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7 milliards d’humains et plus

7 milliards d’humains et plus

L’humanité a atteint officiellement son septième milliard lundi  31 octobre. Folle ascension! Il aura fallu des dizaines de milliers d’années à notre espèce pour atteindre, en 1804 de notre ère, son premier milliard. Mais il ne lui a plus fallu que 123 ans pour passer au deuxième, 32 ans au troisième, 15 ans au quatrième, etc. Le septième, lui, n’a exigé que 13 ans. Et dans son dernier rapport bisannuel sur le sujet, la «Révision 2010 des perspectives de la population mondiale» publiée en mai dernier, la division Population du Département des affaires économiques et sociales des Nations unies nous en promet encore trois de plus dans le courant du siècle. Un chiffre repris par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) dans un document publié mercredi dernier .

Cette explosion démographique est l’enfant du progrès. Un progrès économique et sanitaire qui, en éradiquant les famines et en limitant les épidémies, a provoqué une très forte chute de la mortalité. L’espérance de vie moyenne dans le monde se situait entre 20 et 25 ans il y a deux siècles. Elle s’est élevée à 48 ans en 1950 et à 69 ans en 2010. Une vie humaine est trois fois plus longue aujourd’hui qu’il y a une dizaine de générations.

PLUS DE BOOM DEMOGRAPHIQUE EN SUIVANT :

Ce progrès extraordinaire représente aussi un grave danger. La mortalité diminuant abruptement, la population s’est mise à croître à un rythme très rapide, au risque de surpeupler la planète. Avec retard, un second mouvement de fond a heureusement suivi: une chute, également très forte, de la natalité. Le taux de fécondité (soit le nombre de naissances vivantes par femme) est ainsi passé de 5 en 1950 à 2,5 en 2010. Pour autant qu’il tombe à un peu plus de deux, l’humanité sortira de cette période mouvementée (dite «de transition démographique») et stabilisera à nouveau ses effectifs. Après avoir connu des taux de natalité et de mortalité élevés, elle retrouvera un nouvel équilibre avec des taux de natalité et de mortalité bas.

source Wall Street Journal

La transition démographique est terminée dans les pays industrialisés, où elle avait d’ailleurs commencé, et dans certains pays en développement. Mais elle est toujours en cours dans des régions comme le sous-continent indien et l’Afrique subsaharienne. Alors que le taux de fécondité de la Suisse est tombé à 1,46, celui du Niger, le plus haut du monde, se maintient à 7,19. Si la stabilisation de la population mondiale se dessine sur le très long terme, toute la question est de savoir quand et à quel niveau elle surviendra.

Taux de fécondité crucial

Sauf catastrophe sanitaire toujours possible, l’évolution du taux de mortalité a peu de chances de contribuer à cette stagnation. Les démographes estiment en effet que l’espérance de vie va continuer à s’allonger tout au cours du siècle. Selon le rapport onusien, elle devrait passer de 68 ans dans la période 2005-2010 à 81 ans dans la période 2095-2100. Un coup d’arrêt sérieux ne peut venir par conséquent que d’une réduction notable du taux de fécondité.

Au cours du dernier demi-siècle, cet indice a baissé très vite en Asie et en Amérique latine. Beaucoup plus vite qu’il ne s’était réduit plus tôt en Europe à niveau semblable de fertilité. Les démographes en avaient tiré jusqu’à récemment l’hypothèse qu’il plongerait au même rythme sur le continent noir. Mais, ces derniers mois, ils ont dû revenir quelque peu sur leurs projections: le taux de fertilité s’avère diminuer plus lentement en Afrique subsaharienne.

L’ONU s’est livrée pour la première fois cette année à des projections de la population mondiale jusqu’à la fin du siècle. Après avoir laissé prévoir un plafonnement de l’humanité à 9 milliards autour de 2050, elle le situe désormais à 10 milliards vers 2100, en soutenant l’hypothèse que le taux de fécondité se sera alors rapproché partout de 2,1, le niveau de simple reproduction de la population. Il suffirait cependant d’une légère variation de cet indice pour que les chiffres finaux se révèlent très différents.

Un fait est certain. La population mondiale de 2100 ne ressemblera pas à celle de 2010. Sauf accident, elle sera non seulement plus nombreuse mais aussi nettement plus âgée et plus urbaine. Et puis, elle se répartira très différemment entre les continents. L’Afrique, qui abritait moins d’un être humain sur dix (9,1%) en 1950, en comptera plus d’un sur trois (35,3%) en 2100. A l’inverse, l’Europe, qui en abritait plus d’un sur cinq (21,6%) au milieu du XXe siècle, n’en comptera plus qu’un sur quinze (6,7%) à la fin du XXIe.

Les liens

Par Textes: Etienne DubuisInfographies: Joël Sutter/le temps oct11

 source Washington Post

1 réponse »

  1. « FAITES L’AMOUR, PAS LA GUERRE » HEIN ?
    Ben voilà l’résultat ! Pfiouuuuuuuu !! A.C
    P.S. Y a p’têt un moyen à trouver entre les deux non ?

    J'aime

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