tôt dans la semaine, Moody’s avait abaissé de trois crans la note souveraine de la Grèce, à B1 contre BA1 auparavant, et n’a pas exclu une nouvelle dégradation au vu des difficultés économiques persistantes dans le pays. Ainsi, les investisseurs regardent de nouveau la situation en Europe. L’incertitude et l’augmentation des coûts de financement de la Grèce, Espagne et Portugal inquiètent les opérateurs qui sont déjà très pessimistes. 

Les banques espagnoles ont besoin de 15 milliards

La Banque d’Espagne a déclaré jeudi que le système bancaire espangol souffrait d’un manque de capital de 15 milliards d’euros alors que le gouvernement avait estimé jusqu’ici ce déficit à 20 milliards.

Douze banques espagnoles, dont huit caisses d’épargne, ont besoin de capitaux supplémentaires pour un montant total de 15,152 milliards d’euros. Parmi les 12 entités visées, huit sont des caisses d’épargne régionales. La Banque d’Espagne a déclaré jeudi que les filiales espagnoles de Deutsche Bank et de Barclays n’étaient pas suffisamment dotées en capital et qu’elles s’étaient engagées à prendre des mesures pour y remédier.

A partir de jeudi, tous les établissements financiers espagnols devaient respecter un niveau de solidité financière d’au moins 8% (pour les fonds propres « durs », par rapport aux montants de crédits engagés), sauf pour une partie des caisses d’épargne qui devaient atteindre un taux d’au moins 10%.

Cette annonce survient alors que l’agence Moody’s a dégradé jeudi matin la note souveraine de l’Espagne, à « Aa2 », s’inquiétant notamment du coût de la restructuration bancaire et doutant de l’estimation du gouvernement, qui avait assuré que le secteur avait besoin de 20 milliards d’euros pour se refinancer. Moody’s « pense que le coût total devrait être plus proche des 40-50 milliards. De son côté, Fitch a chiffré les besoins de capitaux du secteur à 38 milliards d’euros, dans « un scénario de stress de base », un montant qui grimpe à 96,7 milliards « dans un scénario de stress plus extrême, sur la base de l’expérience des banques en Irlande ».

Grèce: pic du chômage en plus de cinq ans à 14,8%

Le taux de chômage en Grèce a encore grimpé en décembre sur un an, à 14,8% contre 10,2% un an auparavant, le plus haut niveau depuis au moins cinq ans, affectant particulièrement les 15-24 ans dont près de 40% sont touchés, a indiqué hier l’Autorité statistique grecque (Esa). En novembre, le chômage touchait 13,9% de la population active.

Volkswagen: versement d’un bonus

Le constructeur automobile Volkswagen, propriété du groupe du même nom, va verser au total un bonus de 4000 euros (5170 francs) aux salariés de ses usines situées dans l’ouest de l’Allemagne. Les salariés des six sites concernées, qui emploient des milliers de personnes, ont déjà reçu 1314 euros en novembre dernier au titre de leur participation aux bénéfices. Ils toucheront en mai 2686 euros, ce qui portera leur prime pour 2010 à 4000 euros bruts, a indiqué le comité d’entreprise de Volkswagen.

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ETATS-UNIS

USA: la dette nationale progresse

L’endettement collectif des Etats-Unis a progressé de 0,6% en 2010 pour atteindre 50.531,8 milliards de dollars au 31 décembre, selon des chiffres officiels.  Ce chiffre, qui représente trois fois et demie la dernière estimation officielle du PIB du pays pour 2010, représente l’intégralité de la dette publique et privée de l’Amérique. On l’obtient grâce aux tableaux de la comptabilité nationale publiés par la banque centrale américaine (Fed) en additionnant la dette des ménages, des entreprises non financières et du secteur public (36.295,5 milliards de dollars et celle du secteur financier (14.236,3 milliards). C’est un chiffre brut, qui ne tient pas compte du patrimoine des personnes physiques et morales aux Etats-Unis, lequel pourrait éventuellement servir au remboursement de la dette.

USA: déficit budgétaire record

Le déficit budgétaire des Etats-Unis a atteint un record mensuel absolu de 222,5 milliards de dollars en février, selon des chiffres publiés par le Trésor. C’est 0,7% de plus que le record précédent qui remontait au mois de février 2010, et plus que le pensaient les analystes, qui tablaient sur une réduction du solde négatif des finances publiques, à 196 milliards de dollars. Les recettes de l’Etat ont augmenté en glissement annuel pour le dixième mois d’affilée (de 3%), pour atteindre 110,656 milliards de dollar, tandis que ses dépenses progressaient de 1%, pour s’établir à 333,156 milliards. Le déficit cumulé depuis le début de l’exercice, le 1er octobre, a reculé de 2%, pour s’établir à 641,257 milliards de dollars.

USA. Le déficit commercial  a atteint son plus haut niveau depuis juin 2010, à 46,3 milliards.


Le déficit commercial des Etats-Unis s’est fortement creusé en janvier du fait d’un bond des importations et en particulier celles de pétrole, selon des chiffres publiéspar le département du Commerce. En données corrigées des variations saisonnières, le déficit a atteint son plus haut niveau depuis juin, à 46,3 milliards de dollars, contre 40,3 milliards le mois précédent. Les importations ont progressé pour le quatrième mois consécutif, de 5,2% à 214,1 milliards de dollars. Celles de pétrole ont été les plus élevées depuis octobre 2008, à 34,9 milliards de dollars. Le prix moyen du baril importé a bondi à 84,34 dollars contre 79,78 dollars en décembre. Les exportations n’ont pas suivi le rythme, augmentant de 2,7% à 167,7 milliards. Pourtant, les Etats-Unis n’avaient jamais autant exporté de biens que lors de ce mois.

Le déficit commercial américain s’était nettement résorbé à partir de l’automne 2008 sous l’effet de la crise économique mondiale. Mais depuis le printemps 2009, il est globalement reparti à la hausse, jusqu’à approcher la barre des 50 milliards de dollars en juin 2010. Les économistes sont nombreux à craindre qu’après avoir contribué positivement à la croissance du quatrième trimestre (2,8% en rythme annuel), le commerce extérieur ne pèse d’un poids considérable sur celle du premier trimestre. Même lorsqu’elle réussit de bonnes performances à l’exportation, l’économie américaine nourrit traditionnellement son expansion en important des biens étrangers, comme les fournitures à l’industrie ou des produits prisés par ses consommateurs.

Les Etats-Unis n’avaient par exemple pas exporté autant d’automobiles et pièces détachées (11,6 milliards de dollars) depuis juillet 2008. Mais ils n’en avaient pas importé autant (21,7 milliards de dollars) depuis février de la même année.

La balance commerciale des Etats-Unis est déficitaire avec tous leurs grands partenaires commerciaux. En données non corrigées des variations saisonnières, ce déficit a été de 3,7 milliards de dollars avec le premier partenaire, le Canada, et de 23,3 milliards de dollars avec le deuxième, la Chine.

Le surprenant rebond des inscriptions au chômage

Les nouvelles inscriptions au chômage sont remontées plus que prévu après deux semaines de baisse aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés hier à Washington par le département du Travail. Le ministère a recensé le dépôt de 397.000 demandes d’allocations de chômage du 27 février au 5 mars, en données corrigées des variations saisonnières, soit 4,3% de plus que la semaine précédente.

La hausse a été plus forte que ne le pensaient les analystes, qui tablaient sur une remontée des nouvelles inscriptions à 382.000, selon leur prévision médiane. L’indicateur du ministère est néanmoins resté sous le seuil des 400.000 nouvelles demandes d’allocations pour la troisième semaine de suite, ce qui n’était pas arrivé depuis le printemps 2008.

Les stocks des grossistes américains ont progressé de 1,1% en janvier, selon le département au commerce tandis que les analystes tablaient sur une hausse de 0,8%. Ainsi, ils ont atteint leur niveau le plus élevé depuis novembre 2008, à $436,88 milliards. La hausse des stocks en décembre a été révisée à 1,3%, contre 1,0% précédemment. Les ventes en gros ont augmenté de 3,4% à $386,97 milliards, au plus haut depuis juillet 2008. Le ratio stocks sur vente, qui mesure le délai théorique d’écoulement des stocks, est ressorti à 1,13 mois, après 1,15 mois en décembre.

Les stocks des entreprises américaines en janvier 2011 ont augmenté de 0,9%, contre le consensus d’une hausse de 0,8%. Les stocks de janvier atteignent ainsi $1 453 milliards, en croissance de 9,1% en glissement annuel.

USA: hausse de 2,5% du crédit  à la consommation en janvier

Le crédit à la consommation a augmenté pour le quatrième mois de suite aux Etats-Unis en janvier, selon des chiffres publiés par la banque centrale américaine (Fed). L’encours des crédits à la consommation dans le pays a progressé de 2,5% par rapport à décembre, en données corrigées des variations saisonnières, pour s’établir à 2423,3 milliards de dollars en rythme annualisé, a indiqué la Fed. Le niveau de l’indicateur de la Fed apparaît légèrement au-dessous de la prévision médiane des analystes, qui donnait l’encours des crédits à 2500 milliards de dollars. La hausse a été rendue possible par une progression de 6,9% des crédits renouvelables (prêts pour l’achat d’une automobile et prêts étudiants principalement) qui représentent les deux tiers du volume des crédits à la consommation.

Les ventes de détail aux États-Unis en février ont augmenté de 1% en par rapport au mois antérieur, en ligne avec les attentes. Hors automobile, la hausse des ventes ressort encore à 0,7%, conformément au consensus. En outre, les chiffres du mois de janvier ont été revus en hausse. Ainsi, la progression globale ressort à 0,7% (0,3% initialement annoncé), pour 0,6% de croissance hors automobile (+0,3% initialement estimé).

L’indice du sentiment des consommateurs américains de Reuters et l’Université du Michigan a atteint 68,2 points pour le mois de mars 2011, en première lecture, contre 76,5 points de consensus et 77,5 points fin février.

USA: répit temporaire des saisies immobilières en février

Les saisies immobilières aux Etats-Unis ont touché un point bas en février mais cela n’offre qu’un répit temporaire aux centaines de milliers de ménages menacés d’être expulsés de leur logement, a indiqué le cabinet spécialisé RealtyTrac. Au total, 64.643 logements ont été saisis par des créanciers en février, soit 17% de moins qu’en janvier, et 18% de moins qu’un an plus tôt, indique le cabinet, précisant qu’il s’agit du niveau le plus faible de son indicateur en vingt-deux mois. RealtyTrac indique que cette baisse s’explique par le ralentissement des procédures de saisies provoqué par le scandale ayant éclaboussé les sociétés de recouvrement de créances au deuxième semestre de 2010 en dévoilant de nombreuses irrégularités dans leur gestion des dossiers.

L’indice de la Mortgage Bankers Association a progressé de 15,5% lors de la semaine achevée le 4 mars en traduisant sa plus forte hausse hebdomadaire depuis la semaine du 11 juin 2010 et en se situant au plus haut depuis la semaine du 10 décembre 2010. L’indice des demandes de refinancement a grimpé de 17,2% alors que celui des demandes des prêts hypothécaires a bondi de 12,5%. Le taux hypothécaire fixe à trente ans a été en moyenne de 4,93% la semaine passée contre 4,84% la semaine précédente.

USA: Facebook valorisé à 65 milliards

Le fonds d’investissement General Atlantic s’apprêterait selon la chaîne de télévision CNBC à prendre un dixième du capital du site internet Facebook dans une transaction qui le valoriserait à 65 milliards de dollars. «La transaction entre General Atlantic et des actionnaires vendeurs a fait l’objet d’un accord, mais elle requiert l’approbation de Facebook et donc n’a pas encore été finalisée», selon CNBC, qui cite des sources au courant de la transaction. En janvier, Facebook avait révélé qu’il venait de lever 1,5 milliard de dollars, dont 1 milliard auprès de clients de la banque d’affaires Goldman Sachs hors Etats-Unis, «dans une opération le valorisant à 50 milliards de dollars environ». Selon CNBC, General Atlantic, un fonds qui a 17 milliards de dollars d’actifs sous gestion, achèterait un total de 2,5 millions d’actions à d’anciens employés du site fondé et dirigé par Mark Zuckerberg.

Les hedge funds ont marqué leur huitième mois de suite en hausse, en février, alors que les gérants tiraient parti du sentiment haussier du marché, avec un regain de l’appétit du risque, et un retour généralisé à l’achat sur les marchés. L’indice Eurekahedge Hedge Fund est ressorti en hausse de 1,17%, ce qui porte sa performance depuis le début de l’année à 1,36%. De son côté, l’indice MSCI World a gagné 2,75% sur la même période. Les actifs sous gestion ont dépassé 1.700 milliards de dollars pour la première fois depuis septembre 2008, ajoute le fournisseur de données.

Les actifs ont ainsi augmenté de 13,4% depuis le début du mois de juillet 2010.

Ce sont les hedge funds américains qui ont le mieux performé avec une hausse de 2,08% sur le mois dernier, et 14,57% sur les six derniers mois. Les japonais ont gagné de leur côté 1,92% (10,15% sur les six derniers mois).

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EMERGENTS

 Turquie : cinq thèmes-clés pour 2011

L’année qui vient de s’achever a consacré la Turquie comme le nouveau « dragon » économique de l’OCDE. Le pays a ainsi enregistré la plus forte croissance parmi ses pairs avec une hausse du PIB proche de 8%. Toutefois, dans le sillage du mauvais début d’année de l’indice boursier, des interrogations sont apparues sur la pérennité de ce dynamisme, nous incitant à identifier 5 thèmes-clés pour 2011 : – Déficit courant : même si le risque porte plus sur la précarité de son financement que son ampleur, les deux seront dans le collimateur tout au long de l’année ; – Inflation : si elle n’est pas une source d’inquiétude à court terme, elle dépassera néanmoins sa cible en deuxième partie d’année, ce qui devrait conduire à un relèvement du taux directeur ; – Finances publiques : la notation investment grade sera probablement décrochée en deuxième partie d’année grâce à la maîtrise des déficits en année électorale. ; – Chômage : la croissance ne devrait pas permettre de diminuer significativement son niveau du fait des freins structurels au niveau éducationnel et fiscal, et du fort dynamisme démographique ; – Instabilité régionale : la stabilité politique ne semble pas menacée. Les risques se situent sur les échanges avec les pays arabo-musulmans (25% des exportations) et sur le prix du pétrole qui peut exacerber l’inflation et l’ouverture du solde courant.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56959

Le gouvernement russe met en place un fonds de 10 milliards de dollars pour co-investir avec les plus grands cabinets internationaux de capitaux privés dans le but d’attirer des capitaux étrangers dans le pays, avance le Financial Times. Moscou a sollicité de manière informelle la banque Goldman Sachs pour guider le projet, ajoute le quotidien des affaires britannique qui cite des sources proches du dossier.

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MONDIALISATION

Facebook est un grand club de milliardaires

Facebook n’est pas seulement le premier réseau social du monde, il est en passe de devenir un repaire de milliardaires, selon la liste du magazine Forbes. Six des fondateurs et investisseurs de l’entreprise figurent dans ce palmarès, dont quatre y font leur entrée.

Mark Zuckerberg , co-fondateur et directeur général, se classe en 52e position du palmarès de Forbes avec une fortune estimée à 13,5 milliards de dollars contre quatre milliards en 2010, ce qui le plaçait au 212e rang. Les co-fondateurs Dustin Moskovitz, le plus jeune milliardaire de la liste puisqu’il a seulement 26 ans, et Eduardo Saverin et les investisseurs Sean Parker et le Russe Iouri Milner rejoignent le club. Peter Thiel est le sixième employé de Facebook dans ce palmarès. Il recule de la 828e à la 833e place bien que sa fortune ait augmenté de 1,2 milliard à 1,5 milliard de dollars.

Autre étoile du monde de l’informatique, le Chinois Robin Li, l’homme qui se trouve derrière le moteur de recherche Baidu, est crédité de 9,4 milliards de dollars.

Le reste du classement ne réserve pas de grandes surprises. Le Mexicain Carlos Slim reste l’homme le plus riche du monde avec une fortune de 74 milliards de dollars. Il qui devance Bill Gates (56 milliards) et Warren Buffet (50 milliards). En un an, le magnat mexicain des télécommunications et sa famille ont accru leur patrimoine de plus de 20 milliards de dollars. Par région, les Etats-Unis restent en tête avec 413 milliardaires, mais ils ne représentent plus que 33% des milliardaires de la planète contre 40% l’an dernier et 50% il y a dix ans. Et l’Europe, encore continent numéro 2 en 2010 avec 248 milliardaires, est battue par la région Asie-Pacifique qui prend sa place au classement et bondit de 234 à 332 milliardaires, presque 100 richissimes de plus en une seule année.

Nombre d’IPO record depuis le début de l’année

Les introductions en Bourse réalisées sur les deux premiers mois de l’année ont atteint un niveau record de 25,3 milliards de dollars, selon une étude du cabinet Ernst & Young. Plusieurs facteurs expliquent cette activité soutenue – 193 opérations entre janvier et février – tels que des privatisations et des scissions d’entreprises. Les nombreuses introductions en Bourse annulées depuis le début de la crise financière en 2007 ont également favorisé la création d’un «pipeline» croissant d’entreprises à introduire en Bourse, estime Frank Sebag, associé au cabinet Ernst & Young.

Une fois de plus, le dynamisme de l’Asie a été déterminant: la Chine reste en tête des introductions en Bourse dans le monde, avec 10,5 milliards de dollars levés sur les places de Shenzen et Shanghai au cours de deux premiers mois de l’année.

Sur les deux premiers mois de l’année, 9 milliards de dollars ont été levés aux Etats-Unis via 26 introductions en Bourse. Concernant l’Europe, 26 opérations ont été comptabilisées entre janvier et février (1,8 milliard d’euros).  En outre, le nombre d’entreprises candidates à une introduction en Bourse sont nombreuses dans cette région.

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MATIERES PREMIERES

La France a-t-elle trop exporté son blé au point de devoir en importer?

La France n’a jamais autant exporté de blé hors d’Europe que cette année : 8,9 millions de tonnes de blé tendre ont déjà quitté les côtes à quatre mois de la fin de la campagne, un chiffre comparable aux exportations de toute l’année dernière. 

En tout, le premier exportateur européen devrait expédier vers les pays tiers 12,6 millions de tonnes de blé, un record ! On en connaît les raisons : la demande des pays du Maghreb pour l’origine française a augmenté de moitié cette année du fait de l’arrêt des exportations russes et ensuite de la volonté de ces Etats de constituer des stocks. Les achats de l’Egypte ont augmenté d’un quart, ceux de l’Afrique subsaharienne de 17%… Pour pouvoir répondre à cette demande supplémentaire alors que les cours étaient au plus haut jusqu’au début du mois dernier, les céréaliers français ont mobilisé le moindre grain, la collecte n’a jamais été aussi bonne : 92 % des blés auront été commercialisés.

 C’est pourquoi lorsque l’on apprend que la France va devoir importer 750 000 tonnes de blé tendre d’ici la fin de la campagne, on se pose quelques questions. A y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas de la même qualité de blé tendre. Ce qui va manquer en France, c’est le blé de basse et moyenne qualité, le blé tendre fourrager, utilisé pour l’alimentation animale. Le revers d’une récolte de très bonne qualité et très homogène sur tout le territoire, explique un expert de FranceAgriMer. Cette qualité panifiable généralisée en France, il était hors de question pour les producteurs de la brader au prix du fourrage, pour les fabricants d’aliment du bétail.

 En revanche, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Pologne et la République tchèque ont, malheureusement pour elles, dû dégrader la qualité de leur blé tendre en blé fourrager, du fait des pluies surabondantes. C’est en premier lieu auprès de ces voisins européens que la France comblera son petit déficit en blé fourrager, à moindre coût, alors qu’elle aura valorisé au maximum son blé de qualité panifiable.

 Le Coton sort des limbes : Après le krach un  nouveau record

Coton: nouveau record à près de 2,20 dollars

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Les cours du coton, qui enregistrent une hausse spectaculaire depuis plus d’un an en raison de la faiblesse de l’offre dans le monde, ont atteint lundi un nouveau record, à près de 2,20 dollars la livre. Hier après-midi, la livre pour livraison en mai s’échangeait à 2,1970 dollars, enregistrant la hausse maximale autorisée sur l’Intercontinental Exchange (7 cents). Les prix, qui avaient déjà doublé en 2010, affichent une hausse de 50% depuis le début de l’année. Le marché du coton reste caractérisé par «une offre limitée à court terme et une demande qui ne faiblit pas», ont constaté les analystes de Barclays Capital.

Les ventes à l’exportation depuis les Etats-Unis ont nettement progressé la semaine passée, selon le relevé hebdomadaire du département de l’Agriculture (USDA), qui a dopé le marché en fin de semaine. Avec 403.000 balles vendues, les ventes sont en hausse de près de 50% par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines.

«Le monde se démène pour mettre la main sur les quelques balles de coton restantes», a constaté John Flanagan, de Flanagan Trading.Les options posées pour de futurs contrats montrent que «les usines doivent faire encore beaucoup d’achats entre maintenant et juin», a ajouté l’analyste.

Le marché du coton était marqué par des stocks très faibles, qui ont alimenté une hausse impressionnante des prix: le prix de la livre a grimpé de près de 160% en un an et de 47% depuis le début de l’année à New York. «Le principal problème reste la Chine, dont les importations de coton augmentent fortement», ont souligné les analystes de Commerzbank, de 86% en 2010.

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GEOPOLITIQUE

Les affrontements entre les manifestants et la police saoudienne ont alarmé le marché. La police saoudienne a ouvert le feu ce jeudi lors d’un rassemblement à Qatif dans l’est du pays, après les avertissements lancées par les autorités contre la tenue de manifestations destinées à réclamer des réformes.

Les réactions saoudiennes très intransigeantes vis-à-vis des éruptions chiites, et l’instabilité à Bahreïn montrent qu’au-delà des révoltes arabes, il y a également une résurgence inquiétante de l’ancienne rivalité sunnites – chiites.

La Chine devient une puissance incontournable, sûre d’elle mais qui, dans son système social, reste aussi «fragile», estime un observateur à Shanghai. Concrètement, les principaux enjeux jusqu’en 2015 vont donc être de réduire l’écart de développement entre les zones urbaines et les zones rurales (via notamment le renforcement de la politique de grands travaux dans les régions du Grand Ouest), de doper la consommation intérieure et, last but not least, de contrôler les prix de l’immobilier (qui ont bondi de plus de 15% en 2010 dans certaines villes)… Tout un programme pour un pays de 1,4 milliard d’habitants dans lequel le coefficient Gini – qui mesure les inégalités entre populations – atteignait l’année dernière 0,5, alors que le seuil d’alerte associé à des risques de révoltes est généralement de 0,4.

BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 6 Mars 11….en bord de route de la grande finance…

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EN BANDE SON :

1 réponse »

  1. La bourse de Tokyo s’effondre : baisse de – 6,2 %.

    Tokyo : séisme boursier de magnitude 6,2.

    Tokyo subit un séisme boursier de magnitude 6,2 : ce n’est pas encore le ‘gig one’ mais avec un repli cumulé de – 10 % en une semaine, cela s’apparente déjà à l’une des plus fortes baisses des 50 dernières années.

    Le coût de la catastrophe devrait s’avérer bien supérieur à celui du tremblement de terre de Kobé en 1995 (100 milliards de dollars), sans compter un risque de pollution radioactive non maîtrisé… et non quantifiable.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=e73e22bdf724562ae80f8e0468725a97

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