A Chaud!!!!!

Mister Market and Docteur Conjoncture du Mardi 15 Janvier 2013 par Bruno Bertez

 Mister Market and Docteur Conjoncture du Mardi 15 Janvier 2013 par Bruno Bertez

EN LIEN: Doctor Market and Mister Conjoncture du Lundi 14 Janvier 2013 : Les maniaques tentent de prendre le contrôle par Bruno Bertez

Nous vous ferons d’ici peu le symétrique de la manie euphorique, c’est à dire l’argumentaire de l’humeur dépressive. Vous pourrez constater que c’est tout aussi convaincant. Et vous n’en serez pas étonnés. La pensée positive, classique, suspendue dans les airs, permet, selon les convictions, de démontrer tout et son contraire. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a un marché et il y a toujours autant de gens qui vendent que de c…s qui achètent, comme disait une grande figure de la bourse à Paris.

La pensée positive est celle dont Roosevelt disait « je rêve d’avoir des conseillers qui n’aient qu’un bras, des manchots. Au moins comme cela, je serais sûr qu’ils ne pourraient dire en levant un bras, d’un côté il y a ceci, d’un côté il y a cela ».

Pour être plus sérieux et moins digressifs, nous voulons enchainer sur notre dernière phrase, à savoir la future, inéluctable, montée des taux. Et là, nous vous livrons l’argument d’un hyper bullish sur les actions: « après une pause au premier trimestre, l’économie globale va s’améliorer, les taux vont commencer à monter, les obligations et les bonds à baisser, les gens vont vendre les valeurs à revenu fixe pour acheter des actions ».

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« Goldman Sachs s’attend à un retour en grâce des actions Les gains en actions dépasseraient 10% en Europe, selon les experts de la banque américaine

Les marchés financiers demeurent fortement dépendants de l’action ou de l’inaction des autorités mais, en général, 2013 devrait être favorable aux actions, selon les analystes de Goldman Sachs qui s’exprimaient mardi à Zurich lors d’une présentation aux investisseurs.

Il n’y aura toutefois pas encore de grand remaniement des portefeuilles au profit des actions et au détriment des obligations, selon David Kostin, expert du marché américain. L’investisseur craint encore un risque de forte baisse, à son avis.

Toutefois, l’accélération de la conjoncture soutiendra le marché américain. La croissance passera d’un rythme annuel de 1,5% actuellement à 3% dans 12 mois. Elle retrouvera son potentiel de croissance et y demeurera les années suivantes, assure l’expert. Déjà au plus haut des 40 dernières années, les marges bénéficiaires des entreprises se maintiendront à ce niveau.

L’indice S&P 500 des actions devrait, à son avis, stagner d’ici à fin mars, en raison de l’incertitude sur le plafond de la dette. Mais ce risque politique ne provoquera pas de baisse, plutôt une consolidation à 1450 points, à son avis. Et, dès le deuxième trimestre, la bourse devrait repartir à la hausse pour atteindre 1575 en fin d’année. Le potentiel est de 7%. Les secteurs à préférer sont cycliques. » Le Temps

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Vous voyez les miracles de la pensée positive, on peut dire tout et son contraire puisque, d’un autre côté, il y a des gens qui, à partir de la même hypothèse, la hausse des taux, prédisent… une chute des actions. Selon eux, lorsque les taux vont monter, le taux d’actualisation des cash-flows va s’élever, la valeur mathématique des actions va baisser. On va s’apercevoir qu’elles sont surévaluées.

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« Le risque principal pour les investisseurs longs sur les actions américaines ou corrélées aux cycles économiques réside paradoxalement dans une amélioration éventuellement rapide de l’économie américaine et/ou mondiale.  

Ce qui forcerait en effet la Fed à orchestrer une sortie potentiellement plus rapide ou brutale de son programme d’assouplissement quantitatif et de taux d’intérêt planchers. Or, jusqu’ici, la Fed (et par extension les banques centrales en général) a fourni le principal piston ou option d’achat gratuite sur les actions et les autres actifs risqués. Les opérateurs ont même pénalisé les indices lorsque ceux-ci estimaient les actions de la Fed pas suffisamment agressives. »  Agefi Suisse

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Nous livrons tout cela pour le plaisir car, finalement, ce ne sont qu’arguments de marketing, de gourous, de liseurs de feuilles de thé, mais d’authentiques quasi escrocs.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 15 Janvier 2013

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