Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 8 Mai 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 8 Mai 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…  

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE 

 

 PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

  Revue de Marché 

Marchés Actions :

La semaine a débuté sur l’annonce de la mort de l’ancien leader du mouvement terroriste, Al-Qaida. L’homme le plus recherché du monde a en effet été tué par les forces spéciales américaines près de dix ans après les attentats du 11 Septembre. Cette nouvelle a finalement eu peu d’impact sur les marchés internationaux préoccupés davantage par les problématiques inflationnistes ou encore par les dettes souveraines.

Les difficultés financières que rencontrent certains pays de la zone euro restent bien d’actualité et continuent de peser sur les marchés. La menace de contagion à d’autres pays voisins préoccupe les investisseurs et contraint les gouvernements à mettre en place des mesures d’austérité. En avril, la Grèce a vu ses taux à deux ans bondir de 10% pour atteindre 25%, signe de détérioration de la situation économique du pays. La dette de la Grèce s’élève à près de 288 milliards d’euros et est détenue notamment par les banques européennes et la Banque Centrale Européenne. L’aide de 110 milliards d’euros de prêts de la part de l’Union Européenne et du FMI ne semble donc pas suffisant pour rassurer les investisseurs sur la capacité de la Grèce à faire face à ses obligations. En effet, les besoins de financement ne seront plus couverts au cours de la prochaine année et une levée de dette au travers le marché semble difficilement réalisable.

La situation de la Grèce n’est malheureusement pas un cas isolé. Le Portugal a également bénéficié cette semaine d’un soutient de la part du FMI et de la BCE. Le gouvernement portugais s’était résolu, au début du mois dernier, à demander une aide externe. Ainsi, le pays devrait profiter d’une enveloppe de 78 milliards d’euros sur trois ans dans le but de réduire son déficit public à 5,9% du PIB cette année, puis 4,5% en 2012 pour enfin atteindre la norme européenne autorisée par Bruxelles à 3% en 2013. Ce programme pourrait néanmoins faire plonger le pays en récession sur les deux prochaines années. En fin de semaine, l’Espagne a présenté pour sa part une croissance fragile de 0,2% pour le premier trimestre et un PIB en hausse de 0,7% en rythme annuel.

Ailleurs en Europe, le déficit du budget Français s’est creusé fin mars et passe à 33,6 milliards d’euros alors qu’il s’affichait à 28,9 milliards d’euros l’année précédente. Parallèlement, le déficit s’est réduit à 5,74 milliards d’euros tandis qu’il atteignait en février un record aux alentours de 6,37 milliards d’euros. L’Allemagne quant à elle figure parmi les rares pays capables de maintenir une situation économique stable. En effet, selon les dernières statistiques allemandes, le pays réussirait à établir une croissance en hausse de 2,8% et un déficit sous le seuil des 3% conforme au traité de Maastricht de 1992 où le taux actuel avoisine 3,3% du PIB. En outre, le taux de chômage devrait également reculer et passer sous la barre des 7% au cours des prochains mois. L’Allemagne devra cependant rester vigilante à son niveau d’inflation alors que l’indice des prix à la consommation a progressé de 2,4% sur l’an, soit à un rythme annuel le plus élevé depuis 2008.

La crainte d’une spirale inflationniste plane en effet sur les marchés internationaux. L’inflation mondiale s’établit à 4,4%, un niveau que l’on n’avait pas vu depuis mi-2008. En zone Euro, le resserrement de la politique monétaire est entré en marche. La réunion de la Banque Centrale Européenne, en ce premier jeudi du mois, a été un moment fort cette semaine. Après avoir relevé les taux directeurs de 25 points de base il y a un mois, le président de la BCE,Trichet, a maintenu sans surprise son taux directeur à 1,25%. Cependant, le niveau d’inflation reste sous haute surveillance et la hausse des taux devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Pour information, le niveau d’inflation en zone euro atteint 2,8% sur le mois d’avril alors que le niveau ciblé par la BCE se situe à 2%. Même décision pour la Banque d’Angleterre qui conserve son taux directeur à 0,50% depuis maintenant 2 ans.

Dans ce contexte, les marchés européens ont subi une consolidation après la tendance haussière de ces dernières semaines. Le CAC 40 recule de 2,25% sur les 5 derniers jours, pénalisé en parti par des valeurs bancaires comme Société Générale. La banque française a en effet présenté des résultats bien en deçà des attentes du marchés entrainant une chute de 4,98% rien que sur la séance de jeudi. Le bénéfice net de la banque baisse de 14% à 916 millions d’euros alors que les analystes tablaient sur un bénéfice d’un milliard d’euros.

Sur les autres marchés européens, le Dax, qui reprend les 30 plus importantes entreprises de la bourse de Francfort, se repli de 1,38% sur la semaine après avoir encaissé une baisse de 1,69% sur la séance de mercredi. L’Euro stoxx 50 perd pour sa part près de 3% sur la même période.

Outre Atlantique, les marchés américains ont souffert de la baisse soudaine des prix des matières premières. Par ailleurs, les indicateurs économiques publiés cette semaine n’ont pas réussi à renverser la tendance baissière qui s’est installée sur les marchés. Les inscriptions au chômage ont fortement progressé au cours de la dernière semaine. 474 000 personnes se sont en effet inscrites à l’assurance chômage pour la première fois sur cette période, là ou les analystes en attendaient « seulement » 400 000. En outre, la productivité non agricole pour les entreprises américaines est ressortie en hausse de 1,6% contre un précédent de 2,90%. Les investisseurs gardent également à l’esprit les niveaux d’inflation élevés auxquels doit faire face le pays alors que la Banque centrale américaine n’a toujours pas décidé d’augmenter ses taux directeurs. Ainsi, l’inflation globale aux Etats-Unis avoisine 2,7% et les prévisions d’inflation ont été revues à la hausse. Bien que cette politique accommodante de la Fed permette d’une manière biaisée la relance économique du pays, le maintient des taux à un niveau historiquement bas soutient la hausse des prix des matières premières et favorise la création de bulles spéculatives notamment immobilière. Conscient de ses risques les investisseurs se sont montrés prudents sur les marchés américains cette semaine alors que le taux de chomage est remonté à 9%.

Du côté des pays asiatiques, les marchés ont été pénalisés par les mauvais chiffres américains et la forte baisse des prix des matières premières alors que le dollar regagne du terrain face à la monnaie unique européenne. Ainsi, les indices boursiers terminent la semaine en territoire négatif. Au Japon, la semaine a été écourtée en raison de congés. Ainsi, le Nikkei 225 baisse de 1,45% à 9 859,20 points alors que l’indice Topix cède 1,05% à 856,50 points. Même tendance du coté d’Hong Kong où le Hang Seng encaisse une perte de 0,60% alors que le Shanghai Composite perd 0,23%.

Forex :

Nouvelle semaine agitée sur le marché des changes. L’actualité a été rythmée par la réunion mensuelle de la BCE du jeudi 05 mai. Alors que le Dollar Index touchait un nouveau plus bas à 72,85 points mercredi, le dollar est reparti de l’avant après le discours de Jean-Claude Trichet et s’échange autour des 74,30 points. Cet indice synthétise l’évolution du billet vert face aux six devises internationales majeures. L’indice dollar est composé de l’Euro (58%), du Yen japonais (14%), de la Livre Sterling (12%), du Canadian dollar (9%), du Franc suisse (4%) et de la Couronne Suédoise (3%). Les banques centrales ont tendance à se fier à cet indice pour évaluer la valeur global du dollar. Ainsi, il est intéressant d’observer cet indice qui reflète les effets des politiques monétaires des Banques Centrales sur le Dollar. De plus, les investisseurs sont actuellement guidés par les différentiels de taux entre les banques centrales et favorisent les devises offrant un rendement plus élevé permettant aux cambistes d’effectuer des stratégies de Carry Trade.

En début de semaine, le marché restait volatile et cherchait une direction après la réunion historique de la FED et le discours de Ben Bernanke, au cours de la semaine dernière. Sans grande surprise, la Réserve Fédérale américaine a laissé son taux d’intérêt inchangé autour d’une fourchette comprise entre 0 et 0,25% et le patron de la FED a confirmé le maintien du programme d’achat de titres du trésor américain (Quantitative Easing 2) jusqu’à fin juin. Cette politique monétaire ultra-accommodante a entrainé la poursuite de la baisse du dollar index touchant un plus bas depuis juillet 2008 à 72,85 points, mercredi 04 mai. Ainsi, le maintien durable de la politique monétaire de la Banque Centrale américaine fait du dollar au même titre que le yen une devise d’emprunt pour constituer des stratégies de carry trade sur des devises plus rémunératrices. Cette logique a permis de soutenir, l’euro, le dollar australien et la livre sterling. Cependant, le marché restait calme : les investisseurs attendant la réunion mensuelle de la BCE prévue le jeudi 5 mai.

Par conséquent, l’EUR/USD était sous les feux de l’actualité, principale paire concernée par cette annonce économique. Lundi, la monnaie européenne perdait du terrain face au billet vert et s’échangeait autour des 1,48 dollar. La baisse de la devise européenne faisait suite à un rachat de dollar de la part des investisseurs après l’annonce de la mort de Ben Laden, chef terroriste d’Al-Qaïda. Cette nouvelle levait temporairement une source d’inquiétude au Moyen-Orient. Cependant, la tendance sur la monnaie européenne restait haussière, en effet l’accélération de l’inflation en zone euro atteignant 2,8% en avril, soit une inflation bien plus élevée que son objectif cible de 2% faisant pression sur la BCE et alimentant les attentes de hausse des taux. L’euro se maintenait et résistait face aux prises de bénéfices grâce au différentiel de taux qui lui est favorable par rapport au dollar. En effet, les anticipations de hausse des taux directeurs américains sont très faibles alors que les attentes de hausse des taux de la BCE sont plus fortes. Dans ce contexte, l’euro s’échangeait autour des 1,4880 dollar mercredi avant la réunion de politique monétaire de la BCE. Les investisseurs restaient dans l’attente de l’annonce des taux et du discours de Jean-Claude Trichet très attendu afin d’en savoir davantage sur les dates des futurs relèvements du taux directeur. Alors que les analystes anticipaient un statu-quo monétaire à l’issue de la réunion de politique monétaire de la BCE, plusieurs investisseurs spéculaient sur un resserrement monétaire dès le mois de juin. Un discours plus restrictif préparant un relèvement des taux pouvait amener l’euro à tester les 1,50 dollar. A contrario, un commentaire plus souple pouvait déstabiliser la monnaie unique. Le résultat est sans appel, le changement de ton du patron de la BCE préférant parler d’une « surveillance étroite » au lieu de « vigilance » au sujet de l’inflation, a déstabilisé les investisseurs qui ont vendu massivement la monnaie unique. L’euro s’est nettement déprécié face au billet vert passant de 1,4828 dollar à 1,4506, son plus bas au cours de la séance de jeudi. Alors que le marché anticipait un resserrement monétaire dès le mois de juin avec une probabilité importante, Jean-Claude Trichet a laissé entendre qu’il pourrait reporter sa décision de hausse des taux au mois de juillet voire août.

Par ailleurs, le dollar australien a poursuivi son ascension en atteignant les 1,1013 dollar lundi 02 mai, un plus haut historique depuis 1983. Mardi, l’aussie connaissait un début de correction revenant autour des 1,0850 dollar après la réunion de la Banque Centrale australienne qui a laissé ses taux inchangés à 4,75%. Les dirigeants se sont montrés inquiets de la montée de la devise australienne et de l’impact sur les exportations. Mercredi, la publication des ventes aux détails inférieures aux attentes a confirmé la baisse du dynamisme de l’économie australienne. De plus, la correction sur les métaux précieux, à savoir l’or et l’argent, a entrainé une nouvelle chute de l’aussie touchant jeudi les 1,0534 dollar.

Enfin, on notera la forte appréciation de la monnaie helvétique qui touche un nouveau plus haut historique face à la devise américaine à 0,8551 franc suisse pour un dollar. La hausse de la devise suisse semble hors de contrôle. Cependant, l’USD/CHF se repend en fin de semaine et revient sur les 0,8715 franc suisse.

Matières Premières :

Cette semaine l’actualité sur les matières premières était largement tournée vers les cours des métaux précieux et ceux du brut, l’or noir étant notamment souvent considéré comme un catalyseur pour les commodities. Les cours du pétrole ont fortement baissé sur la semaine. Ainsi, le Brent de la Mer du Nord d’échéance juin prochain a lâché près de 19 dollars depuis son cours d’ouverture de 125,23 dollars affiché lundi à son cours actuel sous le seuil des 110 dollars à 106,24 dollars ce matin. Cette baisse est la plus importante depuis le 12 janvier 2009, les prix avaient alors chuté de plus de 15%.

Le cours du Brent a été affecté par les mauvais indicateurs économiques en Europe et notamment les commandes à l’industrie en Allemagne qui ont reculé de 4% sur le mois de mars alors que les prévisions faisaient état d’une hausse modérée de 0,1%. Cette baisse surprise peut remettre en question la reprise de la première économique européenne. Outre-Atlantique, le prix du baril de qualité light sweet crude d’échéance identique est repassé sous le seuil des 100 dollars le baril à 96,04 dollars ce matin soit une baisse de plus de 17 dollars depuis le début de la semaine. Les investisseurs étaient largement inquiets des incertitudes économiques qui continuent de peser aux États-Unis avec notamment la publication hier des mauvais chiffres des nouvelles inscriptions au chômage. Ces dernières ont augmenté de plus de 10% par rapport à la semaine précédente pour venir s’établir à 474 000 alors que les analystes attendaient 400 000. Par ailleurs, l’appréciation du billet vert a également pesé sur les cours. Après avoir rebondi lors de la séance asiatique à la faveur d’achats à bon compte, le cours rechute pour venir se négocier sous les 95 dollars à 94,80 dollars au plus bas, revenant ainsi au niveau du cours du 21 février dernier. La volatilité sur les cours du brut s’est accrue cette semaine régissant notamment aux incertitudes géopolitiques après la mort annoncée d’Oussama Ben Laden mais aussi et surtout, à l’appréciation soudaine du billet vert.

Sur le front des soft commodities, les restrictions d’eau en Europe commencent à pénaliser les cours du blé et du maïs. Alors que les prochaines récoltes risquent d’être fortement impactées par ces déséquilibres hydriques, les prix se sont tendus cette semaine avant de chuter brutalement, dans le sillage des cours du pétrole. Ainsi, le cours du Blé à Paris a atteint ce mardi son plus haut hebdomadaire à 250 euros la tonne sur l’échéance de mai prochain avant de revenir se négocier sous les 240 euros à 239,50 euros ce matin. Le manque d’eau se fait également ressentir outre-Atlantique dans les régions du Kansas et du Texas, états historiquement producteurs de blé. Ces conditions exceptionnelles pour la saison laissent apparaître des tensions sur les prochaines récoltes ce qui pourrait conduire à une nouvelle hausse soudaine des cours. A l’heure actuelle, les investisseurs sont davantage préoccupés par le débouclement de leurs positions suite à la baisse des cours du brut et à la situation économique préoccupante des États-Unis.

Le maïs, à contrario du blé pourrait se voir pénaliser par les fortes pluies qui s’abattent sur la Corn Belt, région agricole majeure du Middle West des États-Unis où 50% environ de la production nationale du maïs provient de cet espace agricole. Les stocks commencent à atteindre des niveaux d’alerte avec à peine 18 jours de consommation outre-Atlantique. A Paris, le cours du maïs a touché le seuil des 237,50 euros lundi avant de glisser sur la fin de semaine vers les 230 euros la tonne. Sur le Chicago Board of Trade, le boisseau de maïs pour livraison juillet a atteint en séance lundi le seul des 7,61 dollars le boisseau. Globalement, sur la semaine les matières premières ont chuté. L’indice des matières premières le Jefferies Commodities « Reuters/jefferies CRB Index » a perdu plus de 5% Jeudi soit sa plus forte baisse depuis près de deux ans. L’indice a terminé à 341 contre 358.

Après une première mise en garde le 14 avril dernier de la part de la banque d’affaires Goldman Sachs sur le débouclement de positons et une incitation à la prise de bénéfice, la banque d’affaires prévoit encore toujours un ralentissement des cours sur les matières premières en raison des statistiques économiques décevants aux États-Unis et du ralentissement de la croissance en Chine.

Sur le front des métaux précieux, la semaine aura été marquée par la chute vertigineuse de l’or et de l’argent. Ces deux métaux enregistraient pourtant depuis le début de l’année des performances remarquées. En effet, avant les pertes de cette semaine, l’argent avait gagné plus de 56% en YTD (year to date) tandis que l’or grimpait de 11% sur cette même période.

Pourtant dès lundi, suite à l’augmentation du niveau des marges sur le Comex, l’once d’argent chutait lourdement de quelques 6 dollars en l’espace de quelques minutes. Ainsi, à partir du 09 mai prochain, le dépôt passera à 21 600 dollars par contrat contre 11 745 dollars deux semaines auparavant. De son côté, le métal jaune suivait la même tendance perdant 22 dollars après avoir enregistré un nouveau plus haut à 1 576,20 dollars. Cette chute peut également s’expliquer par l’annonce de la mort du chef d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden. En effet, cette annonce aura dans un premier temps contribué à rassurer les investisseurs.

Malgré une tentative de rebond dans la journée de lundi, les métaux précieux ont accentué chaque jour leurs pertes. L’or a finalement perdu 90 dollars sur l’ensemble de la semaine. De son côté, l’argent aura dévissé de plus de 13 dollars. Plusieurs facteurs justifient cette baisse. Tout d’abord comme nous l’avons rappelé ci-dessus, l’argent a particulièrement souffert de l’augmentation des marges sur le Comex qui a forcé certains investisseurs à déboucler des positions spéculatives afin de réduire leur exposition. D’une manière plus générale, certains fonds d’investissements parmi lesquels les fonds Soros ont annoncé avoir débouclé des positions importantes sur l’or et l’argent. Connaissant, la puissance de ces hedge funds, l’impact sur les cours s’est fait ressentir indéniablement. Par ailleurs, le renforcement du dollar qui a bondi hier face à l’euro suite au discours plus réservé de Jean-Claude Trichet quant à une augmentation prochaine des taux, pénalise les matières premières. Rappelons que c’est la chute du dollar qui a favorisé l’ascension des matières premières ces dernières semaines, les investisseurs cherchant à se protéger face à la dépréciation du billet vert.

Ainsi dans ce contexte, l’once d’argent perd plus de 27% sur la semaine s’échangeant ce vendredi autour des 34,6 dollars l’once. Le métal blanc connaît sa plus forte dépréciation depuis 1983. De son côté, l’once d’or perd plus de 6% repassant sous le seuil symbolique des 1 500 dollars signant un plus bas à 1 462,3 dollars l’once.

Cependant, malgré le tableau noir dressé sur l’ensemble de la semaine, certaines raisons nous permettent d’espérer que cette baisse de l’or soit limitée. En effet, les banques centrales de plusieurs pays dont le Mexique, la Russie ou encore la Thaïlande accumulent les réserves sur l’or. Selon les premiers chiffres, les autorités mexicaines auraient acheté près de 93,3 tonnes d’or depuis le début de l’année alors que la Russie et la Thaïlande auraient quant à elles acheté 18,8 tonnes et 9,3 tonnes d’or sur le mois de mars. Par ailleurs, l’or identifié comme la valeur refuge par excellence devrait continuer à jouir de ce statut alors que les dernières publications macroéconomiques font état d’un marché de l’emploi toujours handicapé outre-Atlantique. Enfin, tant que les États-Unis resteront sur un statu quo concernant la politique monétaire accommodante, l’or restera recherché par les investisseurs qui voudront se couvrir d’une dépréciation du billet vert. L’argent de son côté paie son ascension vertigineuse et sa décorélation entre le marché physique et le papier. Sur un marché volatile et limité en taille, l’once d’argent pourrait encore chuter.

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Enquête européenne sur le marché des CDS

 La Commission européenne a annoncé vendredi avoir ouvert deux enquêtes concernant la concurrence sur le marché des CDS (Credit default swaps), instruments financiers permettant de s’assurer contre le non remboursement d’un émetteur de dette, mais accusés de servir la spéculation.

«Les CDS sont utiles pour les marchés financiers et l’économie. Des faits récents ont toutefois montré que les opérations d’échange concernant cette catégorie d’actifs présentent certaines insuffisances, qui ne peuvent être résolues par la seule régulation», a commenté le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. «L’ouverture de ces deux nouvelles enquêtes sera donc l’occasion d’améliorer la transparence et l’équité de ce marché», a-t-il ajouté.

La première enquête ouverte par la Commission porte essentiellement sur les informations financières nécessaires pour négocier des CDS. Elle vise 16 banques d’investissement et la société britannique Markit, principal fournisseur d’informations financières sur ce marché. Il s’agit de déterminer s’ils se sont entendus ou s’ils détiennent une position dominante et en abusent pour contrôler ces informations. Les banques concernées sont JP Morgan, Bank of America Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, Crédit Suisse First Boston, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS, Wells Fargo Bank/Wachovia, Crédit Agricole et Société Générale.

Bruxelles dit disposer de renseignements selon lesquels ces 16 banques communiquent la majeure partie de leurs tarifs, de leurs indices et diverses données journalières essentielles uniquement à Markit. Cette situation «pourrait résulter d’une entente entre ces différents acteurs ou de l’abus d’une éventuelle position dominante collective et avoir pour effet d’empêcher d’autres prestataires de services d’informations d’avoir accès à ces données de base très utiles», juge l’exécutif européen. L’enquête portera également sur le comportement de Markit, car la Commission dit «craindre» que les accords de licence et de distribution de cette société contiennent des clauses abusives, empêchant la concurrence de se développer.

La deuxième enquête concerne neuf banques (Bank of America, Barclays, Citigroup, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Morgan Stanley et UBS) et ICE Clear Europe, principale chambre de compensation des contrats d’échange sur risque de crédit. Les chambres de compensation ont pour rôle de s’interposer entre le vendeur et l’acheteur, afin d’assurer aux parties en présence la bonne fin des opérations.

Une série d’accords ont été passés entre ICE et ces neuf banques qui négocient des CDS. Or ils contiennent un certain nombre de dispositions (tarification préférentielle et participation aux bénéfices) qui pourraient inciter les banques à faire appel uniquement à ICE comme chambre de compensation. Bruxelles veut donc vérifier si les avantages tarifaires accordés par ICE aux banques concernées ont pour effet de leur imposer un système au détriment des concurrents.

Les CDS ont été propulsés sur le devant de la scène par la crise grecque et sont accusés d’être un instrument de spéculation outrancière. Alors qu’ils sont théoriquement destinés à protéger contre un défaut de paiement, ils ont été de plus en plus utilisés pour spéculer aux dépens d’entreprises ou d’Etats en difficulté.

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US /Le plafond légal sera bien atteint le 16 mai

Le niveau de la dette publique atteindra 14290 milliards de dollars La limite soumise à l’autorisation du Congrès.

Le Trésor américain a confirmé  que la limite maximale de la dette publique fixée par le Congrès des Etats-Unis serait atteinte le 16 mai, et a indiqué pouvoir retarder jusqu’au 2 août la date où le pays fera défaut sur certaines obligations si ce plafond n’est pas relevé.

«Puisqu’il apparaît que le Congrès n’agira pas d’ici au 16 mai, le Trésor va devoir commencer à mettre en oeuvre des mesures exceptionnelles cette semaine» pour gagner du temps, écrit le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner.

Le Trésor va ainsi suspendre dès vendredi l’émission de certains titres destinés à soulager les finances publiques des Etats fédérés et des collectivités locales.

Le ministère avait indiqué début avril que la limite maximale de la dette publique soumise à l’autorisation du Congrès (14.290 milliards de dollars) serait atteinte le 16 mai et qu’il pourrait continuer d’assumer les obligations de l’Etat américain, moyennant un certain nombre de mesures exceptionnelles jusqu’au 8 juillet.

Compte tenu de recettes fiscales plus fortes que prévu, le gouvernement estime désormais qu’il pourra tenir jusqu’au 2 août, mais pas au-delà, indique M. Geithner.

Le Trésor reste persuadé que le Congrès finira par trouver un accord permettant de relever la limite de la dette d’ici à cette date, a indiqué à la presse un de ses responsables.

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CCG/Chine: les échanges vont décupler en dix ans

Les riches monarchies pétrolières du Golfe et la Chine espèrent décupler en dix ans leurs échanges commerciaux, actuellement de 100 milliards de dollars, a annoncé un ministre émirati. «Durant la dernière décennie, notre commerce a décuplé à 100 milliards de dollars et nous nous attendons à ce qu’il décuple encore lors de la prochaine décennie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane. Il s’exprimait après une réunion conjointe à Abou Dhabi des chefs de la diplomatie de quatre pays du Conseil de coopération du Golfe avec leur homologue chinois.

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Rebond des frets secs

Le marché reste prudent s’inquiétant toujours de la surcapacité du tonnage disponible.

Les prix des transports maritimes de matières premières sèches ont légèrement rebondi la semaine dernière, malgré le ralentissement de l’activité dû à la trêve pascale, dans un marché prudent s’inquiétant toujours de la surcapacité du tonnage disponible.

L’indice composite Baltic Dry Index (BDI), moyenne des prix pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc), a terminé jeudi à 1269 points, contre 1254 points le jeudi de la semaine précédente – enregistrant sa première hausse hebdomadaire après 4 semaines de recul. Pour la seconde semaine consécutive, le Baltic Exchange londonien était fermé vendredi et lundi, en raison de jours fériés au Royaume-Uni. «Dans la semaine suivant Pâques, les congés en Europe ont réduit l’activité dans l’Atlantique, mais la demande des grands groupes miniers dans le Pacifique a permis un redressement dans cette région», ont souligné les analystes de l’agent maritime BRS.

La route maritime entre l’Australie et la Chine, respectivement premier exportateur et premier importateur de minerai de fer, est considérée comme une des plus importantes du marché. «Le transport de charbon a été sévèrement affecté par des facteurs météorologiques, et on a appris la semaine dernière que les importations chinoises avaient diminué de 25% au premier trimestre, relève BRS. Mais le contraste est très net avec les importations chinoises de minerai de fer, qui ont pendant ce temps-là bondi de 10% sur la même période», a-t-il rappelé. Le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les prix des «capesize», navires forcés par leur grande taille de naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance, a terminé jeudi à 1564 points contre 1540 points une semaine auparavant.

Pour sa part, le Baltic Panamax Index (BPI), qui comporte sept routes (la plupart pour les céréales) empruntées par les navires adaptés aux dimensions du canal de Panama, a mis fin à six semaines de dégringolade, finissant à 1450 points contre 1377 points la semaine précédente, soit un rebond de plus de 5%.

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Pharma: un groupe chinois veut lever 2,2 milliards à Hong Kong

Le groupe pharmaceutique chinois Shanghai Pharmaceuticals prévoit de lever 2,2 milliards de dollars US (1,40 milliard d’euros) lors de son introduction à la Bourse de Hong Kong à la fin du mois, a rapporté la presse. Le groupe, l’un des leaders chinois du secteur, va proposer 664 millions d’actions à un prix compris entre 21,80 et 26,00 dollars de Hong Kong (entre 2,81 et 3,35 USD), a indiqué l’agence Dow Jones Newswires. La cotation du groupe doit débuter le 20 mai. Le groupe a confirmé que quatre grands investisseurs, dont la société publique d’investissement de Singapour Temasek et le groupe pharmaceutique américain Pfizer, allaient acheter pour 550 millions de dollars US d’actions

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INDE: resserrement monétaire pour lutter contre l’inflation

La banque centrale indienne a relevé mardi ses principaux taux d’intérêt pour la neuvième fois en quinze mois, en les augmentant de 50 points de base, dans un nouvel effort pour dompter une forte inflation. Le taux d’inflation annuel en Inde a atteint 8,98% en mars sur un an, après 8,31% en février.

A l’issue de ce nouveau relèvement des taux, le repo, taux auquel la banque centrale indienne prête aux banques commerciales, a été relevé à 7,25%. Le reverse repo, le taux d’intérêt que les banques reçoivent quand elles placent des avoirs à la banque centrale, a été porté à 6,25%.

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Fukushima: les indemnisations pourraient atteindre 33 milliards d’euros

Le gouvernement japonais a estimé à 33 milliards d’euros le montant des indemnisations liées à l’accident de la centrale nucléaire, selon le quotidien Asahi Shimbun. Quelque 80.000 personnes ont dû quitter leur domicile dans un rayon de 20 km. Le total des indemnisations comprend également les sommes qui devront être versées aux entreprises, agriculteurs et pêcheurs affectés.

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78 milliards d’euros pour le Portugal

Le montant de l’aide financière extérieure demandée par le Portugal à l’UE et au FMI devrait s’élever à 78 milliards d’euros, a annoncé le cabinet du Premier ministre démissionnaire, José Socrates. «Le montant de l’aide extérieure est de 78 milliards d’euros», a indiqué le cabinet de M. Socrates. Peu avant, le chef du gouvernement s’était adressé au pays lors d’une allocution télévisée pour annoncer qu’il était parvenu à un «bon accord» avec les délégations de l’UE et du FMI chargées de négocier le programme d’aide financière demandée par le Portugal. Selon ce plan d’aide sur trois ans, le pays pourra réduire son déficit public de façon «plus graduelle» que prévu, devant le ramener à 5,9% du PIB cette année, à 4,5% en 2012, puis 3% en 2013, a précisé M. Socrates.

Le plan d’aide au Portugal comprendrait 12 milliards d’euros pour les banques

 Les modalités du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros consenti au Portugal laisse craindre que le pays plonge dans une profonde récession en 2011 et 2012 estiment certains analystes. Par ailleurs, selon Reuters, le plan de sauvetage comprendrait 12 milliards d’euros pour une recapitalisation du secteur bancaire. L’accord prévoit que les banques portugaises devront porter leur ratio de fonds propres « durs » (core Tier 1) à 9% fin 2011 et à 10% fin 2012. Des responsables de l’UE et du FMI devaient rencontrer dans la journée des membres du principal parti d’opposition pour obtenir leur accord sur les modalités du plan, alors que des élections législatives anticipées sont prévues le 5 juin. L’annonce de l’accord a provoqué une certaine détente pour le papier portugais, dont les rendements ont reculé pour la première fois depuis plusieurs semaines. Le taux de l’emprunt à 10 ans, qui a touché mardi un plus haut historique depuis l’introduction de l’euro à 10,32%, reculait autour de 10% mercredi. Le spread avec le Bund allemand de même échéance a lui baissé à 677 points de base (pdb), contre un pic à 707 pdb mardi. Lisbonne a emprunté mercredi environ 1,12 milliard d’euros à trois mois, soit un peu plus que prévu, à des rendements en hausse par rapport à fin avril.

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US/ Plus de 50 entreprises principalement du secteur de la santé ont été touchées  par des transactions erronées qui ont été annulées. Beaucoup de transactions ont été effectuées très loin de cours de clôture de ces titres. NYSE Arca et Nasdaq OMX ont décidé donc d’annuler tous les trades qui ont été 30% au-dessus au au-dessous des prix antérieurs consolidés. Environ une trentaine des transactions ont été annulées sur le titre de Pfizer aux prix qui allaient de $27,60 jusqu’à $88,71 par action. Parmi les titres affectés figurent Aetna, Boston Scientific, Johnson&Johson, UnitedHeathGroup et Zimmer Holdings. Cela explique une hausse de ce secteur de 1% hier dans le marché très hésitant

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Le secrétaire américain au Commerce Gary Locke a affirmé mercredi qu’il était de plus en plus difficile pour les entreprises étrangères de faire des affaires en Chine, à cause de la réticence du pays à s’ouvrir à elles.

«Il y a peu de secteurs dans lesquels les Chinois ou d’autres investisseurs étrangers sont limités dans leurs investissements en Amérique», a rappelé M. Locke lors d’un discours à Washington.

«Malheureusement, ce n’est pas le cas pour les entreprises américaines présentes en Chine, qui sont fréquemment tenues à l’écart de secteurs entiers, ou forcées de donner des informations protégées sur leurs produits pour pouvoir pénétrer le marché chinois», a-t-il souligné.

Le secrétaire au Commerce a déploré des «décisions récentes» de la Chine qui «ont rendu son économie moins compétitive et moins accueillante pour les investissements directs étrangers».

Il a cité une statistique établie par l’organisation professionnelle des entreprises américaines présentes en Chine, selon laquelle 3% seulement des propositions de règlements sont soumises à enquête publique alors que la Chine s’est engagée en 2008 à rendre cette procédure obligatoire.

Il a aussi critiqué la proposition de révision, publiée en avril, du «Catalogue des investissements étrangers», qui distingue les secteurs économiques où la présence étrangère est encouragée, autorisée, restreinte ou interdite.

«Les Chinois ont promis (…) qu’ils lèveraient les interdictions (…) sur de nombreux secteurs où les entreprises américaines sont en pointe et ont beaucoup à offrir à l’économie chinoise. Or le nouveau Catalogue est loin de tenir cette promesse», a estimé M. Locke.

M. Locke, qui attend un vote du Sénat pour devenir ambassadeur des États-Unis à Pékin, s’est engagé à «contribuer à promouvoir les réformes des marchés en Chine et à ouvrir ces marchés aux entreprises américaines» dans ses futures fonctions.

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Prêts immobiliers: nouvelle plainte contre Deutsche Bank

Deutsche Bank a annoncé qu’elle faisait l’objet d’une nouvelle plainte au sujet de prêts immobiliers aux Etats-Unis, cette fois à Los Angeles, après avoir été déjà accusée mardi par les autorités américaines de «pratiques imprudentes» dans ce secteur. Le bureau du procureur de la ville de Los Angeles a indiqué avoir déclenché «une procédure d’action au civil contre Deutsche Bank pour avoir laissé se détériorer des centaines de propriétés saisies et pour avoir expulsé (abusivement) des centaines de locataires à bas revenus». Il exige que la banque rembourse aux locataires «actuels et passés les montants payés excédant la valeur actuelle de leur logement ainsi que les frais de déménagement», et de reverser à la municipalité les frais de réparation, inspection et enquête assortis de pénalités.

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USA: UBS accepte de payer 160 millions de dollars

Les Etats-Unis ont annoncé qu’UBS avait accepté de payer 160 millions de dollars de dommages et intérêts pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des obligations d’Etats fédérés et collectivités locales. Le département de la Justice et la commission des opérations de Bourse (SEC) ont indiqué qu’UBS avait reconnu avoir manipulé la procédure d’attribution de contrats publics de gestion de ces obligations. UBS s’est entendu avec d’autres institutions financières, entre 2001 et 2006, pour se répartir des clients aux Etats-Unis et ainsi gonfler les tarifs. «UBS et ses anciens dirigeants se sont rendus coupables de pratiques qui ont corrompu le processus concurrentiel et a causé du tort aux Etats et collectivités locales, et au final aux contribuables, dans tout le pays», a affirmé une adjointe du secrétaire à la Justice, Christine Varney. Les moyens utilisés par les cadres d’UBS pour ne pas éveiller les soupçons de leurs clients étaient relativement sophistiqués, a expliqué une enquêtrice de la SEC, Elaine Greenberg. Les grandes institutions financières avaient «passé des accords secrets et se répartissaient les rôles pour remporter des contrats et escroquer les Etats et collectivités locales», a-t-elle expliqué. La banque qui devait remporter un marché public bénéficiait d’»offres de complaisance» de ses homologues et avait «un droit de regard final» sur elles. Des versements déguisés en transactions financières permettaient de compenser le manque à gagner des perdants. Sur le montant qu’UBS a accepté de verser, quelque 47,2 millions de dollars iront aux Etats et collectivités locales, et 113 millions de dollars permettront de mettre fin à des poursuites des autorités fédérales et locales. En 2008, UBS avait fermé la filiale et licencié les salariés responsables de ces pratiques. Elle n’est plus présente dans cette activité aux Etats-Unis. La plus grande banque américaine, Bank of America, avait payé 137,3 millions de dollars en décembre pour mettre fin aux poursuites la visant dans la même affaire. L’enquête dure maintenant depuis quatre ans, et «elle se poursuit», ont rappelé des responsables du département de la Justice lors d’une conférence téléphonique. Le procès d’une entreprise californienne de services financiers, CDR Financial Products, doit s’ouvrir en janvier. A ce jour, 18 personnes ont été mises en cause dans cette affaire, et d’autres pourraient encore l’être.

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US/L’indice de la Mortgage Bankers Association a augmenté de 4% au cours de la semaine achevée le 29 avril. L’indice de refinancement a bondi de 6% alors que celui des demandes des prêts hypothécaires n’a progressé que de 0,3%. Le taux fixe hypothécaire à trente ans a été en moyenne de 4,76% pendant la semaine passée, en baisse par rapport à 4,8% au cours de la semaine précédente

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EUROPE/Pénurie de main-d’œuvre qualifiée à prévoir qui découlera des nombreux départs à la retraite. En 2020, il manquera à l’Europe douze millions de travailleurs qualifiés, tandis que la Chine verra sa proportion de seniors tripler à 24 % d’ici 2050

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Plus de trois quarts de la population mondiale disposent de faibles revenus, inférieurs à 10.000 dollars, ce qui représente quatre milliards de consommateurs et un marché potentiel de 5000 milliards de dollars. Par ailleurs, la classe moyenne globale devrait croître de 180% entre 2000 et 2020.

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Une population de plus de neuf milliards d’individus en 2050 implique une augmentation de 40% de la production de céréales, tandis que les besoins en hygiène et assainissement exploseront

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Un officier russe mal payé vole une voie ferrée

Un officier russe de la flotte de la Baltique est jugé à Kaliningrad pour avoir volé 575 mètres de voie ferré, ont rapporté les autorité militaires de cette enclave russe située entre la Pologne et la Lituanie. «Alexeï Goussev et son complice, manquant d’argent, ont décidé de voler des rails de voie ferrée pour les revendre. Après avoir engagé cinq ouvriers, ils ont démonté en trois jours 575 mètres de rails sur le tronçon Iantarni-Primorsk, d’un poids total de 30 tonnes», selon le service de presse du comité d’enquête. L’officier et ses complices ont été pris en flagrant délit, a précisé la même source. La valeur des rails volés s’élève aux 115.000 roubles (2800 euros environ), a indiqué le comité d’enquête.

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Chômeurs allemands interdits de paris sportifs

Les chômeurs allemands ne pourront plus parier sur les évènements sportifs. Le tribunal de grande instance de Cologne a demandé que les employés de Westlotto refusent les mises des clients s’ils savent qu’ils vivent des minima sociaux (Hartz-IV), et si la mise est trop importante. Cette décision confirme un premier jugement de mars dans lequel le tribunal interdisait à Westlotto d’enregistrer des paris lorsque les joueurs «risquent des mises trop importantes par rapport à leurs revenus». La décision concernait «en particuliers des récipiendaires de Hartz-VI». Le tribunal de Cologne n’a pas expliqué comment les salariés de Westlotto sont censés connaître et évaluer la situation professionnelle et financière des parieurs.

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Changes: la Corée du Sud veut investir une partie de ses réserves

La Corée du Sud souhaite investir une partie de ses réserves de changes en titres chinois libellés en yuans, afin de diversifier son portefeuille et de se protéger des fluctuations du dollar, a indiqué la Banque centrale sud-coréenne. «Notre Banque cherche à accroître ses investissements en Chine dans le cadre d’une stratégie à long terme», a déclaré un porte-parole. La Banque centrale a ainsi demandé l’obtention du statut d’investisseur institutionnel étranger en Chine. «Mais le montant de notre investissement sera faible», a-t-il dit. Seules les institutions étrangères détentrices de ce statut ont le droit d’investir dans les actions et obligations chinoises, selon des quotas décidés par les autorités financières de Pékin. La Banque de Corée veut diversifier son portefeuille d’investissements. Ses réserves de devises étrangères atteignaient le montant record de 307,2 milliards de dollars (206,5 milliards d’euros) fin avril, soit le septième montant le plus élevé au monde.

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COREE/Depuis la crise de 2008, le secteur financier coréen, banques commerciales mais aussi banques mutuelles, a soutenu à bout de bras le secteur de la construction en pleine tourmente. Les banques commerciales cotées ont procédé à des provisions sur ces crédits douteux mais toutes les banques non cotées a, semble-t-il, pris très peu de précautions. Ces banques, appelées saving banks, ont prêté plus de 12 milliards de dollars au secteur de la construction et l’on estime que 30% de ces crédits sont déjà en défaut de paiement. En tout, ce sont plus de 23 milliards de dollars de crédit accordés à ce secteur qui arrivent à échéance cette année avec le dilemme suivant pour le gouvernement : soit procéder à un grand nettoyage douloureux avec le risque d’une panique des épargnants, soit ordonner aux banques d’offrir une rallonge à des sociétés qui ne peuvent pas redémarrer et donc repousser le problème. Là où cela se complique pour les investisseurs des banques commerciales cotées est que ces dernières, en meilleure santé avec les résultats publiés, pourraient être appelées à la rescousse de ces saving banks par une série de fusions et acquisitions qui vont ouvrir la boite de Pandore. Le deuxième trimestre va nous en dire plus avec 13 milliards de dollars de crédits qui doivent être renouvelés ; le gouvernement va donc devoir se décider. Ce contexte délicat n’est pas sans rappeler celui du secteur des banques chinoises, très souvent sollicitées pour venir au secours des secteurs en difficulté avec l’argent des actionnaires minoritaires.

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COREE/Le secteur textile est, depuis longtemps, largement ignoré par les investisseurs depuis des années maintenant. L’idée d’un secteur en crise avec une surcapacité et des soucis d’ajustement coûteux aux nouvelles normes environnementales a tenu les actionnaires potentiels éloignés. Pourtant, il semble bien que la sévère cure de rationalisation (séparant les acteurs faibles des sociétés performantes) commence à procurer un retour sur investissement beaucoup plus prometteur. Il reste désormais dans la région très peu de sociétés qui ont la taille suffisante pour répondre rapidement aux commandes des grandes marques comme Wal-Mart, H&M, Gap ou Nike. Très peu d’entre elles répondent aux normes internationales de non-pollution et les clients sont de plus en plus sélectifs de peur d’avoir une mauvaise publicité pour utilisation de capacités polluant la planète. Enfin, depuis la crise de 2008, ces grands clients ne veulent plus gérer de gros stocks et préfèrent commander au coup par coup. Cela pose des défis logistiques importants mais pour les sociétés qui, comme Texwinca, sont capables d’y répondre, les marges de ces ordres « express » (trois semaines de délais de livraison en moyenne) sont 20% à 30% plus élevées que pour des ordres ordinaires. Ces ordres express représentent désormais plus de 50% des carnets de commandes ; la profitabilité s’en ressent positivement.

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En Inde, environ 1/3 des sociétés ont publié leurs résultats. Il est intéressant de voir qu’il existe une grande disparité selon les secteurs. Le choix des valeurs joue donc un rôle primordial.

Dans le secteur des SSII, alors que Tata Consultancy et HCL Technologies ont publié de bons résultats, Infosys et Wiproont déçu pour des raisons propres à chacune, et toutes les deux vont changer de management.

Au sein du secteur bancaire, les résultats sont également variés. HDFC Bank, ICICIC Bank et Yes Bank ont réussi à maintenir leur marge d’intérêt malgré la forte remontée des taux de rémunération des dépôts. Ceci n’est pas le cas pour Axis Bank, qui a fait croître ses crédits de 37% pour l’année fiscale 2011 au détriment de la rentabilité (la marge d’intérêt est en baisse de 40 points de base). Au sein de la Reserve Bank of India, des discussions ont lieu sur une possible libéralisation de la rémunération des dépôts. Cette dernière a révisé les normes de provisionnement des banques en demandant que le taux de couverture de créances douteuses soit de 70% sur la base de septembre 2010 et qu’il soit maintenu à ce niveau mais en relaxant toutefois sa définition de créances douteuses. Il est intéressant de noter que pour les banques qui ont publié, le coût du risque est en baisse.

Dans la consommation, les résultats de Dabur India font, sans surprise, apparaître une pression sur les marges (impact négatif de 90 points de base sur la marge opérationnelle) en raison de la très forte progression du cours des matières premières, partiellement limitée par une baisse des coûts de publicité.

Dans les biens d’équipement, notons que, à ce jour, seul Crompton Greaves a publié. Là encore, la marge opérationnelle est en baisse de 320 points de base en raison de la hausse des matières premières. Il est également intéressant de noter que le carnet de commandes domestiques est en décroissance. Les valeurs d’infrastructure payent durement le prix de l’augmentation du coût du capital.

Pour l’ensemble des sociétés qui ont publié à ce jour, la marge opérationnelle est en baisse de 110 points de base.

L’indice de confiance NCAER-Mastercard est passé de 153,8 en janvier à 145,3. L’inflation est la principale raison decette baisse de confiance

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BRESIL/les minutes de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque centrale du Brésil qui a laissé entrevoir une période prolongée de resserrement monétaire afin de faire converger l’inflation en 2011 et 2012 vers 4,5%, soit le milieu de la fourchette cible. Si les indicateurs ont révélé une légère décélération de la croissance du crédit en mars, son rythme demeure toutefois soutenu à 20% en année glissante.

Bradesco (la seconde banque privée du pays) a annoncé des résultats solides au premier trimestre grâce, pourl’essentiel, à un plus grand nombre que prévu de crédits accordés. De même, les détaillants en vêtements Renner etHering ont publié d’excellents résultats au titre du premier trimestre. La forte croissance de 23% des ventes à magasinscomparables s’est traduite par une nette dilution des dépenses et la marge d’Ebitda a progressé de 260 pb en année glissante, en dépit pourtant d’une contraction de 170 pb de la marge brute due à la hausse du prix du coton. .Dans la mesure où les salaires augmentent plus rapidement que l’inflation et que le chômage continue de baisser, la consommation reste vigoureuse malgré le ralentissement de l’économie.

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FRANCE/Le bouclier fiscal, pas encore supprimé, a bénéficié à 14.443 contribuables, qui ont reçu au total 591 millions d’euros « au titre du plafonnement de leurs impôts 2010 à 50% de leurs revenus 2009 », révèlent Les Echos qui citent des chiffres provisoires arrêtés en février par Bercy. Le montant moyen du chèque restitué est de 40.908 euros, mais 925 individus (7% des bénéficiaires) ont concentré 60% de l’enveloppe globale, soit une restitution moyenne de 381.000 euros. Quant aux très fortunés –c’est-à-dire les 32 personnes possédant un patrimoine supérieur à 16,5 millions–, ils ont perçu un chèque moyen de 169.000 euros.

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D’après les calculs des Echos, seules 25 entreprises du CAC 40 devront verser cette année la prime salariale sur les dividendes. Y échapperont Vivendi, Carrefour, EDF, Accor, France Télécom et Total, même si le groupe pétrolier est la société du CAC ayant réalisé le plus de profits en 2010.

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FRANCE/Servier roule sur l’or. D’après Les Echos, qui ont eu accès à ses comptes, le laboratoire dispose de deux milliards d’euros de trésorerie. « L’explication? Depuis sa création en 1954 par le docteur Jacques Servier, la société n’a jamais versé de dividende. » Le quotidien révèle que le résultat net part du groupe a plus que doublé lors du dernier exercice, à 378 millions d’euros (contre 143 millions pour l’exercice précédent), soit 10% du chiffre d’affaires. Quant aux ventes, elles ont atteint 3,7 milliards d’euros, en hausse de 6%.

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Le couturier Pierre Cardin, aujourd’hui âgé de 88 ans, se dit prêt à vendre son groupe pour un milliard d’euros, dans une interview au Wall Street Journal. « Je veux le vendre maintenant », annonce-t-il. Le quotidien américain rappelle toutefois que son empire, fondé en 1949, est estimé à 200 millions d’euros par des banques. Le couturier, qui n’a pas d’héritier, conditionne la vente à la promesse de rester aux manettes. « Je veux rester le directeur de la création », dit-il.

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France/1,2 milliard d’euros. C’est le coût minimum du Mediator, le médicament des laboratoires Servier pointé du doigt par un document confidentiel de la Cnam  récupéré par Le Figaro. « La Sécurité sociale a fait les comptes. Objectif: évaluer, pour l’Assurance-maladie obligatoire, autrement dit pour la collectivité, le coût engendré par le Mediator », écrit le quotidien. Sur ces 1,2 milliard, 879 millions d’euros concernent le seul remboursement des boites. Il faut y ajouter 315 millions d’euros « pour la prise en charge du sur-risque lié aux complications valvulaires cardiaques ». Pour réaliser cette étude, la Cnam a pris en compte toute la période de commercialisation du médicament (du 13 août 1976 au 30 novembre 2009), sachant que 145 millions de boites ont été vendues en 33 ans. Si on compte les remboursements effectués par les mutuelles durant cette période, il faut ajouter à la facture entre 250 et 300 millions d’euros. Soit un total de près de 1,5 milliard d’euros… Utilisé davantage comme coupe-faim, ce médicament réservé aux diabétiques en surcharge pondérale est accusé d’avoir provoqué la mort de 500 à 2.000 personnes.

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La guerre en Libye a déjà coûté un minimum de 50 millions d’euros à la France, dévoilent Les Echos. « C’est Gérard Longuet qui l’a indiqué mardi soir, devant la commission de la Défense nationale, selon nos informations ». Et d’ajouter: « sur les 50 millions en question, une trentaine sont liés aux munitions tirées par les avions de combat ». En plus: les quelque 10 millions liés aux primes des militaires engagés

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BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 1er Mai 11….en bord de route de la grande finance…

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. Vendredi 13 mai 2011 :

    Les investisseurs très majoritairement convaincus que la Grèce fera défaut.

    85% des investisseurs internationaux jugent un défaut de paiement de la Grèce inévitable, et une majorité d’entre eux ne sont guère plus optimistes pour l’Irlande ou le Portugal, selon un sondage réalisé par l’agence financière Bloomberg et diffusé vendredi dans un communiqué.

    L’agence a interrogé 1.263 investisseurs, traders ou analystes, pour réaliser ce sondage, publié à intervalles réguliers.

    Le nombre d’investisseurs interrogés estimant inéluctable un défaut de paiement de la Grèce a augmenté de 11 points depuis janvier.

    « Tous ces pays vont faire faillite à un moment ou à un autre », juge ainsi Wilhem Schroeder, responsable du fonds d’investissement Schroeder Equities à Munich (Allemagne), cité dans ce communiqué.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00343913-les-investisseurs-tres-majoritairement-convaincus-que-la-grece-fera-defaut.htm

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  2. L’Union Européenne et le FMI vont encore jeter 60 milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes (c’est-à-dire : la Grèce).

    Admirez le tableau :

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