Collapsologie

Bienvenue dans le Kali-Yuga ou l’Age du Loup

Le Kali-Yuga

Par troisetendards lestroisetendards.com 

À l’ère moderne, il y aura la prolifération d’une espèce d’homme oisif, grégaire, hédoniste, qui n’aspire à vivre que confortablement, englué dans une vie étriquée, inapte à l’effort soutenu et ayant besoin de divertissements à fortes doses et avide de rationalisme. Mais surtout, l’homme à venir aura une peur maladive du danger et surtout de la souffrance. Il adoptera et glorifiera la posture de victime. Il s’agira d’un homme indigné en permanence qui travestira sa faiblesse et sa peur de la souffrance en grandeur morale. Friedrich Nietzsche

« Aux trois étendards, il a été question, il est question et il sera souvent question du « Kali-Yuga ». Il est temps, dans cet article, d’en exposer l’idée générale, en tentant d’être aussi simple que possible, même si le concept lui-même n’est pas nécessairement facile à saisir, en particulier pour un jeune esprit rempli d’idées modernes. Il est possible de commencer par un synonyme : le Kali-Yuga, c’est « l’âge sombre ».

Le kali-Yuga est un concept tiré de la doctrine hindoue. Celle-ci repose sur une conception cyclique du temps, que cela soit le temps « humain » ou le temps « général ». Cette doctrine enseigne qu’un cycle s’appelle un « Manvantara ». Celui-ci est divisé en quatre âges. Chaque âge représente une diminution du précédent du point de vue spirituel. C’est-à-dire que chaque âge est moins éveillé spirituellement que celui qui vient de se terminer.

Nous pouvons trouver un équivalent de cette « doctrine des quatre âges » dans l’imaginaire européen : il s’agit de l’âge d’or, de l’âge d’argent, de l’âge d’airain et de l’âge de fer.

Répondons immédiatement à la question : nous sommes actuellement dans le quatrième âge, le Kali-Yuga (« âge sombre » ou « âge de fer »). Il n’est pas possible de décrire avec précision depuis combien de temps nous y sommes, mais c’est une certitude : nous y sommes. Sachant que chaque âge représente une diminution du précédent du point de vue spirituel, nous sommes donc dans l’âge le moins spirituel du cycle. Les vérités qui étaient connu des hommes ayant vécu dans les précédents cycles ne nous sont plus accessibles. Elles existent encore mais sont devenus plus difficiles à atteindre. Pour celui qui vit dans le Kali-Yuga, quelque chose est perdu, et cette chose doit être retrouvée : il s’agit de la Tradition. Ne perdons pas espoir : ce qui est caché sera de nouveau découvert à la fin du cycle (la doctrine traditionnelle ne se perd jamais vraiment). En effet, un cycle étant par nature…cyclique…la fin d’un cycle signe le début d’un autre.

Un cycle doit avoir un sens. Il est ascendant ou descendant. Les cycles dont nous parlons ici forment un courant descendant : du plus élevé au moins élevé, du haut vers le bas, du spirituel au matériel. Pour quoi ce cycle doit-il aller dans le sens descendant, de ce qui est supérieur vers ce qui est inférieur ? C’est un peu troublant pour un esprit « moderne » ! Le sens de l’histoire n’est-il pas un progrès ?

Malheureusement pour l’esprit contemporain, la doctrine traditionnelle ne présente pas les évènements humains comme un « progrès ». C’est même le contraire. Un principe se manifeste. Dès lors que ce principe s’est manifesté, les conséquences se produisent. Plus l’on s’éloigne du principe et l’on se dirige vers les conséquences de celui-ci, plus on s’éloigne du principe. C’est-à-dire que l’on s’éloigne du principe au fur et à mesure de la manifestation de celui-ci.

La manifestation d’un principe répond à la même logique que la manifestation de la gravité. Un objet part du point le plus haut pour se diriger vers le point le plus bas, et ne s’arrête que si un obstacle s’oppose à sa chute. Gardez cette comparaison avec la gravité en tête, et imaginez-vous qu’un principe, c’est de la pure spiritualité, et que la manifestation d’un principe, c’est de la matérialité. De même qu’un objet tombe « du haut vers le bas », un principe se manifeste « du spirituel vers le matériel ».

Cette manière de concevoir le temps comme cyclique, et non comme linéaire, permet de changer radicalement de point de vue lorsqu’on examine l’histoire. »

Les quatre Yugas

Quatre âges ou yuga empruntent leur nom à quatre faces d’un dé :

krita, la face qui présente quatre points,

trétâ, celle qui en présente trois

dvâpara, celle qui en présente deux,

et enfin kali, la face qui présente un point.

Selon les Purâna et le Mahâbhârata, le Krita Yuga est l’âge d’or dans lequel tous les hommes sont vertueux et heureux ; comme on y vit heureux, le besoin d’échapper au cycle des réincarnations ne se fait pas vraiment sentir. C’est l’âge de l’accomplissement et de la sagesse, de la pureté, de la plénitude, de la satisfaction. Dans ce premier âge, règnent la justice, le bonheur, la fécondité. Les hommes, tous vertueux, vivent très longtemps. La mort est un passage parfaitement conscient d’une condition à une autre. Le roi de cette période est le mythique Prithu, né du feu, qui trait  » la Vache qui exauce les désirs », la Vache divine qui nourrit tous les êtres.

Dans le Trétâ Yuga se font sentir les premiers signes de déclin progressif des valeurs spirituelles, avec l’irruption de la cupidité et le désir de possession de biens matériels. C’est l’âge des trois feux rituels, qui voit le développement des civilisations sédentaires, agricoles et urbaines. Les hommes sont soumis à la mort, dans le sens actuel du mot, au fait de souffrir, de travailler, de prier les dieux ; la communion naturelle avec le monde divin commence à se perdre. La notion du Dharma commence à s’estomper (ordre cosmique, lois de la nature).

Le Dvâpara Yuga est caractérisée par l’avidité, la vice et la fraude. C’est l’âge du doute qui voit naître les religions et les philosophies qui questionnent. L’homme perd le sens de la réalité divine du monde et s’éloigne encore plus du Dharma. Le taureau du dharma ne marche plus que sur deux pattes.

Enfin, le Kali Yuga, l’ »âge des conflits », l’époque actuelle, âge funeste et obscur. Tout est décadence et douleur, la souffrance au sein du Samsara y est à son maximum. Ainsi que la soif de délivrance. Le Kali Yuga débute avec la mort de Krishna, en 3102 av. J.-C., et s’achèvera quand une nouvelle descente de Vishnou, un nouvel avatar, dans environ 427 000 ans, ramènera l’ordre et le bonheur sur terre (Krita Yuga).

A noter que cette date de 3000 avant JC est fortement présente dans l’histoire humaine, comme une date butoir dans la mémoire collective. Quelques exemples :

. début du calendrier maya (3113 avant JC)

. règne du Pharaon Ménès, unificateur de l’Egypte, première dynastie de l’Ancien Empire

. Premières écritures à Sumer, dans le bassin de l’Indus, en Egypte

. Mythe du déluge en Mésopotamie, repris par la Bible

. Civilisation minoenne en Crète

Ces quatre ères cosmiques forment le Mahâ-Yuga (« grande époque ») et se répartissent de la manière suivante :

Krita Yuga : 4800 années divines = 1 728 000 années humaines

Trétâ Yuga : 3600 années divines = 1 296 000 années humaines

Dvâpara Yuga : 2400 années divines = 864 000 années humaines

Kali Yuga : 1200 années divines = 432 000 ans années humaines

Mahâ-Yuga : 12 000 années divines = 4 320 000 années humaines

Aux diminutions progressives de la durée de chaque nouveau yuga correspond sur le plan humain une diminution de la durée de la vie accompagnée d’un relâchement des moeurs et d’un déclin de l’intelligence.

Cette décadence continue sur tous les plans biologique, intellectuel, éthique, social, etc et prend plus particulièrement du relief dans les textes puraaniques. Le passage d’un yuga à l’autre a lieu, comme nous l’avons vu, au cours d’un crépuscule qui marque un decrescendo même à l’intérieur de chaque yuga, chacun d’eux se termine par une étape de ténèbres. A mesure que l’on s’approche de la fin du cycle, c’est-à-dire du quatrième et dernier yuga, les ténèbres s’épaississent. Le kali-yuga, celui dans lequel nous nous trouvons actuellement, est considéré d’ailleurs comme “ l’âge des ténèbres”. Le cycle complet se termine par un pralaya: dissolution, qui se répète d’une manière radicale, et le 1000ième cycle se termine par le mahaapralaya: la grande dissolution.

Les Puranas décrivent largement les caractéristiques du Kali yuga :

« Les gens choisissent de préférence les idées fausses. Ils n’hésitent pas à persécuter les sages. L’envie les tourmente. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s’opposent les unes aux autres. Les livres sacrés ne sont plus respectés. Dans l’âge de Kali, se répandent de fausses doctrines et des écrits trompeurs. Les gens ont peur car ils négligent ls règles enseignées par les sages et n’accomplissent plus correctement les rites. Les chefs d’Etat ne protégeront plus le peuple, mais, au moyen des impôts, s’approprieront toutes les richesses. Les agriculteurs abandonneront leurs travaux de labours et de moissons pour devenir des ouvriers non spécialisés et prendront les mœurs des hors-castes. Beaucoup seront vêtus de haillons, sans travail, dormant par terre, vivant comme des miséreux. Les gens accepteront comme articles de foi des théories promulguées par n’importe qui. On vénèrera de faux dieux dans de faux ashrams. Les gens prendront leur nourriture sans s’être lavés. Ils ne vénèreront ni le feu domestique ni les hôtes. Ils seront sans joies et sans plaisirs. Beaucoup se suicideront. Souffrant de famine et de misère, tristes et désespérés, beaucoup émigreront vers les pays où poussent le blé ou le seigle.

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. J ai toujours rêvé de surfer …mais la il va s’agir de pouvoir tenir jusqu’au bout dans le tunnel…façon maelstrom..

    …………………

    .
    Les quatre Yugas

    Quatre âges ou yuga empruntent leur nom à quatre faces d’un dé :

    krita, la face qui présente quatre points,

    trétâ, celle qui en présente trois

    dvâpara, celle qui en présente deux,

    et enfin kali, la face qui présente un point.

    Selon les Purâna et le Mahâbhârata, le Krita Yuga est l’âge d’or dans lequel tous les hommes sont vertueux et heureux ; comme on y vit heureux, le besoin d’échapper au cycle des réincarnations ne se fait pas vraiment sentir. C’est l’âge de l’accomplissement et de la sagesse, de la pureté, de la plénitude, de la satisfaction. Dans ce premier âge, règnent la justice, le bonheur, la fécondité. Les hommes, tous vertueux, vivent très longtemps. La mort est un passage parfaitement conscient d’une condition à une autre. Le roi de cette période est le mythique Prithu, né du feu, qui trait  » la Vache qui exauce les désirs », la Vache divine qui nourrit tous les êtres.

    Dans le Trétâ Yuga se font sentir les premiers signes de déclin progressif des valeurs spirituelles, avec l’irruption de la cupidité et le désir de possession de biens matériels. C’est l’âge des trois feux rituels, qui voit le développement des civilisations sédentaires, agricoles et urbaines. Les hommes sont soumis à la mort, dans le sens actuel du mot, au fait de souffrir, de travailler, de prier les dieux ; la communion naturelle avec le monde divin commence à se perdre. La notion du Dharma commence à s’estomper (ordre cosmique, lois de la nature).

    Le Dvâpara Yuga est caractérisée par l’avidité, la vice et la fraude. C’est l’âge du doute qui voit naître les religions et les philosophies qui questionnent. L’homme perd le sens de la réalité divine du monde et s’éloigne encore plus du Dharma. Le taureau du dharma ne marche plus que sur deux pattes.

    Enfin, le Kali Yuga, l' »âge des conflits », l’époque actuelle, âge funeste et obscur. Tout est décadence et douleur, la souffrance au sein du Samsara y est à son maximum. Ainsi que la soif de délivrance. Le Kali Yuga débute avec la mort de Krishna, en 3102 av. J.-C., et s’achèvera quand une nouvelle descente de Vishnou, un nouvel avatar, dans environ 427 000 ans, ramènera l’ordre et le bonheur sur terre (Krita Yuga).

    A noter que cette date de 3000 avant JC est fortement présente dans l’histoire humaine, comme une date butoir dans la mémoire collective. Quelques exemples :

    . début du calendrier maya (3113 avant JC)

    . règne du Pharaon Ménès, unificateur de l’Egypte, première dynastie de l’Ancien Empire

    . Premières écritures à Sumer, dans le bassin de l’Indus, en Egypte

    . Mythe du déluge en Mésopotamie, repris par la Bible

    . Civilisation minoenne en Crète

    Ces quatre ères cosmiques forment le Mahâ-Yuga (« grande époque ») et se répartissent de la manière suivante :

    Krita Yuga : 4800 années divines = 1 728 000 années humaines

    Trétâ Yuga : 3600 années divines = 1 296 000 années humaines

    Dvâpara Yuga : 2400 années divines = 864 000 années humaines

    Kali Yuga : 1200 années divines = 432 000 ans années humaines

    Mahâ-Yuga : 12 000 années divines = 4 320 000 années humaines

    Aux diminutions progressives de la durée de chaque nouveau yuga correspond sur le plan humain une diminution de la durée de la vie accompagnée d’un relâchement des moeurs et d’un déclin de l’intelligence.

    Cette décadence continue sur tous les plans biologique, intellectuel, éthique, social, etc et prend plus particulièrement du relief dans les textes puraaniques. Le passage d’un yuga à l’autre a lieu, comme nous l’avons vu, au cours d’un crépuscule qui marque un decrescendo même à l’intérieur de chaque yuga, chacun d’eux se termine par une étape de ténèbres. A mesure que l’on s’approche de la fin du cycle, c’est-à-dire du quatrième et dernier yuga, les ténèbres s’épaississent. Le kali-yuga, celui dans lequel nous nous trouvons actuellement, est considéré d’ailleurs comme “ l’âge des ténèbres”. Le cycle complet se termine par un pralaya: dissolution, qui se répète d’une manière radicale, et le 1000ième cycle se termine par le mahaapralaya: la grande dissolution.

    Les Puranas décrivent largement les caractéristiques du Kali yuga :

    « Les gens choisissent de préférence les idées fausses. Ils n’hésitent pas à persécuter les sages. L’envie les tourmente. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s’opposent les unes aux autres. Les livres sacrés ne sont plus respectés. Dans l’âge de Kali, se répandent de fausses doctrines et des écrits trompeurs. Les gens ont peur car ils négligent ls règles enseignées par les sages et n’accomplissent plus correctement les rites. Les chefs d’Etat ne protégeront plus le peuple, mais, au moyen des impôts, s’approprieront toutes les richesses. Les agriculteurs abandonneront leurs travaux de labours et de moissons pour devenir des ouvriers non spécialisés et prendront les mœurs des hors-castes. Beaucoup seront vêtus de haillons, sans travail, dormant par terre, vivant comme des miséreux. Les gens accepteront comme articles de foi des théories promulguées par n’importe qui. On vénèrera de faux dieux dans de faux ashrams. Les gens prendront leur nourriture sans s’être lavés. Ils ne vénèreront ni le feu domestique ni les hôtes. Ils seront sans joies et sans plaisirs. Beaucoup se suicideront. Souffrant de famine et de misère, tristes et désespérés, beaucoup émigreront vers les pays où poussent le blé ou le seigle.

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  2. Intéressant. Lire l’interview de Macron au financial Time mi avril :  » la bête est là » dit-il sous nos yeux effarés.
    Comprenne qui saura.

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