1984

Le Billet du LUPUS – Je suis Roman : Polanski et la rumeur d’Orléans !

Je suis Roman : Polanski et la rumeur d’Orléans !

Préambule

Polanski  ne serait il pas victime d’une kabbale au sens biblique du terme ! La victime auto désigné par ses pairs et victime juive expiatoire des péchés du puritanisme de l’Amérique profonde,  de celle qui aime à donné à manger à la foule en délire ses propres enfants trop gâtés par la vie. Faute d’un Nicholson offrons nous un Polanski c’est bien plus confortable, et puis surtout sans effet immédiat, sans arme et sans violence comme dirait un violeur de coffre fort bien connu par chez nous.

En voulant jouer avec le Diable (Rosemary Baby) Polanski a fini par rencontrer Dieu en la personne de Jésus et de son chemin de croix : Manson-CIA fut d’abord au rendez vous  puis ce fut le tour  à quelques dossiers laissé aux bons soins du FBI d’achever la curée…Dommage, en plus d’être juif et d’avoir survécu à l’enfer du ghetto Polanski aura eu le tord d’être bien trop élégant pour une époque marquée déjà du sceau de la vulgarité ambiante et de l’indécence tout azimut !

Je livre ici donc quelques éléments  fruit de mes réflexions, recherches et témoignages, le tout bien sur à la décharge du bonhomme histoire de défoncer quelques clous du cercueil Polanski si joliment  apprêté depuis maintenant 50 années.

N’en déplaise aux mauvaises âmes mal pensantes Je fais parti de ceux qui soutiennent envers et contre tout Roman Polanski d’abord parce je suis un grand admirateur de son œuvre cinématographique première période et ensuite parce qu’ayant suivi  les différentes affaires le concernant depuis le départ  c’est-à-dire l’assassinat  commandité par Manson-CIA de sa seconde femme l’actrice  Sharon Tate puis les différentes affaires d’accusation de viols sur mineur j’y ai toujours vu une vendetta , un coup monté made in FBI mené par nos amis évangélistes américains. Car si le monsieur a le profil du parfait coupable parce qu’innocent aux mains pleines et aux poches trop bien remplies il n’a en rien celui du pédophile patenté, ni dans son œuvre, ni dans sa vie : il ne relève en rien du déviant  psychiatrique,  pas plus qu’on ne note chez lui une vénalité propre  à en faire un pervers narcissique aux accents corrupteurs.

Plutôt discret,  plutôt atypique dans le milieu disjoncté du cinéma hollywoodien de l’époque, ceux qui l’ont approché témoignent d’un homme d’affaire au fort classicisme tant vestimentaire que mental et soucieux avant tout de s’assurer de sa parfaite réussite professionnelle dans un milieu jugé somme toute impitoyable et  ou rappelons le, le moindre faux pas peut vous être fatal. Money is money et le Cinéma cela coûte cher.

« […] le ludique de la consommation s’est substitué progressivement au tragique de l’identité. » — Jean Baudrillard, La Société de consommation (1970)

L’homme aime certes à être entouré de jeunes et jolies femmes qui se pressent à sa suite, mais si consommation charnelle  il y a elle est toujours le fait d’un consentement réciproque. Rien ne prédispose donc cet homme  à être au cœur d’une affaire de pédophilie un beau jour de mars 1977…

Sait-on seulement que Polanski est l’auteur d’un chef-d’oeuvre féministe, en 1979 ? Tess est le portrait d’une femme qui, piétinée par l’égo des hommes, leur opposera son honneur que nulle boue ne ternit, imposera son libre-arbitre face à toutes les fatalités de sa condition.

Les témoignages affluent  pourtant à l’époque le disculpant et le montrant au cœur d’une machination  mais rien n’y fera, on ne retiendra  que les propos qui l’accablent. Pour  échapper à un univers carcéral qu’il sait dans son cas mortifère : une célébrité accusé de pédophilie c’est une proie de choix pour un prisonnier  en mal de notoriété, Polanski passe un accord avec la justice américaine, un aveu en échange d’une peine réduite. Quand Polanski comprend que l’accord est bidon , qu’il n’échappera pas à la prison, à une nouvelle condamnation et à l’implacabilité de la justice américaine qui veut sa peau il prend la fuite.  D’abord parce que le Monsieur est juif donc victime désignée et expiatoire de l’Amérique profonde et de son Etat nauséeux, et ensuite  parce l’œuvre sulfureuse du Monsieur n’a pas l’art et la manière de parler à nos amis protestants  qui comme avec John « blasphème » Lennon quelques années plus tard, savent régler leurs comptes à poings et points nommés, Kennedy en bon catholique pas assez « mossad » ni cathodique n’ aura pas échappé à leur foudre non plus.

Tout comme Charlie Hebdo l’œuvre de Polanski fut donc  jugé blasphématoire en son temps car  pas plus que le prophète on ne représente pas l’antéchrist à l’écran à moins d’y avoir été fortement convié et d’avoir vendu préalablement son âme au Diable ! Alors quitte à faire l’avocat disons que je préfère être celui de Roman plutôt que celui de Méphistos.

     

« Nous vivons une époque bizarre, j’ai l’impression d’un renversement d’idéologie total entre ma jeunesse et maintenant. J’ai eu la chance de vivre dans une société infiniment plus libre. Dans les années 1960, tout se déverrouillait : la parole, la musique, les mœurs. On n’aurait pas imaginé voir des groupes de manifestants devant un cinéma ou un musée pour interdire une projection ou une exposition. 

Ce n’est pas que je regrette mes jeunes années, comme des vieux qui radotent que “c’était mieux avant” ; c’est plutôt comme si j’avais vécu sur une autre planète. Tout était simple entre les hommes et les femmes : on se rencontrait dans une boîte de nuit, on dînait, on rentrait ensemble, c’était normal. » Roman Polanski

EN BANDE SON :

9 réponses »

  1. Il est tombé dans un sacré piège au nom des saints sacrement pour la cause des puritains …les rumeurs folles courent amplifiées par les crétins abonnés facebook a chaque occasion.ET cela fait 50 ans ET ça continu ..!
    Trés belle analyse ..et en prime clin d’œil qui désigne le traitre par ailleurs bien « casté » et blanc comme neige!
    .

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  2. Emmanuelle Seigner:
    (Publié le 08/07/2018 à 11:04 | Le Point.fr)
    L’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma me propose de la rejoindre, en compagnie d’autres actrices, au nom d’une féminisation par ailleurs nécessaire. Qui peut croire que je ne me sente pas concernée par l’égalité des femmes et des hommes? Féministe, je le suis depuis toujours, mais comment puis-je faire semblant d’ignorer que l’Académie, il y a quelques semaines, a mis à la porte mon mari, Roman Polanski, pour satisfaire l’air du temps. La même Académie l’avait récompensé de l’oscar du meilleur réalisateur pour Le Pianiste en 2003. Curieuse amnésie!
    Cette Académie pense probablement que je suis une actrice suffisamment arriviste, sans caractère, pour oublier qu’elle est mariée depuis vingt-neuf ans avec l’un des plus grands metteurs en scène. Je l’aime, c’est mon époux, le père de mes enfants. On le rejette comme un paria et d’invisibles académiciens pensent que je pourrais « monter les marches de la gloire » dans son dos? Insupportable ­hypocrisie! Cette proposition injurieuse est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de ma relative discrétion. Vous m’offensez alors que vous prétendez vouloir protéger les femmes.
    Et qu’on ne me demande plus de me taire à propos de l’affaire qui a bouleversé la vie de ma famille depuis le 26 septembre 2009, le jour de son arrestation en Suisse ! Avec Roman, nous avons une fille et un garçon. Il a toujours été un père de famille et un mari exceptionnels. On le décrit depuis son emprisonnement en Suisse comme le pervers qu’il n’a jamais été. Je suis la seule à pouvoir témoigner à quel point il regrette ce qui s’est passé il y a quarante ans.
    Et pourtant, je suis démunie lorsque la presse publie à son sujet des infamies, des témoignages mensongers, parle de femmes qui auraient été violées mais ne portent jamais plainte. Un site Internet annonçait même, il y a deux semaines, sa mort imminente! Samantha Geimer, sa seule et unique victime, demande depuis des années le classement de l’affaire, mais les juges et les médias refusent obstinément de l’entendre. Elle a accueilli avec indignation l’exclusion de Roman de l’académie des Oscars. Quand vous devenez un symbole, on vous refuse le pardon.
    J’ai l’impression que, depuis les nazis de son enfance jusqu’à ces dernières années, on condamne Roman à fuir perpétuellement, sans la moindre volonté d’une partie des médias de regarder le dossier de sa vie avec les yeux clairs. Au contraire, on l’enfonce. Roman Polanski a donné naissance à des personnages féminins inoubliables interprétés par Sharon Tate, Catherine Deneuve, Mia Farrow, Faye Dunaway, Nastassja Kinski, Sigourney Weaver. Il n’est en rien cette caricature machiste, symptôme du mal qui ravagerait le cinéma. Et l’académie des Oscars voudrait que je me désolidarise de cet homme?
    Les artistes n’échappent pas à la justice ordinaire, bien sûr. A condition qu’elle ne devienne pas une justice d’exception, qu’elle ne viole pas sa parole et ses propres principes. Ce qui a été le cas à Los Angeles, en 1977, après un premier séjour en prison qui devait être sa peine. Aujourd’hui, Roman a purgé plus que le maximum de la peine encourue pour la faute commise.
    Je comprends qu’il ait un sérieux doute sur la justice des hommes. Ce n’est pas un hasard si son film préféré est Huit Heures de sursis, de Carol Reed. Parfois, je croise son regard blessé. Parfois, il me stupéfie par sa douce fureur de vivre. Il n’y a que la vérité et ces mots que je viens d’écrire qui puissent apaiser ma douleur.
    Quant aux membres de l’académie des Oscars, je n’ai qu’une chose à leur dire : vous n’aurez pas la femme que je suis.

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  3. Pathetique.Encore un homme qui defend un autre homme sous pseudo couvert de complot antisemite, laissons cette indecence. Je n’en dirai pas plus , juste une petite remarque sur son si feministe « Tess » ..demandez dons à l’actrice Natazia kinsky comment elle a vécu le tournage.

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    • @Guillon, Quand on ne sait pas de quoi l’on parle et que l’on a l’haleine fétide autant que la bouche sale on la ferme !

      Un témoignage contre poison de celui des Sorçiéres de Salem

      Corinne Boucart nous envoie courageusement sa version sur Polanski :

      Merci pour cette photo mon Philippe, hier soir une de mes plus grosses colères sur fb, un producteur, mais dans une autre vie accuse Roman d’avoir violé Nastassja Kinski à l’âge de 14 ans sur le tournage de » Tess » et qu’il était présent sur ce tournage ! j’ai donc fait cette réponse » Monsieur, j’étais présente sur ce tournage pour y travailler, je connais toute l’équipe, et vous êtes un inconnu pour tous, ensuite Nastassja avait 17 ans et avait un amoureux, un de mes amis. Je vous demande de retirer votre post avant que j’ajoute le nom de mon amie Nastassja Kinski présente sur mon fb afin qu’elle s’exprime et dépose une plainte contre vous, il n’est pas difficile pour moi d’y ajouter Roman ! Ce matin le post avait disparu ! Je ne supporte plus la diffamation envers ce cinéaste qui semble énormément faire de jaloux ! Voilà pour faire court …. encore merci !

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