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Banques Centrales: De la taille des bilans et de leurs dirigeants

Banques Centrales: De la taille des bilans et de leurs dirigeants 

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Aux Etats-Unis l’évolution des actifs de la Réserve fédérale est inversement proportionnelle à la taille de ses présidents. En Suisse, c’est le contraire. Comme quoi, on peut trouver des corrélations partout si on les cherche ainsi que le démontre l’économiste Michel Girardin qui s’est amusé à illustrer celle-ci (nous le soupçonnons d’en avoir découvert d’autres toutes aussi saugrenues).

Au cas où elle se vérifierait, la constatation serait rassurante dans les deux cas. Si la taille des actifs des banques centrales est fonction de celle de leurs dirigeants, le tapering est assuré. Il serait malaisé de trouver un président de la Fed plus succinct que Janet Yellen. Question de génération, c’est un modèle qu’on ne fait plus aux US. Il est probablement envisageable de trouver, en Suisse, plus grand que Thomas Jordan mais le bilan de la Banque Nationale Suisse devrait, lui aussi, atteindre son maximum assez rapidement. Le George Clooney de la finance, Mark Carney, nouveau gouverneur de la Banque d’Angleterre parait être de taille moyenne ce qui laisse un très bel avenir à l’assouplissement monétaire au Royaume-Uni. Il est plus difficile de se prononcer sur l’avenir du bilan de la Banque du Japon car, malgré tous nos efforts (et ceux de la traduction automatique japonais-français de Google), nous n’avons pas été en mesure d’identifier les tailles respectives d’Haruhiko Kuroda, de Masaaki Shirakawa et de Toshihiko Fukui. Quant au cas de la Banque centrale européenne, il restera pour l’instant une énigme bien qu’il semble se rapprocher davantage de celui de la Fed que de celui de la BNS. Toutefois, sans les mensurations précises de Wim Duisenberg, de Jean-Claude Trichet et de Mario Draghi, il nous est impossible de tirer des pronostics surs et notre déontologie nous interdit de tromper nos lecteurs.

A de rares exceptions près, nous avons remarqué que les banquiers centraux sont minces. Nous aurions aimé y voir un remède contre les bulles mais l’exemple d’Alan Greenspan a tué ce postulat dans l’œuf.

Il serait sans nul doute intéressant d’examiner d’autres relations peu orthodoxes comme, par exemple, le rapport entre notation de la dette souveraine et groupe sanguin du Premier ministre. Imaginez la joie de découvrir qu’un chef de gouvernement du groupe A assure un rating équivalent chez S&P! Bien sur, le groupe O poserait un problème mais il est si rare. (NJN)

Source AGEFI SUISSE 18/7/2014

http://agefi.com/derniere/detail/artikel/de-la-taille-des-bilans-et-de-leurs-dirigeants.html?issueUID=633&pageUID=18960&cHash=00a9cd4a536abe29de4c95d6734f6df4

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