Etats-Unis

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a annoncé vendredi qu’elle comptait contrôler chaque année la stratégie de solidité financière des plus grandes banques du pays

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a annoncé vendredi qu’elle comptait contrôler chaque année la stratégie de solidité financière des plus grandes banques du pays, dont la capacité à verser des dividendes dépendrait alors du succès à cet examen.

 

Elle a publié un projet de règlement visant les banques américaines avec un actif consolidé supérieur à 50 milliards de dollars, qui les oblige à lui présenter chaque année des « plans d’utilisation du capital » faisant la preuve de leur solidité financière.

 La Réserve fédérale a précisé dans un communiqué qu’elle évaluera alors « les projets de redistribution du capital de ces établissements, comme une hausse des dividendes, des rachats ou des remboursements d’actions, dans le cadre de l’examen des plans d’utilisation du capital ».

 « Dans certains cas, comme lorsque la Réserve fédérale aura rejeté le plan d’utilisation d’un établissement, celui-ci devra recevoir son approbation avant de distribuer du capital », ajoute le texte. Selon la notice publiée par la Fed, ce règlement s’appliquerait également aux filiales américaines des banques étrangères dont l’actif consolidé de la maison mère dépasse 50 milliards de dollars.

Ce projet de la Fed devrait commencer à s’appliquer dès 2012. 35 établissements seraient visés par ces procédures

 

1 réponse »

  1. Les reconnaissances de dettes des emprunteurs sont les plus importantes valeurs possédées par une banque. Elles représentent 80% des actifs de la banque. La banque juge de la fiabilité de chaque emprunteur selon des critères objectifs, mais aussi selon des critères subjectifs. Aucun contrôleur ne peut valablement évaluer le risque de défaillance d’un emprunteur sur des bases réglementaires objectives.

    Cette réglementation supplémentaire augmentera, a priori, le coût du prêt à certains clients fiables. Et elle abaissera le coût du crédit à des emprunteurs moins fiables, mais correspondant mieux à la nouvelle réglementation. Il s’en suivra alors des « mal-investissements » plus nombreux.

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