Analyse d'un secteur économique particulier

Les fabricants d’armes américains font feux de tout bois… pour vendre à l’étranger

Les fabricants d’armes américains  font feux de tout bois… et font le forcing pour vendre à l’étranger

 Les hauts responsables US  se préparent à des coupes sévères dans leur budget en vue d’une  réduction de 400 milliards de dollars du budget de la défense américaine d’ici à 2023.Le budget du Département de la Défense  s’élève actuellement à un peu moins de 700 milliards de dollars l’année, y compris environ 160 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan.

source Los Angeles Times

Conséquence logique les  fabricants d’armes chercher à l’étranger le moyen de compenser la baisse de la demande interne américaine et  malgré une concurrence internationale intense, les fabricants américains d’armes devraient  vendre un montant record de 46,1 milliards en matériel militaire à des gouvernements étrangers en 2011, un bond de près de 50%, passant ainsi  de 31,6 milliards de dollars l’année dernière à 46 cette année ….

source The Economist

PLUS DE DEPENSES MILITAIRES EN SUIVANT :

 L’Inde a signé un accord mercredi pour l’achat de 10 cargos militaires Boeing C-17 jets, qui sera construit à Long Beach,. La plus importante vente d’armes US  jamais réalisée à l’étranger a été annoncé en Octobre, quand l’Arabie saoudite a commandé  60 milliards de dollars de matériel militaire dans le cadre d’un pacte pluriannuel. …. L’Australie veut deux douzaines d’hélicoptères Seahawk Navy soit un montant évalué au global  à 1,6 milliards de dollars. L’Arabie saoudite toujours elle est désireuse d’obtenir 330 millions de dollars en imagerie thermique et équipements de vision nocturne. Et la Grande-Bretagne cherche à acquérir 137 millions de dollars de matériel américain  dans le cadre de  la modernisation de ses équipements militaires. Et  Les commandes continuent d’affluer également en provenance du Maroc, d’Irak et des Emirats Arabes Unis…

En tout état de cause la guerre reste quant à elle une valeur sure  pleinement mondialisée et partagée…

EN COMPLEMENT : Pilatus est en passe de signer le plus gros contrat de son histoire avec l’armée indienne Par Ariel Herbez/le temps

La vente record de 75 PC-7 est à bout touchant, selon le chef de     l’aviation militaire indienne. L’accord final, sur 850 millions, pourrait être annoncé dans les jours ou semaines à venir

L’Inde négocie en ce moment l’achat de 75 avions d’entraînement suisses Pilatus PC-7, une commande qui pourrait être élargie à un total de quelque 200 exemplaires dans une phase ultérieure. Le modèle retenu par les Indiens est une version modernisée du célèbre avion de l’entreprise de Stans (Nidwald), le PC-7 Mk II lancé en 1994, avec une avio­nique et une configuration du cockpit améliorées. Le contrat porterait sur près d’un milliard de dollars (850 millions de francs).

Si elle se confirme, la victoire dans la compétition indienne constituera le plus gros contrat de l’histoire de Pilatus. Pour le moment, la vente record est celle de vingt-cinq PC-21 aux Emirats arabes unis en novembre 2009, pour plus de 500 millions de francs.

Contrairement à ses exigences habituelles, l’Inde ne demandera pas de fabrication sous licence pour ces 75 avions, qui seront tous construits en Suisse par Pilatus. Les douze premiers exemplaires devront être livrés dans les vingt-quatre mois après la signature du contrat, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines, voire d’ici à quelques jours. Le Salon aéronautique du Bourget, qui ouvre ses portes lundi, est propice aux annonces fracassantes de contrats, mais personne n’entend se prononcer sur cette éventualité.

C’est que l’aviation militaire indienne a un besoin urgent d’un nouvel avion d’entraînement de base, toute sa flotte actuelle étant clouée au sol depuis juillet 2009. Le HPT-32 Deepak, construit par Hindustan Aeronautics, a été interdit de vol après de nombreux accidents ayant provoqué la mort d’une vingtaine de pilotes, en raison de défauts de conception.

Plusieurs fabricants ont répondu à l’appel d’offres lancé fin 2009, dont Pilatus qui a aussi proposé son nouveau modèle PC-21. Six modèles ont été évalués en vol en 2010. Le mois dernier, le gouvernement indien a réduit la sélection finale à trois concurrents, un Pilatus, le Beechcraft T-6C Texan II américain, qui est en fait une licence développée du Pilatus PC-9, et le KT-1 sud-coréen.

Dans un premier temps, l’hebdomadaire de référence Aviation Week et plusieurs sites militaires indiens ont annoncé que Pilatus était ultra-favori avec le PC-21. Mais mercredi, le chef d’état-major de l’aviation indienne P.V. Naik a annoncé dans une conférence de presse à Bangalore que c’était le PC-7 Mk II qui avait été retenu comme l’offre la plus avantageuse et que «des négociations commerciales» avaient été ouvertes avec Pilatus sur les conditions de vente. Il a exprimé l’espoir de voir arriver les premières livraisons dans les dix-huit mois.

Fidèle à sa politique d’information, la direction de Pilatus se refuse à tout commentaire avant la conclusion du contrat: son PDG Oskar Schwenk fait répondre à nos questions que «pour des raisons de confidentialité, nous ne pouvons pas donner de précisions sur le marché indien». Une prudence due aussi sans doute aux polémiques et au débat public sur l’armement qui a été installé sur certains de ces avions d’entraînement et qui a conduit à la modification de la loi sur les exportations d’armes.

Plus de 500 PC-7 Mk II ont déjà été vendus à vingt et une forces aériennes. La commande la plus récente, portant sur cinq appareils, a été passée par le Botswana pour 40 millions de francs, et annoncée le 20 avril dernier. Pilatus a annoncé récemment que 2010 avait constitué une année record pour l’entreprise de Stans, avec un chiffre d’affaires et un bénéfice en hausse de 11% malgré un fléchissement des commandes.

La victoire suisse représenterait une deuxième défaite américaine successive sur les marchés aéronautiques indiens: en avril, les deux avions de combat US F-16 et F/A-18, en compétition pour remplacer les MiG-21 indiens, ont été écartés avec les candidats russe et suédois au profit du Dassault Rafale français et de l’Euro­fighter Typhoon européen. Un «contrat du siècle» portant sur 126 avions et près de 10 milliards de dollars…

 EN BANDE SON :

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