Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 24 Avril 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 24 Avril 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

UE: les entreprises européennes rapportent la plus forte hausse de bénéfices en six ans.

 Toutefois, la qualité du crédit en Europe se détériore. Pour l’année en cours, Moody’s a abaissé les notations du crédit à long terme de 189 banques, gouvernements et entreprises en Europe de l’Ouest. L’Autorité Bancaire Européenne a recommandé des mesures de capital plus sévères pour 90 prêteurs à la lumière des stress tests 2011, suite aux critiques que ces tests n’étaient pas suffisamment rigoureux l’année dernière. Les banques seront tenues de maintenir une proportion de fonds propres Tier 1 de Base d’au moins 5% dans les scénarios de stress test.

//////////////////////////////////

Marché obligataire américain: les rendements des crédits d’entreprise sont tombés au niveau le plus bas depuis plus de trois ans, l’écart sur la dette gouvernementale d’échéance similaire étant tombé à 146 bps, le plus étroit depuis octobre 2007. Les investisseurs municipaux acceptent la plus petite rémunération depuis près de deux ans sur les dettes de 2e rang dans les qualités supérieures de catégorie AAA, dans un contexte d’offre en diminution. Le rendement supplémentaire qu’exigent les investisseurs pour les BBB à 30 ans était de 233 bps la semaine dernière, le plus bas depuis le 6 mai 2009.

////////////////////////////////////////////

Marchés obligataires européens: le marché des obligations à crédit limité atteint des niveaux de ventes records, avec $24,7 bln de ventes de dette spéculative d’entreprise en EUR et GBP en 2011, presque le double des $12,7 bln distribués dans la même période l’an dernier. Les prêteurs qui ont bénéficié d’un sauvetage mènent la relance avec les ventes d’obligations adossées à des hypothèques en Europe, pendant que les banques s’en débarrassent en les utilisant comme gage pour leurs emprunts à la banque centrale suite à la crise du crédit. RBS, Northern Rock et trois autres entreprises secourues ont levé plus de GBP 4 milliards cette année par des ventes publiques de titres liés à des prêts immobiliers.

/////////////////////////////////////////

états-unis: la hausse des prix entame le pouvoir d’achat

La nette accélération des prix à la consommation observée depuis quatre mois aux Etats-Unis entame sérieusement le pouvoir d’achat des Américains. Le département du Travail a annoncé que la hausse des prix à la consommation avait été de 0,5% sur un mois en mars, soit autant qu’en février, où elle avait atteint son niveau le plus élevé depuis septembre 2008. Conséquence pour les salariés: leur pouvoir d’achat a reculé d’autant puisque les salaires stagnent

///////////////////////////////////////////////

Chine : Relèvement des réserves obligatoires des banques

La banque centrale chinoise a annoncé dimanche dernier qu’elle avait ordonné aux banques d’augmenter une nouvelle fois le niveau de leurs réserves de liquidités afin de réduire le crédit et de lutter contre l’inflation. Les banques doivent augmenter leurs réserves de 0,50 point de pourcentage, une mesure qui s’applique à compter de jeudi, a annoncé la banque centrale. C’est la quatrième fois depuis le début de l’année que ce niveau de réserves est augmenté.

////////////////////////////////////////////

USA: six nouvelles faillites de banques

L’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires aux Etats-Unis a annoncé six nouvelles faillites bancaires, portant à 34 le total depuis le début de l’année. La plus grosse concerne la Superior Bank, située en Alabama (sud), qui avait 3 milliards de dollars d’actifs et 2,7 milliards de dollars de dépôts, et comptait 73 succursales. Community Bancorp, basé au Texas (sud), crée une nouvelle filiale, elle aussi baptisée Superior Bank, pour reprendre tous les dépôts et l’essentiel des actifs, a indiqué la FDIC.

/////////////////////////////////////////

Les prix de l’immobilier ont baissé en mars dans douze des soixante-dix principales villes chinoises, selon des statistiques officielles annoncées lundi qui semblent montrer que les mesures gouvernementales visant à freiner la flambée des transactions produisent de l’effet.

Parmi les 70 villes recensées, seulement trois avaient connu une baisse des prix des logements en janvier, contre huit en février et douze en mars, selon le tableau publié par le Bureau national des statistiques (BNS).

À Pékin, les prix de l’immobilier sont restés stables en mars, et à Shanghai ils ont augmenté de 0,2% par rapport à février. L’augmentation du prix de l’immobilier est une source de mécontentement populaire en Chine, notamment dans les plus grandes métropoles comme Pékin ou Shanghai, où le centre-ville est devenu hors de portée pour la grande majorité des habitants. Conscient du danger de la grogne sociale, le gouvernement a pris, à plusieurs reprises, diverses mesures pour tenter de combattre l’inflation et la flambée des prix de l’immobilier. Il a ainsi demandé aux autorités locales de punir les promoteurs qui auraient laissé inexploités des terrains plus d’un an, dans un but spéculatif. Une taxe foncière destinée à lutter contre l’inoccupation de nombreux logements a aussi été introduite fin janvier pour la première fois à Shanghai et dans la grande ville de Chongqing (sud-ouest).La municipalité de Pékin, elle, a récemment durci les critères pour l’acquisition d’un logement.La banque centrale a par ailleurs relevé à plusieurs reprises le taux de réserves obligatoires des banques, pour essayer de limiter l’augmentation du volume du crédit et de la masse monétaire. La dernière annonce en ce sens est intervenue dimanche dernier. Les prix de l’immobilier continuant toutefois de grimper globalement, les mesures de régulation devraient se poursuivre selon les experts. «Les autorités ne vont pas assouplir leur posture, afin de prévenir un éventuel rebond des prix», a estimé Chen Sheng, vice-président de la China Index Academy, un institut d’études immobilières.

//////////////////////////////////////////////

Quatre géants bancaires acquittés à Milan

PARMALAT. Morgan Stanley, BofA, Citigroup et Deutsche Bank sont blanchis Ils étaient accusés d’être à l’origine du krach du groupe italien.

Le tribunal de Milan a acquitté les banques américaines Morgan Stanley, Citigroup, Bank of America et l’allemande Deutsche Bank ainsi que cinq de leurs responsables, accusés d’avoir eu un rôle dans la faillite retentissante de Parmalat en 2003. Ce procès pour manipulation de cours de Bourse avait démarré en janvier 2008 à Milan. Les banques et leurs responsables y étaient accusés d’avoir organisé des émissions obligataires pour le compte du groupe agroalimentaire italien tout en connaissant son insolvabilité.

Le parquet de Milan avait réclamé en janvier une sanction financière de 900.000 euros pour chacune de ces banques, la confiscation d’un total de 120 millions d’euros et la condamnation à des peines allant d’un an de prison à un an et quatre mois pour deux responsables de Morgan Stanley, deux de Deutsche Bank et un de Citigroup.

Citigroup, qui soutient avoir été «escroqué» par Parmalat, s’est félicité de ce verdict qui «confirme sans équivoque que Citi et ses employés n’ont eu aucun rôle dans la réalisation de la faillite frauduleuse la plus importante d’Italie». Morgan Stanley s’est déclaré de son côté «satisfait», Bank of America a également exprimé sa «satisfaction» à l’égard d’une décision prouvant qu’»aucun des salariés n’avait connaissance de la fraude», tandis que Deutsche Bank a salué un verdict démontrant que le groupe avait toujours «agi avec professionnalisme et dans le respect de la loi italienne». UBS était également jugé à l’origine dans ce procès, mais la banque suisse a négocié le paiement d’une sanction financière en échange d’un arrêt des poursuites.

Les associations de défense des consommateurs et des usagers bancaires ont en revanche dénoncé ce verdict. «Qui sont les auteurs de ce krach qui a coûté 14 milliards d’euros? Qui ont été les complices de Calisto Tanzi (le fondateur et patron de Parmalat)?», s’est interrogée Adusbef qui espère que les juges n’ont pas été «conditionnés par la force contractuelle des banksters». Adiconsum a qualifié de son côté ce verdict d’«injuste» et a estimé qu’«une fraude de ce genre n’aurait pas été possible sans la collaboration des banques qui ont émis les titres».

Le krach de Parmalat en 2003, l’un des scandales financiers les plus retentissants en Europe, a laissé un trou de 14 milliards d’euros et englouti les économies de 135.000 épargnants. Les enquêtes ont démontré que le groupe était au bord du gouffre depuis de nombreuses années et ne survivait qu’au prix de grossières falsifications de bilan et grâce à des instruments financiers sophistiqués. Depuis 2005, la nouvelle direction de Parmalat a conclu des accords avec de nombreuses autres banques en échange d’un arrêt des poursuites qui lui ont permis d’encaisser environ 2 milliards d’euros.

///////////////////////////////////////////

USA: possibilité de poursuivre les forages en eaux profondes

La poursuite des forages en eaux profondes aux Etats-Unis est «tout à fait possible» à condition d’améliorer les conditions de sécurité d’exploitation, a estimé une responsable de la commission d’enquête sur la marée noire dans le golfe du Mexique. «La poursuite des forages en eaux profondes est tout à fait possible mais le gouvernement doit la rendre plus sûre. Davantage de technologies doivent être développées», a estimé Cherry Murray.

//////////////////////////////////////

L’indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour avril 2011 est ressorti à 16 points, après 17 points le mois précédent, conformément au consensus. Le secteur de construction s’est replié de 1,98%.

//////////////////////////////////

US : Les prêteurs seront obligés de s’assurer que les emprunteurs sont solvables avant de leur accorder le prêt selon la proposition de la Fed. Cette mesure, requise par la législation Dodd-Frank, vise à serrer les standards de prêt et lutter contre les abus qui avaient conduit à la crise financière. Cette règle établira les standards minimales de souscription pour la plupart des prêts hypothécaires. Les prêteurs pourront être jugés par les emprunteurs s’ils ne prennent pas les démarches nécessaires pour contrôler la solvabilité des prêteurs. La règle finale sera implantée par le Consumer Financial Protection Bureau qui commencera ouvrira ses portes le 21 juillet 2011

////////////////////////////////////////

La Chine attire de plus en plus les investisseurs

Les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont augmenté de 32,9% en mars sur un an à 12,52 milliards de dollars, selon des données officielles publiées mardi. Ce montant est supérieur à ceux de février et de janvier, où la Chine avait respectivement attiré 7,8 et 10,03 milliards de dollars d’IDE, a indiqué le ministère du Commerce. Pour les trois premiers mois de l’année, les IDE ont augmenté en Chine de 29,4% sur un an à 30,3 milliards de dollars, ce qui illustre une confiance croissante des investisseurs étrangers vis-à-vis de la Chine. Les chiffres des IDE en Chine comprennent les investissements effectués par des sociétés étrangères dans l’industrie, l’immobilier, les services et l’agriculture mais excluent le secteur financier. Les investisseurs étrangers en Chine attendent de meilleurs retours sur investissements grâce à la vigueur de la croissance et à l’appréciation graduelle attendue de la monnaie. La croissance de l’économie chinoise a continué à être forte au premier trimestre 2011, avec 9,7% de hausse du produit intérieur brut (PIB). L’inflation s’est toutefois accélérée pour atteindre 5,4% en mars, son plus haut niveau depuis juillet 2008. Pour l’ensemble de l’année 2010, les IDE dans la deuxième économie mondiale avaient atteint le montant record de 105,74 milliards de dollars, en hausse de 17,4% par rapport à 2009.

//////////////////////////////////////

La production mondiale d’acier brut a enregistré en mars une hausse de 7% par rapport à la même période de 2010, et sur le premier trimestre la progression a été de 8,8%, selon les chiffres publiés mercredi par la Fédération mondiale de l’acier (WSA).

Les 64 pays recensés par la WSA ont produit en mars 129,3 millions de tonnes d’acier brut, et 371,5 millions de tonnes au total au premier trimestre. Le taux d’utilisation des usines sidérurgiques s’est établi à 81,9% en mars, en repli sur le niveau de février (83%). Il était par contre en hausse de 2,5 points sur le niveau de mars 2010. Premier producteur mondial, la Chine a produit 59,4 millions de tonnes en mars, en hausse de 9% sur un an. L’Union européenne a produit 16,2 millions de tonnes d’acier brut en mars (+4%) et les États-Unis 7,1 millions de tonnes (-0,2%). La production russe en mars a atteint 6,2 millions de tonnes selon l’estimation de la WSA, en hausse de 7,4%. Sur le premier trimestre, l’Asie a produit 237,3 millions de tonnes (+9,1%), soit près de 64% de la production mondiale. La WSA représente environ 170 producteurs d’acier, soit 85% de la production mondiale.

/////////////////////////////////////////

Les biocarburants pourraient représenter 27% des besoins mondiaux en carburants du secteur du transport en 2050 contre 2% aujourd’hui, sans compromettre pour autant la sécurité alimentaire de la planète, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mercredi.

En passant de 55 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) aujourd’hui à 750 Mtep en 2050, la production de biocarburants contribuerait à réduire de 2,1 milliards de tonnes les émissions de CO2 du secteur du transport, qu’il soit routier, aérien ou maritime, estime l’AIE.

Cependant, «avec une population mondiale en croissance de plus de 30% d’ici à 2050», le problème de la concurrence entre les biocarburants et les besoins alimentaires pour l’utilisation des terres agricoles «doit être abordé avec précaution pour éviter tout impact négatif d’une expansion des biocarburants sur la sécurité alimentaire», souligne Bo Diczfalusy, directeur des politiques énergétiques durables à l’AIE, cité dans le communiqué.

Selon l’AIE, le rendement des biocarburants pourrait être multiplié par 10 grâce à l’utilisation des déchets et résidus de biomasse ainsi que par le recours à des cultures et des processus de production plus efficaces.

La plupart des biocarburants actuels, issus de graines oléagineuses, de féculents, ou de sucres, doivent être améliorés en terme de productivité agricole et de transformation, estime l’AIE.

En outre, de nouveaux types de biocarburants, produits à partir de paille ou de bois et actuellement en voie de développement, doivent être commercialisés dans les 10 prochaines années et représenteront la majeure partie des biocarburants utilisés en 2050.

«Une action gouvernementale est nécessaire pour fournir un cadre politique stable à long terme et permettre des investissements durables dans le développement des biocarburants», estime M. Diczfalusy.

Les investissements nécessaires se situent entre 11 000 et 13 000 milliards de dollars sur les 40 prochaines années, selon le rapport.

«Ce chiffre peut sembler élevé, mais, dans le pire des scénarios, il augmenterait le coût total des carburants de seulement 1% environ sur 40 ans, et pourrait en fait mener à une réduction des coûts sur cette période», estime l’AIE.

//////////////////////////////////

L’indice de la Mortgage Bankers Association en données CVS a augmenté de 5,3% au cours de la semaine achevée le 15 avril. L’indice des demandes des prêts hypothécaires a bondi de 10% alors que celui de refinancement a progressé de 2,7%. Le taux fixe hypothécaire à trente ans a été en moyenne de 4,83%, en baisse par rapport à 4,98% la semaine précédente.

/////////////////////////////

USA: le procès fleuve Galleon pour délit d’initié est dans sa phase finale

Le procès fleuve Galleon pour délit d’initié était jeudi dans sa phase finale à New York, l’accusation et la défense jouant leur va-tout avant de laisser le jury décider de la culpabilité ou non du milliardaire Raj Rajaratnam, seul accusé de l’affaire.

M. Rajaratnam, 53 ans, est accusé d’avoir piloté des transactions illégales, sur la base de « fuites » d’informations confidentielles sur des sociétés cotées, un stratagème qui a rapporté « environ 45 millions de dollars » entre 2003 et 2009.

Le milliardaire d’origine sri-lankaise, toujours impassible à l’audience dans ce procès qui dure depuis sept semaines, encourt 25 ans de prison et plus de 100 millions de dollars d’amende au total pour 14 chefs d’accusation.

Les plaidoiries finales ont commencé mercredi et devaient se terminer jeudi. Le prévenu est accusé d’avoir payé ceux qui lui procuraient ces informations confidentielles lui permettant de jouer gagnant sur les marchés.

Un avocat de M. Rajaratnam, John Dowd, a accusé jeudi le ministère public d’avoir monté « une fiction » avec l’aide de ces « témoins », qui ont plaidé coupable contre la promesse de peines plus légères.

« La démonstration de l’accusation réside dans la fiction selon laquelle les négociations entre sociétés ne sont jamais rendues publiques avant le communiqué final des entreprises », a-t-il déclaré à l’audience.

« Ce n’est pas ainsi que les choses se passent dans la vraie vie », a-t-il ajouté. La défense assure que l’accusé se basait sur des informations accessibles à tous, ce que dément fermement l’accusation.

M. Dowd a réaffirmé que les anciens collègues et associés du fondateur de Galleon, qui ont tous plaidé coupable, n’étaient pas crédibles. L’un d’entre eux, Adam Smith, un ancien trader, « a modifié son témoignage tant de fois qu’on ne comprend plus rien », a-t-il relevé.

Un autre, Anil Kumar, un ancien haut responsable du cabinet McKinsey soupçonné d’avoir procuré des informations confidentielles à M. Rajaratnam, et qui avait plaidé coupable dès janvier 2010, « a menti encore et encore dans cette salle d’audience », a-t-il ajouté.

Après la défense, l’accusation a encore droit à des plaidoiries, puis le juge demandera au jury de se retirer. Les délibérations peuvent être très rapides ou durer plusieurs jours.

Pour la deuxième journée consécutive, le procureur fédéral Preet Bharara, un des plus puissants des Etats-Unis, a assisté à l’audience jeudi, assis au fond de la salle du tribunal.

Mercredi, un des deux procureurs adjoints menant les plaidoiries pour l’accusation, Reed Brodsky, avait harangué le jury en affirmant que Raj Rajaratnam « corrompait amis et employés et se procurait des informations secrètes pour savoir ce qui se passerait le jour suivant, ce qui signifiait beaucoup d’argent ».

« Il a commis à plusieurs reprises le crime de délit d’initié », avait-il poursuivi.

La majorité des pièces à conviction sont des enregistrements de conversations. « Vous avez entendu la preuve la plus puissante de la culpabilité du prévenu: sa propre voix », avait-il lancé.

« Son but était non seulement de gagner beaucoup d’argent, mais aussi de conquérir la bourse, d’apparaître comme le meilleur dans le monde des fonds d’investissement à risque », avait encore dit Reed Brodsky.

 /////////////////////////////////////

Le PDG de General Motors Dan Akerson a touché une rémunération de 2,5 millions de dollars en 2010 d’après un document remis aux autorités boursières américaines jeudi.

M. Akerson est devenu directeur général le 1er septembre 2010, puis président du conseil d’administration le 1er janvier 2011, en remplacement de l’ex-PDG Ed Whitacre.

Ses émoluments en salaire ont atteint 566 667 $ et sa rémunération en actions 1,77 million l’an dernier, auxquels s’ajoutent 194 088 $ de rémunération non précisée.

Au moment de sa nomination, GM, dont l’État est toujours actionnaire, avait annoncé que Dan Akerson serait rémunéré comme son prédécesseur sur une base de salaire annuel de 1,7 million auxquels s’additionneraient 7,3 millions en actions (9 millions au total par an).

M. Whitacre, resté président du conseil d’administration toute l’année 2010 mais qui a cédé à M. Akerson la fonction de directeur général au premier septembre, a perçu 5,0 millions.

Par comparaison, Alan Mulally, le directeur général de Ford, a reçu un salaire de 24 millions l’an dernier contre 17,9 millions un an plus tôt, et le président du CA Bill Ford 8,2 millions contre 3,8 millions en 2009.

Ford est le seul constructeur américain à ne pas avoir fait appel aux aides gouvernementales pendant la récession, à l’inverse de GM et Chrysler, qui ont dû déposer leur bilan en 2009 et se sont restructurés avec un soutien financier massif du gouvernement.

GM est redevenu rentable en 2010 et a réalisé une levée de fonds record lors de son retour en Bourse en novembre, même si son action est en baisse depuis.

Chrysler n’est toujours pas redevenu rentable et prépare son retour en Bourse pour la fin de l’année. Son directeur général Sergio Marchionne n’a pas touché de salaire l’an dernier, mais une prime en actions de 600 000 $.

Le gouvernement américain prépare la vente d’une partie de ses actions General Motors cet été, selon le Wall Street Journal. En 2009, l’Etat avait avancé 50 milliards de dollars pour sauver le constructeur. Pour récupérer son argent, il lui faudrait céder ses 500 millions d’actions à 53 dollars le titre.  Mais le cours boursier du titre a chuté depuis son retour en Bourse en novembre: il a clôturé à 29,97 dollars lundi. A ce prix, l’Etat perdrait 11 milliards de dollars, selon les calculs du Wall Street Journal.

/////////////////////////////////// 

France : Le Parisien s’est procuré les feuilles de salaires de Raymond Domenech, alors que ‘l’ancien sélectionneur est en contentieux, devant les prud’hommes, avec la Fédération française de football. Sur la période 2006-2010, il gagnait ainsi 53.333 euros bruts par mois soit un total de 2,56 millions d’euros. Moins que Laurent Blanc, qui avait confié être rémunéré entre 1 et 1,2 million d’euros par an

///////////////////////////////////////////////////

Contrairement à la France, le prélèvement de l’Etat fédéral américain sur le PIB est aujourd’hui modeste (environ 15%) aux Etats-Unis et il pourrait être augmenté sans conséquence majeure pour l’économie si l’évolution est progressive. Les dépenses représentent près de 25% et certains postes pourraient être réduits sans avoir d’effets négatifs trop sérieux si cette même progressivité est appliquée. L’important est de s’engager dans un processus qui associe de manière crédible réduction des dépenses et augmentation des impôts

////////////////////////////////////////////

En Inde, la saison des résultats a débuté. Dans le secteur des SSII, après la performance décevante d’Infosys, Tata Consultancy et HCL Technologies ont publié des résultats légèrement meilleurs qu’anticipés. Dans son ensemble, lesecteur semble donc bénéficier d’une demande soutenue. HDFC Bank et Yes Bank ont également publié des résultatsen ligne avec un excellent contrôle des coûts du crédit. La semaine prochaine, les premiers résultats des sociétés industrielles devraient nous donner une bonne idée de l’impact de la hausse des matières premières sur les coûts.

//////////////////////////////////

Brésil : Les principales nouvelles sont les suivantes : la Banque centrale a augmenté ses taux d’intérêt de 11,75% à 12% (en ligne avec les attentes). La Banque centrale a adopté une politique de hausse de taux plus graduelle (laBanque centrale a déclaré que « la mise en oeuvre des ajustements des conditions monétaires pendant une période suffisamment longue est la stratégie la plus adéquate pour assurer la convergence de l’inflation à la cible en 2012 »). Deplus, le taux d’inflation de mi-avril a continué à progressé. Néanmoins, le chiffre annoncé est, conformément aux attentes, de 0,77% (en glissement mensuel) ou de 6,44% (en glissement annuel). Les résultats du premier trimestre 2011 vont être annoncés la semaine prochaine

////////////////////////////////////////

Au niveau mondial, l’impact des prix du pétrole sur la demande est plus difficile à observer en raison des subventions dans de nombreux pays hors zone OCDE (où la demande croît le plus vite). On peut estimer le coût de ces subventions entre 400 et 450 milliards de dollars aux cours actuels du pétrole. C’est énorme mais pas forcément à risque puisque l’essentiel de ces subventions se concentre chez des pays producteurs de pétrole et qui ont donc des revenus croissants avec le prix du pétrole (exemple : l’Arabie Saoudite et la Russie) ainsi qu’en Chine (qui peut absorber le coût sans problèmes).

BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 17 Avril 11….en bord de route de la grande finance…

Laisser un commentaire