Art de la guerre monétaire et économique

Etats Unis : De la guerre des devises à la guerre militaire

par Eberhard Hamer, professeur ès sciences économiques

Ex: http://www.zeit-fragen.ch/fr

«La méthodologie de la domination financière mondiale est en fait assez simple: l’Amérique importe beaucoup plus de biens qu’elle n’exporte, de sorte que les dollars (fraîchement imprimés) sortent des Etats-Unis pour atterrir dans les banques centrales des autres pays. Les Etats-Unis refusant de payer leurs dettes en or, les banques centrales sont obligées d’investir des dollars en obligations et autres instruments financiers. Il en résulte un système d’endettement mondial, dominé par les Etats-Unis, qui fait prospérer l’économie américaine au détriment des autres».4

Suite à la prolifération effrénée du dollar et à la bulle d’endettement grandissante qui en résulte (32 billions de dollars), le dollar représente un risque financier toujours plus accentué. La bulle éclaterait si le monde refusait d’accepter le dollar. C’est en effet la régence du dollar qui permet au syndicat financier mondial de dépenser de l’argent à mauvais escient. Cette hégémonie du dollar est maintenue par la présence mondiale des armées américaines. Ainsi, la quasi-totalité des pays du monde se retrouvent assujettis par endettement envers le Syndicat financier américain, la plupart d’eux sont contraints à tolérer sur leur territoire, des troupes d’occupation ou des bases américaines qui assurent leur servitude pour dettes (Ramstein en Allemagne, Camp Bondsteel au Kosovo et autres).
Cependant, à maintes reprises, des pays individuels ont tenté de sortir de l’assujettissement par endettement imposé par l’empire du dollar afin d’engager leurs ressources en faveur du bien-être national plutôt que pour le syndicat financier mondial. Pour contrecarrer de tels efforts, l’empire mène en permanence des guerres économiques et financières sous diverses formes:

  • Les agences de notation du syndicat financier monopolisent l’évaluation de la solvabilité des Etats. Un pays mal noté doit payer des taux d’intérêt plus élevés sur les prêts.
  • Les blocus financiers, par exemple contre le Venezuela ou l’Iran, empêchent toute transaction financière avec les pays concernés, les excluant ainsi pratiquement du système monétaire mondial afin de le rendre insolvable.
  • Les sanctions économiques bloquent les importations ou exportations du pays visé.
  • Les accords sur les prix (dépression artificielle des prix à l’importation) réduisent la solvabilité des Etats rétifs jusqu’à ce qu’ils abandonnent.
  • Les actions judiciaires contre les concurrents des banques ou entreprises anglo-saxonnes visent à réduire leur compétitivité (actions américaines en justice contre VW (23 milliards de dollars) ou la Deutsche Bank (12 milliards de dollars).
  • En même temps, un système d’espionnage américain opérant à l’échelle mondiale garantit que tous les systèmes numériques dans le monde soient contrôlés, évalués, écrémés au profit des Etats-Unis et soumis au régiment numérique américain.
  • Une idéologie de la globalisation lutte pour les «quatre libertés» (libre circulation du capital, des produits, des services et des travailleurs) afin de briser les structures nationales, les systèmes sociaux et les démocraties, tout cela en faveur de l’empire du dollar.

La domination mondiale du dollar est assurée militairement. «Le cartel bancaire envoie l’armée américaine, qui dévore plus de la moitié de l’ensemble des budgets militaires du monde entier, partout où elle voit ses intérêts menacés.»5 Partout où l’hégémonie du dollar américain est remise en cause, les moyens de guerre financière ou économique mentionnés ci-dessus s’emploient dans le but de rétablir la soumission. Mais si les pays ou les gouvernements se montrent têtus, s’ils ne veulent plus vendre leurs matières premières pour des dollars ou même ne plus accepter le dollar lui-même, le syndicat financier exige l’intervention de l’armée américaine:

  • En novembre 2000, Saddam Hussein refusa d’accepter le dollar en échange du pétrole irakien; il accepta néanmoins l’euro, ce qui fit dévaluer le dollar.
  • En 2003, l’Irak fut attaqué parce qu’il rejetait la dictature du dollar. Ainsi la menace pour le dollar fut éliminée.
  • De même, le dirigeant libyen Kadhafi tenta de ne plus utiliser le dollar dans son commerce pétrolier. Aussitôt son régime fut exposé à des soulèvements et à une intervention militaire contre lui. Après l’assassinat de Kadhafi et la destruction de son système, la Libye fut réintégrée dans l’empire du dollar.
  • La Russie, elle non plus, n’était plus dispose à accepter l’avantage du dollar américain par rapport aux autres devises. Elle a mis en place son propre système de paiement (PRO100) qui se trouvait en dehors de la portée du cartel bancaire international. Poutine a, en outre, privé le cartel pétrolier de se servir des réserves russes de pétrole et de gaz. Depuis lors, Poutine et la Russie se trouvent être les principaux ennemis de l’empire du dollar. Ils se font donc encercler militairement et sont combattus par tous les moyens dans une guerre financière et commerciale.
  • Depuis plus de cinq ans, l’Iran est la cible des attaques monétaires, commerciales et juridiques du syndicat américain, car le pays se montrait décidé à vendre son pétrole non seulement en échange de dollars, mais également de toutes les autres devises. Des sanctions brutales à l’encontre de tous les potentiels acheteurs et partenaires commerciaux ont abouti à son exclusion totale du système financier mondial ainsi que de l’économie mondiale. Comme cet Etat ne fléchit toujours pas, la menace d’une action militaire est de plus en plus imminente.
  • La Chine se démarque aussi du dollar en se dotant d’un système monétaire concurrent (Banque asiatique de développement) qui ne tolère plus la domination du dollar et évolue donc, de plus en plus, en Etat ennemi du Syndicat financier atlantique.

Lors de la campagne électorale, Hillary Clinton avait promis «de commencer la guerre contre la Russie en Ukraine et en Syrie d’ici le mois de mars», mais elle s’est ensuite corrigée, en disant qu’on n’y parviendrait pas avant mai 2018. Par bonheur, elle n’a pas été élue.

Le dos contre le mur, l’Amérique est pourtant toujours sous double pression:

  • L’effet de la pression effrénée sur le dollar a conduit à une quantité de dettes uniques dans l’histoire des Etats-Unis (32 billions de dollars) qui peuvent s’effondrer à tout moment si d’autres pays importants n’acceptent plus le dollar, si les banques du système financier tombent en faillites ou si les pays surendettés deviennent insolvables. L’empire du dollar a jusqu’à présent tenté de corriger ces dangers avec des prêts à intérêt zéro, ce qui devient de plus en plus difficile à maintenir. La dévaluation d’une monnaie de référence (dollar) en hausse incontrôlée est finalement certaine. La confiance diminue. Le syndicat financier prépare donc déjà l’interdiction des espèces et le remplacement de l’argent-monnaie par de l’argent numérique.
  • L’empire du dollar ne peut être soutenu qu’avec un boom constant. Cela présuppose une exploitation élevée de la capacité de l’économie. Cependant, l’économie américaine produit pour 70% des armes, de sorte que l’économie américaine n’est florissante que lorsque l’industrie de l’armement est en plein essor. Celle-ci ne peut se développer que si elle peut vendre ses produits, c’est-à-dire s’il y a suffisamment de guerres dans le monde. La production américaine d’équipements militaires dépasse les 600 milliards d’euros, soit dix fois plus que celle de la Russie et plus de la moitié de la production mondiale d’équipements militaires. Le président américain exige des pays satellites d’acheter davantage d’armement (en provenance des USA), et il vend sans vergogne des armements à des dictatures (Arabie saoudite).
  • Après le réarmement de l’OTAN et de l’Ukraine et après la fin de la guerre en Syrie, l’industrie américaine de la défense a besoin d’un nouveau coup de pouce pour relancer l’économie aux Etats-Unis au moyen d’une nouvelle guerre.

La politique américaine prétend toujours que la Russie, la Chine, l’Iran ou d’autres pays sont belliqueux et dangereux. Comme le montrent les dépenses militaires et les actes d’agression (sanctions, châtiments, etc.) des Etats-Unis dans le monde entier, ce sont avant tout les USA qui sont belliqueux et prêts à la guerre. A plusieurs reprises, ils ont mis en avant le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et des hommes politiques des pays satellites (Heiko Maas, Ursula von der Leyen) pour diaboliser la Russie et exprimer des menaces de guerre.
Comme avant la Première Guerre mondiale, nous sommes donc dans une situation, où un petit événement pourrait déclencher un nouvel incendie mondial. Les dictatures et les empires ont toujours utilisé la guerre comme dernier recours quand ils ne savaient plus que faire. Si l’économie américaine s’effondre en raison d’un manque de demande d’armes ou de l’éclatement de la bulle d’endettement de l’empire du dollar, l’hégémonie du syndicat financier mondial et de la puissance mondiale des Etats-Unis devraient disparaître. Ainsi on arriverait à un point, où les politiciens ne savent plus quoi faire et ils pourraient éventuellement avoir recours au dernier ressort.
Aux Etats-Unis, des voix s’élèvent déjà pour dire que la guerre contre l’Iran doit commencer cet été. Les préparatifs sont terminés.
Il n’est donc guère compréhensible que le monde ne prenne pas conscience du danger de guerre, que les marches pour la paix n’exigent pas la paix dans tous les pays comme par le passé et que les médias dirigés par le syndicat financier (par exemple la presse Springer) puissent s’attaquer à la Russie et à l’Iran, sans aucune opposition, au lieu d’exiger la paix. Nous avons besoin d’une «révolte de tous les amoureux de la paix» pour faire prendre conscience du danger de la guerre et de l’exigence de paix pour tous les peuples. Si nous restons inactifs et que nous ne la dénonçons pas à temps, la politique irresponsable des Etats-Unis et de l’OTAN pourrait nous replonger dans l’impasse de la guerre contre notre volonté.
Non seulement il est grand temps de mettre en garde contre cela, mais nous devons le faire à voix haute. •

(Traduction Horizons et débats)

1 JP Morgen Chase, City Group, Wells Fargo, Deutsche Bank, BNP, Barclays
2 Goldman Sachs, Rockefeller, Lehmann, Rothschild, Warburg, Lazard et Seifs
3 Orzechowski, Peter. Durch globales Chaos in die Neue Weltordnung, Rottenburg 2016
4 ibid, p. 61
5 ibid, p. 62

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2019/04/03/de-la-guerre-des-devises-a-la-guerre-militaire-6141112.html

EN BANDE SON :

10 réponses »

  1. Analyse réaliste de faits… qui échappent au plus grand nombre. Entre cécité intellectuelle, propagande des médias aux ordres, et lâche indifférence, les peuples sont manipulés encore et toujours…

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  2. Lire : « La guerre est un racket » de Smedley D. (Major Général) Butler
    *
    Ce n’est pas à The Wolf que je ferai un cours sur ce qui s’est passé à la FED entre 1914 et 1918 …
    Partant de cette période on trace très facilement la privatisation des profits et la mutualisation des charges (état)
    *
    Une phrase me dérange dans son sous entendu :
    -«La méthodologie de la domination financière mondiale […]. […]Il en résulte un système d’endettement mondial, dominé par les Etats-Unis, qui fait prospérer l’économie américaine au détriment des autres».
    *
    Corriger par :
    -« Fait prospérer l’économie privée, notamment Américaine mais endette énormément l’état Américain et les autres états, au bénéfice d’une oligarchie multinationale privée ».
    *
    Si la phrase que je conteste était vraie, les USA ne seraient pas un pays endetté à hauteur de 22.000 milliards de dollars…
    *
    L’économie n’est plus au service des états et du bien commun mais les états sont au service de l’économie et des intérêts multinationaux privés, le changement de doctrine est énorme.
    Le Bilderberg en est la meilleure illustration !
    *
    Je ne suis pas un grand spécialiste de l’économie mais l’étude de l’histoire oblige à s’y intéresser …

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    • La réalité c’est que l’Etat hégélien n’ayant jamais été que l’antichambre du léviathan cher à Hobbes il apparaît presque logique que l’intérêt public s’arrête là ou commence l’intérêt privé d’une caste dominatrice, c’est toujours comme cela chez les mâles dominant et il semblerait que ne soit guère mieux chez les femelles ! Privatisation des profits et socialisation des pertes ainsi fond et fondent les petites marionnettes !

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      • @The Wolf
        « La réalité c’est que l’Etat hégélien »
        *
        Vous venez de mettre le doigt dessus, pour Hegel l’état est une divinité, la réalisation d’un dieu sur terre, Hobbes est plus pragmatique.
        La divinisation de fait de l’état (Hegel) c’est quasi l’antithése de Hobbes qui séparait le temporel du spirituel.
        Dialectique ?
        *
        On peut aller beaucoup plus rapidement en constatant que 1984(Orwell) date au moins de 1789.
        Nous vendre la république en nous vantant Platon qui des siècles plus tôt en constatait l’échec inévitable, c’est très fort, du pur Orwell.
        (ne parlons pas des Grecs, au sujet de la raie-publique c’est pire encore)
        *
        Lorsque j’entends les discours et discussions de nos fistosophes et politichiens au sujet de la raie-publique je vois deux catégories de personnes pratiquant un double langage :
        -Un langage verbal et de premier degré à l’attention des gueux « la raie-publique c’est géniale ».
        -Un langage non-verbal de caste d’escrocs qui savent que la raie-publique est une illusion vendue à grand coup de manipulation Orwellienne et de terreur.
        *
        C’est le comble du cynisme, le types doivent bien se marrer en nous vendant la raie-publique par le biais de ses plus grands détracteurs. (sic)
        Nous vendre la république par la philo c’est comme si on nous vendait des vaccins sous la marque Claire Séverac.
        *
        *
        « c’est toujours comme cela chez les mâles dominant »
        Ben mince, moi qui pensait qu’on était tous frères, égaux, libres, égalitaires ..
        Nous aurait-on menti ?
        Nous vendre George Soros comme un grand humaniste égalitariste c’est le sommet de la fistosophie contemporaine.
        *
        On comprend donc pourquoi la raie-publique a dès le départ fait de ses fistosophes les ayatollahs de la raie-publique… mdr

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  3. Encore une fois, délires antiaméricanisme, mais surtout anticapitaliste!

    Bush, pétrolier born again et actionnaires d’usines d’armement!

    OPA sur l’Irak, la baril montera par la suite jusqu’à 150$ avec renouvellement des stocks de munitions!

    Kadhafi, c’est Sarkozy et les anglais, Obama était contre, tout comme Trump est contre ces guerres!

    « L’intervention française en Libye, un « investissement sur l’avenir », assure Juppé
    Publié le 27/08/2011 à 07:59 | AFP »

    Celui qui m’affirme que Juppé est un faucon américain au lieu d’un guignol spartakiste à la solde des banquiers derrière la BCE, comme Macron, celui-là, je lui conseille le jardinage!

    Pour ceux qui affectionnent la Moscovie et les mollahs iraniens, si le pétrole libyen était aujourd’hui sur le marché dans sa totalité, le WTI vaudrait quelques $ de moins! au grand dam de ces deux producteurs dictateurs!

    Connerie extraordinaire de nos élites républicaine, le coût de production du baril libyen de forte proximité est le moins cher du monde, c’est un pétrole léger, avec le quelle on fait de l’essence!

    Rien à voir avec le lourd vénézuélien destiné au cargo, qui tourne autour de 100$ pour extraire un baril!

    L’endettement mondial résulte de politiques keynésiennes de gauche!

    Encore une fois les banquiers sont responsables des actions irésponsables de politiciens à leur solde.

    Dépenser 10 milliards pour un EPR qui va produire à 109 euros du MWh!

    Une centrale solaire thermique ou au bois peut produire à partir de 20/30 euros le MWh, la seule limite pour le soleil, c’est le nombre de centrales…

    Autre exemple, un tgv à huit milliards pour Bordeaux, ville du pas du tout faux con, Juppé = spéculation foncière étatique, explosion des prix mobiliers = volumes de crédits en hausse ainsi que leurs durées = paupérisation des gens qui finissent par finir leur fin de mois en faisant de nouveaux crédits à la consommation!

    C’est pas franchement la faute des américains!

    Pour info, a peu près au même moment, 28 rames pendulaires Alstom ont été commandé pour relier New York à Washington (350 km), elles pourront atteindre le 300 kmh pour un investissement de 1,8 milliards d’euros!

    Ne parlons pas de l’Euro qui a encouragé les dettes (et les impôts) des états membres, ainsi que la prime spéculative sur l’immobilier, la baisse du dollar que cette monnaie qui se dit unique, a provoqué, a eut pour conséquence une paupérisation de la majorité de la population et une explosion du chômage de masse, parce que, quand on passe de 25 à 50% des ses revenus pour se loger, le commerce et l’emploi en prennent un coup dans la gueule!

    Après ont peut parler du coût du football, du Lyon/Turin, des assos, etc…

    Mais alléluia mes frères, le satanique dollar a baissé face à l’Euro, car vendu pour acheter des euros, n’est-ce pas là l’essentiel pour vous?

    Aujourd’hui c’est au tour de l’Allemagne de voir exploser ses prix immobiliers, mais pas de panique, la BCE a dit que l’Euro c’était contre l’inflation, pas sûr du tout que les cousins germains se contentent de ce discours!

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    • Il y a belle lurette que le système US avec primauté du dollar conçu pour le seul bienfait des américains à quitter les rivages du capitalisme pour rejoindre celui du socialisme de marché ! Nixon en fut l’artisan : 1971 rupture avec l’étalon or, 1972 rencontre historique avec Mao.

      Ah j’oubliais le brut vénézuélien dont vous semblez avoir oublié les vertus est très recherché par les producteurs— de schiste US et je vous laisse devinez pourquoi…Cela peut expliquer le changement de régime actuel ou pas…

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  4. En 1 Nixon était un gros salopard, en revanche, la stratégie $ pour contrer l’URSS, je ne peux lui reprocher.
    En 2, on va prendre wikipédia pour le brut vénézuélien:
    « Pétrole
    Le Venezuela est un membre fondateur de l’OPEP.
    La caractéristique principale du pétrole vénézuélien est d’être un pétrole lourd dont l’extraction et le raffinage engendrent des coûts plus élevés que le pétrole léger présent notamment au Moyen-Orient… »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_au_Venezuela
    Les USA produisent du pétrole léger, ils ont besoin d’importer du lourd pour leurs cargos!
    Un cargo ça consomme entre 50 et 300 tonnes de fioul par jour!
    Sinon c’est plutôt Cuba qui est avide pétro-cadeaux idéologiques!
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_Cuba_et_le_Venezuela
    Sinon, Maduro, encore plus gros salopard que Nixon, c’est un journal de gauche qui le dit!
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/19/au-venezuela-une-vie-de-penuries_5452286_3210.html

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    • Grâce au pétrole de schiste, les USA sont devenus le plus grand producteur pétrolier au monde. Si la légèreté du schiste convient à merveille pour la pétrochimie, les pesticides ou le plastique, le diesel et le kérosène nécessitent de le mélanger à un brut plus lourd. Pour produire ces carburants, les raffineries du pays importent plus de 500’000 barils/jour de brut extra lourd du Venezuela.

      Le Canada pourrait venir en aide à Washington, mais les capacités limitées des transports et les coûts importants des sables bitumineux de l’Alberta freinent le processus.

      Pour ne pas se tirer une balle dans le pied avec les lourdes sanctions financières, imposées par Trump au régime Maduro, les USA continuent d’accepter les livraisons de brut mais déposent les payements sur des comptes bloqués. Qui entre Caracas et Washington pourra tenir le plus longtemps, la question est posée mais moi j’ai déjà la réponse !

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  5. Washington bien-sûr, mais vous pointez le doigt sur la construction des oléoducs canadiens que de pseudo écologistes bloquent pour mieux servir les intérêts de l’axe des forces totalitaires en affichant un » pieu » motif dans la tête du grand public, un oléoduc pouvant changer la provenance du pétrole, pas ses volumes consommés!
    Le diesel est donc la 2eme partie de l’équation, à remplacer par du gaz, biogaz et syngas, et pour le coup, la chose serait vraiment écologique, 25% de CO2 en mois pour le gaz, neutre pour le biogaz, ainsi que pour le syngas produit à partir du CO2 émis par de la cogénération bois.
    L’intérêt de Washington est donc de se passer au maximum du lourd, qui est dégueulasse avec destruction de la forêt canadienne pour le bitumeux, et trop cher à produire (80$ le baril), et de vendre à la place son gaz de schiste, qui est aussi dégueulasse, mais le moins cher du monde.
    Sinon, j’ai été censuré par le Figaro pour avoir écrit ça:
    « Continué de penser que Trump est un fou et un idiot, est la preuve de la plus grande des crétineries.
    Les Call viennent de tourner à fond sur le WTI, suite à l’effet surprise de l’annonce de Trump et à son soutien au maréchal libyen, c’est comme ça que l’on fait un joli coup en bourse et que l’on se dote de fonds secrets…
    Assurément un très beau délit partagé entre initiés que je ne saurais condamner, tant il sert les intérêts de l’Occident en le désintoxiquant du Golfe!
    Maintenant, ça va être au tour des Put de faire leur office, parce que, comme l’a dit Donald, les majors américaines vont tout faire pour faire baisser les prix, donnant en plus une victoire médiatique au Président auprès des consommateurs américains.
    En fait, les majors peuvent surement fournir de suite, mais elles vont très certainement faire coïncider la baisse autour du 4 juillet pour que les américains puisent prendre la route avec une essence moins chère!
    Trump est assurément génial, tant qu’il ne parle pas écologie et réchauffement… »
    En 1, je ne vois pas en quoi je n’ai pas respecté sa charte (com d’hab), en 2, rendez-vous au 4 juillet pour faire le point sur le prix du baril…
    Le Figaro c’est Dassault, et il n’aime pas du tout que je critique la Russie, l’Asie, l’Orient et l’Afrique, et il déteste encore plus que je fasse la promo de Trump, bon, il est vrai que j’ai écrit du directeur, qu’il n’est que journaliste caniche… Forcément, c’est ma très grande faute!

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