Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Brèves de trottoirs du 3 juillet 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 3 juillet 11….en bord de route de la grande finance… 

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…  

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/ENTREPRISES/DROIT….

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Montagnes à vendre pour 121.000 euros

Deux montagnes des Alpes autrichiennes sont à vendre pour 121.000 euros, a annoncé le maire de la commune de Kartitsch au Tyrol, Josef Ausserlechner. Il s’agit du Grand Kinigat, qui culmine à 2690 m, et du Rosskopf, à 2600 m, les deux sommets totalisant une superficie de 1,2 million de m2 et sont la propriété de l’Agence immobilière fédérale (BIG). Cette institution publique les avait curieusement achetés en 2001 à l’Etat fédéral pour 300.000 euros. Les intéressés ont jusqu’au 8 juillet pour se manifester. Ils seraient déjà une vingtaine selon le quotidien Kleine Zeitung. «En Grèce, on vend bien des îles, pourquoi ne vendrait-on pas des montagnes en Autriche», a estimé le maire.

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Barack Obama serre 65.000 mains par an

Drôle d’exercice de statistique inutile auquel s’est livré le site américain Business Insider. Tout ému d’avoir été reçu à la Maison Blanche par le président Obama, l’un des éditeurs du site a voulu remettre cette expérience «excitante» en perspective. Conclusion: pas moins de 65.000 personnes vivent ce moment unique chaque année. Pour arriver à ce chiffre, les apprentis mathématiciens de Business Insider ont consulté un ancien haut responsable de l’administration présidentielle. Selon cet homme, qui a travaillé avec «un prédécesseur de Barack Obama», un président américain rencontre entre 100 et 250 personnes par jour. «Certains jours, le président rencontre des milliers de personnes, comme lorsqu’il visite l’académie militaire de West Point et qu’il serre la main de chaque officier, ce qui fait environ 1200 personnes. D’autres jours, il reste à Camp David et ne rencontre quasiment personne», explique le témoin. Cent à 250 donnent une moyenne de 175 mains serrées par jour, soit un total annuel de 64.875. Ou encore 255.500 pour un mandat de quatre ans. Autre conclusion: l’expérience vécue par l’éditeur de Business Insider est partagée chaque année par un Américain sur 4615. Big Browser, le blog du Monde qui s’emploie à recenser le meilleur du web lance un appel à ses lecteurs français politico-matheux: «Un valeureux commentateur se sent-il le courage de mener ses calculs pour les 12 ans de mandat de Jacques Chirac, considéré comme le champion toutes catégories». Le défi n’avait pas été relevé hier après-midi. En revanche un internaute notait très justement que le calcul devrait être pondéré pour tenir compte des doublons. Il y a en effet fort à parier que certains ont droit à plusieurs poignées de mains présidentielles annuelles. Celui qui n’a pas eu cette chance, c’est le directeur régional des douanes de Basse-Normandie. Trop content d’avoir en main le passeport du président américain lors du somment du G8 à Deauville, il s’était empressé de se faire photographier avec le précieux document devant le fonctionnaire américain venu lui le présenter pour l’application du rituel tampon. Il a appris à ses dépens que l’on ne rigole pas avec un tel sésame. La diplomatie américaine s’est plainte et le douanier a été suspendu le temps qu’une enquête administrative fasse toute la lumière sur cet événement

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Bien que les dépenses de consommation aient reculé au premier trimestre de 2011, de nombreux Canadiens sont toujours aux prises avec des niveaux d’endettement record.

C’est ce que révèle le dernier rapport de recherche de l’Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA-Canada). La dette des ménages a en effet atteint un nouveau sommet historique et s’élève à 1,5 billion de dollars. Pour ceux qui doivent aussi composer avec la baisse ou la stagnation de leurs revenus, ou d’autres difficultés personnelles, la situation est désastreuse.

« La dette du ménage type s’accroît, explique Rock Lefebvre, vice-président, Recherche et normalisation à CGA-Canada et coauteur du rapport. En outre, la situation financière de certains groupes de ménages est bien pire que la moyenne et continue de se détériorer. On ne s’en aperçoit pas si on ne regarde que la situation nationale dans son ensemble. »

Le rapport, qui découle d’un sondage, révèle plusieurs tendances alarmantes : les familles monoparentales, les Canadiens retraités et les ménages ayant un revenu annuel de moins de 50 000 $ font face à une situation financière délicate.

« Le rapport confirme que plus de la moitié des Canadiens endettés empruntent uniquement pour assurer leurs dépenses de tous les jours, comme la nourriture, les vêtements et le transport, ajoute Anthony Ariganello, président et chef de la direction de CGA-Canada. Pour ces personnes, il y a peu d’espoir que leur situation financière s’améliore. »

Vous trouverez les faits saillants du rapport, de même que le rapport intégral, intitulé A Driving Force No More: Have Canadian Consumers Reached Their Limits? (Les consommateurs canadiens ont-ils encore les moyens d’être un moteur de l’économie?) sur le site Web de CGA-Canada. La version française du rapport sera publiée sous peu.

Voici certaines des constatations clés du rapport :

quelque 57 % des répondants ont affirmé que les frais de subsistance courants étaient la cause première de l’accroissement de leur endettement;

plus de la moitié (58 %) des répondants ont indiqué que le revenu de leur ménage était resté stable ou avait diminué au cours des trois dernières années, tandis que 86 % de ceux dont le revenu a augmenté ont indiqué qu’il s’agissait d’une augmentation modeste;

si on répartissait la dette des ménages également entre tous les Canadiens, une famille avec deux enfants devrait environ 176 461 $;

le ratio dette-revenu des ménages a atteint un nouveau sommet de 146,9 % au premier trimestre de 2011, comparativement à 144 % à la fin de 2009.

les taux d’épargne ont légèrement baissé en 2010 et demeurent une source de préoccupation. Environ 27 % des Canadiens non retraités ne mettent aucune somme de côté, même pas en vue de la retraite;

les ménages ayant un revenu annuel de 50 000 $ ou moins sont six fois plus susceptibles d’être vulnérables financièrement, si on considère le ratio du service de la dette;

les familles monoparentales constituent la seule catégorie de ménages dont la dette augmente avec l’âge. Ces familles ont une dette supérieure de deux tiers à celle des couples sans enfant;

davantage de Canadiens arrivent à la retraite endettés : un tiers des ménages retraités ont une dette moyenne de 60 000 $, et 17 % d’entre eux ont une dette de 100 000 $ ou plus.

M. Lefebvre indique qu’en dépit des mesures importantes prises par le gouvernement pour régler certains problèmes précis, le bilan des ménages ne s’améliore pas.

« Il est important que l’évolution de la dette des ménages soit suivie de près par les décideurs, précise-t-il, particulièrement en ce qui concerne les politiques et les mesures incitatives qui encouragent les Canadiens à assainir leurs finances. »

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BCE: la dette des banques espagnoles en progression

La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a progressé en mai, dépassant les 50 milliards d’euros pour la première fois depuis janvier, révélant de nouvelles difficultés pour se financer sur le marché, a indiqué  la Banque d’Espagne. Le montant total de la dette a progressé de 26% par rapport à avril 2011, à 53,05 milliards d’euros, selon un communiqué de la Banque d’Espagne. Le chiffre repasse au-dessus des 50 milliards d’euros pour la première fois depuis janvier (53,1 milliards d’euros). Le montant est toutefois en net repli sur un an. La dette des banques vis-à-vis de la BCE s’élevait à 85,6 milliards d’euros en mai 2010. Il reste aussi encore éloigné des records historiques atteints à l’été 2010 (130,2 milliards d’euros en juillet). Ce chiffre est un indice de la capacité ou non des banques espagnoles à recourir au marché (au lieu de la BCE) pour se financer. L’Espagne, qui peine à sortir de la crise, est régulièrement l’objet de craintes des marchés. 

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Les plans de métro les plus déroutants

Devant un plan de métro, les usagers choisissent tous l’itinéraire dont la distance paraît la plus courte sur le papier pour se rendre d’un point à un autre. C’est pourtant une erreur. Une étude menée par la New York University a démontré que les trajets effectués par 30% des usagers étaient en moyenne 15% plus longs qu’ils auraient pu être, rapporte le Dailymail. Cela est dû à la façon schématique dont les lignes sont représentées. Le plan du métro tel que nous le connaissons aujourd’hui a été créé par Harry Beck en 1931, quelques décennies après l’ouverture des premières lignes à Londres. Sa schématisation, innovante pour l’époque, a été reprise par tous les plus grands métros du monde, comme celui de Rome, Madrid, Berlin ou encore Paris. L’ingénieur souhaitait montrer les stations du réseau non pas à leur réel emplacement géographique mais dans des positions relatives les unes par rapport aux autres. En partant du principe que les passagers cherchaient seulement à savoir comment se rendre d’une gare à une autre, il a placé les stations à égale distance entre elles et dessiné les lignes du métro verticales, horizontales ou en diagonale à 45 degrés. Dans les faits, les lignes sont entremêlées et vont dans toutes les directions, et les gares ne sont pas toutes réparties régulièrement. Le professeur Zhan Guo, qui travaille à la New York University, a étudié le plan du métro londonien et les comportements des utilisateurs.  Il en a conclu que les «passagers font plus souvent confiance au plan du métro qu’à leur propre expérience de voyage pour décider le ‘meilleur’ trajet à emprunter». La disposition des gares et des lignes sur le plan ne son pas représentatives de la réalité, ce qu’ignorent la plupart des usagers. Et cela n’est pas valable que pour les touristes: «C’est également vrai pour les passagers les plus familiers avec le système».

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JPMorgan la banque a accepté de payer $27 millions afin de mettre fin au conflit qui opposait la banque américaine et les régulateurs au sujet de ses pratiques de prêts automobiles (Des méthodes trompeuses  de vente de ces produits).

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L’hibernation solaire ne compensera pas le réchauffement

Des astronomes américains ont observé une diminution des taches solaires et un ralentissement de l’activité près des pôles, des signes que le Soleil s’achemine vers une période prolongée de calme plat, selon trois recherches dévoilées mardi aux Etats-Unis. Cette «hibernation» pourrait affecter le climat terrestre. Alors que le cycle actuel du Soleil – le 24e – débuté en 2008, commence à accélérer son activité vers un maximum qui se mesure en nombre de taches, des recherches sur l’activité intérieure de l’astre, de sa surface visible et de sa couronne laissent penser que le prochain cycle pourrait être très calme voire inexistant, selon des scientifiques du National Solar Observatory (NSO) et de l’Air Force Research Laboratory. Qualifiant ce phénomène de «très inhabituel et d’inattendu», Frank Hill, directeur adjoint du NSO, a estimé que cela «affecterait un grand nombre de choses, de l’exploration spatiale au climat terrestre». Ainsi, dans le passé, une faible activité magnétique solaire prolongée a coïncidé avec des glaciations sur notre planète. «Le fait que trois observations totalement différentes du Soleil pointent dans la même direction est une solide indication que le cycle des taches solaires pourrait s’acheminer vers une hibernation», ajoute Frank Hill. Ce ralentissement de l’activité solaire pourrait laisser présager d’un second «Minimum de Maunder»? Pendant cette période de 70 ans, de 1645 à 1715, sans aucune tache solaire, l’Europe a connu un petit âge glaciaire. Mais selon Georg Feulner du Potsdam Institute en Allemagne, cela ne compensera pas le réchauffement lié aux émissions de CO2 résultant des activités humaines. Il a calculé dans une récente étude qu’une période similaire ferait baisser les températures de 0,3 degré Celsius. Or la hausse attendue d’ici la fin du siècle par le Giec est de 3,7 à 4,5 degrés.

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Selon une estimation publiée  par Le Canard enchaîné, et que reprend 20 Minutes, les déplacements de Christine Lagarde pour sa campagne FMI ont coûté plus de 150 000 euros au contribuable. La raison ? Plus de 45 000 kilomètres parcourus en quelques semaines, du Brésil à la Chine en passant par l’Inde. Le Canard enchaîné évalue alors, sur la base des tarifs des vols d’Air France en première classe, ces déplacements à 38 400 euros, auxquels il faut ajouter les billets de ses trois accompagnateurs (un officier de sécurité, une chargée de communication et un conseiller) pour une facture de 115 200 euros. Une somme rondelette, qui n’inclut ni les frais de bouche ni ceux pour le logement.

Comme pour Dominique Strauss-Kahn en 2007, l’Etat prend à sa charge cette campagne, « estimant qu’elle se doit d’être au service d’un candidat hexagonal à un poste d’une organisation internationale », explique 20 Minutes. Mais selon les chiffres de Bercy, la campagne de l’ancien ministre socialiste avait coûté moins cher à l’Etat, soit 48 000 euros.

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Les nouvelles notifications de défaut de paiement, le premier pas vers la saisie d’une maison, sont tombées en mai au plus bas depuis la fin 2006, selon RealtyTrac, le site des saisies immobilières. Les reprises de possessions des biens immobiliers par les banques, le dernier pas de la saisie, ont également baissé en mai par rapport au mois d’avril. Ainsi, sur un an le taux de saisies immobilières chute de 33%.

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USA: huit ans de prison pour des fraudes à la tête d’une banque

Une ancienne dirigeante d’une banque américaine qui avait fait une faillite retentissante après de multiples irrégularités comptables et fraudes, Colonial, a été condamnéeà huit ans de prison pour complicité, a annoncé le département de la Justice.

Catherine Kissick, 50 ans, était vice-présidente d’une unité de prêts immobiliers de cette banque régionale implantée dans le Sud du pays, l’une des 25 plus grandes du pays au moment de sa chute en août 2009. Elle avait plaidé coupable dans cette affaire où les premiers délits remontent à 2002, et qui est considérée par l’accusation comme « l’une des plus grandes fraudes bancaires de l’histoire ».

L’affaire porte sur un système sophistiqué de transferts illégaux de trésorerie et de ventes de faux prêts immobiliers avec la complicité d’un organisme de prêts immobiliers, Taylor, Bean & Whitaker (TBW). Les organisateurs de ces fraudes étaient allés jusqu’à vouloir escroquer l’Etat fédéral, en lui demandant 570 millions de dollars dans le cadre de son plan de recapitalisation des banques en difficulté lancé en octobre 2008.

Le Trésor avait demandé à Colonial de lever 300 millions de dollars sur le marché privé, et la banque lui avait annoncé qu’elle les obtiendrait de TBW. Le montage n’avait jamais pu se faire, entraînant la faillite des deux sociétés. Mme Kissick « savait » que la demande d’aide de Colonial « était basée sur des données financières fausses », a expliqué le ministère de la Justice dans un communiqué. Une de ses subordonnées, Teresa Kelly, 35 ans, a été condamnée vendredi à trois mois de prison après avoir aussi plaidé coupable de complicité de fraude. L’ancien président de TBW, Lee Bentley Farkas, présenté par l’accusation comme le principal architecte de la fraude, a déjà été reconnu coupable et attend de connaître sa peine.

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Plusieurs grandes banques américaines prévoient des licenciements (presse)

Plusieurs des plus grandes banques américaines, dont Goldman Sachs, Bank of America et Morgan Stanley, souhaitent réduire leurs coûts et prévoient des licenciements, affirme vendredi le New York Times, citant des sources proches des entreprises concernées.

« Des dirigeants de Goldman estiment qu’ils doivent réduire de 10%, soit un milliard de dollars, les dépenses hors salaires sur les douze prochains mois », selon le quotidien. L’entreprise n’aurait pas encore « fixé de cibles pour les licenciements » mais il est « certain » que Goldman Sachs compte réduire ses effectifs. Contactée par l’AFP, la banque n’a pas commenté cette information. De même, Bank of America « étudie ses dépenses » et « devrait licencier certains de ses employés de sa branche titres », indique le New York Times.

Morgan Stanley prévoit de son côté de licencier 300 courtiers dans sa branche de gestion de fortune, ajoute le quotidien. Interrogé par l’AFP, un porte-parole a seulement confirmé que Morgan Stanley souhaitait réduire ses coûts à raison de 500 millions de dollars par an à partir de 2012, avec l’objectif d’arriver à un milliard de dollars en 2014. La directrice financière Ruth Porat avait indiqué le 7 juin qu’ »il existe de nombreuses petits opportunités (de réduction de coûts) qui collectivement peuvent devenir importantes ».

Morgan Stanley prévoit ainsi de « contrôler constamment » les dépenses liées aux communications téléphoniques et aux voyages. Si elle ne prévoit pas de licenciements « dans l’immédiat », la banque JPMorgan Chase « essaie de réduire les coûts hors salaire », selon le New York Times. Une porte-parole de la banque n’a pas voulu confirmer cette information auprès de l’AFP. Cette volonté d’économies s’appuie sur les inquiétudes liées à un ralentissement des marchés, à la crise grecque ainsi qu’à l’entrée en vigueur de la réforme des marchés financiers en juillet, souligne le quotidien.

Les banques « font très attention à leurs effectifs car elles sont sous pression pour générer des bénéfices et du capital », a commenté auprès de l’AFP l’analyste Erik Oja de Standard & Poor’s. Mais il ne devrait pas y avoir un « grand nombre de licenciements » dans le secteur, a-t-il ajouté. Des opérations comme l’acquisition de la banque en ligne Direct ING USA par Capital One ou l’entrée en Bourse de valeurs comme LinkedIn ou Pandora « ont apporté de l’air au secteur » et les banques ne sont pas dans un état « si terrible », a-t-il conclu

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USA: les grandes banques bataillent contre la réforme de la finance

Les grandes banques américaines sont reparties à l’assaut contre la loi de réforme de Wall Street en faisant valoir jeudi devant des parlementaires que celle-ci menace de désavantager le secteur financier des Etats-Unis.

« Nous en savons assez […] pour être inquiets de ce que le paysage réglementaire qui est en train d’apparaître en Europe puisse être différent de celui en cours de formation aux Etats-Unis », a indiqué Barry Zubrow, directeur de la gestion des risques de JPMorgan Chase dans une déposition devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants. « Les responsables politiques américains ne doivent pas partir du principe que [les nouvelles règles] sortant d’Asie et d’Europe assureront une égalité des conditions de concurrence » à l’échelle internationale, a-t-il ajouté.

Les nouvelles règles prévues par la loi de réforme de Wall Street promulguée en juillet 2010 « risquent d’accélérer plutôt que d’inverser la baisse de la compétitivité du secteur des services financiers américain vis-à-vis de nos concurrents internationaux », a-t-il ajouté. Bornant son intervention à la critique de l’encadrement des produits financiers dérivés s’échangeant de gré à gré prévu par la loi de réforme de Wall Street, le directeur général de Morgan Stanley, Stephen O’Connor, a affirmé que les nouvelles règles « désavantageaient les marchés financiers américains en faisant monter les coûts et baisser la liquidité ».

« Et cela, sans apporter la preuve d’un bénéfice patent, qui égalerait ou surpasserait les coûts considérables qu’elles imposent », a ajouté M. O’Connor. Selon son préambule, la loi de réforme de Wall Street a pour but affiché « d’assurer la stabilité financière des Etats-Unis en améliorant la transparence du secteur financier et en obligeant davantage celui-ci à rendre des comptes ».

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Affaire Madoff: la plainte contre JPMorgan va être amendée

La plainte réclamant plus de 6,4 milliards de dollars à la banque américaine JPMorgan Chase pour sa responsabilité présumée dans la fraude commise par Bernard Madoff va être amendée, a-t-on appris jeudi soir auprès du liquidateur chargé de dédommager les victimes.

« Le liquidateur va déposer une plainte amendée contre JPMorgan Chase avant la date fixée (par le juge) au 24 juin et la plainte parlera d’elle-même », a indiqué une porte-parole du liquidateur Irving Picard dans un courriel à l’AFP. M. Picard avait annoncé le 2 décembre qu’il réclamait 6,4 milliards de dollars à JPMorgan Chase, qui fut « pendant 20 ans le principal banquier » de Bernard Madoff.

Dans cette plainte, telle qu’elle a été déposée, il explique que l’histoire de la manière dont Madoff a trompé les acteurs les meilleurs et les plus brillants de la communauté financière a été contée maintes fois. L’enquête du liquidateur révèle une histoire très différente, celle d’institutions financières dans le monde qui étaient conscientes d’une probable fraude et ont sciemment décidé de détourner les yeux ».

« Bien que de nombreuses institutions financières aient rendu possible la fraude de Madoff, JPMorgan Chase était tout au centre de cette fraude, et en était entièrement complice », ajoute-t-il. La banque avait immédiatement démenti avoir été au courant de la fraude, estimant la plainte « sans mérite, et basée sur des distorsions des faits aussi bien que des lois ». Bernard Madoff a été condamné en 2009 à 150 ans de prison pour son escroquerie, estimée entre 23 et plus de 65 milliards de dollars, selon que l’on compte avec ou sans les intérêts.

Il a admis n’avoir jamais placé un seul centime des sommes qui lui avaient été confiées pendant plus de deux décennies et avoir pioché dans les fonds des nouveaux clients pour rétribuer ou rembourser les clients plus anciens. Il s’était retrouvé au pied du mur en décembre 2008, lorsque avec la crise, un nombre croissant d’investisseurs avaient demandé à récupérer leur dû.

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USA: baisse des saisies immobilières en mai

Les saisies immobilières aux Etats-Unis ont baissé en mai pour le deuxième mois de suite, a indiqué jeudi le cabinet spécialisé RealtyTrac, pour qui ce nouveau recul masque la réalité d’une reprise encore à venir.

Au total, 66.879 logements ont été saisis par des créanciers en mai, soit 4% de moins qu’en avril, et 29% de moins qu’un an plus tôt, selon les chiffres de RealtyTrac. Notant que les saisies ont tendance à suivre une courbe de « montagnes russes » depuis octobre, le cabinet considère comme le mois précédent que les saisies devraient remonter lorsque reprendront les milliers de procédures interrompues après la découverte d’irrégularités à grande échelle dans le traitement des dossiers de saisies suivis par plusieurs grandes banques et sociétés de recouvrement de créances.

« Les retards dans le traitement des procédures de saisies continuent de masquer le visage véritable de la situation », écrit RealtyTrac dans un communiqué. Le cabinet relève néanmoins que le nombre des nouvelles procédures de saisies est tombé en mai à son niveau le plus bas depuis décembre 2006. RealtyTrac publie des chiffres sur les saisies aux Etats-Unis tous les mois depuis janvier 2005. Le cabinet a dénombré un nombre record de plus d’un million de saisies immobilières en 2010.

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Un seul patron du CAC 40 a un compte Twitter, relève La Tribune, qui consacre sa Une au site de microblogging. Il s’agit de Ben Verwaayen, d’Alcatel-Lucent, qui a tweeté une fois seulement.

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Les volumes de transaction sur les marchés asiatiques restent anémiques et créent des mouvements violents sur les prix.

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La corruption a coûté 87 milliards d’euros en 20 ans à la Chine

La plupart des plus hauts responsables ayant détourné les sommes les plus importantes ont fui vers des pays développés.

Des responsables chinois corrompus ont détourné plus de 87 milliards d’euros en moins de vingt ans, selon une étude de la banque centrale chinoise rendue publique cette semaine.

De 16.000 à 18.000 cadres gouvernementaux ou de sociétés étatiques ont fui à l’étranger ou tout simplement disparu après avoir reçu des pots-de-vin pour un montant total estimé à 800 milliards de yuans (87,5 milliards d’euros), selon cette étude.

Les plus hauts responsables ayant détourné les sommes les plus importantes ont fui vers des pays développés tels que les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie, tandis que ceux d’un rang moindre ont eu tendance à jeter leur dévolu sur des pays moins éloignés, tels que la Russie ou la Thaïlande.

En passant par Hong Kong

Hong Kong , région administrative spéciale, a souvent été utilisée par les responsables corrompus comme une porte d’entrée vers les pays du Commonwealth. D’autres sont passés par des pays africains ou latino-américains, le temps d’obtenir des documents pour s’installer dans un des pays occidentaux.

Quelques-uns se sont enfuis en emportant les sommes détournées sous forme d’argent liquide, dans leurs bagages, a relevé l’étude.

Le pouvoir chinois n’a cessé de prendre des mesures anticorruption depuis le lancement des réformes économiques il y a plus de 30 ans, sans guère réussir cependant à endiguer ce fléau qui mine la légitimité du Parti communiste et nourrit le mécontentement de la population.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré à de nombreuses reprises qu’il était vital pour le Parti d’éliminer la corruption de ses cadres.

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Boum de la production africaine de cacao

Malgré les troubles cette année en Côte d’Ivoire, la production de cacao est phénoménale, comme ailleurs en Afrique de l’Ouest, mais l’an prochain elle pourrait revenir à un niveau bien moindre.

1,3 millions de tonnes de fèves, c’est la production que l’Organisation internationale du cacao prévoit en Côte d’Ivoire d’ici la fin du mois de septembre, soit 100 000 tonnes de mieux que l’an dernier. Une récolte record qui pourrait surprendre, étant donné les violences qui ont perturbé l’activité agricole et l’expédition des fèves dans le premier pays producteur au monde. Au 5 juin déjà, la quantité de fèves qui a atteint les ports serait en hausse de 15% par rapport à l’an dernier.

L’explication est à chercher du côté de la météo. La Niña, ailleurs perturbatrice, a profité à la croissance des cabosses de cacao, et ce dans toute l’Afrique de l’Ouest. Les pluies et le soleil étaient là au bon moment en Côte d’ivoire mais aussi au Ghana, dont la progression du rendement est encore plus spectaculaire puisque la production pourrait passer de 630 000 tonnes à 960 000 tonnes cette année ! Même si de ce chiffre on peut soustraire quelques milliers de tonnes de cacao ivoirien passées en contrebande au Ghana, cette progression de 40 % est avant tout pour le Ghana, désormais deuxième producteur mondial de cacao, une réussite agronomique incontestable. Le Cameroun a aussi bénéficié du climat : avec une production de 215 000 tonnes, en hausse de près de 12 %, il talonne désormais le Nigeria.

Ces informations sur d’abondantes récoltes africaines de cacao, 70% de la production mondiale, pèsent depuis quelques jours sur les cours. Ils se sont repliés autour de 1 850 livres sterling la tonne à Londres, bien loin des 2 400 livres du mois de mars, lorsqu’avait été prolongé l’embargo sur les exportations de fèves ivoiriennes. Mais ce repli devrait être de courte durée. D’abord la qualité des fèves ivoirienne est très inégale, l’immobilisation de 500 000 tonnes de fèves pendant quatre mois a tout de même laissé des traces. Et puis la prochaine campagne 2011-2012 ne pourra pas être aussi généreuse. Les cacaoyers ivoiriens seront fatigués d’avoir donné tant de fruits, les paysans auront négligé leurs plantations pendant les troubles – certains n’y sont toujours pas revenus – et la Niña se sera évanouie.

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La baisse annoncée des prix du nickel bientôt en surproduction

Contrairement à la plupart des métaux de base, le nickel utilisé dans la fabrication de l’acier inoxydable va entrer dans une période de surproduction. Les prix commencent déjà à se replier.

Le nickel est en train de perdre de sa superbe. Le prix du métal, depuis son pic à plus de 29 000 dollars en février dernier, a fondu de 20%. On est en train de passer d’une situation de déficit de l’offre par rapport à la demande à un surplus, anticipé d’ici la fin de l’année. Il manquait 30 000 tonnes l’an dernier – il y aura au contraire 12 000 tonnes de nickel de trop en 2011, 60 000 tonnes en 2012, le plus gros surplus depuis quatre ans.

Les raisons principales sont à chercher du côté de l’exploitation des gisements. Les grèves prolongées qui avaient immobilisés les mines de Vale au Canada ont pris fin, rien que dans ce pays, le groupe brésilien anticipe une augmentation de 56% de la production. D’autres mines arrêtées au plus fort de la crise, en 2009, vont aussi reprendre leur activité en Australie, en République dominicaine et au Brésil. Au total, la production de nickel devrait augmenter de 11% l’an prochain, la plus forte hausse depuis 17 ans.

Malheureusement, l’augmentation des cours du nickel tout au long de l’année dernière a déjà entamé la demande. Certains industriels ont commencé à se passer du nickel qui entre dans la fabrication de l’acier inoxydable, et qui constitue la moitié de son coût. Ikea, le géant scandinave du meuble a décidé d’exclure totalement le nickel de ses éviers de cuisine et de ses lavabos de salle de bain d’ici la fin de l’année prochaine.

La substitution va bon train, soit le plastique est privilégié, soit le manganèse est préféré au nickel pour fabriquer l’inox. Alors que la sidérurgie européenne tarde à redécoller – la production industrielle a même diminué en Allemagne -, qu’aux Etats-Unis, la reprise est frustrante par son incertitude et sa lenteur d’après les propres mots du président de la Banque fédérale américaine, et que l’on scrute de plus en plus l’inflation en Chine et donc un possible ralentissement de l’économie du dragon, la demande mondiale d’acier, et donc de nickel a tout pour se calmer, et les prix pourraient, selon certains analystes, chuter à 15 000 dollars la tonne l’an prochain.

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La production de laine en Australie au plus bas depuis 85 ans

Les inondations en Australie ont aussi des effets sur le prix de la laine, il n’a jamais été aussi haut depuis la fin des années 80.

Au début de cette année lorsque les pluies ont recouvert l’est de l’Australie, 7 moutons sur 100 ont péri sous les eaux. La production australienne de laine sera cette année la plus basse depuis 85 ans, or l’Australie fournit un quart de la production mondiale. Les intempéries australes ne sont pas seules en cause dans ce déclin.

Depuis 20 ans la laine n’était plus rentable pour les éleveurs, avec des prix longtemps cantonnés entre 2 et 5 dollars le kilo. La demande avait tellement baissé, au profit des fibres synthétiques et du coton, alors beaucoup moins chers. Le regain qu’a connu la laine à partir de 2006 a ensuite a été anéanti par la crise. Mais depuis deux ans, les prix se reprennent, et ils ont quasiment doublé en un an pour frôler aujourd’hui les 15 dollars.

Car si la production a chuté en Australie et partout ailleurs dans le monde, de La Nouvelle-Zélande à l’Afrique du Sud en passant par l’Argentine et le Venezuela, la consommation, elle, augmente constamment, en premier lieu en Chine et en Inde. La demande en vêtements de qualité est en hausse, le costume 100% laine est de mise chez les hommes d’affaires, de plus en plus nombreux et prospères dans les pays émergents. Le problème c’est que le prix de la laine est mondial et qu’il va aussi s’appliquer aux fabricants et aux détaillants d’Europe et des Etats-Unis, où, au contraire, les achats de vêtements marquent le pas.

Hugo Boss a pourtant déjà annoncé qu’il allait devoir répercuter une hausse de 10% sur le prix de ses costumes d’ici à la fin de l’année. Les pulls et les chaussettes, cet hiver, devraient comporter encore moins de laine que d’habitude.

Quant au tartan écossais, le fameux kilt, il devrait coûter 30% plus cher… à moins de le raccourcir. Bien sûr cette vogue nouvelle et mondialisée de la laine fait des heureux chez les éleveurs ovins. Jusqu’en France, où l’on songe à remettre en route une filière…

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espagne: dette publique à 63,6% du PIB

La dette publique de l’Espagne a fortement augmenté à 63,6% du PIB au premier trimestre, soit huit points de plus qu’il y a un an (55%), selon des chiffres diffusés par la Banque d’Espagne. La dette publique atteint désormais, à fin mars, 679,779 milliards d’euros, ce qui représente 63,6% du PIB, contre 60,1% trois mois plus tôt. C’est trois points de plus que la limite fixée par le Pacte de stabilité de l’UE (60%). Cette proportion est la plus élevée pour le pays depuis 1998, époque à laquelle la dette publique espagnole représentait 64,1% du PIB.

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sega: données de 1,29 million de clients dérobées

Après Sony, Sega a à son tour été la cible de pirates informatiques. Le producteur japonais de jeux vidéos s’est fait dérober les données personnelles de 1,29 million de clients à la suite d’une attaque visant un site internet de sa filiale européenne. Le site internet Sega Pass, exploité par Sega Europe, filiale basée à Londres, ne contenait pas d’informations concernant les cartes de crédit, a précisé dimanche le groupe nippon. Mais les pirates ont dérobé lors d’une attaque confirmée vendredi, les noms, dates de naissance et mots de passe cryptés des clients, a indiqué Sega, en présentant ses excuses. 

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Un ministre et des CEO jouent les SDF

Le ministre australien des Affaires étrangères Kevin Rudd et des dirigeants de grandes entreprises du pays ont dormi dans les rues de Sydney dans la nuit de jeudi à vendredi, pour récolter des fonds pour les sans abris. Les dirigeants de grandes banques, de compagnies aériennes ou groupes miniers ont passé la nuit avec juste un sac de couchage, dans le cadre d’une opération baptisée «les CEO à la belle étoile». L’opération a permis de récolter 4 millions de dollars australiens (3,6 millions de francs) pour les sans abris, dont le nombre est estimé à 100.000 en Australie.

La plus grosse somme (127.000 dollars) a été récoltée par Ralph Norris, président de la Commonwealth Bank. «Je suis étonné mais ça s’est bien passé. Je suis sûr que je vais avoir des courbatures, j’ai froid aux orteils et aux doigts, mais sinon ça va», a-t-il déclaré à la radio ABC après cette nuit passée dehors, en plein hiver austral. Le chef de la diplomatie australienne a levé 7438 dollars, soit légèrement moins que les 7699 dollars récoltés par le chef de l’opposition libérale, Tony Abbott.

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La France a relevé ses prévisions de dette publique pour les années de 2011 à 2014, a indiqué, mardi 21 juin, le ministère du budget dans un document (.pdf) qu’il a diffusé.

La dette atteindrait 85,4 % du produit intérieur brut fin 2011, 86,9 % fin 2012, 86,4 % fin 2013 et 84,8 % fin 2014. Le gouvernement prévoyait auparavant un ratio de 84,6 % fin 2011, 86,0 % en 2012, 85,6 % en 2013 et 84,1 % en 2014.

La trajectoire de réduction du déficit public est confirmée à 5,7 % du PIB fin 2011, 4,6 % fin 2012, 3 % fin 2013 et 2 % fin 2014.

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Le monde comptait, en 2010, 10,9 millions de millionnaires en dollars, un record qui surpasse même le niveau atteint juste avant la crise financière, selon une étude, publiée  par Merrill Lynch Wealth Management et le groupe français de conseil Capgemini. La population concernée est celle des individus qui disposent d’un patrimoine financier de plus de un million de dollars, hors résidence principale, biens durables et collections.

Après un très fort rebond en 2009, la progression enregistrée en 2010 a été moindre, mais elle a permis de dépasser le chiffre de 10,1 millions observé en 2007, avant la crise financière. En 2009, le nombre de millionnaires dans la région Asie et Pacifique avait égalé celui de l’Europe. Un an plus tard, l’Asie-Pacifique compte 3,3 millions de millionnaires, contre 3,1 millions en Europe. La région Amérique du Nord conserve néanmoins la tête des principales zones du monde, avec 3,4 millions.

LES ÉTATS-UNIS AU SOMMET, LA CHINE ACCÉLÈRE

Quant à la fortune cumulée de ces millionnaires, elle a aussi dépassé le niveau de 2007, avec 42 700 milliards de dollars, soit un patrimoine moyen de 3,9 millions de dollars par millionaire. « Le grand vecteur de croissance de la richesse, c’est la croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de la richesse dégagée par l’économie d’un pays) », a commenté Gilles Dard, président de l’activité gestion privée France et Europe continentale de Merrill Lynch Global Wealth Management. La croissance économique est notamment alimentée par la création d’entreprise, qui induit une création de patrimoine pour les dirigeants de ces sociétés, a expliqué M. Dard.

Par pays, le palmarès reste dominé par les Etats-Unis (3,1 millions de millionnaires), le Japon (1,7) et l’Allemagne (0,9). Encore à distance, la Chine poursuit sa progression soutenue (+12 %, à 535 000).

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La banque JPMorgan Chase a accepté de payer 153,6 millions de dollars (107 millions d’euros) pour solder des poursuites liées aux crédits immobiliers aux Etats-Unis, a annoncé, mardi 21 juin, le régulateur boursier américain, la SEC.

Dans un communiqué, la Securities and Exchange Commission explique qu’elle accusait JPMorgan Securities, filiale de la banque, d’avoir « trompé les investisseurs dans une transaction complexe sur des titres liés aux crédits hypothécaires, juste au moment où le marché immobilier commençait à s’effondrer ». Il est reproché à l’établissement d’avoir fait la promotion d’un portefeuille de titres adossés à des crédits hypothécaires, sans avertir que ces titres avaient été en partie sélectionnés par un fonds qui spéculait à la baisse sur ces produits financiers.

Autrement dit, ce fonds, Magnetar Capital, profitait des pertes des clients de ce produit, selon la SEC.

La banque avait engagé, en mars et avril 2007, une vaste campagne portant sur ce portefeuille, qui avait perdu, dix mois plus tard, « la plus grande partie ou l’intégralité de sa valeur », poursuit la SEC. Les investisseurs concernés vont être intégralement remboursés, ce qui représente 125,87 millions de dollar, le reste revenant au Trésor américain.

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Le marché français  manque de liquidités

ipo. Le report de trois (grandes) opérations confirme la difficulté de la place parisienne à lever d’importants montants.

Après les échecs de Canal+ France et de Groupe Lucien Barrière, le report par Saint-Gobain de l’entrée de sa filiale Verallia à la Bourse de Paris confirme la difficulté à lever de grosses sommes alors que parallèlement les opérations à petits budgets fleurissent.

Saint-Gobain, qui espérait empocher entre 830 et 960 millions d’euros, a justifié sa décision de jetter l’éponge, annoncée in extremis jeudi soir à la clôture de l’offre, par des «conditions de marché très défavorables». 

C’est la troisième grosse opération boursière qui tombe à l’eau en un an, après les projets avortés de mise sur le marché du Groupe Lucien Barrière, puis celui de Canal+ France qui attend toujours des jours meilleurs après son report en mars.

La dernière levée de fonds conséquente a eu lieu il y a tout juste un an avec l’arrivée en Bourse d’Edenred, filiale du groupe hôtelier Accor. Auparavant, la précédente opération d’envergure comparable remontait à décembre 2009 avec l’introduction de CFAO (filiale de PPR).

Ce calendrier peu fourni confirme la prudence des entreprises à se lancer en Bourse depuis la crise financière de l’automne 2008. L’attentisme s’est accentué ces derniers temps avec les inquiétudes sur la crise des dettes souveraines en Europe et les doutes sur la vigueur de la croissance mondiale.

Alors, désamour pour la place de Paris? Pas sûr, répondent les boursiers et de citer les nombreuses déceptions récemment enregistrées sur d’autres continents comme Prada à Hong Kong, Pandora aux Etats-Unis…

«Ce n’est pas un désaveu pour la France mais plutôt un mouvement général de prudence de la part d’investisseurs qui évoluent dans un environnement très incertain», soulignait mercredi Christian Parisot, directeur du marché actions chez Aurel.

«Il y a une faiblesse générale des marchés», renchérit Bertrand Lamielle directeur de la gestion actions chez B* Capital (groupe BNP) rappelant que le nombre de petits porteurs en France a fortement baissé.

«Depuis 2008, on est passé de six millions à quatre millions d’actionnaires individuels», a-t-il souligné, estimant que cette baisse explique également le peu de grosses opérations prévues et lancées. «Nous sommes avant tout confronté à un problème de liquidités» et non pas de manque d’appétit pour les actions car les petites introductions ont le vent en poupe», tient encore à préciser M. Parisot.

De fait, au lendemain de l’abandon de l’opération Verallia, une nouvelle introduction sur le marché parisien est annoncée: celle de Mauna Kea Technologie (matériel médical) qui prévoit de lever 40 millions d’euros. 

Les petites opérations dans des secteurs d’activité de niche sont très florissantes récemment, dans les biotechnologies notamment avec la réussite de l’introduction de Global Bioenergie, ou encore dans les prestations de services informatiques avec l’arrivée sur la cote d’Axway. Et de nombreuses autres sont programmées dans les prochains mois.

Un secteur qui marche bien, tient à rappeler Marc Lefèvre, directeur du développement chez NYSE Euronext, faisant valoir que 58 millions d’euros ont été levés depuis le début de l’année sur le marché européen des PME-ETI (entreprises de taille intermédiaire).

Quant à Verallia, il reconnaît qu’il s’agit avant tout d’un manque de chance. «Si l’opération avait été lancée une semaine auparavant, elle serait probablement passée mais ce week-end, nous avons atteint le point culminant de la crise grecque», a-t-il souligné.

«D’où l’importance d’y revenir très vite et j’ai bon espoir que la crise passée l’opération va se représenter», a-t-il conclu.

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France : L’humour de Fabius et de Lambiel récompensé

Le Prix de l’humour politique 2011 a été décerné lundi à l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius. Il a été récompensé pour sa phrase: «Mitterrand est aujourd’hui adulé mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous…». Le «Prix Press Club Humour et Politique» est attribué chaque année par un jury d’humoristes et de journalistes français. Il salue l’auteur de la phrase la plus drôle de l’année, qu’il s’agisse d’humour volontaire ou involontaire.

Le Prix spécial du jury revient au député UMP de Seine-Maritime Daniel Fidelin: «Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas». Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, est couronné du Prix des internautes pour: «Nous sommes tous des immigrés, seule notre date d’arrivée change». Le secrétaire d’Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, est lauréat du Prix de l’encouragement pour sa réponse à la question «Quel est votre livre de chevet»: «Zadig et Voltaire». Hasard du calendrier, l’imitateur officiel des politiciens romands, Yann Lambie,l a reçu le prix de la Société suisse des auteurs 2011 de l’humour. Dotée de 15.000 francs, la distinction décernée pour la première fois cette année lui revient pour son spectacle «Aux suivants!». La proclamation officielle du lauréat s’est déroulée lundi soir au Théâtre de Beausobre à Morges.

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Chine :  Investissement en yuans autorisé pour les étrangers

 Près des deux tiers des entreprises se disent intéressées par l’utilisation du yuan à la place d’une devise étrangère.

La Chine a commencé à autoriser les entreprises étrangères à utiliser le yuan pour investir dans le pays, selon un document de la banque centrale chinoise et qui devrait favoriser l’internationalisation de la monnaie chinoise.

Les investisseurs étrangers pourront utiliser le yuan pour financer des implantations, des fusions-acquisitions, des augmentations de capital ou prêter de l’argent aux actionnaires de l’entreprise, précise le Diyi Caijing Ribao (China Business News).

Jusqu’à récemment, les investissements directs étrangers (IDE) en Chine s’effectuaient en devises. En 2010, ils se sont élevés à 105,74 milliards de dollars.

L’autorisation d’investir en yuans dans la deuxième économie mondiale est actuellement dans une phase expérimentale, durant laquelle chaque investissement dans la monnaie nationale doit être approuvé par une commission ad hoc, précise la banque centrale.

La Chine, dont la monnaie est encore étroitement arrimée au dollar et n’est pas convertible pour les comptes en capitaux, encourage désormais l’utilisation du yuan pour ses échanges avec des pays voisins, notamment en Asie du Sud-Est, et a procédé à plusieurs émissions d’obligations d’Etat à Hong Kong.

Plusieurs entreprises internationales, dont Coca-Cola, ont aussi émis des obligations en yuans sur la place de Hong Kong.

En 2010, 5,7% du commerce extérieur de la Chine, soit 506,3 milliards de yuans (54,5 milliards d’euros), ont été réglés en yuans, selon des chiffres de la banque centrale.

La possibilité d’utiliser des yuans pour investir «représente un grand pas en avant pour l’internationalisation du renminbi (nom officiel de la monnaie chinoise)», a commenté Ma Jun, économiste pour la Chine de la Deutsche Bank.

La nouvelle réglementation permet notamment aux entreprises de demander à utiliser des yuans levés à Hong Kong ou à l’étranger pour investir en Chine, selon la Deutsche Bank.

La mesure devrait aussi accélérer le développement des émissions d’obligations et les levées de fonds en yuans à Hong Kong, estime M. Ma.

Près des deux tiers (65%) des entreprises étrangères se disent intéressées par l’utilisation du yuan à la place d’une devise étrangère pour investir en Chine, selon un sondage de la Deutsche Bank auprès de 44 multinationales, rapporte encore le quotidien économique chinois

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Subprime: Morgan Keegan solde des poursuites à 200 millions de dollars

La commission américaine des opérations de Bourse (SEC) a annoncé  que le courtier Morgan Keegan avait accepté de verser 200 millions de dollars pour solder des poursuites liées à la vente de titres appuyés sur des crédits immobiliers «subprime». La SEC a précisé qu’en outre deux employés devraient payer des amendes en raison de leur responsabilité dans la valorisation inexacte de cinq fonds gérés par Morgan Asset Management entre janvier et juillet 2007. «La falsification de la valeur de fonds a débouché sur une mauvaise information, précisément au moment où les investisseurs en avaient le plus besoin, c’est à dire quand l’effondrement des prêts ‘subprime’ touchaient ces fonds», a souligné un responsable de la SEC, Robert Khuzami.

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Chine: attention à la qualité des actifs bancaires – Fitch

 Une dégradation de la qualité du crédit des banques chinoises pourrait affecter la note de la dette souveraine du pays, a estimé Fitch Ratings .

L’agence de notation financière est préoccupée par la croissance du crédit observée chez les banques chinoises en 2009 et 2010, selon Andrew Colquhoun, directeur de la notation souveraine de Fitch pour l’Asie-Pacifique.

A.Colquhoun a ajouté qu’en cas de détérioration de la qualité des actifs bancaires, le gouvernement chinois pourrait se voir contraint de venir au secours des banques du pays, ce qui influerait sur la note de la dette souveraine.

A.Colquhoun a par ailleurs déclaré lors d’une conférence à Hong Kong que la hausse de la valeur de l’immobilier résidentiel par rapport au produit intérieur brut chinois était également un phénomène à surveiller.

Les risques de crédit des banques chinoises ont été sous-estimés en raison de distorsions dues à des actifs hors bilan, a déclaré mercredi un responsable de l’agence de notation financière Fitch Ratings.

Charlene Chu, directrice de la notation des banques chinoises de Fitch, a indiqué lors d’une conférence s’attendre à ce que les créances douteuses, notamment les éléments hors bilan, augmentent au cours des années qui viennent.

Elle a précisé que de nombreux éléments comptabilisés hors bilan par les banques chinoises étaient liés à des prêts aux autorités locales, qui ne seront probablement pas entièrement remboursés en raison de problèmes de flux de trésorerie.

D’après Charlene Chu, les banques chinoises pourraient se retrouver confrontées à une crise, malgré la détermination du gouvernement à soutenir le secteur

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La Chine caracole désormais en tête du marché des enchères pour l’art et les objets de collection, ses ventes ayant plus que doublé en un an, détrônant les Etats-Unis.

Selon une étude commandée par le Conseil des ventes volontaires (CVV) en France, le produit des ventes publiques d’art et d’objets de collection en Chine (Hong Kong inclus) a bondi en 2010 de 137%, à 7,60 milliards d’euros, contre 3,21 milliards d’euros un an plus tôt.

La Chine détient une part de marché de 34,3% contre 24,2% en 2009, révèle cette enquête rendue publique jeudi par le CVV, autorité publique de régulation des enchères en France.

L’ascension chinoise sur le marché de l’art est continue depuis plusieurs années, commente Pierre Capelle, directeur au sein du cabinet privé Noeo Conseil, qui a réalisé l’étude. «La Chine a ravi la troisième place à la France dès 2004», selon lui. En 2009, elle a pris la seconde place, passant devant la Grande-Bretagne. En 2010, elle a coiffé au poteau les Etats-Unis.

L’étude porte sur le segment «art et objets de collection», plus large que celui du «Fine art» (peintures, sculptures, dessins, estampes et photographies) généralement étudié.

La société française Artprice, spécialisée dans les informations sur le marché de l’art, avait déjà établi fin mars que la Chine était devenue en 2010 numéro un du marché mondial des enchères dans la catégorie «Fine art», avec un produit de ventes de 3,1 milliards de dollars.

Le cabinet Noeo Conseil a choisi d’ajouter les «objets de collection» (antiquités, joaillerie, orfèvrerie, vin, etc.). Selon son étude, publiée avec des chiffres en euros, les Etats-Unis prennent la seconde place, avec des ventes de 5,98 milliards d’euros en 2010, en hausse de 62%, et une part de marché de 27%.

Le Royaume-Uni est troisième avec des ventes de 3,29 milliards d’euros (+70%) et une part de marché de 14,9%.

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Le grand écart irlandais entre PIB et PNB

Les chiffres publiés hier par l’Office central des statistiques sont venus confirmer que l’ancien eldorado s’est transformé en une économie évoluant à deux vitesses.

La menace d’un retour de l’économie irlandaise dans la récession s’est éloignée jeudi, le pays ayant renoué officiellement avec la croissance au début de l’année, mais ce rebond repose quasi-entièrement sur les exportations et l’Irlande reste loin d’être tirée d’affaire. Les statistiques publiées ce jeudi par l’Office central des statistiques, le CSO, sont venues confirmer que l’ex-Tigre celtique s’est transformé en économie à deux vitesses.

D’un côté, le Produit intérieur brut (PIB), mesure la plus complète de l’activité économique, s’est redressé nettement après une rechute brutale fin 2010. Il a rebondi de 1,3%, contre un recul de 1,4% au trimestre précédent. Cette remontée a permis au pays, confronté à une grave crise financière, économique et budgétaire, d’échapper à un retour dans la récession. Elle a été mise sur le compte d’un bond de plus de 20% de l’excédent du commerce extérieur par rapport à un an plus tôt.

Mais à l’inverse, le Produit national brut (PNB), mesure de l’activité économique jugée plus fidèle que le PIB par les autorités car il exclut les bénéfices réalisés par les très nombreuses entreprises étrangères installées dans l’île, a subi une dégringolade de 4,3% sur le trimestre, après une hausse de 0,3% fin 2010, d’après le CSO.

Ce grand écart entre PIB et PNB s’explique par le fait que la croissance du premier indicateur est due quasi-entièrement à la bonne santé des multinationales exportatrices, soutenues par la reprise économique mondiale, tandis que les entreprises irlandaises, très dépendantes d’une consommation intérieure déprimée depuis plusieurs années par une succession de plans d’austérité et une grave crise immobilière, continuent à broyer du noir. Les économistes ont toutefois jugé ces chiffres plutôt encourageants. Selon Elsa Lignos, analyste à la Banque royale du Canada (RBC), ils constituent «un pas dans la bonne direction» pour rassurer les marchés financiers, alors que la Grèce exacerbe leur méfiance vis-à-vis des économies dites «périphériques» de la zone euro.

«Ces chiffres suggèrent que l’Irlande n’est pas dans une situation aussi désespérée que la Grèce», a abondé Ben May, du cabinet Capital Economics. «Cependant, le pays doit encore remonter une pente immense et ne pourra pas emprunter sur les marchés financiers avant des années», a-t-il tempéré.

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UE. Les parlementaires ont jugé insuffisantes les nouvelles règles lorsqu’un déficit public dérape au-delà de la limite de 3% du PIB.

Le Parlement européen a refusé d’approuver un élément clé d’un vaste plan de l’UE censé tirer les leçons de la crise de la dette, en reprochant aux gouvernements de chercher toujours à échapper à toute sanction en cas de dérapage de leurs déficits.

C’est là un motif de déception pour la Commission européenne et les Etats de l’UE qui espéraient que le nouveau dispositif puisse être adopté à temps pour un sommet des dirigeants européens qui s’ouvre justement dans la soirée et est dominé par les craintes liées aux turbulences en Grèce.

Les députés ont adopté l’essentiel du nouveau plan, composé de six textes législatifs appelés à durcir le Pacte de stabilité.

Cet instrument, qui doit en principe assurer la police des déficits dans l’Union, a fait la preuve de son manque d’efficacité avec la crise de la dette, faute de réelle menace de sanctions. Mais sur ce point crucial, les parlementaires ont jugé insuffisants les changements acceptés par les gouvernements, estimant que les sanctions ne seraient pas déclenchées avec suffisamment d’automacité lorsqu’un déficit public national dérape au-delà de la limite européenne de 3% du PIB. Les eurodéputés souhaitent que dans un tel cas, la Commission puisse envoyer plus facilement un avertissement, une étape cruciale car elle ouvre la porte aux sanctions financières.

«La France et l’Allemagne, les deux pays qui ont affaibli le Pacte de stabilité, ont uni leurs forces pour résister à la mesure qui ferait le plus pour éviter la même chose à l’avenir», a regretté l’eurodéputée libérale britannique Sharon Bowles, qui préside la commission des affaires économiques du Parlement.

Par ailleurs, le Parlement exige de pouvoir auditionner des ministres des Finances européens de pays dont les comptes publics s’enfoncent dans le rouge, ce qu’ils n’ont pas obtenu.

Enfin, il veut que les pays affichant des déficits de leurs comptes courants ne soient pas les seuls à faire l’objet d’une surveillance stricte. Les pays engrangeant des surplus importants, tels que l’Allemagne, doivent pouvoir aussi être rappelés à l’ordre.

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Indemnités de JPMorgan pour les clients de l’ex-Lehman

La banque américaine JPMorgan Chase doit verser 861 millions de dollars en numéraire et en titres aux clients de l’ex-banque d’affaires Lehman Brothers pour les dédommager de la faillite, selon une décision validée par un juge des faillites de New York. L’accord négocié entre JPMorgan et l’administrateur de la liquidation de Lehman Brothers avait été conclu en avril. Il prévoit le versement de 755 millions de dollars en numéraire et de 106 millions en titres, a précisé l’administrateur James Giddens. «La validation de l’accord par le tribunal marque un étape importante dans la gestion» de la liquidation, a-t-il ajouté. Il résulte de «deux ans d’enquête et de proche collaboration avec JPMorgan».

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En vue de répondre à la forte hausse du trafic de voyageurs dans la région, la Chine se prépare à dépenser quasiment autant que les Etats-Unis en capital investi dans les transports et l’industrie du tourisme sur les 10 prochaines années, soit 1400 milliards contre 1600 milliards (Source Morgan Stanley).

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Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement légèrement sous-évalué. Les actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre 

Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,98. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 2 %. 

http://www.morningstar.com/market-valuation/market-fair-value-graph.aspx

Comme l’indique le tableau suivant, sur les 11 secteurs répertoriés par Morningstar, 6 sont surévalués, 5 sont sous-évalués. Le secteur de l’immobilier (+22 %) est le plus surévalué alors que celui des services financiers est le plus sous-évalué (-11 %).

11 secteurs Évaluation*
Matériaux de base -3%
Consommation cyclique +1%
Services financiers -11%
Immobilier +22%
Consommation de base +2%
Santé +1%
Services publics +3%
Services communications -10%
Énergie -4%
Industriel -1%
Technologies +3
Marché américain -2%

*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %

À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique

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Economie : les crises budgétaires menacent toujours l’économie mondiale, selon Fitch

La crise de la dette européenne reste la principale menace qui règne sur l’économie mondiale, selon le rapport biannuel de Fitch Ratings. « La résolution de la crise grecque est essentielle, mais insuffisante, pour pallier la menace systémique qui pèse sur la Zone Euro », écrit l’agence de notation

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La dette publique de la France a augmenté de 54,9 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre fin mars 1 646,1 milliards, soit 84,5 % du PIB, montrent les statistiques publiées jeudi 30 juin par l’Insee.

Ce ratio dette sur PIB correspond à une hausse de 2,2 points par rapport au trimestre précédent. La dette de l’Etat a augmenté de 41,5 milliards d’euros sur la période janvier-mars pour s’élever à 1 286,5 milliards, précise l’Insee. Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (191,2 milliards fin mars), des administrations publiques locales (156,5 milliards), et des organismes divers d’administrations centrales (11,9 milliards).

La dette nette des administrations publiques s’élève à 1 504,8 milliards d’euros fin mars, soit 77,3 % du PIB, contre 76,5 % fin décembre, en progression de 26,2 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee. « L’écart de 28,7 milliards entre cette hausse de la dette nette et l’augmentation de 54,9 milliards de la dette brute traduit notamment la forte augmentation de la trésorerie de l’Etat (+ 22 milliards) et de celle des organismes de sécurité sociale (+ 4,2 milliards) », explique l’Institut national de la statistique.

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Les Etats se rebiffent contre le budget européen

Le Royaume-uni, l’Allemagne et d’autres pays ont engagé un bras de fer hier sur le futur budget de l’UE en jugeant «irréalistes» ou «trop élevées» les propositions de hausse de la Commission européenne, alors qu’ils réclament un gel des dépenses. Bruxelles a proposé de plafonner les dépenses à 1,05% du PIB européen, soit 1025 milliard d’euros, pour la période 2014-2020. Ce qui marquerait une stabilisation.

Mais la Commission a prévu l’ajout d’une enveloppe hors budget de 58,3 milliards d’euros pour financer plusieurs dossiers cruciaux comme l’aide au développement, le projet de réacteur nucléaire ITER, Galileo et plusieurs fonds de secours ou de crise pour permettre à l’UE de réagir face à des imprévus notamment dans le secteur agricole.

La vraie proposition porte donc sur un total de 1083,3 milliards d’euros, soit 1,11% du PIB européen et 5% de hausse. Or, Londres, Berlin, Paris, Helsinki et La Haye ont exigé un gel.

L’enveloppe globale du budget de l’UE est fixée sur sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l’Union.

Les innovations portent sur la création de ressources propres – transfert d’un point des TVA collectées dans les Etats et une taxe sur les transactions financières – en remplacement de contributions nationales. Autre nouveauté controversée: une réforme des ristournes dont bénéficient la Grande Bretagne – le chèque britannique – et d’autres pays comme les Pays-Bas ou la Suède. Elles devraient baisser.

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Trafic aérien: fort ralentissement en mai

Le trafic aérien mondial a fortement ralenti en mai, surtout en raison d’un tassement de la croissance en Europe et en Amérique du Nord, a déclaré l’Association internationale du transport aérien (Iata). Le rapport mensuel de l’Iata indique que le trafic aérien a crû pendant le mois sous revue de 6,8% sur un an, contre 16,5% en avril. Cette différence s’explique par le fort ralentissement du transport aérien en Europe. Dans cette région, le trafic a augmenté de 10,9% en mai, porté notamment par la faiblesse de l’euro. Mais ce chiffre reste très inférieur à celui du mois précédent (+29,3%).

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Le retour de la drachme grecque comme argument publicitaire

Le loueur de voitures allemand Sixt prévient dans une campagne de publicité lancée hier qu’il accepte à nouveau les drachmes, en allusion à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. «Chers Grecs, nous acceptons à nouveau les drachmes», proclame l’annonce, qui s’étale en pleine page dans trois grands quotidiens allemands, ainsi que sur le site Facebook et le site internet du loueur, donnant en drachmes le prix de location par jour d’un cabriolet. Dans le quotidien Die Welt par exemple, la voiture est représentée stationnée devant l’Acropole, avec au volant un homme moustachu portant lunettes de soleil. Il s’agit d’une campagne d’un jour, diffusée seulement dans la presse, a précisé un porte-parole de Sixt. Le groupe s’est déjà illustré par le passé par ses campagnes de publicité provocantes. L’une d’elles recommandait l’an dernier aux clients: «Faites comme Madame Bruni. Optez pour un petit modèle français.»

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USA: 30 ans de prison pour l’ex-patron d’un organisme de prêts immobiliers

L’ancien dirigeant d’un organisme de prêts immobiliers a été condamné à trente ans de prison pour son rôle dans une fraude de quelque 2,9 milliards de dollars qui avait contribué à la faillite de la banque américaine Colonial. Lee Farkas, 58 ans, devra aussi verser 38,5 millions de dollars, précise le département de la Justice. L’ex-propriétaire de Taylor, Bean & Whitaker (TBW), alors l’un des plus grands établissements de prêts immobiliers aux Etats-Unis, avait été reconnu coupable à l’issue d’un procès de dix jours en avril. Avec ses complices, il a détourné 1,4 milliard de l’unité de prêts immobiliers de Colonial Bank et environ 1,5 milliard d’une filiale de TBW, Ocal Funding, provoquant leur chute. «M. Farkas a imaginé une fraude aux proportions stupéfiantes», a estimé le procureur général adjoint Lanny Breuer. «Entre 2007 et 2009, Farkas a poursuivi ses méfaits en vendant à des banques de faux avoirs hypothécaires et en revendant des prêts hypothécaires deux voire trois fois», a ajouté le procureur général Neil MacBride.

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La Fed déçoit banquiers et commerçants

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a mis une limite aux frais imposés par les banques aux commerçants quand un client paie par carte bancaire, mais à un niveau beaucoup plus élevé qu’envisagé initialement.

Le conseil des gouverneurs de la Fed à Washington a voté pour fixer cette limite à 21 cents, alors que dans sa proposition initiale en décembre, il envisageait seulement 12 cents. Seules sont concernées les cartes à débit immédiat. Actuellement, les frais sont en moyenne de 44 cents par transaction.

La Fed devait selon les termes de la loi de réforme de la régulation financière («Dodd-Frank») de juillet 2010 décider de cette limite. Les banques d’un côté et les commerçants de l’autre ont mené depuis une intense campagne pour affirmer que le consommateur serait gagnant si leur position sur le sujet était suivie.

Pour l’Association américaine des banquiers, le fait que ces frais soient relativement bas va imposer aux banques de relever leurs tarifs, et par conséquent nuire aux ménages.

«Cette règle représente toujours une perte de 45% sur un chiffre d’affaires que les banques utilisent pour fournir des comptes bon marché à leurs clients, combattre la fraude et entretenir un système de paiement efficace aux Etats-Unis», a déploré l’association professionnelle.

L’Association nationale des commerçants de détail s’est dite déçue, jugeant que les 21 cents au lieu de 12 étaient «une grosse perte pour les consommateurs américains»

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Goldman Sachs: avis de licenciements

La banque américaine Goldman Sachs a averti les autorités qu’elle pourrait licencier jusqu’à 230 employés pour des raisons «économiques», selon une notice adressée à l’administration du travail de l’Etat de New York. L’établissement, qui emploie 35.400 personnes dans le monde, précise dans ce document consulté par l’AFP que ces suppressions d’emplois auraient lieu entre le 26 septembre 2011 et le 31 mars 2012. L’Etat de New York requiert que les entreprises de plus de 50 salariés préviennent les autorités 90 jours à l’avance en cas de licenciements importants. Goldman Sachs n’est pas la seule banque à prévoir des licenciements. Selon des informations de presse, Credit Suisse pourrait supprimer quelque 600 emplois, principalement aux Etats-Unis dans sa division banque d’affaires.

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La rencontre avec ET est prévue dans 20 ans

Andreï Finkelstein, directeur de l’Institut d’astronomie à l’Académie russe des sciences appliquées, a déclaré qu’il s’attendait à ce que les hommes rencontrent des civilisations extraterrestres dans «les vingt années» à venir. «La genèse de la vie est aussi inévitable que la formation d’atomes… La vie existe sur d’autres planètes et nous la trouverons d’ici 20 ans», a déclaré l’astronome russe, cité par l’agence de presse Interfax. Il s’exprimait à l’occasion d’un forum international dédié à la recherche de vie extraterrestre, rapporte le site Maxisciences.com.

Selon lui, 10% des planètes connues gravitant autour de soleils seraient similaires à la Terre. Andreï Finkelstein estime que si l’on peut trouver de l’eau sur ces planètes, alors on peut trouver une forme de vie, et ajoute que des extraterrestres ressembleraient probablement à des humains avec deux bras, deux jambes et une tête, rapporte le Guardian.

L’Institut d’astronomie que dirige Finkelstein participe à un programme lancé dans les années 1960, à l’apogée de la course à l’espace, qui vise à écouter les signaux radio en provenance du cosmos.  «Durant tout le temps consacré à la recherche de civilisations extraterrestres, nous avons surtout été dans l’attente de messages de l’espace et non l’inverse», a t-il déclaré.

En mars dernier, un scientifique de la Nasa a suscité la polémique après avoir déclaré qu’il avait trouvé des fossiles d’insectes extraterrestres minuscules à l’intérieur de météorites tombées sur la Terre. L’exobiologiste Richard Hoover avait alors déclaré que les filaments et autres structures présentes dans les météorites semblaient être des fossiles microscopiques de vie extraterrestre ressemblant à des algues connues comme les cyanobactéries. L’homme avait affirmé que l’absence d’azote dans les échantillons, essentiel à la vie sur Terre, indiquait que ces restes étaient ceux de «formes de vie extraterrestre ayant grandi sur les corps parents des météorites où l’eau liquide était présente, bien avant leur entrée dans l’atmosphère terrestre».

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Subprimes: JPMorgan Chase solde des poursuites avec 153 millions

Un juge a validé un accord conclu entre le régulateur boursier américain (SEC) et la banque JPMorgan Chase, qui s’est engagée à verser 153 millions de dollars pour solder des poursuites liées à la vente de titres appuyés sur des crédits immobiliers dits «subprime». Le jugement d’un tribunal new-yorkais précise que l’accord correspond à une amende de 133 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 18,6 millions de remboursement des profits réalisés par la banque grâce à ces titres et 2 millions d’intérêts.

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Le subprime chilien

La Polar. Le distributeur a floué des centaines de milliers de clients en renégociant leur crédit à leur insu.

Un scandale secouant une chaîne de grande distribution chilienne, qui manipulait les termes des crédits de ses clients pour masquer son endettement, a jeté un projecteur sur les pratiques débridées du crédit au Chili, et un surendettement préoccupant de ses ménages. Le scandale «La Polar» a été décrit comme la version chilienne des subprimes (prêts hypothécaires à risque) américains de 2009: syndrome d’une avidité sans contrôle, frappant au final les revenus modestes d’une des économies les plus prospères d’Amérique latine.

Les 44 magasins La Polar étaient considérés jusqu’à il y a peu une chaîne au vent en poupe, symbole d’un Chili qui s’enrichit et consomme. Ils offrent des vêtements, de l’électroménager, de l’informatique, aux segments moyen et bas du marché, via des crédits faciles, aux mensualités étalées sur des années.

«La Polar, llegar y llevar» (La Polar, on vient et on emporte): leur slogan commercial a pris un tour amer pour quelque 400.000 clients floués. Leur dettes, contractées via des cartes de crédit «maison» de La Polar étaient renégociées à leur insu, a admis le groupe.

Le but : masquer les difficultés financières de La Polar, qui voulait rester attractif en Bourse et venir jouer dans la cour des «grands» de la distribution chilienne, comme le géant Cencosud (100.000 employés) présent dans la moitié de l’Amérique du Sud.

Le scandale a coûté sa tête au PDG et une dizaine de cadres, entraîné une enquête judiciaire pour fraude, éclaboussé la firme d’audit Price Waterhouse qui donna en 2010 un OK financier à La Polar, et les organismes régulateurs du crédit.

Mais au-delà du scandale d’entreprise, le Chili fier de sa croissance – il a rejoint en 2010 le «club des riches» de l’OCDE – se découvre un mal propre aux pays de consommation de masse: le surendettement des ménages, à hauteur de 62 milliards de dollars en 2009, presque 4000 dollars par habitant.

«Le Chili était un pays à culture d’austérité, avec une classe moyenne très modeste, qui depuis le milieu des années 80 a commencé à accéder à des biens de consommation, à la fois par la baisse des prix des biens importés, et parce que le pays s’est enrichi», analyse le sociologue Eugenio Tironi.

Cette tendance s’est nourrie de l’introduction, puis de l’explosion des cartes de crédit: de 89.500 en 2001 à plus de 20 millions en 2009, soit environ quatre cartes par ménage. Dont les trois quarts sont des cartes de magasins: plus de 70% du flux du crédit.

«L’accès en masse au crédit a facilité l’acquisition de nombreux produits, mais l’endettement des ménages est devenu quasi-ingérable», estime l’avocat Hernan Calderon, de la Corporation nationale des consommateurs, qui dénonce la distribution aveugle de cartes. «Il y a un octroi irresponsable de crédits».

Dans les couches modestes de la population, clientèle cible des 1,2 million de cartes de La Polar, l’endettement atteint 60% des ressources.

Selon des chiffres officiels, 8 foyers chiliens sur 10 sont endettés à des degrés divers. A Santiago, on peut obtenir une carte de crédit sans justifier de ressources, sur simple pièce d’identité. Un grand magasin proposait ces jours-ci un crédit «irrésistible» d’un million de pesos (environ 2000 dollars) une formule en 36 mensualités, pour un paiement total supérieur de 30% au montant.

L’ironie, c’est que le scandale de La Polar émerge durant le mandat, depuis mars 2010, du président Sebastian Pinera, l’un des hommes d’affaires les plus riches du Chili depuis vingt ans, qui fit fortune dans les années 80 en partie dans la monétique et l’introduction au Chili des cartes de crédit.

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Chine-Australie: les échanges commerciaux atteignent un nouveau pic

Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Australie, deux puissances économiques de la région Asie-pacifique, ont dépassé la barre des 100 milliards de dollars australiens pour la première fois en 2010, selon des chiffres publiés hier. Le total des échanges commerciaux avec la Chine, premier partenaire commercial de l’Australie, a augmenté de 23,6% en 2010 à 105,3 milliards de dollars australiens (77,5 milliards d’euros). Ils représentent 19,1% du total des importations et exportations australiennes, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans son rapport annuel sur le commerce. Les exportations vers la Chine ont augmenté de 34,3% par rapport à 2009. Les exportations de minerais de fer ont augmenté de 64,3%, à 49,4 milliards AUD et celles de charbon de 8,9%, à 43 milliards AUD. Ces deux matières premières sont essentielles à la fabrication de l’acier.

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BofA. L’établissement propose un montant record pour régler le litige lié au subprime.

Bank of America a annoncé hier qu’elle allait payer 14 milliards de dollars pour solder les contentieux générés par sa filiale Countrywide Financial, l’un des principaux protagonistes du scandale des prêts subprime à l’origine de la crise de 2008.

La première banque américaine par les actifs va payer 8,5 milliards de dollars pour mettre un terme aux procédures engagées à son encontre par 530 fonds d’investissements parmi les plus prestigieux du monde de la finance.

C’est le montant le plus élevé jamais réglé par une banque pour régler un litige, faisait remarquer le Wall Street Journal, qui avait révélé l’intiative de la banque la veille sur son site internet.

BofA compte également passer une provision supplémentaire de 5,5 milliards de dollars pour apurer la situation avec les organismes semi-public de refinancement hypothécaires comme Freddie Mac et Fannie Mae, avec lesquels elle avait déjà pourtant signé un premier accord il y a quelques mois.

La banque américaine, qui compte aussi enregistrer pour 6,4 milliards de dollars de dépréciations dans ses comptes du deuxième trimestre – dont 2,6 milliards de dollars d’écarts d’acquisition – estime que sa perte nette pour les trois mois s’achevant fin juin pourrait atteindre jusqu’à 9,1 milliards de dollars, selon un communiqué de l’établissement.

La banque compte donc enregistrer une perte par action comprise entre 0,88 et 0,93 dollar sur cette période. Hors éléments exceptionnels, elle devrait être bénéficiaire de 0,28 à 0,33 dollar par action, précise son communiqué.

La transaction amiable doit maintenant être validée par un juge. Parmi les fonds qui ont accepté la transaction figurent ceux gérés par la Bayerische Landesbank, Goldman Sachs, ING, Metlife, PIMCO ou Invesco.

C’est la troisième transaction annoncée depuis le début de l’année par BofA pour apurer son bilan de ses errements passés dans le subprime, après ceux passés avec les organismes de refinancement hypothécaire (en janvier) et celui avec le rehausseur de crédit Assured Guaranty (en avril).

BofA laisse entendre qu’elle pourrait ne pas en avoir fini, puisqu’elle indique que ce dernier accord lui permet seulement de couvrir une partie «substantielle» des recours juridiques qui lui ont été adressés.

«C’est une autre étape importante que nous effectuons dans l’intérêt de nos actionnaires pour minimiser l’impact des incertitudes futures et solder l’héritage», a commenter le directeur général de BofA Brian Moynihan, cité dans le communiqué. «Nous allons continuer à agir de manière déterminée, dans l’intérêt de nos actionnaires, pour nettoyer le dossier des crédits hypothécaires résultant pour l’essentiel de notre achat de Countrywide».

Countrywide, établissement californien fondé par un homme d’affaires haut en couleur, Angelo Mozillo, avait connu une croissance effrénée lors des années de bulle spéculative dans l’immobilier (2003-2007), avant d’être balayé par la crise financière. Après avoir accordé des prêts à des centaines de milliers de ménages insolvables, il n’a échappé à la faillite qu’en étant racheté par Bank of America, en 2008, pour 2,54 milliards de dollars.

Les plaignant estimaient que Countrywide leur avait vendu des titres hypothécaires adossés à des crédits d’une qualité très inférieure à ses dires. Ils avançaient par ailleurs que Countrywide n’avait pas géré correctement les dossiers dans la gestion de ces prêts

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La prison lui sert d’hôtel

C’est dans la prison de Saint-Gilles en Belgique que se trouve un prisonnier pour le moins original. Condamné à quatre ans de prison dont 3 fermes, sa peine arrive à échéance. Et il refuse catégoriquement de sortir. Il avait déjà refusé deux fois d’être libéré avec un bracelet électronique. Il raconte même: «Ils sont quand même terribles, dans cette prison, à vouloir à tout prix me jeter dehors». Surnommé «le Fainéant», cet homme était au chômage depuis 15 ans avant d’agresser son épouse avec une casserole en fonte. Ses amis reconnaissent volontiers «qu’un peu de lecture et beaucoup de télé lui conviennent parfaitement. Il peut durer des années comme ça. En fait, la prison lui sert d’hôtel». Son divorce d’avec sa femme n’étant pas terminé, il ne peut toucher l’argent de la vente de leur maison. Selon La Dernière Heure, son plan serait d’attendre le plus possible en cellule avant de partir vivre des jours tranquilles au Portugal.

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Le salaire de la peur

Une étude récemment menée par la University of Notre Dame (Etats-Unis) démontre qu’il est dangereux de percevoir un salaire. En effet, il existe un pic des taux de mortalité les jours ou la semaine suivant la réception du salaire. Les trois causes de décès les plus communes relevées par l’étude sont l’abus de substances illicites, les accidents de la route et les crises cardiaques. Selon le professeur William Evans, le virement d’argent sur notre compte bancaire entraine des comportements à risques: «Les gens vont au restaurant, ils se déplacent plus, ils vont dépenser de l’argent. Parfois les choses qu’ils font sont assez dangereuses, comme aller dans les bars». Menée pendant trois ans et après avoir étudié plusieurs millions de certificats de décès, l’étude montre que tout le monde est touché par ce fléau: hommes, femmes, riches, moins riches, en couples ou célibataires, tout le monde prend des risques en recevant son salaire.

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Usa: les cigarettiers devront payer 270 millions à 500.000 fumeurs

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté le recours des cigarettiers américains contre une action en nom collectif de plus de 500.000 fumeurs qui ont obtenu en justice 270 millions de dollars d’indemnisation pour suivre des programmes de désintoxication au tabac. Sans explication, la plus haute juridiction des Etats-Unis a ainsi rendu définitif l’arrêt d’une cour d’appel de Louisiane qui avait accepté en 2009 d’examiner le recours d’un aussi grand nombre de fumeurs. Ceux-ci avaient obtenu le financement notamment par Philip Morris USA et R.J. Reynolds de leurs programmes d’arrêt du tabac à hauteur de 270 millions de dollars.

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USA: la Cour suprême valide la vente de jeux vidéo violents aux mineurs

Interdire les jeux vidéos violents aux mineurs est contraire à la Constitution: la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté tout lien entre ce loisir et l’agressivité des enfants, répétant son attachement viscéral à la liberté d’expression sans restriction. «En vertu de notre Constitution, les jugements moraux et esthétiques sur l’art et la littérature sont le fait de l’individu et ne peuvent être décrétés par l’Etat», écrit la Cour dans son arrêt rendu par sept voix contre deux, mêlant les lignes idéologiques de droite et de gauche. Cette décision, une des plus attendues de l’année, complète une série de prises de positions de la plus haute juridiction américaine systématiquement en faveur de la liberté de parole, aussi haineuse ou rebutante soit-elle. Depuis un an, elle avait déjà déclaré constitutionnelles les vidéos montrant les cruautés faites aux animaux ou encore les manifestations anti-homosexuels ayant eu lieu lors des funérailles privées d’un militaire.

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Google: les pays qui demandent de supprimer des liens sont dévoilés

La Grande-Bretagne et les Etats-Unis comptent parmi les pays faisant le plus de demandes au groupe internet Google pour qu’il supprime des liens ou livre des informations sur ses utilisateurs, selon des tableaux portant sur le deuxième semestre 2010. C’est de Grande-Bretagne que Google a reçu le plus de demandes pour retirer des liens ou vidéos entre juillet et décembre 2010: 93.518, dont 93.360 effectivement ont été supprimés à la demande des autorités, pour éliminer des publicités mensongères. La Corée du Sud a soumis 32.000 demandes, essentiellement pour éviter la divulgation d’un numéro d’identté national (RNN). Dans un contexte plus politique, la police italienne a demandé à Google de supprimer une vidéo de YouTube qui critiquait le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, et simulait son assassinat.

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Le Patriot Act américain signé par une machine

Depuis 1945 et Harry Truman, les présidents américains disposent de l’Autopen pour les aider dans les tâches quotidiennes. Armées de deux bras mécaniques, cette machine permet de signer automatiquement des documents à la place d’une personne en imitant parfaitement son écriture. L’Autopen peut signer jusqu’à 500 pages par heure. La rumeur que Ronald Reagan en possédait 22 pour simuler l’authenticité de sa signature court toujours. Mais ce printemps, le président Barack Obama aurait abusé de cette aide en lui faisant parapher une nouvelle version du Patriot Act, texte mis en place en 2001 par George W. Bush en réponse aux attentats du 11 septembre. La raison de cet agissement est simple: au moment de signer ce document, Barack Obama se trouvait en Europe. La signature incriminée a donc été jugée nulle par les élus en vertu de la Constitution américaine qui impose que le texte soit d’abord présenté au président. Deux choix s’offrent alors à lui: il l’approuve et signe ou le renvoie devant les chambres. L’appareil avait déjà fait polémique en 2004 lorsque Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la Défense, faisait signer ses courriers de condoléances aux familles des victimes de la guerre par cette machine. Il avait alors déclaré utiliser cette machine pour «assurer un contact rapide avec les membres de la famille en deuil».

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Une pièce trop chère

En Australie, la pièce de 5 cents (4,3 centimes suisse), faite de cuivre et de nickel, représente un échidné, mammifère austral qui ressemble à un porc-épic (photo). Elle est aujourd’hui au centre de tous les débats. Cette pièce de monnaie coûte désormais plus cher à produire que la valeur qu’elle représente, et ce à cause de l’augmentation du prix des métaux et des ingrédients qui rentrent en ligne de compte dans sa fabrication. Ce coût est aujourd’hui tellement élevé que la Monnaie Royale -en charge de la fabrication de la monnaie australienne- a demandé au gouvernement de retirer cette pièce de la circulation. Bill Shorten, assistant au Trésorier, refuse catégoriquement: «Les dons lors des quêtes s’appuient sur ce type de petite monnaie. Sa suppression pourrait en outre pousser les commerçants à arrondir les prix vers le haut». Pourtant, dans les années 1990, l’Australie avait déjà supprimé les pièces de 1 et 2 cents après que l’inflation avait grandement réduit leur usage.

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LE CHERCHEUR D’OR SILLONNE NEW-YORK

Raffi Stepanian passe ses journées agenouillé dans les rues de Manhattan à la recherche de pierres précieuses. Il passe au peigne fin la boue dans les caniveaux pour y dénicher de minuscules morceaux d’or, de diamant, de rubis ou encore des bijoux tombés accidentellement. Armé d’une pince et d’un couteau de table, l’homme de 43 ans déclare gagner 200 dollars par jour. Son lieu de prédilection: le quartier des diamantaires (photo).

Il n’y a qu’à se baisser pour trouver des morceaux de diamants.

Ces trouvailles proviennent des fournisseurs de bijoux trop pressé pour prêter attention à ce qu’ils laissent tomber. Ou de la semelle de leurs chaussures, sur lesquelles des morceaux de diamants s’incrustent régulièrement. Quand on demande à Raffi Stepanian pourquoi il dévoile son secret, il explique ne pas être égoïste et se réjouirait même de savoir que d’autres personnes en profiteront.

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JPMORGAN: 20 milliards de dollars réclamés suite à l’affaire Madoff

Le liquidateur chargé de dédommager les victimes de l’affaire Madoff a annoncé qu’il réclamait non plus 6,4 mais 20 milliards de dollars à la banque JPMorgan Chase. Il l’accuse d’avoir été une complice active de la fraude. Ce nouveau montant «minimum» est inscrit dans la version amendée de la plainte déposée par le liquidateur Irving Picard. «Comme affirmé dans la plainte amendée, non seulement JPMorgan Chase aurait dû savoir qu’une fraude était en cours, mais elle le savait», a indiqué un conseil du liguidateur, David Sheehan. Les banquiers «pouvaient voir que l’argent déposé dans le principal compte de la firme de Bernard Madoff n’était pas utilisé pour acheter ou vendre des titres, ils pouvaient voir qu’il était seulement transféré à d’autres clients.

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Coca-Cola: hausse des prix US

Le producteur américain de boissons sans alcool Coca-Cola va augmenter ses prix de 3 à 4% aux Etats-Unis le 31 juillet en raison de la hausse du prix des matières premières, a indiqué vendredi un porte-parole de la compagnie. «En avril, puis plusieurs fois par la suite, Coca-Cola a annoncé son intention d’augmenter les prix aux Etats-Unis de 3 à 4% sur la deuxième moitié de 2011 suite à l’augmentation des coûts des marchandises et des matières premières», indique dans un mail à l’AFP le représentant du groupe alimentaire. «Nous sommes actuellement en train d’informer nos clients que la hausse prendra effet le 31 juillet», ajoute-t-il. Cette annonce se traduira par une augmentation annuelle de 5 à 6% en raison d’une précédente hausse de 2%, soulignent dans une note des analystes de Crédit Suisse.

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Les deux banques irlandaises Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), au coeur de la crise bancaire qui a secoué l’économie de toute l’Irlande, ont officiellement fusionné vendredi, avant la liquidation progressive de leurs actifs.

 Deux jours après le feu vert de la Commission européenne à l’opération, la Haute cour de Dublin a autorisé le transfert de tous les actifs d’INBS dans Anglo Irish, avec effet immédiat, a annoncé le ministre des Finances Michael Noonan. Les deux banques ainsi fusionnées ont pris un nouveau nom, l’Irish Bank Resolution Corporation (IRBC). Celle-ci aura pour mission de liquider progressivement ses actifs, sur une période d’environ dix ans.

 Gorgée de prêts immobiliers risqués, Anglo Irish Bank s’était écroulée pendant la crise financière mais l’Etat s’était engagé à garantir ses actifs pour lui éviter la faillite. Afin d’absorber ses pertes colossales, elle a reçu 29,3 milliards d’euros d’argent public au cours des deux dernières années. INBS, un établissement de taille plus modeste spécialisé dans le crédit immobilier, a reçu pour sa part quelque 5 milliards d’euros.

 Au final, les dizaines de milliards que l’Irlande a dû injecter dans ses banques ont fait exploser le déficit public à 32% du produit intérieur brut (PIB) l’an dernier. Cela a contraint Dublin à accepter un plan de sauvetage international de 85 milliards d’euros mis au point avec l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), qui ont exigé en échange la restructuration du secteur bancaire.

 Le gouvernement irlandais a présenté en mars un plan visant à une réorganisation complète du secteur autour de deux banques « piliers », Bank of Ireland et Allied Irish Banks (AIB), sommées elles aussi de se délester de milliards d’actifs.

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La première banque suisse UBS veut élire à son conseil d’administration le président sortant de la Bundesbank, l’Allemand Axel Weber, afin que ce dernier prenne dans deux ans la présidence de l’établissement zurichois, a annoncé le groupe vendredi.

 « Le conseil d’administration d’UBS SA proposera l’élection d’Axel Weber au conseil au cours de l’assemblée générale ordinaire du 3 mai 2012″, a indiqué la banque dans un communiqué. Si M. Weber, qui a dirigé la banque centrale allemande de 2004 à cette année, est élu, il doit succéder à l’actuel président Kaspar Villiger en 2013, a poursuivi UBS.

« Son expérience dans le secteur bancaire et financier international est extrêmement vaste et il se fait fort d’une expérience solide en matière de direction », a estimé M. Villiger au sujet de son successeur désigné. L’ancien patron de la Bundesbank a quant à lui estimé que « deux éléments revêtiront une importance cruciale à l’avenir : la stabilité et une orientation stratégique à long terme » d’UBS

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EN BANDE SON :

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