Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 13 juin 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 13 juin 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…  

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE 

 

 PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Douce France /Les taux d’intérêt des crédits immobiliers se sont établis en moyenne à 3,82% en mai contre 3,74% en avril et 3,67% en mars, poursuivant leur remontée après un plus bas depuis 1945 atteint en novembre 2010, selon une étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiée lundi.

 Les taux des prêts remontent à un rythme moyen de 10 points de base par mois depuis novembre 2010 (3,22%) et sont revenus au niveau qui était le leur en octobre 2009 ou au cours de l’été 2006, souligne Crédit Logement. « La demande ne semble pas encore réagir à cette remontée. Après un début d’année assez calme, le marché a retrouvé de la vigueur dès février et l’activité est restée soutenue », affirme Crédit Logement, l’organe central de garantie des prêts pour le logement.

 La durée moyenne des prêts consentis s’est établie à 211 mois en mai contre 208 mois durant le mois d’avril, selon Crédit Logement. De plus le coût relatif moyen des opérations réalisées a brutalement bondi, en mai à 3,96 années de revenus, contre 3,87 années en avril, pratiquement à son niveau maximum d’avant la crise de 2008, selon les chiffres de Crédit Logement

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Douce France/Même si la banque impose toujours des « dates de valeur », cette pratique n’est autorisée par la justice que pour l’encaissement des chèques.

 La Cour de cassation vient de répéter que, même prévue par la convention signée par le client, cette pratique bancaire qui permet d’inscrire les crédits avec retard ou d’avancer les dates des débits, est interdite. L’intérêt du banquier est d’allonger artificiellement les éventuelles périodes débitrices et d’augmenter en conséquence les agios.

 Mais pour la Cour de cassation, à l’exception de l’encaissement des chèques, aucune opération n’implique que les dates de crédit ou de débit soient différées ou avancées. La Cour avait posé ce principe le 6 avril 1993, mais sans être suivie des banquiers dont certains invoquent l’accord express du client qui a signé la brochure tarifaire en ouvrant son compte ou son accord tacite puisqu’il a reçu sans réagir ses relevés de comptes.

 Le client, pour les juges, ne peut pas avoir accepté cette pratique injustifiée et avoir renoncé à tout recours. Seul l’encaissement des chèques justifie une date de valeur retardée car la technique de compensation interbancaire ne permet pas au banquier de disposer des fonds au moment où il inscrit le montant du chèque au crédit du client. Mais pour les autres opérations, il y aurait pour la justice un risque de prélèvement d’agios sans cause.

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CHINE /Le volume des nouveaux prêts accordés en mai par les banques chinoises s’est élevé à 551,6 milliards de yuans (59,32 milliards d’euros), en forte baisse par rapport à avril, a rapporté lundi la banque centrale.

Le chiffre est inférieur à la prévision médiane de plusieurs économistes rapportée par l’agence Dow Jones, qui avaient prévu un montant de 650 milliards de yuans, et semble indiquer que les efforts du gouvernement pour combattre la surabondance de liquidités dans l’économie chinoise commencent à porter leurs fruits.

 Afin de limiter l’augmentation de la quantité de liquidités en circulation, qui alimente l’inflation, la banque centrale a augmenté quatre fois depuis octobre les taux d’intérêt directeurs ainsi qu’à maintes reprises les réserves obligatoires des banques, limitant leur capacité à accorder des prêts.

 La masse monétaire, mesurée par l’agrégat M2, a pour sa part augmenté de 15,1% sur un an, contre 15,3% fin avril. M2 regroupe la monnaie en circulation et les dépôts à vue (M1), plus les dépôts à court terme et les comptes d’épargne. En 2010 les banques chinoises avaient accordé pour 7.950 milliards de yuans de nouveaux prêts, soit nettement plus que l’objectif de 7.500 milliards fixé par le gouvernement.

 Le gouvernement chinois a fait de la lutte contre l’inflation une priorité cette année. L’indice des prix à la consommation a augmenté en avril de 5,3% sur un an, contre 5,4% en mars, alors que le gouvernement veut limiter la hausse à 4% pour l’ensemble de l’année. Le chiffre du mois de mai est attendu mardi

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 Paulson & Co, le troisième hedge fonds au monde qui gère $37 milliards a connu une baisse de sa performance de 6% au mois de mai. Cette perte signifie que la performance de son fonds Paulson & Co Advantage Plus qui gère $9 milliards est de -7,6% depuis le premier janvier 2011. Plus généralement, selon Hedge Fund Research, un hedge fonds moyen a perdu 1,39% en mai.

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Les américains doutent de plus en plus de la direction de l’économie américaine, selon le dernier sondage de AlixPartners. 61% des personnes interrogées ne croient pas qu’ils pourront revenir à leur style de vie d’avant récession avant le printemps de 2014 au plus tôt. 10% des personnes interrogées ne pensent pas qu’ils pourront dépenser autant qu’avant la récession jamais. C’est une vision beaucoup plus pessimiste que l’an dernier quand les interrogés espéraient revenir au niveau de dépenses d’avant-récession vers mi-2013.

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Dans le but de favoriser l’acceptation du développement de la mine de charbon de la compagnie Erdenes-Tavan Tolgoi et d’en faire profiter à sa population, le gouvernement de la Mongolie a remis 538 actions de cette société à chaque citoyen, rapporte le Wall Street Journal.

L’objectif est également de permettre à cette nation, mieux connue par ses populations nomades, d’être initiée au monde de la finance, tout en fournissant à la Chine les ressources nécessaires à son expansion.

Cette stratégie demeure toutefois critiquée, certains voyant une façon de lier la fierté nationale au développement minier, détournant l’attention des effets néfastes environnementaux.

Ce boom minier favorise la croissance dans ce pays, qui devrait atteindre 9,8 % en 2011 et 7,1 % en 2012, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Le taux de chômage devrait quant à lui s’établir autour de 3 % ces deux années.

Cette progression, jumelée avec d’importantes rentrées de fonds extérieurs, crée toutefois de l’inflation. L’indice des prix à la consommation devrait atteindre 16,4 % en 2011, et presque autant en 2012, en hausse par rapport au taux de 10,2 % en 2010, selon le FMI. Le pays affiche également d’autres maux associés à la croissance, comme une faible qualité du crédit des banques, ce qui les affaiblirait advenant une autre crise.

D’après le WSJ, le gouvernement mongol n’en est pas à sa première ristourne à sa population. Récemment, chaque citoyen a reçu un paiement unique de 55 $ US en argent, ce qui a stimulé la consommation de cette nation dont le PIB par personne avoisine les 2000 $ US.

La distribution d’actions devrait quant à elle générer une ristourne d’environ 360 $ US par habitant selon des banquiers, le premier appel public à l’épargne de la minière encore inexploitée devant recueillir environ 10 G$ US.

Il reste que certains se montrent prudents par rapport à cette distribution. Certains analystes craignent que ces actions soient largement surévaluées et qu’elles puissent souffrir d’une importante correction

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Menacée de poursuites, Goldman Sachs doit prouver qu’elle n’a pas vu venir la crise

Le procureur Cyrus Vance Jr. demande à la banque d’affaires de s’expliquer sur la crise de 2007. Cette démarche pourrait déboucher sur une enquête pour fraude

Elu depuis 18 mois au poste très exposé de procureur du district de Manhattan, où les 500 avocats de son service voient défiler 110 000 dossiers chaque année, Cyrus Vance Jr. assurait lundi à l’agence AP qu’à ses yeux, «chaque affaire est importante». Il parlait en l’occurrence de l’enquête pour tentative de viol qu’il mène à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. Il aurait pu dire de même pour une autre procédure hautement symbolique: les éventuelles poursuites pour fraude contre la première banque de Wall Street.

Goldman Sachs a confirmé avoir reçu un mandat du procureur Cyrus Vance exigeant des informations sur son implication dans la crise financière de 2007. Cette démarche est le signal que le procureur de Manhattan envisage désormais de donner une suite judiciaire à un rapport accablant du sénateur Carl Levin, rendu public en avril dernier. Après deux ans d’enquête, celui-ci affirmait que la banque d’affaires avait trompé ses clients en leur vendant des milliards de dollars de produits financiers liés au marché hypothécaire américain, tout en pariant contre eux pour son compte propre.

Toujours selon le rapport, de hauts cadres de Goldman Sachs auraient également tenté de manipuler le marché des dérivés de crédit (CDS), utilisés pour miser contre les «subprime», pour «décourager» ses concurrents et en acquérir le plus possible au meilleur prix avant l’éclatement de la bulle. L’action de la banque s’est effondrée de 16% depuis la publication de ces conclusions.

Arrêt de mort économique

L’an dernier, Goldman Sachs avait versé 550 millions de dollars pour obtenir l’abandon d’une enquête de la Commission de régulation boursière (SEC), qui lui reprochait d’avoir omis de révéler à ses clients que certains produits qu’elle leur vendait étaient en réalité sélectionnés par le gérant de hedge funds John Paulson pour miser contre eux. S’il parvenait cette fois à prouver que la banque a elle-même tiré profit des pertes de ses clients, «Cy» Vance pourrait faire glisser l’affaire dans le registre pénal.

Pour contrer cet argument, Goldman Sachs se retrouve contrainte de prouver qu’elle a bien été piégée comme les autres, et qu’elle n’a en rien vu venir l’éclatement de la bulle. La banque s’apprêterait à publier des informations en ce sens sur son site, selon Bloomberg.

Considérées comme un arrêt de mort économique, les inculpations pénales d’entreprises sont rares aux Etats-Unis. Il n’empêche qu’en présence de charges suffisamment étayées, Cyrus Vance pourrait obtenir un accord extrajudiciaire à l’image de celui auquel s’était soumise UBS il y a plus de deux ans en versant près de 800 millions de francs. Ces accords peuvent prévoir des amendes considérables et être associés à des conditions de surveillance très strictes imposées sur de longues périodes.

Le Français n’était pas seul

Une autre éventualité qui fait trembler dans les étages de la prestigieuse banque de Wall Street est celle de poursuites contre ses hauts dirigeants. Son directeur Lloyd Blankfein pourrait se voir accusé de parjure pour avoir déclaré sous serment, il y a un an devant le Congrès, que sa banque n’avait pas réalisé de profits au détriment de ses clients.

Pour l’heure, la seule personne inculpée à la suite de la plus formidable bulle financière depuis 1929 est le Français Fabrice Tourre. Poursuivi par la SEC dans une procédure civile, ce cadre moyen de Goldman Sachs, 28 ans à l’époque des faits, s’était distingué en évoquant ouvertement dans ses e-mails le conflit d’intérêts qui guidait ses activités de concepteur de produits «subprime».

Selon le New York Times , qui a révélé jeudi s’être procuré toute la correspondance électronique privée du jeune Français depuis 2006, ses avocats tenteraient de convaincre la SEC que celui-ci n’avait pas pu être «le seul à avoir trompé tout le monde».

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L’age moyen des grandes fortunes par Pays

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La fibre entreprenariale prend tot aux Etats Unis
 
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 INVESCO: le potentiel du renouvelable chinois
 
Les investisseurs à la recherche d’opportunités d’investissement attractives à long terme devraient se pencher sur les valeurs du secteur des énergies renouvelables en Chine, estime Paul Chan, CIO d’Invesco Asie-Pacifique. «La Chine est fermement déterminée à se mettre en conformité avec les normes mondiales relatives au développement des énergies renouvelables», écrit-il dans The Dragon Code. «La Chine, dont l’objectif est de réduire ses émissions de carbone par unité de PIB de 17 %, s’efforce de réduire sa dépendance au charbon, qui représente environ 75 % de sa capacité de production d’électricité», constate-t-il.
 
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Le prix Nobel Peter Diamond renonce à la Fed
 
Le lauréat du prix Nobel d’économie 2010, Peter Diamond, a annoncé avoir renoncé à entrer au directoire de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) face à l’obstruction à laquelle se heurte sa nomination au Sénat.«Il est temps que je me retire, ainsi que je compte l’annoncer à la Maison Blanche», écrit M. Diamond dans une tribune publiée par le New York Times.M. Diamond rappelle que les républicains de la Commission bancaire du Sénat ont voté en bloc contre lui. Le président américain Barack Obama avait annoncé en avril 2010 avoir choisi de nommer M. Diamond à un siège vacant du Conseil des gouverneurs de la Fed, mais cette nomination a été rejetée par deux fois au Sénat et risquait fort de l’être une troisième fois.
 
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USA : des élus veulent supprimer plus de 200.000 postes de fonctionnaires
 
Des élus républicains de la Chambre des représentants américaine ont annoncé avoir déposé un projet de loi visant à supprimer 10% des postes de fonctionnaires, soit plus de 200.000 emplois, qui ne seraient pas remplacés après leur départ en retraite. Les élus Darrell Issa, Dennis Ross et Jason Chaffetz veulent une réduction de 10% du nombre des employés fédéraux d’ici à 2015. Dans leur projet de loi, ils proposent que seul un employé partant à la retraite sur trois soit remplacé. Selon eux, cela se traduirait par une économie de 127,5 milliards de dollars sur 10 ans. D’autres élus républicains du Congrès ont fait d’autres propositions récemment pour réduire le nombre des employés fédéraux.
 
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USA /Le crédit à la consommation a contre toute attente augmenté en avril, reflétant la hausse des prêts accordés aux étudiants et des crédits automobiles, selon la Réserve fédérale. L’encours de crédit a augmenté de $6,25 milliard en avril après une hausse de $4,82 milliards en mars, un chiffre révisé à la baisse. Il s’agit du septième mois de hausse consécutif. Les analystes interrogés par Reuters attendaient une hausse de $5,33 milliards.
 
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De Lula à Humala, retour sur une décennie de krach post-électoraux

La bourse de Lima a stoppé mardi la chute de 13% connue lundi. Les élections de 2002 avaient semé la panique à São Paulo

L’élection du crypto-marxiste et la fuite des spéculateurs. Rejouée mainte reprise ces dix dernières années, cette fable moderne se donne à guichet fermé depuis plusieurs semaines dans l’enceinte de la bourse de Lima. La victoire à l’élection présidentielle de l’ancien militaire et nationaliste de gauche Ollanta Humala a été sanctionnée par un plongeon de près de 13% des actions, chute interrompue hier en fin de journée. Les taux d’intérêts exigés sur les emprunts de l’Etat péruvien ont pris l’ascenseur, pour approcher les 7%. Cette panique rappelle la semaine noire connue par la bourse de Lima en décembre 2005 lors de l’élection d’Evo Morales en Bolivie voisine. Déjà, les milieux financiers s’inquiétaient de la deuxième place dans les sondages d’Ollanta Humala.

Evoqué par celui qui sera investi le 28 juillet, l’accroissement de l’imposition du secteur minier – actuellement 30% des bénéfices et 3% de royalties sur la production – fait grincer les milieux d’affaires, le pays restant le premier producteur mondial d’argent et le numéro trois du cuivre et du zinc. «Ceci peut affecter les coûts de production de près 8% du cuivre mondial» prévient la banque Barclays Capital.

La tentation du pragmatisme

Depuis quarante-huit heures l’ancien lieutenant-colonel a pourtant multiplié les gestes d’apaisement, son entourage laissant ainsi entendre que les finances du pays pourraient rester aux mains d’alliés de l’ancienne administration. Un pragmatisme qui confirmerait une stratégie calquée sur celle de l’ex chef d’Etat brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Retour au Brésil, en juin 2002. Prenant de la hauteur dans les sondages à quelques mois de son élection, Lula, candidat d’un parti dénonçant «la subordination de l’économie aux intérêts du capital financier globalisé», fait face à une fronde des fonds d’investissements. En trois mois, la bourse de São Paulo s’effondre de 20%, la monnaie brésilienne perdant le quart de sa valeur. On connaît la suite. Alors à 10 000 points, la bourse de São Paulo dépasse aujourd’hui le niveau des 60 000.

Les observateurs doutant de la «vista» dont font parfois preuve les stratèges des grandes maisons de courtage se remémoreront également l’élection de l’ex putschiste Hugo Chavez en décembre 1998: son arrivée à la tête du Venezuela avait, à l’inverse, était accueillie par un rebond de 22% de la bourse de Caracas.

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La fuite massive des capitaux russes

La sortie de capitaux privés a atteint 35 milliards de dollars sur les cinq premiers mois.

Le gouvernement russe assiste, impuissant, à une fuite massive des capitaux depuis le début de l’année, une tendance qui mine les ambitions de modernisation et de développement affichées par Moscou, et témoigne d’une confiance fragile des investisseurs.

La sortie nette de capitaux privés de Russie a déjà atteint près de 35 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année, soit autant que sur l’ensemble de 2010. «C’est difficile de donner une explication simple et claire de ce qui est en train de se passer. Mais la principale raison est le climat d’investissement plutôt mauvais», a reconnu récemment le président de la Banque centrale russe, Sergueï Ignatiev.

Car malgré les efforts affichés par les autorités russes pour rendre le pays plus attractif aux yeux des investisseurs, la Russie a encore beaucoup à faire dans ce domaine.

La fuite des capitaux russes est notamment due «au niveau toujours élevé de corruption», souligne l’institut de politique économique Gaïdar dans son rapport annuel.

L’ONG Transparency International a ainsi classé l’an dernier la Russie au 154e rang sur un total de 178 pays dans son classement sur la corruption. Face à cet exode, les étrangers réfléchissent à deux fois avant d’investir dans le pays, a souligné la semaine dernière Chris Weafer, économiste de la banque Ouralsib. «Ils disent: regardez, les Russes sortent leur argent du pays. Pourquoi devrais-je aller dans ce pays quand les Russes s’en retirent?», a-t-il dit.

Pourtant, les autorités, qui veulent faire de Moscou un grand centre financier international, s’efforcent de mettre en oeuvre un programme de mesures particulièrement libéral et destiné à améliorer le climat des affaires.

Le président Dmitri Medvedev a ainsi annoncé la création d’un fonds souverain de 10 milliards de dollars destiné à financer la modernisation du pays, alimenté en partie par des investissements étrangers. Il a aussi dénoncé les conflits d’intérêts dans les grandes entreprises publiques et ordonné que les membres du gouvernement quittent leurs conseils d’administration.

Par ailleurs, les autorités ont engagé un vaste programme de privatisations de 42 milliards d’euros.  Mais les analystes soulignent que l’incertitude sur la mise en oeuvre des projets de modernisation, de lutte contre la corruption et d’impartialité de la justice, incarnés par le président Dmitri Medvedev, pèse sur le climat d’investissement à l’approche des législatives de décembre et de la présidentielle de mars.

La sortie des capitaux «est un signe clair que le milieu des affaires veut rester sur la ligne de touche jusqu’à ce que le paysage politique devienne plus prévisible», écrit la banque d’investissement VTB Capital dans une note.

La sortie des capitaux témoigne aussi des doutes des investisseurs sur les perspectives de la croissance.

La production industrielle a ralenti sa hausse en avril, et la croissance du PIB n’a augmenté que de 4,1% au premier trimestre sur un an, un chiffre bien inférieur aux taux observés avant la crise économique mondiale

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Europe/Les banques doivent être restructurées

La Commission européenne a encouragé mardi l’Espagne et l’Allemagne à poursuivre la restructuration de leur secteur financier, pour s’attaquer aux faiblesses respectivement des caisses d’épargne et des banques régionales (Landesbanken).

L’Espagne doit «renforcer la restructuration en cours du secteur des caisses d’épargne, en s’occupant des faiblesses dans leur gouvernance», indique Bruxelles dans une recommandation publiée mardi.

Elle souligne que le pays a déjà fait «des pas importants pour renforcer son système bancaire», mais que «les problèmes créés par le rôle des autorités locales dans la gouvernance des caisses d’épargnes ne sont pas encore complètement réglés».

Elle juge aussi que les «fusions à froid» entre les caisses d’épargne du pays créent «certaines incertitudes quant à la réorganisation effective et la réduction de la taille des banques».

L’Allemagne pour sa part «devrait s’attaquer aux faiblesses structurelles dans son secteur financier, en particulier en restructurant ses Landesbanken», préconise une autre recommandation.

«La crise a révélé de graves vulnérabilités dans le secteur bancaire» allemand et «exposé les faiblesses de certaines Landesbanken, qui souffraient déjà avant la crise d’un manque de structures effectives de gestion du risque et de l’absence d’un modèle d’activité viable», poursuit le document.  «Une réforme supplémentaire du secteur bancaire aiderait à préserver la stabilité du secteur financier», conclut-il.

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USA: une disposition majeure de la réforme financière accumule les retards

Les autorités de réglementation financière américaines ont annoncé une décision qui va retarder encore un peu plus la mise en application d’une des dispositions majeures de la loi de réforme de Wall Street. La banque centrale (Fed) et les autres organismes de régulation concernés ont fait savoir en effet qu’ils prolongeaient de sept semaines, jusqu’au 1er août, la période de consultation pendant laquelle leur proposition de réglementation est soumise aux commentaires des parties intéressés. La proposition de directive a trait à la mise en œuvre de l’obligation faite aux émetteurs qui pratiquent la titrisation de prêts (transformation de prêts en titres financiers) de retenir au moins 5% du risque attaché à ces prêts.

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À surveiller en juin: les statistiques économique américaines

Après un début de refroidissement de l’investissement des entreprises, surveillons la réaction des consommateurs.

Depuis les dernières semaines, l’investissement privé a chuté par rapport à la tendance des 6 derniers mois. Plusieurs économistes justifient ce changement par l’impact du prix élevé de l’essence et ses nombreuses répercussions à l’échelle mondiales, et au manque d’approvisionnement engendré par le tremblement de terre du Japon. Cela s’est reflété dans l’offre des emplois aux États-Unis. 

Pour le moment, les consommateurs responsables de plus de 60% du PNB américain tient bien le coup. Toutefois, ils ont été affectés par une baisse de leur pouvoir d’achat reliée au prix élevé de l’essence. 

Le marché boursier pourrait être volatil dans les prochaines semaines, en réponse à ces statistiques économiques. S’il se dégrade, les cours pourraient être à la baisse. Si le consommateur est solide, les cours pourraient regagner du terrain encouragés par des profits élevés et une légère sous-évaluation des bourses.

Observons les tendances : elles sont imprécises actuellement. 

William André Nadeau
Gestionnaire de portefeuille

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Les banques américaines préfèrent payer que rendre des comptes

Plusieurs grands établissements outre-Atlantique seraient sur le point de sceller un accord avec le régulateur américain. Elles seraient prêtes à payer des amendes pour clore les procédures engagées sur leur rôle dans le déclenchement de la crise.

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L’Afrique a cédé 60 millions d’hectares de ses terres en 2009

L’Oakland Institute dénonce les fonds spéculatifs et les caisses de pension, qu’il accuse de créer la volatilité dans la production et les prix des produits agricoles

En achetant ou en louant des vastes superficies de terres en Afrique, les fonds spéculatifs et les caisses de pension sont responsables de la volatilité de la production et des prix agricoles. Sonnant la charge, Frederic Mousseau, directeur politique de l’Oakland Institute aux Etats-Unis, affirme qu’en 2009 pas moins de 60 millions d’hectares de terres, soit l’équivalent de la superficie de la France, sont passés sous leur contrôle, contre une moyenne de 4 millions d’hectares par année auparavant. «Les négociations avec les Etats ont lieu dans une totale opacité, alors même que les implications concernent directement la production alimentaire dans le monde», dénonce-t-il en marge de la publication mercredi d’un rapport intitulé «Understanding Land Investment Deals in Africa».

Le rapport révèle aussi que l’accaparement des terres qui se fait en violation des règles ne rapporte aucun bénéfice aux populations locales. Par contre, ce phénomène est synonyme d’expulsion de millions de petits paysans de leur terre ancestrale. Il implique aussi le remplacement de cultures traditionnelles par les cultures de rente, notamment pour la production des biocarburants ou de fleurs coupées.

«Les mêmes entreprises financières qui ont conduit à la récente récession dans le monde en créant la bulle immobilière aux Etats-Unis par des montages financiers risqués et opaques refont les mêmes manœuvres avec la production agricole mondiale», poursuit Frederic Mousseau.

Les chercheurs dévoilent certaines conditions dans lesquelles les transactions sont négociées. «Un investisseur interviewé explique que parfois une bouteille de John­ny Walker et des promesses de création d’emplois suffisaient pour entrer en contact avec un chef de tribu», raconte Anuradha Mittal, directeur d’Oakland Institute. Le rapport donne des détails par rapport à de nombreux pays, notamment le Mali, la Sierra Leone, le Mozambique, la Tanzanie, le Soudan et l’Ethiopie. Ce dernier pays d’Afrique de l’Est accorde de vastes concessions aux étrangers mais, paradoxalement, il est aussi le plus grand bénéficiaire de l’aide alimentaire américaine. Selon ce rapport, le prix d’achat revient à entre 2 et 12 dollars par acre. Dans la plupart des cas, les terres sont louées pour de longues périodes allant jusqu’à 99 ans. Dans d’autres, notamment en Sierra Leone, les étrangers peuvent devenir propriétaires à 100%.

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Les banques centrales nouvelles bad banks

Iindependent credit view. Les risques ont été transférés vers les instituts au bilan fortement augmenté .

Les banques centrales (BCE, BNS, Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale) absorbent des actifs non liquides croissants et en partie problématiques au plan de la qualité. Elles deviennent toujours plus les «Bad Banks» du système financier. Elles soutiennent les marchés des capitaux et budgets de l’Etat tout en risquant ainsi un déclin de leur monnaie. Un assainissement du système financier n’a pas encore eu lieu. La réduction de l’effet de levier des banques a amené un transfert de charges vers les Etats et les banques centrales, alourdissant respectivement leur dette et leur bilan. C’est un des constats principaux dressés mercredi à Zurich par Independent Credit View (I-CV), la première agence indépendante en Suisse de recherche sur la solvabilité des entreprises et le crédit.

Les nouvelles normes bancaires (Bâle III), qui seront mises progressivement en application de 2012 à 2019, se sont concrétisées depuis l’étude bancaire précédente présentée en 2010 par I-CV. Les requêtes de Bâle III en matière de capital et de liquidités induisent une forte pression sur le rendement des fonds propres (ROE) des banques.

Le modèle d’évaluation des banques d’I-CV comprend plusieurs facteurs pondérés: la stratégie (risque d’affaires, vélocité du capital, stabilité, parts de marché), le financement (croissance des crédits, refinancement, degré d’endettement, ratios de capital), la volatilité (fluctuations des bénéfices lors des cinq dernières années, volatilité du portefeuille de négoce et du portefeuille de crédits, volatilité des actions), la prévoyance vis-à-vis du risque (réserves actuelles et anciennes, capital de base et force financière, défaut de crédit) et le stress-test d’I-CV (prescriptions en matière de capital propre, liquidité, croissance des crédits, etc.). Ce modèle procède d’une évaluation stand-alone, c’est-à-dire sans la contrainte du risque systémique.

Le rating moyen d’I-CV s’est légèrement amélioré par rapport à 2010. Ce trend restera probablement intact vu la mise en oeuvre progressive de Bâle III. Globalement, les deux grandes banques suisses, UBS et Credit Suisse, s’en tirent bien. Elles figurent dans la catégorie A à AA, mais derrière  JP Morgan notamment. Elles ont néanmoins un point faible, s’agissant du financement, à l’aune du loan-to-deposit ratio et en cas de rupture du système financier comme on l’a vu à l’automne 2008 et en mars 2009. Les banques, qui accusent un gros déséquilibre en termes de duration et sont donc dépendantes du financement de gros, affichent un ratio bas. Celles particulièrement vulnérables ont une activité de banque d’investissement. Du coup, elles se refinancent fortement sur le marché des capitaux. Deutsche Bank, Credit Suisse, Credit Agricole, UBS et Barclays se trouvent en queue de liste du stress-test d’I-CV, eu égard au loan-to-deposit ratio. Contrairement à Bank of China ou Wells Fargo, par exemple. Ce qui accrédite la thèse d’une fusion de la banque d’affaires d’UBS avec une autre, à terme. Pour réduire considérablement le risque et le besoin de capital, au profit des activités de gestion de fortune et de la banque de détail (retail banking). Quoi qu’il en soit, UBS a sensiblement progressé en ce qui concerne le besoin de capital estimé et l’excédent de capital, d’après le stress-test d’I-CV. En mai 2011, celui-ci faisait apparaître un excédent en capital représentant 25,5% de la capitalisation boursière pour UBS

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France: 73 enquêtes de l’AMF l’année passée

L’Autorité française des marchés financiers (AMF) a ouvert 73 enquêtes en 2010 et 25 dossiers ont donné lieu à des sanctions, selon le rapport annuel du gendarme de la Bourse de Paris. 69 contrôles ont été effectués auprès de sociétés de gestions ou d’entreprises d’investissements et 73 enquêtes ouvertes par les services de l’AMF en 2010 contre 76 en 2009.

La majorité des enquêtes porte sur d’éventuels abus de marché, opérations d’initiés, diffusions de fausses informations et manipulations de cours. 

L’une des plus importantes, lancée en novembre 2010, concerne les conditions de la montée du groupe de luxe LVMH au capital de son concurrent Hermès. Elle est toujours en cours.

24 procédures (contrôles et enquêtes) ont été transmises à la Commission des sanctions et 25 dossiers ont donné lieu au prononcé d’une sanction.

Ces dernières concernent des manquements aux règles d’information du public, et aux règles relatives à la communication et à l’utilisation d’une information privilégiée. Aucune n’a eu trait à la manipulation de cours.

En 2010, 35 personnes morales et 15 personnes physiques ont été sanctionnées à des amendes allant de 100 à 1.500.000 euros. 

L’Autorité des marchés financiers a par exemple condamné en juin 2010, Jean-Pierre Mustier, ex-supérieur du trader Jérôme Kerviel à la Société Générale, à une amende de 100.000 euros. M. Mustier faisait l’objet d’une enquête de l’AMF pour des soupçons de délit d’initié qui aurait été commis en 2007, en pleine crise des «subprime» (prêts hypothécaires à risque).

Organisme public indépendant, l’AMF est chargée de veiller à la protection des épargnants et au bon fonctionnement des marchés

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La Russie est de moins en moins compétitive

BANQUE MONDIALE. L’institution de Bretton Woods estime que le manque de concurrence sur la marché russe n’encourage ni l’innovation ni la productivité.

La Banque mondiale (BM) a mis en garde la Russie sur sa dépendance extrême aux exportations de ressources naturelles qui s’est accrue accrue au cours de la dernière décennie, fustigeant son manque d’innovation et de compétitivité dans les autres secteurs. Selon le rapport  de la BM, le manque de concurrence sur le marché domestique, dominé par les entreprises publiques, qui emploient environ 17% de la population active, n’encourage de fait ni l’innovation ni la productivité.  L’institution internationale souligne que la Russie a, contrairement aux autres pays des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), échoué à développer sa base d’exportations au cours des dix dernières années.  «Le pétrole et le gaz naturel représentaient moins de la moitié des exportations en 2000», écrit la BM dans ce rapport plutôt inhabituel, qui critique en creux le bilan des politiques menées au cours de la présidence de Vladimir Poutine (2000-2008).

«En dix ans, ce chiffre a grimpé aux deux-tiers du total des exportations, avec 15% de plus issus des autres ressources minérales, et seulement 9% d’exportations de hautes technologies, principalement issues de l’industrie de la défense», poursuit-elle.

A la différence du reste des BRIC, «la croissance des exportations russes au cours de la dernière décennie s’est faite sur le compte de produits déjà existants dans des marchés géographiques déjà acquis, au détriment de l’expansion de nouveaux produits vers des marchés géographiques nouveaux ou même anciens», souligne la Banque.

La contribution des exportations au PIB de la Russie a même reculé, ne représentant plus que 7,6% du PIB en 2008, contre 11,4% en 1999, ce qui est «unique parmi les pays des BRIC». «La productivité est un élément-clé pour les exportations et le manque de concurrence et d’innovation sont des obstacles à l’émergence de nouveaux produits, potentiellement exportables», insiste la BM.

Le président Dmitri Medvedev, adoubé par M. Poutine en 2008, a fait de la modernisation une des priorités de son mandat, appelant à diversifier l’économie de la Russie et à stimuler les innovations. Il a annoncé une série de mesures destinées à améliorer le climat d’investissement dans le pays, lançant un vaste programme de privatisations ou ordonnant aux membres du gouvernement de quitter les conseils d’administration des entreprises publiques.

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Dette: Fitch confirme le statut spécial dont jouissent les Etats-Unis

L’agence de notation financière Fitch a confirmé le statut spécial dont jouissent les Etats-Unis en indiquant qu’elle n’abaisserait leur note de solvabilité qu’après un éventuel défaut de paiement du Trésor américain. «Dans le cas hautement improbable où le Trésor manquerait un remboursement de principal ou un règlement d’intérêts sur une de ses  obligations notées, cette défaillance sera reconnue par un abaissement de la note de l’émission touchée de AAA à B+», écrit Fitch dans un rapport. Selon la typologie de Fitch, la notation B+ concerne les émissions ne présentant qu’une assez faible sécurité de remboursement sur le long terme. C’est la note de solvabilité qu’elle attribue depuis le 20 mai à la Grèce, qui, grâce à l’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, n’a manqué encore à aucune de ses obligations vis-à-vis de ses créanciers. Pour Fitch, ce n’est que «si la défaillance persiste ou rend ‘improductive’ une part importante des obligations du Trésor» américain que «la note de solvabilité des Etats-Unis serait abaissée de AAA à ‘défaillance limitée’ (RD)». L’agence précise que cela arriverait dans le cas où Washington n’honorerait pas comme elle est censée le faire à la date du 15 août «25 milliards de dollars de paiements d’intérêts sur un montant nominal d’obligations du Trésor de plus de 1.000 milliards de dollars» représentant environ 10% de la dette publique américaine. Fitch juge cependant «impensable» que l’Etat fédéral américain puisse se retrouver en situation de défaut de paiement, même partiel ou temporaire.

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L’indice de Mortgage Bankers Association a fléchi de 0,4% lors de la semaine achevée le 3 juin. L’indice de refinancement a reculé de 1,3% alors que celui des demandes des prêts hypothécaires a baissé de 4,4%. Le taux fixe hypothécaire à trente ans a été de 4,54% en moyenne la semaine dernière contre 4,58% la semaine précédente

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 Rendements en $Cdn des principaux indices boursiers depuis les sommets et les creux, au 8 juin 2011Suite aux hausses marquées des marchés boursiers durant les derniers mois 2010, les cours boursiers canadiens, américains et internationaux ont poursuivi leur ascension en début 2011 mais ont régressé ces dernières semaines suite aux inquiétudes sur l’économie. Le S&P500 et le MSCE EAFE demeurent toutefois en territoire positif en 2011 alors que le TSX est légèrement négatif

Rendements absolus des indices boursiers $Cdn et obligations,

au 8 juin 2011 (2) 

 

XBB

obligations (3)

TSX

S&P500

MSCI
EAFE
(1)

Depuis le somment du S&P500 le 9 octobre 2007

6,3%

-2,9%

-14,0%

-26,7%

Depuis le creux du S&P500 le 9 mars 2009

2,5%

81,6%

74,1%

71,5%

(1) Bourse internationale excluant l’Amérique du Nord 
(2) Source Globeinvestor.com rapport standard US + calcul devise 
(3) Indice obligataire 10 ans 

 

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 Entraîné par l’Asie, l’immobilier commercial retrouve sa vigueur

La situation est revenue à la normale concernant le nombre de transactions d’immeubles de bureaux ou industriels au niveau mondial. La croissance devrait se poursuivre cette année

Après son effondrement en 2009, le marché de l’immobilier commercial mondial est déjà revenu à la normale. Les opportunités d’achat qui se présentaient il y a un an tant en Europe qu’aux Etats-Unis et en Asie, soit des immeubles administratifs ou industriels à prix bradés, «sont derrière nous», affirme la société de conseil et de gestion immobilière DTZ dans son étude «Money into Property» présentée jeudi à Genève. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de bonnes affaires à réaliser – tout dépend des objets en vente et de leur localisation – mais les évaluations sont désormais revenues à leur «juste niveau», toujours au niveau global.

Les chiffres illustrant le regain d’intérêt des investisseurs pour l’immobilier commercial sont limpides: le nombre de transactions a bondi de 76% l’an dernier, à 342 milliards de dollars, dans un marché total dont la valeur a crû de l’ordre de 4% par rapport à 2009, à environ 11 000 milliards. La montée en puissance de l’Asie-Pacifique saute aux yeux avec un doublement des transactions (+116% à 158 milliards). Cette zone représentait l’an dernier 46% du total des opérations, contre 17% avant la crise, en 2007. A l’inverse, la part des Etats-Unis a chuté à 14% (+46% à 47 milliards de dollars), le plus bas niveau jamais enregistré par DTZ, contre encore 30% il y a quatre ans.

Au milieu, l’Europe reste le marché le plus convoité. Elle devrait même devenir la région la plus dynamique cette année (+20% de transactions attendues par DTZ), alors que l’Asie-Pacifique semble avoir atteint son plafond (+ 0%) et que la progression restera modeste outre-Atlantique (+6%).

Cette photographie mondiale masque bien entendu de multiples nuances. En Europe, les pays nordiques sont ainsi en plein boom, tandis que le marché est récessif dans les Etats périphériques du sud (PIIGS/Grèce, Portugal, Irlande, Italie et Espagne) et en reprise en Grande-Bretagne. «A condition de prendre des risques, c’est sans doute dans les PIIGS que se situent les plus intéressantes opportunités actuellement», commente Pierre Stämpfli, partenaire chez DTZ à Genève.

Détente à Zurich

Mais une analyse détaillée vaut le détour. Selon l’étude, Londres, Varsovie et Francfort restent des villes où acquérir un immeuble de bureaux s’avère payant en termes de rendements, alors que Paris, Dublin et Budapest sont clairement chers. Dans les immeubles destinés au commerce, Budapest est en revanche une des villes où les investisseurs auraient le plus intérêt à se positionner, tout comme Prague et Moscou. Mais Amsterdam et Francfort sont devenus onéreux.

Et la Suisse? «C’est un cas à part, note d’emblée Pierre Stämpfli. Il y a eu une petite diminution du volume des transactions en 2009 dans les immeubles de bureaux à Genève et à Zurich (ndlr: les deux villes analysées par DTZ), mais cela a surtout touché les objets situés en dehors des centres. Ces derniers sont à nouveaux recherchés aujourd’hui et les prix sont déjà revenus aux niveaux d’avant la crise.» A terme, Zurich devrait connaître une certaine détente car plusieurs gros projets, comme la Prime Tower, arriveront sur le marché. Rien de tel à Genève, où les prix pourraient continuer à grimper.

Une chose est sûre, ce n’est pas l’appétit des fonds immobiliers, caisses de pension et assureurs qui manquera à l’appel ces deux prochaines années. Les sondages menés par DTZ montrent que ce ne sont pas moins de 1000 milliards de dollars au niveau mondial – 986 milliards pour être précis – qui cherchent à s’investir dans des objets commerciaux à cet horizon. Aucun chiffre n’est disponible pour la seule Suisse mais, sachant que le 2e pilier pèse à lui seul quelque 700 milliards de francs et que cette fortune est à la recherche de rendements stables, quelques dizaines de milliards sont sans doute en quête de placements dans la pierre.

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UBS se distingue de nouveau au classement Extel 

UBS s’octroie de nouveau la première place du classement pan-européen de Thomson Reuters Extel -pour la 11ème année consécutive -pour la recherche sur actions et convertibles. L’établissement arrive devant Bank of America -Merrill Lynch et Morgan Stanley. 

De son côté, JP Morgan Asset Management se classe encore premier sur la gestion, en Europe.

Au palmarès des analystes, c’est Andrew Wood, chez Sanford C Bernstein, qui arrive de nouveau en tête.

Plusieurs autres courtiers ont été récompensés par ce sondage annuel (réalisé entre début mars et mai), avec la participation de 2.250 sociétés de gestion, 2.500 analystes, 240 sociétés de courtage et de recherche et 750 grandes sociétés cotées. Quelques établissement français se distinguent notamment CA Cheuvreux sur l’analyse ISR et la recherche petites et moyennes valeurs.

Chez les stratégistes/économistes, Dylan Grice et Albert Edwards, tous deux de la Société Générale, sont sur les deux premières marches du podium, devant Christopher Potts (CA Cheuvreux).

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ISLANDE: le retour sur les marchés

Sortie de la récession au troisième trimestre 2010, l’Islande a emprunté avec succès sur les marchés internationaux pour la première fois depuis son effondrement financier, les  investisseurs ne semblant pas lui tenir rigueur des contentieux qui perdurent avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Reykjavik a levé hier un milliard de dollars (690 millions d’euros) à cinq ans, l’objectif qu’elle s’était fixé, a indiqué à l’AFP une source de marché. La demande a été une fois supérieure à l’offre (environ 2 milliards de dollars) et le coupon est ressorti à ,875%, a-t-elle précisé. Il s’agit de la première émission de dette à l’international depuis 2006, lorsque le pays avait levé 1 milliard d’euros également sur cinq ans. La situation économique du pays reste toutefois fragile. Son Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,0% au premier trimestre 2011, mais il avait reculé de 1,5% sur les quatre derniers mois de 2010.

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BOURSE AUTRICHIENNE. Les transactions conclues au mois de mai étaient de 4,41 milliards d’euros Soit 42% de moins qu’en mai l’année dernière .

Le volume d’échanges à la Bourse de Vienne est en chute libre, notamment à cause d’une taxe sur la plus-value introduite en début d’année, a déclaré l’administrateur de la place autrichienne Michael Buhl dans le quotidien économique autrichien Wirtschaftsblatt .

Le volume d’échanges enregistré en mai était de 4,41 milliards d’euros, soit 42% de moins qu’en mai l’année dernière.

En mai 2009, en plein crise économique et financière mondiale, le volume d’échanges était encore de 6,15 milliards d’euros.

«Nous avons mené des recherches intensives et discuté avec les opérateurs du marché. Il en est ressorti que la taxe sur la plus-value a mené aux faibles volumes d’échanges et à un climat dégradé», a expliqué Michael Buhl.

Alors que sur l’ensemble de 2010, le volume d’échanges était de 72,32 milliards d’euros, il n’est que de 26,84 milliards pour les cinq premiers mois de l’année en cours, selon la Bourse de Vienne, dans son rapport mensuel de mai.

Depuis janvier 2011, une taxe de 25% est appliquée sans délai sur la plus-value des actions, obligations, titres mobiliers et immobiliers. Jusque là, les gains étaient imposables sur une période d’un an.

En conséquence, la part des investisseurs autrichiens recule, de 37% en moyenne avant l’instauration de la taxe, à 26,3% en mai.

Les négociations en Autriche sur une possible augmentation de la taxe sur les banques et une éventuelle taxe sur les transactions financières participent aussi de cette baisse des échanges. «Ces discussions inquiètent non seulement les investisseurs domestiques privés et institutionnels, mais aussi les investisseurs internationaux», a souligné M. Buhl.

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Chine: ventes d’automobiles en recul

Les ventes de véhicules en Chine ont reculé en mai sur un an pour le deuxième mois consécutif, a rapporté l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM), amenant le gouvernement à prendre des mesures pour soutenir le marché. Les ventes de véhicules toutes catégories confondues sur le premier marché automobile mondial ont reculé de 3,98% à 1,38 million d’unités par rapport à mai 2010, a précisé la CAAM

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Inde: plus faible progression des ventes auto depuis deux ans

Les ventes de voitures en Inde ont progressé en mai à leur plus faible niveau depuis deux ans, en raison de la hausse des prix, de la hausse des carburants et de prêts moins avantageux. Les ventes ont affiché une hausse de 7% en mai sur un an à 158.817 unités, a indiqué la Fédération indienne des constructeurs automobiles (SIAM).

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Goldman: enquête de la SEC

Les autorités boursières américaines enquêtent sur de possibles infractions aux lois anti-corruption américaines par la banque Goldman Sachs et d’autres institutions liées au fonds souverain libyen, affirme le Wall Street Journal sur son site internet. L’autorité boursière américaine (SEC) examine des documents détaillant les relations de Goldman Sachs avec l’Autorité d’investissement libyenne, contrôlée par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, explique le quotidien financier, citant des sources proches du dossier. La SEC s’intéresse notamment à un paiement de 50 millions de dollars que la banque d’investissement américaine avait accepté de payer au fonds souverain afin de l’aider à recouvrer une partie des sommes perdues dans un investissement qu’elle avait orchestré.

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Citigroup: victime d’une attaque de pirates informatiques

Citigroup a été victime d’une attaque de pirates informatiques qui ont eu accès à quelque 1% des comptes de ses clients détenant une carte de paiement en Amérique du Nord, a indiqué la banque américaine. «Pendant un contrôle de routine, nous avons découvert des accès non autorisés au service de banque en ligne de Citi en Amérique du Nord. Un nombre limité – à peu près 1% – des comptes des clients détenteurs de la carte de paiement Citi (…) ont été visités», a ajouté l’établissement.

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USA/La loi dite Dodd-Frank de réforme de la régulation financière, promulguée le 16 juillet 2010, prévoyait un délai d’un an pour appliquer la disposition prévoyant de mettre fin aux transactions de gré à gré, vues comme trop opaques, pour acheter ou vendre des contrats d’échanges financiers (« security-based swaps »). Ce type de dérivé permet à deux parties d’échanger, sur une période ou à une date définie, un actif (titre de dette, devise, matière première, etc.) contre un autre.

Or les régulateurs n’ont pas encore eu le temps d’écrire tous les règlements permettant d’appliquer la loi. « La SEC en a déjà proposé ou adopté un règlement pour les deux tiers » des dispositions qui en exigent un, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle veut « avancer rapidement » dans son travail, mais n’a pas donné de date d’entrée en vigueur de la disposition concernée.

Pour permettre que ceux qui veulent déjà appliquer la loi puissent le faire, la SEC a édicté vendredi une proposition de règlement pour encadrer à partir du 16 juillet les échanges sur des plateformes publiques. L’écriture des règlements d’application de la loi Dodd-Frank, qui avait elle-même nécessité un an de débats parlementaires, fait l’objet de polémiques plus ou moins feutrées entre régulateurs, élus et représentants du secteur financier.

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Le fonds de pension public norvégien a détrôné l’Autorité d’investissement d’Abou Dhabi (ADIA) pour devenir le plus gros fonds souverain au monde, selon un rapport publié cette semaine par un cabinet de conseil américain.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat, le fonds norvégien pèse 560,5 milliards de dollars contre 342 milliards de dollars pour le fonds souverain de l’émirat, affirme le cabinet américain Monitor Group. Les comparaisons sont toutefois compliquées car l’ADIA ne publie pas de rapports de performance contrairement au fonds norvégien qui fait le point tous les trimestres.

Le SWF Institute, organisation spécialisée dans le suivi des fonds souverains, opère ainsi avec des chiffres très différents et estimait à 627 milliards de dollars la valeur de l’ADIA dans son classement de juin, ce qui en fait le plus gros bas de laine public au monde. Mais, selon Monitor Group dont les analyses sont reprises par le journal d’affaires Dagens Naeringsliv (DN), le fonds d’Abou Dhabi a en réalité fondu pour cause de dépenses publiques croissantes –amputant les versements visant à l’abonder–, de pertes liées à la crise financière et d’investissements malheureux.

« Même si ce n’est pas un fin en soi d’être le plus gros, c’est toujours agréable de voir que le fonds grossit », a réagi le ministre norvégien des Finances, Sigbjoern Johnsen, par la voix d’un porte-parole. « D’une manière générale, nous sommes l’objet de beaucoup d’intérêt sur notre façon de gérer nos revenus pétroliers. Plusieurs sources indépendantes font notamment de nous les champions en matière de transparence », a-t-il ajouté, disant vouloir faire du fonds norvégien « le fonds le mieux géré au monde ».

Outre ses rapports d’étape trimestriels, le fonds norvégien publie ainsi tous les ans la liste de ses investissements en actions, en obligations et, depuis récemment, dans l’immobilier. Un porte-parole de la banque centrale norvégienne, chargée de la gestion du fonds au jour le jour, a décliné tout commentaire. Mais, en coulisses, plusieurs responsables de la Norges Bank abondent dans le sens des conclusions de Monitor Group, selon DN.

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EUROPE/La production industrielle britannique a fortement chuté en avril, une baisse d’ampleur inattendue en partie imputée au jour férié accordé pour le mariage du prince William et de Kate Middleton, selon des données officielles publiées vendredi.

Cette baisse de 1,7 % par rapport au mois précédent a surpris les économistes, qui avaient anticipé une diminution de 0,1 % seulement.

Pour expliquer cette mauvaise performance, l’Office national des statistiques (ONS) a mis en avant les fermetures d’usines lors du mariage du prince William le 29 avril à Londres, qui s’est intercalé entre plusieurs autres jours traditionnellement chômés à cette époque de l’année. Certaines entreprises ont même fermé leurs portes une semaine pour prendre en compte le nombre important d’employés ayant choisi de faire le pont.

S’il a eu un effet positif sur le tourisme et les ventes de détail, notamment dans l’alimentation et l’habillement, le mariage pourrait au final coûter entre 0,2 et 0,7 point à la croissance britannique cette année en raison d’une baisse de l’activité économique, selon différentes estimations.

La production industrielle britannique d’avril a également été affectée par les conséquences du tsunami au Japon, qui ont privé de pièces détachées certaines usines automobiles du Royaume-Uni, a nuancé l’ONS.

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FRANCE/La Tribune se demande si nous nous dirigeons vers une pénurie de médicaments, alors que la Chine et l’Inde contrôlent 80% de la production des principes actifs. « Au premier semestre 2011, l’Afssaps a lancé 31 bulletins d’alerte pour des ruptures de stocks de médicaments ou des risques de rupture de stocks. Il n’y en avait que quatre sur la même période de 2010 et deux en 2009 », indique David Simonnet, le président d’Axyntis, l’un des cinq producteurs français de principes actifs. Si les menaces touchent avant tout les traitements hospitaliers, elles pourraient toucher à terme les officines. « En cause, des problèmes de gestion de stocks de la part des labos, mais surtout la réduction et la concentration croissante des sources d’approvisionnement dans les pays émergents ».

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EUROPE/Le président de la Banque centrale allemande Bundesbank), Jens Weidmann, a averti la Grèce que si elle ne tenait pas ses promesses envers les institutions internationales, elle irait à la faillite.

 « La capacité de paiement de la Grèce dépend avant tout de l’attitude du gouvernement et de la population », a-t-il déclaré au journal Welt am Sonntag (WamS) à paraître dimanche.

« De vastes aides sont accordées mais sous conditions strictes, comme des privatisations massives et rapides. Si ces engagements ne sont pas tenus, il n’y aura plus de base pour le versement d’aides supplémentaires. La Grèce aurait alors fait ce choix et devrait assumer les conséquences à coup sûr dramatiques d’un défaut de paiement », a mis en garde le chef de la Bundesbank.

« Je ne trouverais pas cela sensé et ce serait sûrement une situation difficile pour les pays partenaires (de la Grèce). Mais l’euro restera stable même dans ce cas », a affirmé M. Weidmann.

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Nouvelle pénurie européenne de sucre, en Allemagne

Après le Portugal, au début de cette année, c’est au tour de l’Allemagne d’imposer des restrictions aux achats de sucre, il n’est plus possible d’acquérir plus de 4 kg à la fois dans les magasins.

On pensait que la pénurie qui avait touché l’Europe, cet hiver, n’était qu’un vieux souvenir, alors qu’approchait la récolte brésilienne, mais celle-ci se fait désirer ! Du fait d’une météo capricieuse, on a finalement dû laisser la canne à sucre plus longtemps dans les champs et même ainsi, la teneur en sucre des premiers broyages sera médiocre.

Lorsque le sucre roux sortira il y aura en outre beaucoup de bateaux à l’attendre, cet engorgement retardera encore les expéditions. Même si la Thaïlande a connu, elle, une récolte record, son sucre est déjà engagé, il n’y a donc guère de disponibilité pour le marché européen.

La situation ne devrait se détendre qu’à partir du mois d’août estime un négociant parisien, Alexandre Valenza-Troubat, de Marex Commodities. La courbe des cours en est l’illustration, les livraisons rapprochées de sucre roux frôlent les 700 dollars la tonne, près de 60 dollars de plus que les livraisons d’octobre.

L’Europe paie le choix qu’elle a fait au milieu des années 2000, d’arracher ses plants de betterave et de devenir structurellement dépendante des importations. Elles étaient si peu chères. Jusqu’à l’an dernier, où le marché s’est retourné : les prix mondiaux ont flambé et l’Europe s’est trouvée dans l’incapacité de trouver du sucre auprès de ses fournisseurs habituels, notamment d’Afrique australe, qui trouvaient à vendre aussi cher aux pays voisins qu’à leurs partenaires européens.

Au début de la campagne sucrière, l’Union européenne avait anticipé qu’il lui manquerait 500 000 tonnes de sucre, c’est un million et demi de tonnes qui auront manqué à l’appel.

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Malgré une petite récolte de blé, la France pourrait exporter 13 millions de tonnes

L’organisme public FranceAgriMer le confirme, c’est une très petite récolte de blé qui s’annonce mais la France garde un gros potentiel à l’exportation.

Mercredi 8 juin, FranceAgriMer s’est risqué à des prévisions de récolte. La production de blé meunier – celle qui compte en France – pourrait avoisiner les 31 millions de tonnes, soit près de 5 millions de tonnes de moins qu’en 2010. L’organisme public ne fait pas encore de prévisions basées sur des observations agronomiques mais il a appliqué une projection statistique selon laquelle, lors des dernières sécheresses, les rendements étaient de 10% à 13% moins importants que les rendements moyens sur cinq ans.

On obtiendrait donc un rendement de 61,5 quintaux à l’hectare, contre 72,5 l’an dernier, année exceptionnelle. Heureusement, l’augmentation des surfaces – on dépasse désormais les 5 millions d’hectares en blé – et le taux de collecte très élevé qu’on anticipe encore étant donné les prix de vente, vont compenser un peu les pertes. « Gardons-nous de dire que c’est une année noire, pondère-t-on chez FranceAgrimer, il ne faut pas oublier que nous sortons de deux bonnes années de rendement consécutives ».

La consommation intérieure de blé pour la meunerie devrait rester constante. Celle pour les fabricants d’aliments du bétail devrait en revanche augmenter car on manque d’orge. La capacité d’exportation de la France va donc fatalement diminuer ; elle sera de 13 millions de tonnes cette année. C’est ce qui a été expédié dans les seuls pays tiers (Afrique du Nord et Afrique sub-saharienne) au cours de la campagne qui s’achèvee. Le retour de la Russie et de l’Ukraine sur le marché international du blé en 2011 n’auraient de toute façon pas permis au blé français d’être très compétitif. La France va retrouver un schéma plus classique d’exportateur mais avec des compétiteurs.

Le grenier à blé de l’Europe devrait ainsi rééquilibrer ses exportations entre pays tiers pour 6 millions de tonnes, principalement l’Algérie – l’Egypte en revanche devrait logiquement s’effacer – et l’Union européenne pour un peu plus de 6 millions de tonnes. Le Nord de l’Europe et le Benelux surtout, car l’Espagne, l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte devraient se tourner plutôt vers le blé roumain ou bulgare.

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Le Fonds monétaire international (FMI) a été la cible d’une attaque informatique sophistiquée plus tôt cette année, a révélé le quotidien New York Times, citant des hauts responsables de l’institution financière.

«Il s’est agi d’une brèche majeure», a déclaré au quotidien l’un de ces responsables, non identifié, selon lequel l’attaque, qui a duré plusieurs mois, est intervenue avant que n’éclate l’affaire Dominique Strauss-Kahn, ex-patron du FMI accusé d’agression sexuelle sur une employée d’hôtel à Manhattan.

Le FMI n’était pas immédiatement joignable pour commenter cette information.

Un porte-parole cité par le journal a toutefois indiqué que le FMI menait une enquête et que l’institution était «pleinement opérationnelle».

Le journal précise que la Banque mondiale, dont le siège dans la capitale fédérale est situé de l’autre côté de la rue, avait par précaution coupé les liens informatiques entre les deux entités durant l’incident.

Selon le New York Times, le personnel du FMI a été informé de cette cyberattaque mercredi dernier.

Les responsables cités par le journal n’ont pas dit d’où était partie cette attaque.

Plus tôt ce mois-ci, les pirates informatiques du groupe «Anonymous» (Anonymes) avaient appelé à une attaque en ligne contre le FMI, afin de protester contre les restrictions sévères imposées à la Grèce dans le cadre de son sauvetage financier.

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EUROPE/Les «Indignés» de Madrid quittent la Puerta del Sol

Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l’Espagne face au chômage et à la crise, les «indignés» ont plié bagages dimanche lors d’un «déménagement» festif et coloré, en promettant qu’ils ne se tairont pas. Presque un mois plus tard, malgré les risques de démobilisation, les «indignés» annoncent d’autres rendez-vous, à commencer par une journée de manifestations le 19 juin. Ces derniers jours, ils sont déjà passés à d’autres formes d’action.

Un sit-in nocturne, mercredi devant le parlement, ciblant la classe politique aux cris de «bien sûr, bien sûr qu’ils ne nous représentent pas». Puis samedi, un face-à-face houleux avec la police anti-émeutes pour accueillir la réélection du maire conservateur de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon.

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 Belgique: un an sans gouvernement

La Belgique s’en sort bien sur le plan économique malgré l’absence de gouvernement depuis un an, mais les choses vont se compliquer en matière budgétaire avec le ralentissement de la croissance attendue dans les prochains mois, estime dimanche le bancassureur ING.

La Belgique passe lundi le cap d’une année entière sans réel gouvernement depuis les dernières élections législatives du 13 juin 2010, et ce délai record risque de se prolonger encore longtemps tant les divergences entre Flamands et francophones paraissent profondes. «Heureusement, depuis le début de la crise politique, l’économie belge a été fermement soutenue par la croissance globale», relève dans une étude un économiste d’ING, Philippe Ledent. Même si la croissance du PIB devrait être de 2,3% en 2011, le «pic» a déjà été atteint et «un refroidissement global de l’activité est probable» lors des prochains trimestres, selon cet analyse.

Une croissance économique ralentie limitera la réduction automatique du déficit public. Dès lors, pour espérer retourner à l’équilibre en 2015, comme la Belgique s’y est engagée, «certaines mesures d’austérités seront essentielles», estime M. Ledent.

Dès lors, il existe trois issues: soit, et c’est l’option privilégiée par ING, les partis parviennent à un accord général, avec sans doute un transfert de compétences supplémentaires vers les régions comme le réclame la Flandre ; soit un gouvernement provisoire est mis en place avec un programme d’austérité limité ; enfin, si les divergences restent trop importantes, des élections anticipées pourraient être convoquées à l’automne.

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Reprise des combats dans l’ouest libyen après deux mois d’accalmie

Les combats ont repris samedi et dimanche dans la ville rebelle de Zawiyah, théâtre en février et mars de violents affrontements meurtriers entre les insurgés et les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi, ont indiqué des sources rebelles. Les forces loyales ont coupé la route menant à la frontière tunisienne pour «empêcher l’afflux des réfugiés» de cette agglomération de 250000 habitants située à 50 km à l’ouest de Tripoli, a déclaré la même source.

L’OTAN a bombardé par ailleurs des positions des forces pro-Kadhafi aux abords de la ville, a-t-on ajouté. Il n’a pas été possible dans l’immédiat de vérifier ces informations de source indépendante. Les forces gouvernementales ont repris le contrôle de Zawiyah en mars après de violents combats contre les insurgés.

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Mort du chef présumé d’Al-Qaida en Afrique de l’Est

Le Comorien Fazul Abdullah Muhammad, un des acteurs-clé des attentats anti-américains de 1998 à Nairobi et Dar es-Salaam, a été tué en début de semaine à Mogadiscio au hasard d’un banal accrochage sur un barrage routier. «Nous avons reçu cette information des autorités somaliennes», a déclaré le chef de la police kényane Mathew Iteere, confirmant des informations d’un haut responsable des insurgés somaliens shebab.

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Des milliers de Syriens aux portes de la Turquie

Face au village turc de Güveççi, dans la province de Hatay (sud), chaque bosquet, chaque verger du côté syrien de la frontière abrite ses tentes et ses cabanes de fortune, ses groupes d’enfants jouant dans la poussière. Motos, voitures et pick-ups se croisent pour convoyer de nouveaux arrivants.

Enfants et adolescents sont déjà devenus des experts pour passer à travers les barbelés et aller acheter à Güveççi pain, couches pour bébés et autres denrées de première nécessité, au risque de se faire rabrouer par les patrouilles de gendarmes turcs. Cette foule, répartie par groupes de plusieurs centaines de personnes, hésite toutefois à passer de l’autre côté, même si trois camps de tentes ont été érigés par le Croissant-Rouge turc pour les accueillir. Ils hébergent déjà quelque 3000 réfugiés.

A Jisr al-Choughour (nord-ouest), une ville de 50’000 habitants meurtrie par plusieurs jours de violences, «tout le monde est parti, il ne reste plus personne», affirme à travers la frontière Abou Talal, un paysan de 45 ans, installé avec les siens sur une colline surplombant la frontière. «Nous sommes tous venus ici, mais nous attendons: si les conditions empirent, nous passerons en Turquie», poursuit-il.

L’armée syrienne est pour l’heure totalement absente du secteur. Mais si le danger se rapproche, «les Turcs nous ont dit de passer par là pour entrer en Turquie», affirme un autre fugitif, montrant une zone de barbelés facile d’accès, juste à côté de la route utilisée par les gendarmes pour leurs patrouilles. De nombreux réfugiés sont arrivés vendredi, dans la foulée d’une vaste opération de répression autour de Jisr al-Choughour. Encore sous le choc ils relatent les violences vécues dans leurs villages. L’armée syrienne serait aux portes de la ville.

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Au moins 18 morts dans un attentat suicide en Afghanistan

Quinze civils afghans ont été tués samedi par une mine artisanale qui a explosé au passage de leur véhicule dans la province méridionale de Kandahar, fief historique des talibans, a annoncé le ministère afghan de l’Intérieur. Plus à l’est, un attentat a tué au moins trois personnes dans la province de Khost. L’explosion est survenue dans le district d’Arghandab, une zone très instable de la province de Kandahar, bastion des insurgés talibans.

Deux soldats français sont aussi décédés vendredi en Afghanistan, dont l’un est décédé dans un accident d’hélicoptère, a annoncé samedi le ministre de la Défense Gérard Longuet. Ces deux décès portent à 61 le nombre de militaires français tués en Afghanistan depuis le début de l’intervention alliée en 2001.Selon l’ONU, l’année 2010 a été la plus meurtrière pour les civils (2777 morts), victimes en très grande majorité des actions des insurgés, mais aussi d’opérations de l’OTAN.

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Les foyers d’insurrection se multipliaient en Libye et les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi poursuivaient leurs assauts contre les rebelles, en particulier dans les montagnes de l’Ouest et à Zawiyah où les combats ont repris après plus de deux mois d’accalmie.

 Dans le même temps, l’OTAN a annoncé «prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils» dans l’Ouest, alors qu’elle a poursuivi dimanche ses raids sur Tripoli et ses environs.

 Au sol, les combats ont repris samedi et dimanche dans Zawiyah, ville côtière à 40 km à l’ouest de Tripoli, théâtre en février et mars d’affrontements meurtriers entre insurgés et forces loyalistes, ont indiqué des sources rebelles. Les forces gouvernementales avaient repris le contrôle de Zawiyah en mars mais les rebelles affirment avoir repris samedi une partie de la ville.

 Les forces loyalistes ont coupé la route menant à la frontière tunisienne pour «empêcher l’afflux des réfugiés» de cette agglomération de 250000 habitants, a-t-on ajouté de même source.

Toujours à l’ouest, dans les montagnes berbères, au moins sept rebelles sont morts et 49 blessés dans d’intenses combats visant à desserrer l’étau autour de Zenten, selon un décompte d’un journaliste de l’AFP à l’hôpital de cette ville. L’insurrection s’est étendue par ailleurs à la ville historique de Ghadames, à quelque 600 km au sud-ouest de Tripoli, selon des sources rebelles.

 hadames, connue sous le nom de «Perle du désert», est l’une des plus anciennes villes de la région pré-saharienne. Située à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1986….

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Le Tibet fermé aux touristes étrangers

 Les autorités chinoises ont fermé le Tibet aux touristes étrangers jusqu’à fin juillet, pour la deuxième fois cette année qui marque le soixantième anniversaire de la «libération pacifique» de la région, a appris l’AFP lundi auprès de voyagistes en Chine.»Pour le moment nous ne laissons pas entrer de touristes étrangers», a déclaré à l’AFP, par téléphone depuis Lhassa, un employé du China Travel Service, qui a précisé avoir reçu une instruction d’agir ainsi jusqu’au 26 juillet.Une autre agence de voyage a confirmé la fermeture…

BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 6 juin 11….en bord de route de la grande finance…

EN BANDE SON :

9 réponses »

  1. Lundi 13 juin 2011 :

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé lundi de trois crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de « B » à « CCC », et l’a assortie d’une perspective négative, considérant que le risque de défaut du pays dans les douze mois s’est encore accru, dans un communiqué.

    « La dégradation reflète notre opinion qu’il y a un risque encore plus élevé d’un ou de plusieurs défauts » de paiement, souligne l’agence, alors que le débat fait rage sur la possibilité de restructurer la dette publique de la Grèce.

    Les taux des obligations des trois Etats en faillite battent des records historiques.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

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  2. Aujourd’hui, trois Etats européens sont insolvables : le Portugal, l’Irlande, la Grèce.

    Nous pouvons observer les taux de leurs obligations à 3 ans, et les taux de leurs obligations à 10 ans : les courbes sont inversées !

    Pour ces trois Etats, les taux des obligations à 3 ans et à 10 ans ont battu leurs records historiques aujourd’hui. Leurs taux n’ont jamais été aussi élevés.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 12,926 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 13,490 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 26,596 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

    La zone euro va exploser.

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  3. Grèce : grève générale contre l’austérité, affrontements à Athènes.

    En début d’après-midi, le premier ministre M. Papandréou a annoncé qu’il allait se rendre chez le chef de l’Etat grec, Carolos Papoulias pour une visite qualifiée de « cruciale » par les médias grecs qui ont, du coup, levé leur mot d’ordre de grève de 24 heures.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=09b366b49ff6c280284908145235e5bd

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  4. L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé mercredi avoir abaissé de trois crans la note de quatre banques grecques à « CCC », soit la même note que celle attribuée en début de semaine à la dette à long terme de la Grèce.

    Ces quatre banques, la Banque nationale de Grèce, l’Eurobank EFG, Alpha et Piraeus, sont « exposées à des risques renforcées en raison de la détérioration de la solvabilité de la Grèce », relève l’agence.

    Ces risques sont également liées à la « perception des déposants grecs quant à la possibilité d’une restructuration de la dette grecque », ajoute S&P’s, qui envisage un nouvel abaissement dans les prochains mois au cas où ces banques ne pourraient pas faire face à leurs obligations.

    S&P juge que, dans le cadre d’une restructuration de la dette grecque, le secteur privé (banques, fonds d’investissement, assureurs), mis à contribution, se retrouverait face soit à un « échange de titres » soit à un « allongement des maturités ».

    De telles opérations seraient considérées « de facto comme un défaut » par l’agence de notation, et dans ce cas, elle pourrait attribuer à la Grèce une note encore plus basse, la reléguant dans une situation de défaut partiel.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=31159b9d7819d212c5da7e653d07a414

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  5. Mercredi 15 juin 2011 :

    Grèce : Georges Papandréou propose de former un gouvernement d’union.

    Georges Papandréou a proposé mercredi de former un gouvernement d’union nationale, à condition que ce dernier soutienne le plan de sauvetage financier de la Grèce élaboré par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, rapporte la chaîne de télévision Net TV.

    Le Premier ministre socialiste aurait également offert de démissionner pour faciliter la constitution d’un tel gouvernement d’union.

    http://lci.tf1.fr/filnews/monde/papandreou-propose-de-former-un-gouvernement-d-union-6538263.html

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  6. Mercredi 15 juin 2011 :

    Concernant les trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 12,435 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,680 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,095 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB2YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,550 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,022 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,726 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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  7. Mercredi 15 juin 2011 :

    Irlande, Portugal, Grèce : les CDS de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 767 655 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CT777651:IND

    Portugal : CDS à 5 ans : 797 374 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CPGB1U5:IND

    Grèce : CDS à 5 ans : 1 769 175 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

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  8. Christine Lagarde s’est déclarée jeudi confiante dans la capacité de résistance du système bancaire français au lendemain du placement sous surveillance des notes de trois banques françaises par Moody’s.

    « Je suis confiante dans la solidité du système bancaire français », a déclaré la ministre française de l’Economie lors d’une conférence à Paris.

    L’exposition des banques françaises à la Grèce inquiète depuis plusieurs mois les marchés financiers. L’agence Moody’s a placé mercredi BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale sous surveillance avec implication négative.

    A la Bourse de Paris, Société générale recule de – 3,56 % à 37,39 euros, BNP recule de – 2,28 % (50,13 euros). La banque franco-belge Dexia chute de près de 8%.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110616.REU2354/lagarde-se-dit-confiante-dans-la-solidite-des-banques-francaises.html

    « Tous les clignotants sont au vert. » (Déclaration de Christine Lagarde le 13 mai 2011)

    http://www.boursier.com/actualites/economie/pour-christine-lagarde-tous-les-clignotants-sont-au-vert-8544.html

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  9. L’Europe repousse à plus tard la finalisation d’un nouveau plan d’aide grec.

    Les responsables européens ont repoussé jeudi à mi-juillet au plus tôt, et peut-être seulement septembre, la finalisation d’un nouveau plan d’aide financière dont a cruellement besoin la Grèce et qu’attend aussi avec impatience le FMI.

    A l’origine, un accord global était escompté d’ici fin juin.

    A présent, les ministres européens des Finances vont se retrouver dimanche et lundi à Luxembourg pour « discuter seulement du contenu et des conditions d’un nouveau programme pour la Grèce, et de la nature de la participation du secteur privé, avec l’objectif de prendre des décisions à la prochaine réunion de l’Eurogroupe le 11 juillet », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

    En fait, selon un diplomate européen, le plan pourrait n’être finalisé dans le détail qu’à la rentrée de septembre.

    En attendant, pour ne pas priver le pays de l’argent frais dont il a besoin, les ministres devraient quand même donner à cette occasion leur feu vert au versement « début juillet » de la prochaine tranche de prêts prévue dans le cadre du plan d’aide de 110 milliards d’euros mis sur pied en 2010 et courant sur trois ans, a dit Olli Rehn.

    « Cela signifie que le financement de la dette souveraine grecque peut maintenant être garanti jusqu’en septembre, tandis que nous prendrons les décisions pour le moyen terme, à savoir pour l’après septembre, en juillet », a-t-il poursuivi.

    http://www.romandie.com/news/n/UEL_Europe_repousse_a_plus_tard_la_finalisation_d_un_nouveau_plan_d_aide_grec160620111606.asp

    Les déclarations ci-dessus sont en langue de bois.

    Moi, j’avais choisi l’option « Langue de bois » au collège. Je vais maintenant traduire les déclarations ci-dessus en langue française :

    « En Europe, c’est le bordel. En Grèce, c’est le chaos. Comme nous ne sommes d’accord sur rien, on verra plus tard tout ce merdier. »

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