Douce France

Brèves de trottoirs du 2 juin 11….en bord de route de la grande finance…

 Brèves de trottoirs du 2 juin 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…  

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE 

 

 PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

USA:  Le rythme des achats de Bons du Trésor par les banques américaines est le plus rapide en neuf mois, avec un retour aux titres du Trésor face à une expansion économique plus lente que prévu et des demandes de prêts limitées.

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Marchés obligataires américains: les obligations hypothécaires commerciales connaissent leur plus forte reprise en plus de 10 mois. Les obligations les plus risquées ont de nouveau produit les gains les plus importants de la dette spéculative suite à une réduction du nombre de titres en difficulté et à l’optimisme croissant que la Réserve Fédérale ne resserrera pas le crédit cette année.

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Marchés obligataires mondiaux: la Russie, l’Australie et les entreprises chinoises vendent des quantités accrues d’obligations en devises locales.

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USA/Poursuite de la hausse du crédit à la consommation

Le crédit à la consommation a augmenté pendant six mois d’affilée aux Etats-Unis pour la première fois depuis la panique financière d’octobre 2008, selon des chiffres publiés par la banque centrale américaine (Fed). L’encours des crédits à la consommation dans le pays a progressé en mars de 3,0% par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, pour s’établir à 2425,5 milliards de dollars en rythme annualisé.

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Les Etats-Unis n’ont regagné en effet que 1,7 million de postes sur les quelque 8,7 millions d’emplois perdus pendant la crise, et 8,6 millions d’Américains sont à temps partiel alors qu’ils souhaitent travailler à plein temps

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Royaume-uni. Leur richesse a gonflé en moyenne de 18% sur les 12 derniers mois.

Malgré la crise, les grandes fortunes britanniques ont vu leur richesse gonfler en moyenne de 18% sur les 12 derniers mois, sans toutefois détrôner de la première place le magnat de l’acier Lakshmi Mittal, selon le classement publié dimanche par le Sunday Times.

Dans un pays qui compte désormais 73 milliardaires contre 53 l’année dernière, soit presque le record de 75 atteint avant la crise, la reine n’arrive, elle, «qu’à» la 257e place avec une fortune évaluée à 300 millions de livres, en hausse de 3%.

Les trois premiers de ce palmarès publié chaque année par le Sunday Times – Lakshmi Mittal, l’homme d’affaires russe Alisher Usmanov, autre géant de l’acier, et l’industriel Roman Abramovich – sont à la tête respectivement de 17,5,12,4 et 10,3 milliards de livres, soit 20,14 et 11 milliards d’euros environ.

Lakshmi Mittal, homme d’affaires d’origine indienne et patron du leader mondial de l’acier ArcelorMittal, a toutefois essuyé un sérieux revers financier. Il a vu sa fortune diminuer de 22% en raison de la baisse de ses actions, enregistrant la plus forte chute de ce palmarès. Ce qui ne l’empêche pas de conserver la première place pour la septième année consécutive.

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Bond de la rémunération des dirigeants américains

La rémunération des directeurs généraux des plus grandes entreprises américaines a progressé de 11% sur les douze derniers mois à 9,3 millions de dollars en moyenne, selon une étude publiée  par le Wall Street Journal. Cette augmentation fait suite à une année au cours de laquelle la rémunération des patrons américains les mieux payés était restée stable. Réalisée par le cabinet de conseil en gestion Hay Group pour le compte du Wall Street Journal, l’étude indique que l’augmentation a été largement due à la décision des conseils d’administration de récompenser les directeurs généraux de bons résultats et de hausses du prix des actions des sociétés concernées en leur accordant de plus gros bonus et primes en actions.

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Rapport du FMI / Perspectives Mondiales avril11

http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2011/01/pdf/textf.pdf

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Dur réquisitoire contre Bernanke et Geithner

Le président de la banque centrale des Etats-Unis Ben Bernanke et l’actuel secrétaire au Trésor Timothy Geithner ne comprenaient pas la finance au moment où a éclaté la crise, a affirmé l’homme chargé par le gouvernement d’enquêter sur cette crise, Phil Angelides.

M. Angelides, président de la Commission d’enquête sur la crise financière (FCIC), témoignait devant une commission du Sénat sur les résultats de son enquête, ponctuée par un rapport de 600 pages publié en janvier.

«Ce qui est le plus frappant, c’est la manière dont ceux qui étaient responsables n’avaient pas les connaissances», a expliqué aux sénateurs cet ancien Trésorier de la Californie (1999 à 2007). «Une de nos découvertes les plus importantes, et je dirais l’une de nos plus troublantes, et c’est vraiment triste, c’est que quand la crise a commencé à se dénouer en 2007-2008, nous avons une situation où le Trésor, avec sa tête à l’époque Henry Paulson, la Fed, présidée à l’époque par Ben Bernanke, et la Fed de New York, dirigée à l’époque par Timothy Geithner, à beaucoup d’égards, n’avaient pas la connaissance, ne posaient pas les questions, et n’avaient pas suivi l’évolution du système financier, ce qui leur aurait permis de voir la nature de la crise qui était en train de se dérouler», a-t-il estimé.

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USA: des sénateurs veulent supprimer les avantages fiscaux des pétroliers

 Des sénateurs américains ont présenté un projet de loi pour supprimer les subventions versées par l’Etat fédéral sous forme d’avantages fiscaux aux grands groupes pétroliers, afin de contribuer à la réduction du déficit américain. Le texte qui viserait les cinq grandes compagnies pétrolières ExxonMobil, Shell, BP, Chevron et Conoco Phillips, mettrait fin aux subventions fédérales et dégagerait 21 milliards de dollars sur 10 ans qui seraient redirigés vers la réduction du déficit, ont indiqué les sénateurs démocrates Robert Menendez, Claire McCaskill et Sherrod Brown en présentant le texte hier lors d’une conférence de presse

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Le fondateur du fonds d’investissement américain Galleon, Raj Rajaratnam, accusé de délits d’initiés ayant rapporté plus de 45 millions de dollars, a été reconnu coupable par un jury populaire, au terme d’un long procès organisé à New York.

M. Rajaratnam, qui avait comparu libre 18 mois après son arrestation, a été laissé en liberté sous caution. Sa peine devrait être prononcée le 29 juillet.

Il encourt 25 ans de prison et plus de 100 millions de dollars d’amende pour les 14 chefs d’accusation desquels il a été reconnu coupable.

M. Rajaratnam, un milliardaire d’origine sri-lankaise âgé de 53 ans, était accusé d’avoir piloté des transactions illégales, sur la base de fuites d’informations confidentielles sur des sociétés cotées, un stratagème qui a rapporté «environ 45 millions de dollars» entre 2003 et 2009, sans compter des dizaines de millions de dollars supplémentaires en pertes évitées.

Seul accusé dans ce procès, M. Rajaratnam, resté impassible audition après audition, n’avait pas été appelé à la barre par les avocats défendant son dossier.

Le procès s’était ouvert le 8 mars, et les jurés ont mis plus de deux semaines à parvenir à une décision.

L’accusation avait bâti son dossier sur de nombreux enregistrements de conversations téléphoniques. «Vous avez entendu que les preuves les plus évidentes sont venues d’enregistrements, la preuve la plus puissante de la culpabilité du prévenu est sa propre voix», avait souligné le procureur adjoint Reed Brodsky lors de sa plaidoirie finale.

L’accusation avait également fait témoigner plusieurs personnes ayant déjà plaidé coupable dans ce dossier.

La défense de son côté avait tenté de faire valoir que M. Rajaratnam n’avait rien fait d’illégal, et avait décidé ses opérations de marché sur la base de recherche conduite de façon légitime et sur des informations publiques

«La démonstration de l’accusation réside dans la fiction selon laquelle les négociations entre sociétés ne sont jamais rendues publiques avant le communiqué final des entreprises», avait déclaré un avocat de M. Rajaratnam, John Dowd. «Ce n’est pas ainsi que les choses se passent dans la vraie vie», avait-il fait valoir.

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USA L’importance de l’immobilier selon Lockhart

L’immobilier reste le talon d’Achille de la reprise économique aux Etats-Unis, a déclaré hier un des dirigeants de la Fed, Dennis Lockhart. «L’hypothèse la plus raisonnable est que l’amélioration du secteur de l’immobilier sera à la traîne de celle de l’économie», a dit M. Lockhart, président de l’antenne de la Fed à Atlanta, lors d’un discours dans cette ville du sud-est des Etats-Unis.

Selon le texte de son allocution transmis à la presse, M. Lockhart a noté que les ventes de logements n’avaient encore montré «aucune tendance claire à l’amélioration» depuis le début de la reprise économique il y a bientôt deux ans.

Le logement a des conséquences sur la croissance économique directement, par le biais de la construction, au plus bas depuis 1960, et indirectement car les prix des biens immobiliers influent sur le patrimoine des ménages, dont environ deux tiers sont propriétaires aux Etats-Unis, et donc sur leur propension à consommer.

Quant au marché de l’immobilier d’entreprise, s’il montre des signes de «stabilisation», sa «faiblesse freine» elle aussi la reprise, estime M. Lockhart.

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Chine En avril, les nouveaux prêts ont progressé à 739,6 milliards de yuans (79 milliards d’euros) par rapport à 679,4 milliards de yuans en mars, mais reculé de 20,8 milliards de yuans (2,2 milliards d’euros) par rapport à avril 2010, a indiqué la banque centrale dans un communiqué

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La Poste US au bord de l’asphyxie financière

La Poste américaine a annoncé mardi être à moins de six mois de ne plus pouvoir honorer ses obligations vis-à-vis de l’Etat fédéral, alors qu’elle continue de perdre de l’argent à un rythme élevé. «Les projections financières actuelles de la Poste indiquent qu’elle connaîtra une pénurie importante de liquidités le 30 septembre, et ne sera pas en mesure de verser les 5,5 milliards de dollars exigés pour financer les pensions de ses retraités, qui seront dus à cette date», a indiqué l’entreprise. «De plus, la trésorerie descendra à un niveau critique d’ici à la mi-octobre, moment où elle devra faire au département du Travail un versement de 1,2 milliard de dollars pour la rémunération de ses salariés», a ajouté la Poste.

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La Turquie menacée par un «risque de change latent»

Le déficit des comptes courants inquiète. Face au risque de surchauffe, la banque centrale devrait relever les taux, selon des économistes

Les inquiétudes sur l’économie turque reprennent les investisseurs. La publication des chiffres de la balance courante avait mis en évidence un déficit record en mars, à 9,8 milliards de dollars, soit plus du double de l’année dernière à la même période. Des statistiques qui exacerbent les craintes sur cette économie, qui figure parmi les destinations favorites des investisseurs cherchant à diversifier leurs placements vers les pays émergents.

Plusieurs raisons expliquent cet écart: le taux d’épargne trop faible, la dépendance énergétique et le positionnement industriel du pays, résume Tania Sollogoub, économiste chez Credit Agricole. «Ce déficit est trop important et, de surcroît, financé par des capitaux courts: cela nous met dans une configuration de risque de change latent», poursuit-elle.

Forte croissance des crédits

De leur côté, des analystes d’UBS ont souligné fin avril que malgré les hausses de réserves obligataires des banques par la banque centrale, la croissance des crédits continue de s’accélérer. Pour eux, même si la 17e économie du monde a fait des progrès, on peut observer des parallèles inquiétants avec des épisodes de faiblesses des pays émergents dans le passé. Avant d’être des nouveaux «refuges», nombre de ces économies souffraient d’importants déficits externes financés par des capitaux spéculatifs («hot money»), conduisant les taux de croissance au-delà des niveaux soutenables. «Avec un déficit des comptes courants atteignant une proportion aussi élevée, une série de relèvements des taux serait nécessaire pour freiner la demande interne», concluent les experts.

La lire turque semble pourtant tenir le choc.  Pour Tania Sollogoub, c’est un signe que les marchés ont accepté la politique peu commune de la banque centrale, car ils ont confiance dans les fondamentaux de cette économie. L’institution a baissé les taux d’intérêt il y a quelques mois – alors que tous s’attendaient à ce qu’elle les relève – pour limiter l’appréciation de la devise et les maintient au niveau historiquement bas de 6,25%. En parallèle, elle a augmenté les réserves obligatoires des banques, tentant ainsi de limiter la croissance, considérée comme trop rapide, du crédit.

Croissance rigoureuse

Pour certains experts, ces mesures ne suffisent plus pour lutter contre la surchauffe. Dans une note publiée début mai, Citigroup a estimé que cette politique risque d’entraîner une surchauffe de l’économie, plaçant sa recommandation sur le pays à sous-pondérer.

La Turquie a affiché en 2010 une progression du PIB qui a peu à envier aux grandes locomotives émergentes. A près de 8%, selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI), cette progression avait surpris les analystes.

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Etats-Unis: baisse des saisies immobilières

Les saisies immobilières aux Etats-Unis ont baissé en avril, après leur forte poussée du mois de mars, a indiqué le cabinet spécialisé RealtyTrac, pour qui leur hausse devrait reprendre dans les mois à venir. Au total, 69.532 logements ont été saisis par des créanciers en avril, soit 5% de moins qu’en mars, et 25% de moins qu’un an plus tôt, selon les chiffres de RealtyTrac. Le cabinet note que le nombre des saisies reste supérieur à février, où il avait touché son niveau le plus bas en 22 mois.

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Obama veut faciliter l’exploitation du pétrole en Alaska

Jusqu’ici, les licences d’exploitation des réserves de l’Alaska étaient délivrées périodiquement, mais pas sur une base annuelle.

Le président américain Barack Obama s’est engagé  à accorder désormais des licences d’exploitation sur une base annuelle dans la Réserve nationale de pétrole de l’Alaska et à accélérer la production dans d’autres endroits. Dans son allocution hebdomadaire à la radio et sur internet, le président américain a reconnu que le prix de l’essence – qui dépasse dans certains endroits les 4 dollars le gallon (3,78 litres) – est l’une des plus importantes charges qui pèsent sur les foyers américains.

« Ces montées en flèche des prix du pétrole sont souvent temporaires et bien qu’il n’y ait pas de réponse toute faite pour résoudre ce problème, nous pouvons prendre certaines mesures de bon sens », a-t-il déclaré.

Le président a fait le voeu d’augmenter la production intérieure de pétrole tout en renforçant les mesures de sécurité pour l’environnement. « Pour ce faire, je vais demander au ministère de l’Intérieur d’accorder chaque année de nouvelles licences d’exploitation dans la Réserve nationale de pétrole en Alaska, dans le respect des zones sensibles », a-t-il dit.

Un responsable de l’administration a précisé qu’aucun forage dans la Réserve naturelle de l’Arctique ne serait autorisé, contrairement à ce que réclament les républicains. Jusqu’ici, les licences d’exploitation des réserves de l’Alaska étaient délivrées périodiquement, mais pas sur une base annuelle.

Le président a par ailleurs proposé d’accélérer la prospection pour découvrir de nouveaux gisements pétrolifères au large des côtes américaines dans l’Atlantique, d’augmenter le nombre de licences d’exploitation dans le golfe du Mexique et de créer des mesures incitatives pour que les compagnies pétrolières exploitent d’avantage les licences déjà acquises.

Déjà en mars 2010, Barack Obama avait lancé l’idée d’accélerer les forages, mais avait changé d’avis après la marée noire de BP en Louisiane. Il continue à prôner davantage d’économies d’énergie et le recours au nucléaire et aux énergies renouvelables.

 il a formellement appelé le Congrès à supprimer les subventions aux compagnies pétrolières qui coûtent, chaque année, 4 milliards de dollars au gouvernement américain.

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Norvège: la valorisation du fonds souverain approche les 400 milliards d’euros

Le fonds de pension public norvégien, le deuxième plus gros fonds souverain au monde, a vu sa valeur approcher les 400 milliards d’euros au premier trimestre, a annoncé la Banque de Norvège chargée de sa gestion. Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat et investi en actions et obligations internationales ainsi que – modestement – dans l’immobilier, le fonds pèse désormais 3.102 milliards de couronnes (395,7 milliards d’euros), soit 24 milliards de plus que fin 2010 et son niveau le plus élevé jamais atteint. Au cours des trois premiers mois de l’année, ses placements financiers se sont appréciés de 59 milliards de couronnes, soit un rendement de 2,9% pour les actions et de 0,7% pour les obligations.

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USA : la traque aux délits d’initiés devrait s’activer

La victoire éclatante des autorités américaines contre Raj Rajaratnam, fondateur du fonds Galleon reconnu coupable de délit d’initié mercredi, devrait les encourager à partir à la chasse aux fraudeurs, et à assainir les pratiques à Wall Street. Le verdict du procès du milliardaire d’origine sri-lankaise, reconnu coupable de 14 chefs d’accusation sur 14, «va envoyer une onde de choc dans la communauté financière», estime David Webber, professeur à l’Université de Boston. Cela va «encourager les procureurs» à engager plus de poursuites, et «ceux qui ont commis des délits d’initié doivent être terrifiés à l’heure actuelle», ajoute-t-il.

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USA: les réserves de l’assurance-santé publique épuisées plus vite que prévu

L’assurance-santé publique des personnes âgées aux Etats-Unis aura épuisé ses réserves en 2024, soit cinq ans plus tôt qu’estimé l’an dernier, selon un rapport officiel présenté par le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner. En l’état actuel des projections, le programme hospitalier du Medicare, assurance-santé des aînés gérée par l’Etat fédéral, ne pourra plus rembourser ses bénéficiaires à 100% à partir de 2024. A partir de cette date, les recettes provenant de cotisations des actifs permettront de couvrir encore 90% des coûts d’hospitalisation, mais ce ratio devrait baisser progressivement jusqu’en 2075, selon les conclusions de ce document volumineux.

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Petrobras: bénéfice net de plus de 6,7 milliards de dollars

La compagnie pétrolière brésilienne Petrobras a annoncé avoir réalisé un bénéfice net de près de 11 milliards de reais (plus de 6,7 milliards de dollars) au premier trimestre, poursuivant sur sa lancée d’une année 2010 record. Ce résultat est en hausse de 42% par rapport au premier trimestre de 2010 (7,7 milliards de reais), année terminée sur un bénéfice net record de 20 milliards de dollars, précise dans un communiqué la compagnie semi-publique, détenue à 48% par l’Etat brésilien. De janvier à mars, la production totale de pétrole et de gaz de Petrobras a augmenté de 3% par rapport au premier trimestre 2010, pour s’établir à 2,62 millions de barils équivalent pétrole par jour, ajoute la compagnie.

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USA : reflux de l’excédent des capitaux à long terme

L’excédent de la balance des flux de capitaux investis à long terme des Etats-Unis a une nouvelle fois reculé en mars, selon des données publiées lundi à Washington par le Trésor. Le solde de cette balance des flux nets d’investissement s’est établi à 24,0 milliards de dollars contre 27,2 milliards de dollars le mois précédent. C’est son quatrième mois consécutif de baisse.

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FED: Bernanke inquiet de la baisse des crédits pour la recherche fondamentale

La baisse des subventions pour la recherche fondamentale aux Etats-Unis est «assez inquiétante», a déclaré le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke. «La baisse de l’accent mis sur la recherche fondamentale est assez inquiétante car cette dernière est en fin de compte la source principale de l’innovation quoique souvent après un grand laps de temps», a dit M. Bernanke à l’occasion d’un forum consacré au rôle de l’Etat dans l’innovation. M. Bernanke a indiqué que la part des dépenses de recherche et développement était restée «relativement stable» aux Etats-Unis «au cours des trente dernières années, à environ 2,5% du produit intérieur brut». Néanmoins, a-t-il ajouté cette «stabilité apparente masque» une baisse des subventions de l’Etat fédéral rapportées au PIB depuis les années 1970 qui a été compensée par une hausse inversement proportionnelle des dépenses du secteur privé. Elle masque aussi «une baisse de la part des crédits accordés à la recherche fondamentale – par opposition à ceux accordés à des activités de recherche et développement plus appliquées», a encore dit M. Bernanke, selon le texte de son allocution distribué à la presse. Pour le président de la Fed, cela tient au fait que les dépenses de l’Etat sont généralement plus orientées vers la recherche fondamentale, qui engendre généralement peu de retour sur investissements à court terme. M. Bernanke a rappelé que «la révolution internet de la décennie 1990 prenait sa source à des investissements en faveur de la science dans les décennies 1970 et 1980».

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Le métal jaune pèse très lourd dans les portefeuilles de George Soros et John Paulson. Ou en tout cas « pesait » pour Soros, qui s’est mis à vendre.

Le milliardaire George Soros a vendu, au premier trimestre, une grande part de ses avoirs en or. Le Soros Fund Management a quasiment liquidé ses participations en SPDR Gold Trust et iShares Gold Trust, selon une déclaration de transparence communiquée par la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. Il a aussi vendu pas mal d’actions qu’il possédait dans des sociétés minières, telles que NovaGold et Kingross Gold.

Le milliardaire a-t-il senti que l’or avait atteint son pic? Au sommet de Davos en janvier 2010, George Soros avait estimé que s’il y avait une « bulle ultime » à redouter c’était bien celle en formation sur « le marché de l’or ». Acheter un actif au début d’une bulle constitue un comportement rationnel, mais encore faut-il parvenir à se dégager à temps. Comme l’avouait alors Soros, « toute la question est de savoir où l’on se situe dans la bulle ».

Par contre, pendant que Soros liquide, le « sultan des subprimes », John Paulson maintient, et même renforce, ses positions dans l’or.

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Le pôle Nord peut-être sous allégeance danoise

Le cercle polaire pourrait renfermer un cinquième des réserves d’hydrocarbures pas encore découvertes dans le monde.

Le Danemark a l’intention de revendiquer le pôle Nord en plus des territoires (Groenland et îles Féroé) qu’il possède déjà dans l’Arctique, a annoncé mardi la ministre des Affaires étrangères Lene Espersen, confirmant une information du quotidien danois Information. «Nous pensons que le Danemark sera en mesure de justifier ses revendications sur une zone qui inclut, entre autres, le fonds sous-marin du pôle Nord», déclare Mme Espersen dans un communiqué en soulignant que «le pôle Nord lui-même n’était pas un objectif en soi».

Dans la matinée, le journal en ligne danois Information avait révélé que Copenhague comptait «revendiquer le plateau continental dans cinq zones autour des îles Féroé et du Groenland, y compris le pôle Nord lui-même», en citant un document diplomatique qui doit être publié en juin et dont il s’est procuré une copie. Mme Espersen a confirmé que le Danemark, le Groenland et les îles Féroé travaillaient à l’élaboration d’une stratégie pour l’Arctique pour les dix prochaines années, et que ce document serait prêt à la mi-juin. «Il m’est impossible à l’heure d’aujourd’hui de commenter une stratégie qui est toujours en cours d’élaboration et qui doit aussi être discutée avec les partis parlementaires», ajoute la ministre dans le communiqué.

L’adoption par le Danemark de ce plan intitulé «Stratégie pour l’Arctique 2011-2020» risque de créer des tensions autour de cette région avec la Russie, les Etats-Unis, le Canada et la Norvège, les autres pays riverains.

La fonte de la banquise et les nouvelles technologies attisent les convoitises dans la région devenue plus facile d’accès et qui regorge de réserves d’hydrocarbures.

Selon l’Institut de géophysique américain (USGS), le cercle polaire pourrait renfermer un cinquième des réserves d’hydrocarbures pas encore découvertes dans le monde, soit 13% du pétrole et 30% du gaz, la plupart situées en mer.

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Les méfaits manifestes du travail sédentaire

Une étude dirigée par l’American Cancer Society révèle les méfaits du travail sédentaire. Selon les chercheurs, rester plus de six heures assis à son bureau aurait de graves et irréversibles conséquences sur la santé. Un article paru dans La Repubblica rapporte les résultats d’une étude menée par l’American Cancer Society sur les méfaits du travail sédentaire. Une activité qui, à l’ère de l’Internet, touche de plus en plus de personnes. Selon les analyses menées par les chercheurs, le maintien de la position assise pendant plus de six heures par jour peut avoir de graves conséquences potentiellement irréparables sur la santé. «Les muscles deviennent aussi réactifs que ceux d’un cheval mort. Cela peut entraîner notre métabolisme à générer une cascade d’effets indésirables», explique Marc Hamilton, chercheur au Centre de recherche biomédicale Pennington.

Les chiffres ne sont pas plus rassurants. L’étude menée sur 123.000 personnes affirme que les travailleurs sédentaires ont un taux de mortalité 20% (40% pour les femmes) supérieur à celui des salariés assis moins de trois heures par jour.

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USA: la Justice enquête sur la titrisation de prêts hypothécaires

La Justice de New York enquête sur la titrisation de prêts hypothécaires et va tenir des réunions à ce sujet avec plusieurs des plus grandes banques américaines la semaine prochaine, affirme le Wall Street Journal. Le ministre de la Justice de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, rencontrera notamment des dirigeants de Bank of America, Morgan Stanley et Goldman Sachs, précise le quotidien. Il a l’intention de discuter de la titrisation des prêts hypothécaires et d’autres pratiques liées à ce prêts, et a demandé à recevoir des documents de la part de ces banques, poursuit-il. Le processus de titrisation passe par le regroupement de prêts hypothécaires en «lots» qui sont ensuite découpés en titres obligataires

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Espagne: baisse des créances bancaires douteuses

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a baissé en mars après cinq mois consécutifs de hausse, à 6,11%, selon des chiffres publiés par la Banque d’Espagne. Les créances douteuses des établissements bancaires du pays s’élevaient à 111,511 milliards d’euros en mars, soit 6,11% du total de créances contre 6,19% en février, un taux qui reste toutefois au plus haut depuis 1995. Ce taux, qui n’était que de 4,98% en octobre 2009, s’est fortement détérioré au cours de l’année 2010. La situation des établissements bancaires espagnols reste une source d’inquiétudes pour les investisseurs internationaux en raison des conséquences de l’éclatement de la bulle immobilière fin 2008, de la récession qu’a traversée le pays et du fort renchérissement du coût du crédit ces derniers mois.

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Moody’s: les télécoms affectés par la crise de la dette souveraine en Europe

Les télécoms sont très sensibles à la situation macro-économique et les notes de certains opérateurs présents dans les pays européens frappés par la crise de la dette (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande) pourraient être affectées, a estimé hier l’agence de notation Moody’s. «Le chiffre d’affaires des télécoms dans ces pays a baissé entre 3% et 13% de 2009 à 2010, et cette baisse a dépassé celle du PIB», a relevé Ivan Palacios, analyste senior chez Moody’s. «En se basant sur la chute des ventes intervenue en Grèce et en Irlande, Moody’s s’attend à ce que le chiffre d’affaires des télécoms connaisse une baisse entre 5% et 10% en 2011 dans les pays les plus affectés par la crise», a-t-il ajouté. Selon Moody’s, les opérateurs télécoms «qui risquent le plus de voir leurs notes affectées par l’affaiblissement macroéconomique sont ceux qui sont le moins diversifiés géographiquement (avec plus de 75% du résultat opérationnel généré dans les quatre pays concernés, plus l’Italie), dont la flexibilité financière est la plus limitée et qui opèrent dans des pays dont la dette souveraine pose problème», selon un communiqué.

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Vieillissement démographique : L’EXPLOSION DES COUTS DE LA DEPENDANCE

RAPPORT OCDE. La population âgée de 80 ans et plus passant de 4% à près de 10% à l’horizon 2050.

Les dépenses de prise en charge de la dépendance vont doubler, voire tripler dans les pays de l’OCDE d’ici 2050, prévient l’organisation dans un rapport publié mercredi, appelant les Etats à améliorer leur gestion en la matière et à mieux aider les acteurs du secteur.

En 2008, les dépenses ont représenté en moyenne 1,5% du PIB des pays de l’OCDE (pays riches). Elles se sont échelonnées de 0,1% du PIB au Portugal à 3,6% en Suède, la France étant proche de la moyenne avec 1,7%.

Mais, prédit l’organisation, ces dépenses «devraient au moins doubler, voire tripler, à l’horizon 2050», la population âgée de 80 ans et plus passant de 4% à près de 10% sur la même période.

Fort de ce constat, Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, souligne que «les politiques manquant de cohérence qui sont en place dans de nombreux pays doivent être revues».

Selon lui, il faut «optimiser les dépenses» et «épauler les aidants familiaux, qui constituent l’épine dorsale des dispositifs de prise en charge de longue durée».

Actuellement, au sein de l’OCDE, quelque 70% des personnes dépendantes sont prises en charge à domicile, un système moins coûteux que la prise en charge en établissement qui, bien que moins utilisée, absorbe 62% des dépenses. Et plus d’un adulte sur dix s’occupe d’une personne fragilisée.

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Merkel sort de sa réserve contre l’Europe du Sud

UE. La chancelière ne supporte pas que les Grecs, les Espagnols ou les Portugais puissent partir à la retraite plus tôt que les Allemands Les réactions n’ont pas tardé.

La chancelière Angela Merkel a fustigé les vacances et systèmes de retraite des pays d’Europe du Sud, qu’elle juge bien trop généreux, dans des propos qui faisaient couler beaucoup d’encre en Allemagne hier. «Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu’en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c’est important», a dit Mme Merkel mardi soir lors d’une manifestation de son parti conservateur CDU dans la petite ville de Meschede, à l’Ouest du pays. «Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains avoir plein de vacances et d’autres très peu, à la longue cela ne va pas», a-t-elle ajouté, selon des propos rapportés par l’agence de presse allemande DPA.

Un porte-parole du gouvernement les a indirectement confirmés lors d’un point de presse régulier mercredi, où ils ont fait l’objet de plusieurs questions. «Rien que le fait que nous en parlions ici vous montre que ces déclarations étaient à prendre au sérieux», a déclaré ce porte-parole, Christoph Steegmans. Il a rappelé qu’une harmonisation de l’âge de la retraite était l’une des pistes de réforme mentionnées dans le «pacte pour l’euro», sur lequel les dirigeants européens se sont mis d’accord fin mars et qui doit aider à renforcer la compétitivité de certains pays pour remédier aux déséquilibres en zone euro.

Il n’en reste pas moins que les propos de Mme Merkel, dont le Spiegel relevait hier qu’ils allaient vraisemblablement «susciter la colère» dans les pays visés, contrastent avec le ton mesuré adopté d’ordinaire par la chancelière.

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Vague d’explosions de pastèques en Chine

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Une mystérieuse vague d’explosions de pastèques secoue la Chine. Ce phénomène pourrait être du à l’usage d’un produit chimique par les récoltants. Il risque de renforcer la méfiance croissante des Chinois face à leur alimentation. Près de 50 hectares de cultures de pastèques ont été perdus dans la ville de Danyang, située dans la province orientale du Jiangsu. «Le 7 mai, j’ai compté 80 (pastèques explosées), mais l’après-midi il y en avait 100», a déclaré un cultivateur, Liu Mingsuo, cité mardi soir dans un reportage de la télévision centrale CCTV. Ce phénomène pourrait s’expliquer par l’utilisation excessive de forchlorfenuron, un accélérateur de croissance. M. Liu a expliqué avoir aspergé lundi ses cucurbitacées de ce produit chimique qui favorise la division cellulaire et permet d’augmenter la taille des fruits, d’améliorer leur couleur et les rendements, et n’est pas interdit à la vente. Mais CCTV et d’autres médias ont rapporté que de fortes précipitations pouvaient également expliquer ces explosions et que les paysans n’ayant pas eu recours au produit chimique avaient eux aussi subi des pertes. Quoiqu’il en soit, cette vague d’explosions est susceptible de renforcer le manque de confiance des Chinois face aux produits de leur agriculture, qui recourt massivement aux engrais chimiques. Depuis l’énorme scandale du lait contaminé à la mélamine (2008, six enfants tués), le pays a connu de nombreux scandales alimentaires, avec notamment de la viande de porc ou des petits pains vapeur trafiqués ou du riz chargé en métaux lourds.

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Les banques françaises ont versé près de deux milliards d’euros de bonus à leurs traders en 2010. Alors qu’au plus fort de la crise, elles s’étaient engagées à réduire les rémunérations de leurs collaborateurs, les quatres principales banques françaises ayant une activité sur les marchés financiers – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis – ont versé à leurs traders des bonus équivalents à ceux de l’année 2009.

Depuis le 1er janvier, un nouveau dispositif législatif oblige les banques à publier le montant des rémunérations versées à leurs collaborateurs. Au Crédit agricole et à la BNP Paribas, ces chiffres sont similaires à ceux versés en 2009, soit respectivement un bonus moyen de 150 000 euros et 291 000 euros par collaborateur. La Société générale a versé un bonus moyen de 198 000 euros, soit 34 000 euros de moins que l’année précédente. Chez Natixis, les primes sont en nette hausse, puisqu’elles s’élèvent en moyenne à 187 000 euros en 2010, contre 142 000 euros en 2009.

Le dispositif d’encadrement des bonus, adopté en décembre 2010, oblige un paiement de ces primes différé dans le temps. Selon le Parisien, 40 à 60% de ces primes doivent être versées sur trois à cinq ans.

PARTIE FIXE EN HAUSSE DE 40%

Si le montant global des bonus distribués en 2010 reste constant par rapport à l’année précédente, la partie fixe de la rémunération des traders a elle augmenté de plus de 40%. Elle passe de 729 millions d’euros en 2009 à plus d’un milliard d’euros en 2010.

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S&P: inquiétudes sur l’endettement des ménages nordiques

Depuis 1995, l’endettement des ménages nordiques a fortement augmenté. S’il continuait au rythme actuel, cela pourrait à terme menacer la stabilité financière des pays de la région. En 2010, rapporté à leur revenu disponible, l’endettement des ménage représentait environ 80% en Finlande, 160% en Suède, 190% en Norvège et 200% au Danemark. Par ailleurs, depuis une vingtaine d’année, les quatre pays connaissent une forte progression des prix de l’immobilier. Désormais, les principales banques nordiques ont toutes d’importants portefeuilles de crédits hypothécaires, selon une note de Standard and Poors diffusée hier. Certes, les marchés immobiliers et bancaires nordiques n’ont pas trop souffert de la crise. Pour autant, dans l’éventualité d’une récession sévère, avec augmentation du taux de chômage ou des taux d’intérêt, la qualité des actifs bancaires pourraient s’en ressentir ainsi que, par ricochet, les perspectives économiques et budgétaires de ces pays. Des facteurs structurels existent, qui peuvent atténuer l’impact d’un tel scénario. Cependant, la combinaison d’un endettement accru, de systèmes de protection sociale moins généreux qu’auparavant et d’un appétit des ménages pour des investissements relativement risqués est, elle, de nature à déclencher des effets de dominos.

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Transports maritimes /Progression marquée des prix des frets secs

 Les bonnes perspectives sur la demande poussent les tarifs à la hausse Le marché bénéficie également d’une forte activité dans l’Atlantique.

Les prix des transports maritimes de matières premières sèches ont grimpé la semaine dernière, montant à leur plus haut niveau depuis deux mois, portés par un regain d’optimisme sur la demande, tandis que les frets pétroliers accéléraient leur recul.

L’indice composite Baltic Dry Index (BDI), moyenne des prix pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc), a terminé vendredi à 1.474 points, à son plus haut niveau depuis début avril, contre 1.349 points sept jours auparavant.

Cette progression hebdomadaire de plus de 9% s’explique en partie par de bonnes perspectives sur le front de la demande et «une activité robuste dans l’Atlantique, où un nombre significatif de voyages a été enregistré», ont observé dans une note les analystes de l’agent maritime BRS.

Le marché a notamment profité «du bon niveau des exportations de charbon de l’Indonésie», le deuxième exportateur mondial, ainsi que dans les transports de sucre, de métaux usagés et de céréales, ont-ils précisé.

Cet élan devrait être conforté par l’annonce, samedi, de la levée au 1er juillet, de l’embargo sur les exportations de céréales de la Russie, quatrième producteur de blé dans le monde. Cet embargo avait été décrété en août 2010 en raison d’une sécheresse sans précédent. La catégorie des plus gros navires a également enregistré une hausse soutenue, pour la deuxième semaine consécutive.

Le Baltic Capesize Index (BCI), qui compile les prix des «capesize», navires forcés par leur grande taille de naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance, a fini à 1.821 points, à son plus haut niveau depuis la mi-mars, contre 1.633 points le vendredi précédent.

La prudence des opérateurs, dans un marché toujours marqué par une forte surcapacité de la flotte disponible, devrait cependant persister.

De leur côté, les tarifs des frets pétroliers accentuaient leur chute, tombant à leurs plus bas niveaux depuis fin février, toujours plombés par la surabondance du tonnage disponible et les inquiétudes sur la solidité de la consommation énergétique mondiale face aux prix élevés du baril de brut.

L’indice Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur cinq routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.), a enregistré sa quatrième semaine consécutive en forte baisse, finissant vendredi à 724 points contre 781 points la semaine précédente.

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Le recyclage durable d’une centrale nucléaire

 Manèges, glaces et frites à volonté donnent des airs de fête foraine à l’ancienne centrale nucléaire allemande de Kalkar. La centrale qui devait être à l’origine un fleuron technologique n’a jamais servi. Mais l’imposante tour de refroidissement est toujours là. Recouverte d’une fresque de paysage alpestre, sa paroi en béton sert de mur d’escalade. Les bâtiments des turbines et du réacteur accueillent des chambres d’hôtel, des restaurants et des bars. «Nous n’avons réaménagé qu’un tiers des bâtiments à ce jour», déclare Han Groot Obbink, directeur du parc. Une piscine intérieure, un spa, des boutiques et un village bavarois sont prévus dans les années à venir, pour attirer plus de monde en hiver. Pour rassurer les visiteurs méfiants, «nous précisons systématiquement dans nos brochures que la centrale n’a jamais fonctionné», insiste le directeur néerlandais.
Bien avant que le gouvernement allemand décide de fermer définitivement ses centrales nucléaires d’ici 2022, celle de Kalkar était mort-née. Dans les années 1970, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas avaient décidé de bâtir à Kalkar un «surgénérateur» (du type de Superphénix prévu à l’époque à Creys-Malville), qui devait produire plus de combustible fissile qu’il n’en consommait grâce à un réacteur à neutrons rapides (RNR). Mais le projet avait soulevé de vives craintes. «Le sodium, utilisé pour refroidir les neutrons rapides, est inflammable au contact de l’air et de l’eau», rappelle Willibald Kunisch, ancien opposant à la centrale. 
Des exigences de sécurité constamment modifiées, des procès en série, les catastrophes nucléaires de Three Mile Island aux Etats-Unis et de Tchernobyl en Ukraine, ou encore le contre-choc pétrolier de 1986 ont lentement creusé la tombe du surgénérateur, dont le coût ne cessait d’enfler. Le projet est définitivement enterré en 1991, après avoir englouti 7 milliards de marks (environ 3,5 milliards d’euros). Un entrepreneur néerlandais, Hennie van der Most, spécialiste de la reconversion de friches industrielles, rachète quatre ans plus tard le site et ses environs pour quelque 3 millions de marks (1,5 million d’euro). Aujourd’hui «Wunderland Kalkar» accueille 600.000 visiteurs par an et emploie jusqu’à 550 personnes en haute saison, selon Han Groot Obbink.

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Aux USA, si l’on analyse les portefeuilles boursiers des membres du Congrès, on se rend compte qu’ils font en moyenne 6% de mieux que le marché chaque année.

Et ceci de façon récurrente. A l’heure du procès scandale de Galleon qui a mis en lumière les abus et les opérations d’insider trading de la part de certains personnages « hauts placés », on peut se poser la question en ce qui concerne l’étonnante prime que les « Congressmen » peuvent ajouter à leurs portefeuilles personnels… Visiblement, la fonction veut qu’ils soient un peu plus égaux que les autres…

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Chine/Risque de bulle due à l’épargne trop élevée

 Le taux d’épargne qui atteint environ 50% du PIB est l’un des plus élevés du monde.

Le gouverneur de la banque centrale chinoise a mis en garde contre la formation d’une bulle d’actifs liée à une épargne trop élevée en Chine, en ajoutant que Pékin devait trouver le moyen de promouvoir la croissance tout en maîtrisant l’inflation.

Le taux d’épargne en Chine, qui atteint environ 50% du Produit intérieur brut (PIB), est l’un des plus élevés au monde.

«La Chine est une économie avec des taux d’épargne élevés, ce qui peut conduire à des investissements élevés et alimenter des bulles», a déclaré Zhou Xiaochuan devant des responsables industriels et gouvernementaux lors d’un forum sur la finance à Shanghai.

«Un taux d’épargne élevé a du bon, mais aussi d’autres aspects contre lesquels il convient d’être vigilants», a ajouté le gouverneur de la banque centrale. Les ménages chinois mettent en moyenne de côté environ 20% de leur revenu disponible pour faire face à des dépenses de logement, de santé, qui restent en grande partie à la charge des patients, et d’éducation. Les établissements scolaires, en théorie gratuits jusqu’au collège, imposent la plupart du temps toutes sortes de frais aux familles.

«Il nous faut trouver un nouveau point d’équilibre pour promouvoir la croissance économique tout en contrôlant l’inflation», a encore dit M. Zhou.

La banque centrale a depuis l’automne dernier eu recours à de nombreuses mesures de resserrement monétaire pour éviter un emballement de l’inflation, qui a atteint 5,4% en mars et 5,3% en avril, contre un objectif de 4% fixé par le gouvernement pour 2011.

La hausse des prix est alimentée par une abondance de liquidités, résultat d’un gonflement du volume des prêts pour répondre à la crise financière de 2008 et d’une accumulation sans précédent de réserves de change.

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USA Possibles suites judiciaires pour Goldman Sachs

Une enquête du Sénat aux conclusions accablantes pour la banque d’affaires Goldman Sachs, accusée par les parlementaires d’avoir spéculé aux dépens de ses clients, devrait avoir des suites judiciaires, a affirmé le Wall Street Journal. «Les dirigeants de Goldman Sachs s’attendent à recevoir bientôt des injonctions de la justice américaine pour obtenir plus de renseignements sur son activité liée aux créances immobilières, selon des personnes au courant de la situation», a indiqué le quotidien des affaires. A en croire le WSJ, les enquêteurs du Département de la justice cherchent à voir s’il y a matière à des poursuites au pénal dans des pratiques que dénonce un rapport du Sénat sur «Wall Street et la crise financière: anatomie d’un effondrement financier

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Belgique: Fitch s’inquiète de la crise institutionnelle et baisse sa perspective

L’agence de notation Fitch Ratings s’est inquiété de la persistance de la crise institutionnelle en Belgique, ce qui l’a conduit à abaisser de «stable» à «négative» la perspective de la note du pays. La dette à long terme du royaume est actuellement notée «AA+», soit la deuxième note possible dans la classification de Fitch. La décision de l’agence implique qu’un abaissement de la note du pays est susceptible d’intervenir à moyen terme. «La perspective négative reflète les préoccupations de Fitch devant le rythme des réformes structurelles dans les années à venir et la capacité du pays à accélérer sa consolidation budgétaire tant que la crise institutionnelle n’aura pas été résolue», a expliqué Douglas Renwick, le responsable des notes souveraines chez Fitch. Pour l’agence, sans un accord politique sur la réforme institutionnelle, il sera difficile d’arriver à des comptes publics à l’équilibre

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Lutte anti-corruption /La Suisse toujours bien positionnée

 Seul sept Etats appliqueraient réellement la convention de l’OCDE ratifiée par près de 40 pays Selon le rapport de Transparency.

La Suisse figure parmi les sept pays les plus efficaces dans l’application de la convention de l’OCDE qui vise à lutter contre la corruption et les pots-de-vin. Dans l’ensemble, la corruption stagne dans l’OCDE, indique l’ONG Transparency International.

La convention Transparency n’est appliquée que dans un tiers des pays signataires, selon le rapport rendu public hier par l’ONG Transparency International (TI). Et sur les 38 pays qui ont ratifié la convention, seuls sept Etats l’appliqueraient aujourd’hui vraiment activement.

Outre la Suisse, les champions de la lutte anti-corruption sont actuellement le Danemark, l’Italie, la Norvège, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. A noter que ces derniers sont loin devant les autres pays en termes d’enquêtes en cours et de personnes et d’entreprises condamnées.

La Suisse s’en sort bien dans ce classement, quand bien même seuls trois dossiers ont abouti, a résumé  TI Suisse à Berne.

La convention, qui date de 1997, vise à criminaliser la pratique des pots-de-vin donnés par des entreprises à des responsables étrangers pour décrocher des contrats. TI classe les pays en fonction du nombre de poursuites engagées et de personnes sanctionnées et prend en compte le niveau des exportations.

L’ONG estime que la cause de la faible application de cette convention est «le manque d’initiative politique» des gouvernements.

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Allemagne /La bad bank a quasi épuisé son capital

hypo real estate. Berlin devra sans doute de nouveau y réinjecter de l’argent.

La structure de défaisance externe de la banque allemande Hypo Real Estate a annoncé avoir subi une perte de 3 milliards d’euros pour son premier exercice l’an dernier, et a ainsi déjà presque épuisé son capital de départ mis à disposition par l’Etat fédéral.

Cette perte engloutit une grande partie des 3,9 milliards d’euros de fonds propres que l’Etat allemand avait mis à disposition de la «bad bank» lors de sa création en juillet, et fait redouter que Berlin ne soit rapidement obligé d’y réinjecter de l’argent.

La perte a été causée par des provisions pour risques d’un montant quasi équivalent, selon une présentation diffusée sur internet.

Hypo Real Estate avait transféré en octobre près de 176 milliards d’euros d’actifs toxiques dans sa structure de défaisance. Relativement peu d’actifs ont pu être revendus dans les premiers mois de son activité: fin 2010, son portefeuille totalisait encore 174 milliards d’euros en valeur nominale.

A l’origine l’objectif était de revendre ou garder jusqu’à leur maturité 70% des actifs d’ici 2020, puis de revendre les actifs restants à leur valeur comptable, c’est-à-dire à leur valeur d’achat.

«A l’heure actuelle il est beaucoup trop tôt pour dire si nous parviendrons à cet objectif, cela dépendra de l’évolution de la situation sur les marchés financiers» a déclaré à l’AFP le porte-parole de la structure appelée FMS Wertmanagement.

Celle-ci est notamment exposée à hauteur de 10,8 milliards d’euros à la Grèce, en comptant les obligations publiques (7,4 milliards d’euros), les crédits et les produits dérivés.

Hypo Real Estate, qui n’a juridiquement plus rien à voir avec sa «bad bank», avait annoncé vendredi un bénéfice avant impôts de 163 millions d’euros au premier trimestre, contre une perte de 324 millions d’euros un an plus tôt.

D’autres banques allemandes sinistrées depuis la crise financière ont eu recours à des «bad bank» pour évacuer de leurs bilans des dizaines de milliards d’euros d’actifs.

La «bad bank» interne de Commerzbank, deuxième banque privée du pays, avait réalisé un bénéfice opérationnel de 675 millions d’euros en 2010, parvenant à revendre à profit des actifs sur les marchés financiers.

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Etats-Unis: léger mieux du secteur bancaire

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La situation du secteur bancaire ne cesse de s’améliorer aux Etats-Unis, malgré la persistance de difficultés pour un nombre croissant d’établissements, a indiqué mardi la Compagnie fédérale d’assurance des dépôts bancaires américaine (FDIC). «Le secteur montre des signes d’amélioration constante», indique la présidente de la FDIC dans un communiqué notant que le bénéfice cumulé des banques de dépôts et des caisses d’épargne du pays a progressé pour le septième trimestre d’affilée pour atteindre 29 milliards de dollars de janvier à mars. La FDIC, qui est l’un des principaux organes de surveillance et de réglementation du secteur bancaire américain, indique dans un bilan trimestriel que sa liste «des banques en difficulté» s’est encore allongée et qu’elle comptait 888 établissements au 31 mars.

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Poursuites possibles contre cinq grandes banques US

Les autorités ont prévenu cinq grandes banques américaines qu’elles risquaient de devoir payer quelque 17 milliards de dollars de dommages et intérêts pour des affaires liées à des saisies irrégulières, si un accord amiable n’était pas trouvé, selon le Wall Street Journal.

Ces poursuites seraient lancées par les ministres de la Justice des Etats américains, et ne couvriraient donc pas les poursuites que pourraient parallèlement lancer les autorités fédérales, a précisé le Wall Street Journal.

«Des représentants des plus grandes banques du pays ont eu des entretiens individuels mardi avec des responsables d’Etat et fédéraux destinés à signifier les coûts qu’ils risquent si un accord n’est pas trouvé», expliquait le quotidien. Selon le Wall Street Journal, les banques ont proposé pour leur part de solder les poursuites pour seulement 5 milliards de dollars, tandis que certains responsables auraient réclamé jusqu’à 20 milliards de dollars.

Ces poursuites sont liées à l’éclatement, fin septembre, d’un scandale lié à la révélation d’irrégularités dans le traitement de dizaines de milliers de procédures de saisies dans le pays.

Des centaines de plaintes pour escroquerie ont été déposées en justice par des particuliers, mais aussi des Etats fédérés américains, dans le cadre de cette affaire retentissante.

Les autorités fédérales américaines avaient déjà lancé le mois dernier un rappel à l’ordre à quatorze groupes financiers américains, dont Bank of America, Citibank, JPMorgan Chase, PNC et Wells Fargo, ainsi qu’une filiale de l’assureur MetLife et la banque britannique HSBC, en exigeant plusieurs changements dans la conduite de leurs opérations.

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BofA, Chase et Wells Fargo s’allient dans les paiements électroniques

Trois des quatre plus grandes banques américaines, Bank of America, JPMorgan Chase et Wells Fargo, ont annoncé mercredi qu’elles allaient proposer ensemble un service de paiements électroniques simplifiés, qui de fait concurrencera le système PayPal (eBay).

«Les clients des trois banques pourront transférer des fonds directement de leur compte chèques en utilisant une adresse e-mail ou un numéro de téléphone portable – au lieu de donner des numéros de compte et numéros de routage», ont expliqué les banques.

Le service, baptisé clearXchange et basé à Charlotte (Caroline du Nord), siège de Bank of America, «va être lancé au plan national et le projet est à terme de le développer pour englober d’autres institutions financières et d’autres points de vente». «Nous voulons que nos clients puissent facilement envoyer de l’argent à tout le monde sans avoir à créer un autre compte en dehors de leur banque principale», a expliqué dans le communiqué Mike Kennedy, responsable de la «stratégie de paiements» à Wells Fargo. «Tout ce que nos clients ont à savoir, c’est l’adresse e-mail ou le numéro de portable d’un ami ou d’un membre de leur famille, et nous nous occuperons du reste en utilisant clearXchange».

Avec cette initiative, les banques peuvent espérer prendre pied sur un terrain qui a fait la fortune de PayPal, propriété et locomotive de croissance du distributeur en ligne eBay depuis 2002, qui a prospéré avec l’engouement pour les moyens de paiements en ligne simplifiés

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USA/La SEC va récompenser les dénonciateurs

Le régulateur boursier américain, la SEC, a adopté  une série de règles afin de pouvoir récompenser des personnes lui fournissant des informations permettant de mettre à jour des fraudeurs. Les mesures adoptées par la SEC doivent lui permettre de récompenser les individus révélant délibérément des infractions aux lois et réglements, avec des «preuves suffisantes». Ces informations doivent être inédites, et elles doivent aboutir à une procédure à l’issue de laquelle la SEC obtient des sanctions financières d’au moins un million de dollars au total. «Pour un agence avec des ressources limitées comme la SEC, il est critique d’être capable de tirer profit des ressources des gens qui peuvent avoir des informations de première main sur des violations des lois boursières», a déclaré Mary Shapiro.

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BofA: amende de 20 millions pour des saisies douteuses

La première banque américaine, Bank of America (Bofa), va payer 20 millions de dollars au ministère américain de la Justice (DoJ) pour mettre fin à ses poursuites sur les procédures de saisies immobilières entachées d’irrégularités, a annoncé le DoJ. Le DoJ «a annoncé un règlement avec deux prêteurs immobiliers», Bank of America ainsi qu’un émetteur de prêts hypothécaire de plus petite envergure,  Saxon Mortgages Services. Ce règlement met fin aux accusations selon lesquelles ils auraient saisi à tort entre janvier 2006 et juin 2009 les biens de 160 emprunteurs immobiliers sans obtenir d’abord d’ordre du tribunal, en violation de la loi

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France /La Commission des Finances de l’Assemblée nationale s’est plongée sur le coût de la masse salariale de l’Etat dans l’optique du projet de loi de Finances 2012, indique La Tribune. Avec le gel de leur point d’indice en 2012, pour la deuxième année consécutive, l’Etat s’attend à une économie de 1,87 milliard d’euros par an pour les trois fonctions publiques. Mais l’Etat doit faire face à des augmentations: les heures supplémentaires sont en hausse constante (1,250 milliard en 2010), la revalorisation du Smic implique de relever les plus bas salaires (100 millions), le coût de la Gipa (garantie individuelle de pouvoir d’achat) (100 millions par an)…

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Selon le Wall Street Journal, AIG et le département du Trésor américain se seraient mis d’accord sur le principe d’une offre réduite d’actions ce mois-ci pour 9 milliards de dollars. Après avoir durant un temps voulu reporter l’offre en raison d’un cours relativement bas à Wall Street, ils se sont mis d’accord pour procéder à une offre dans la fourchette basse allant de 7 à 25 milliards de dollars. L’Etat prévoit de vendre les actions de l’assureur qu’il détient à 92%

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Le piratage de logiciels informatiques progresse toujours, entraînant un fort impact sur l’économie. Dans le monde, il a généré, l’an passé, un manque à gagner de 44 milliards d’euros contre 40,3 milliards en 2009, selon la dernière étude d’un groupement international d’éditeurs de logiciels, Business Software Alliance (BSA) citée par Le Figaro. En France, plus du tiers des logiciels installés sur les micro-ordinateurs des entreprises ne sont pas authentiques, et représentent une valeur commerciale de 1,9 milliard d’euros, soit la plus élevée des 27 pays de l’Union européenne. Est considéré comme piraté ou illicite tout logiciel destiné à un seul ordinateur mais faisant l’objet d’installations multiples, les copies « achetées » sur des sites d’enchères ou téléchargées gratuitement via des sites de partage de fichiers.

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Bonnet d’âne pour la France au classement de l’attractivité fiscale, révèle La Tribune. « La France est considérée par 700 chefs d’entreprise européens comme le pays le moins attractif fiscalement sur un échantillon de 10 Etats européens. Selon cette enquête Ipsos pour la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) et l’Observatoire européen de la fiscalité des entreprises (OEFE), la France demeure en queue du classement malgré l’intensification de la compétition fiscale en Europe et les réformes réalisées par l’exécutif. « La Pologne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont toujours les plus compétitifs aux yeux des entrepreneurs européens, alors que la Belgique, l’Italie et la France ferment la marche ».

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France/La trésorerie des groupes non financiers du CAC 40 s’élève à 170 milliards d’euros, en augmentation de 12%. « Une montagne de cash », écrivent Les Echos, qui publient ces résultats en partenariat avec Ricol Lasteyrie. « Une progression substantielle qui pourrait relancer les fusions-acquisitions », commentent les experts du cabinet. Cette augmentation est intimement liée à celle des bénéfices.

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France/Le « comité d’entreprise » d’EDF est encore épinglé par un rapport de la Cour des Comptes portant sur les institutions sociales des industries électrique et gazière (IEG, principalement EDF puis GDF). Le Figaro révèle les conclusions du document qui doit être rendu public aujourd’hui. « De nombreuses dérives sont à nouveau épinglées: anomalies de gestion, acquisitions coûteuses, comptes dégradés… Sans compter un mode de financement qui demeure ‘à la fois opaque, mal appliqué et inadapté à l’organisation du marché de l’énergie depuis le début l’ouverture de ce dernier à la concurrence' ». Sur les 34 recommandations faites dans un précédent rapport, « une seule a été intégralement mise en œuvre: l’alignement de l’exercice comptable sur l’année civile! 22 n’ont pas du tout été suivies d’effet, notamment pour ce qui a trait à la mise en œuvre d’une meilleure traçabilité des décisions et des dépenses ».

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France/EDF doit de l’argent à plusieurs millions de clients explique Le Parisien qui s’est procuré le rapport d’activité du médiateur de l’énergie qui met le doigt sur le « non-remboursement des trop-perçus ». « En cas de résiliation de contrat, EDF ne rembourse automatiquement ses dettes que si elles dépassent 15 euros. En dessous de ce seuil, c’est au client d’en faire la demande par écrit ». Selon des calculs du quotidien, cela concernerait donc un total « entre 5 et 10 millions d’euros qu’EDF conserve dans ses caisses chaque année en toute impunité, et ce depuis des décennies! ».

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France/Les prix alimentaires ont commencé à augmenter mi-avril dans les grandes surfaces suite à la hausse des prix des matières premières, annonçant probablement une « flambée générale » à venir, selon le magazine 60 millions de consommateurs. Sur un panier de 92 références que suit le magazine de l’Institut national de la consommation (INC), les deux tiers des produits ont augmenté entre début novembre et fin avril. « Farine, café, jus de fruit, produits laitiers, poissons surgelés ou en conserve sont déjà touchés par des hausses supérieures à 3% en moyenne », détaille le magazine, qui cite des hausses pouvant atteindre 20% pour les lardons fumés dans certains magasins.

« Etant donné l’ampleur des promotions » pratiquées par les grandes surfaces depuis le début de l’année, « le risque d’une flambée générale est réel », ajoute-t-il. Car la promotion, est une « vieille ficelle », qui « permet de casser le repère prix chez le consommateur » pour afficher quinze jours après « un nouveau prix de référence revu à la hausse ».

La ficelle de « l’inflation masquée » pourrait aussi revenir: elle consiste à « modifier le poids ou la recette d’un produit tout en conservant un prix unitaire inchangé ou acceptable ». « Surveillez de près les prix au litre et au kilo, car ils peuvent s’envoler sans que le prix unitaire bouge », prévient le magazine.

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Le salaire fixe des dirigeants de la Société Générale a été revu à la hausse par l’assemblée générale des actionnaires. La Tribune indique que « les rémunérations fixes pour 2011 ont été relevées à: 1 million d’euros pour Frédéric Oudéa, P-DG (contre 850.000 euros en 2010) soit 18% d’augmentation, 700.000 euros pour Bernardo Sanchez-Incera, directeur général délégué (contre 650.000 euros), 650.000 euros pour Séverin Cabannes et Jean-François Sammarcelli, directeurs généraux délégués (contre 550.000 euros). De quoi mettre du beurre dans les épinards.

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France /Les fraudes aux allocations familiales ont augmenté de 10% en 2010, d’après un rapport de la Caisse nationale d’allocations familiales  en partie dévoilé par Le Parisien/Aujourd’hui en France . Pour autant, la tendance est à une nette décélération. En cause: les contrôles. Selon ce document présenté mardi aux administrateurs de la Cnaf, les Caisses d’allocations familiales (Caf) ont repéré 13.114 cas de fraude en 2010 (contre 11.733 l’année précédente) sur les prestations versées en 2009, soit une hausse de 10% (5,3% en masse financière). En 2007, la hausse avait été de près de 73%. En 2009, 96,16% des sommes ont été versées à bon droit, mais environ 200.000 allocataires seraient auteurs d’une fraude, selon l’étude. Le Revenu minimum d’insertion, remplacé depuis 2009 par le Revenu de solidarité active, l’allocation de parent isolé et l’allocation de soutien de famille sont les allocations qui font l’objet du plus grand nombre de fraudes. Au total, 563 amendes pénales et 362 peines de prison ont été prononcées pour ces fraudes.

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Les autorités de réglementation financière américaines souhaitent soumettre à leur contrôle certaines opérations réalisées par des organismes publics étrangers, indique le Wall Street Journal. « Les autorités de réglementation américaines pourraient bientôt étendre leur emprise à l’étranger et imposer des restrictions aux Etats étrangers réalisant certains types de transactions financières aux Etats-Unis », écrit le quotidien économique sur son site internet. « Des banques centrales, des fonds d’investissements publics et des organisations internationales comme la Banque mondiale pourraient être soumises à des règlements américains destinés à faire baisser le risque dans le système financier. » Et de rappeler la loi de réforme de Wall Street promulguée l’année dernière, qui permet aux régulateurs de surveiller et réglementer les entités ayant recours à des contrats d’échange financier (« swaps »). Le WSJ précise que ce projet a poussé la BCE, la Banque de France, le fonds souverain chinois China Investment Corp à réagir, arguant du fait que les Etats-Unis outrepassent leur droit et qu’ils devraient les exclure de cette surveillance.

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France/Le Parisien dévoile un nouveau scandale de pollution aux PCB. « Le P-DG du groupe Chimirec et six cadres de l’entreprise sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils sont accusés d’avoir délibérément triché sur la pollution émise par leurs usines françaises ». « Cette usine de traitement de déchets dangereux, les habitants de Grez-en-Bouère (Mayenne) n’en voulaient pas » en 1988. « Plus de 20 ans après, leurs craintes se révèlent fondées: l’entreprise Aprochim, propriété du groupe Chimirec, est en train de devenir le point de départ d’un nouveau scandale environnemental ».

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Le piratage de logiciels en Chine coûte cher à Microsoft, alors que le marché chinois des PC va bientôt égaler celui des Etats-Unis, a déploré son P-DG Steve Ballmer dont les propos sont rapportés par le Wall Street Journal. Les revenus du géant du logiciel en Chine représentent pour leur part seulement 5% de ce qu’ils sont aux Etats-Unis. Dans un discours devant les employés des nouveaux bureaux de Microsoft à Pékin, Steve Ballmer a indiqué que les revenus du géant du logiciel par PC vendu en Chine ne représentaient qu’un sixième de ce qu’ils sont en Inde, et que le chiffre d’affaires de la société américaine en Chine est inférieur à celui qu’elle réalise aux Pays-Bas. Microsoft pourrait gagner des milliards de dollars en plus si la Chine avait le même degré de protection intellectuelle que l’Inde, a ajouté Steve Ballmer, selon le quotidien des affaires américain.

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La Chine possède 4126 milliards de dollars d’actifs à l’étranger

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La Chine possédait fin 2010 4126 milliards de dollars d’actifs à l’étranger, en augmentation de 19% sur un an, composés en majorité des réserves de change investies à l’étranger par la deuxième économie mondiale, a rapporté lundi l’Administration chinoise des changes (SAFE).

Ces réserves, qui ont atteint 3045 milliards de dollars fin mars, s’élevaient fin 2010 à 2914 milliards de USD.

Une importante partie de ces réserves est notamment investie en bons du Trésor américains, dont la Chine détenait en février 1154 milliards de dollars, selon des chiffres officiels américains. Mais Pékin cherche désormais à diversifier ses avoirs afin de réduire son exposition aux fluctuations du billet vert.

Le gonflement continu de ces réserves, qui représentent environ six mois de produit intérieur brut (PIB), est devenu un problème pour le gouvernement, qui doit injecter un montant équivalent de yuans dans l’économie et alimente ainsi l’inflation.

Les investissements directs de la Chine à l’étranger ont pour leur part atteint 311 milliards de dollars, en hausse de 26,4% sur un an, tandis que les obligations détenues par Pékin dans d’autres pays du monde s’élevaient à 257 milliards de dollars, en augmentation de 5,8%, ajoute la SAFE.

De l’autre côté, le passif de la Chine, qui inclut ses emprunts à l’étranger et les investissements étrangers dans le pays, s’élevait à 2370 milliards de dollars fin 2010, en hausse de 21% sur un an, toujours selon l’Administration chinoise des changes.

Le stock d’investissements étrangers en Chine s’élevait fin 2010 à 1480 milliards de dollars.

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1 réponse »

  1. « BofA, Chase et Wells Fargo s’allient dans les paiements électroniques » penser également à Google Wallet qui est lancé. Google à défaut d’avoir réussi dans le paiement en ligne (Paypal étant le grand vainqueur), espère réussir avec les mobiles.

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