Art de la guerre monétaire et économique

Black Lives Matter : « Nous Sommes des Marxistes Aguerris » – Partie I suivi de l’antiracisme systémique, en 279 exemples

10 réponses »

  1. Croire que BLM est une organisation marxiste quand on a lu Marx, c’est assez rigolo. Marx détestait le lumprolétariat. Et encore moins communiste surtout financé par Soros et avec la bénédiction de grandes entreprises. Cela faisait sourire Marx quand Bakounine voulait ce genre de programme par la violence. Et pour un marxiste authentique, on commence par changer l’infrastructure et non la superstructure (catégorie intellectuelle, religion, etc. dont sort le racisme). C’est plutôt une bourgeoisie de gauche qui se sert du lumpenprolétariat contre une bourgeoisie de droite.

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    • Remarque plus qu’intéressante et pertinente mais si le paradoxe mis en exergue mérite d’être relevé il est le secret même de la dialectique des forces mises en œuvre apparemment contradictoires mais qui débouche sur ce que l’on appelle la fameuse troisième voie née au 19eme et qui perdure, renforcé au 21 éme. Ce que j’appelle moi ici le socialisme fabien (l’image du loup déguisé en mouton symbole entre tous) dont les tenants et les aboutissants sont très bien décrits au travers des romans d’anticipation d’Huxley et Orwell, tous deux, paradoxe encore une fois, d’anciens Fabiens. L’antagonisme apparent entre bourgeoisie de droite (les tenants d’un capitalisme entreprenarial) et communisme de type marxiste, léniniste ou pas, étant résolu par la mise en place d’une Bourgeoisie de Gauche qui contrôlerait à la fois l’appareil d’état et l’infrastructure économique au travers du contrôle de la monnaie via les banques centrales et du corporatisme d’entreprise ( dont le fascisme musollinien et le nazisme furent les galop d’essai). Mais à l’ère des masses contrôler l’économie d’une manière soft ne suffit pas il faut contrôler les esprits et « massifier », c’est Bernay au 19eme (encore un français !), Goebbels au 20ème et l’ingénierie sociale au 21éme (Palo alto and co et les apport en psychologie et sociologie des masses). Fort de ce background que j’appelle marxisme culturel (je sais c’est une réification !) et du contrôle économique la 3ème voie de Soros et sa bande vise à la mise en place d’un gouvernement mondial dirigée par une élite autoproclamé mais qui se reproduit de manière incestueuse et se coopte depuis maintenant 2 siècles.

      Pour tous ceux qui ne l’aurait pas encore fait je recommande la visite du site plutôt économique de Soros : project syndicate. Le monsieur y fait régulièrement de grandes déclarations pseudo philosophales et quand on regarde tous les grands noms qui participent à ce site c’est édifiant et on comprend mieux le monde dans lequel nous vivons !

      https://www.project-syndicate.org/

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  2. Il faut appeler les choses par leur nom. Marx voulait la disparition de l’Etat, de la monnaie et du salariat. On ne peut même pas appeler communisme l’URSS. Quand on lit sa correspondance en 13 tomes aux ES, on ne peut pas douter de son objectif et il craignait déjà sa récupération. Maintenant, on en est à un autre stade avec l’informatique et l’ingénierie sociale. Il y a une chose qu’on oublie, c’est que le libéralisme n’est jamais stable et immobile. Là encore, Marx avait indiqué que le capitalisme détruisait sans cesse son antériorité pour aller de l’avant.
    Le capitalisme ne cesse de muter et de détruire son antériorité, surtout au moment où il reconfigure toutes ses structures. Ce qui fait que ceux qui se rebellent alors contre lui ont une lutte de retard. Le capitalisme peut donc les mettre en avant avec les oripeaux de la contestation. Pour aller plus loin, il se doit d’intégrer toutes les composantes, même les plus marginales, à sa volonté d’expansion afin que quiconque ne puisse y échapper, ce qui n’était pas le cas auparavant. Tout doit être reversé dans la sphère marchande (par exemple le mythe du gratuit) afin de s’étendre symboliquement au monde entier. Le Capital ne valorise que ce qui le valorise. C’est oublié que ce fut Gary Becker, l’économiste néo-libéral, qui revendiqua « la lutte contre toutes les discriminations » à la suite de Milton Friedman. Il encensa Michel Foucault, le théoricien des minorités, autrement dit de la gauche libérale et multiculturelle.
    L’URSS n’est qu’un capitalisme d’État ou un capitalisme à la sauce rouge pour cette raison dans sa rivalité avec le capitalisme privé. Même Raymond Aron, peu suspect d’être un communiste, le relève dans Dix-huit leçons sur les sociétés industrielles quand il qualifie le système soviétique qui « a le mérite ou le démérite d’appeler édification du socialisme ce que l’on appelait au XIXe siècle l’accumulation du capital ». Chose qu’avait critiqué Marx en Angleterre au XVIe. On retrouve la même chose avec la Chine qui s’enrobe encore du drapeau rouge mais se dit pour le libre-échange et le marché. Rivalité de clones. Il devient donc difficile de qualifier l’ex-URSS ou la Chine de communiste ou de marxiste. L’URSS était finalement utile en proclamant le communisme en façade mais en restant dans le même imaginaire que le capitalisme privé.

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    • Faire de l’Etat et des multinationales l’outil ultime du capitalisme c’est que les marxistes (léninistes ou pas) ont appelé auparavant capitalisme monopolistique d’état et ce que je nomme dans sa version actuelle : socialisme de marché. En version française cela donne le Gaullisme, en version Mélanchanchiste le bolivarisme et en version Lepeniste le corporatisme ou entreprises stratéges.
      Reste que pour moi on est là très loin du capitalisme originel que je défend à savoir celui de la libre entreprise et de la libre concurrence et que l’on se trouve en fait dans un système de cartels propre à l’économie socialiste.

      Mais si je devais faire une critique du matérialisme historique propre à Marx et du courant néoliberal de type friedmanien qui s’en rapproche (en opposition totale avec un libéralisme total d’un Hayek ou d’un Mises) c’est de prendre l’option et le postulat que l’homme était avant tout un être doué de rationalité économique…c’est parce que les Socialistes de la troisième voix l’ont compris qu’ils ont pris le pouvoir par le biais du champ social et culturel et c’est parce qu’ils en maîtrisent tous les ressorts qu’ils peuvent mettre à mal les états nations. En Occident qui maîtrise la providence maîtrise l’état et qui maîtrise l’Etat et la providence contourne les aléas économiques grace à l’action des Banques Centrales. D’où une instrumentalisation massive par les Fabiens du fait biologique : race, genre,gène et du fait religieux et de tout ce qui touche à l’occulte et à la métaphysique. On se trouve là très proches des postulats nazis mis en pratique voilà bientôt 90 ans : la possibilité d’une réécriture du code génétique et marquages biologiques et culturels en vue de la création d’un homme nouveau !

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  3. Ce que vous oubliez c’est ce que je disais avant. Vous pouvez dire qu’on est loin du capitalisme originel, la libre entreprise et la libre concurrence. Mais c’est faux. Vous croyez que le capitalisme va rester dans ses marques ? Erreur. La cellule de base ne peut qu’évoluer vers ce qu’on constate. Le capitalisme n’est que progressisme et c’est pour cela qu’il est devenu de gauche à un moment où il peut faire éclater toutes les structures mentales pour se répandre au monde entier. Je rappelle que Marx ne s’est jamais dit de gauche et qu’il était contre les droits de l’homme. Pourquoi ? Il avait compris le piège dont le déploiement de base pouvait paraître sympathique mais dont l’incessant développement mène à la situation d’aujourd’hui. C’est pour cela qu’il avait prévu la mondialisation dans l’avancée du capitalisme dont les structures en perpétuel mouvement ne cessent d’abattre ses anciennes bases pour le relancer toujours plus loin. Il n’était pas contre la petite propriété privée mais contre tout le processus mis en branle de la valeur d’échange jusqu’à la libre entreprise et la libre concurrence. C’est ça qu’il avait compris dès 1845 et qui se répandrait au monde entier en saccageant tout. Nous y sommes. Il a vu juste. Il y a plusieurs phrases que je tiens à disposition. Vous les dites d’ailleurs : « c’est parce que les Socialistes de la troisième voix l’ont compris qu’ils ont pris le pouvoir par le biais du champ social et culturel » Exact mais pour Marx, cette superstructure est un mensonge. Le capitalisme a simplement muté dans son propre logiciel. Marx demandait de sortir radicalement du système d’exploitation sinon vous êtes cuit.

    C’est comme de croire qu’un système d’exploitation informatique va en rester à la version 1.0. Erreur, il change et les applications demandent sans arrêt d’évoluer en ruinant sacellule de base Vous mettez le pas dans le système, vous devez accepter le processus qui sans arrêt vous promet des améliorations. Et il ne peut qu’évoluer par la technique que vers une déflagration de l’humain par sa totale virtualisation : « la possibilité d’une réécriture du code génétique et marquages biologiques et culturels en vue de la création d’un homme nouveau ! »
    Jean Baudrillard l’avait compris mais Pasolini aussi, vrai marxiste, quand il se rend compte que la société de consommation était la plus grande répression humaine en transformant les individus en petit bourgeois, laminant toutes les cultures populaires non en brutalisant les individus comme sous le fascisme. On avait leur consentement mais pas leur âme. Maintenant, les individus y viennent d’eux-mêmes par les droits de l’homme. La matraque intérieure par l’injonction de libre choix.

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    • Je pense que nous faisons à peu près le même constat que nous exprimons différemment, vous en partant du marxisme originel et en y voyant l’inexorable dérive d’un capitalisme flamboyant, moi en partant du capitalisme originel sur un mode libertarien et en y voyant l’entrée mortifère dans le socialisme de la 3ème voie. 2 utopies pour un même constat catastrophique, cela explique sans doute pourquoi aujourd’hui j’ai choisi le camp conservateur et que je défend les lambeaux d’une démocratie représentative que je voudrais en proportionnelle intégrale et que sur le plan économique je défend l’idée d’un Frexit, d’une fin du libre échange, d’une monnaie nationale et d’un retour au localisme. Bref mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres !

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    • C’est un voeu pieu mais la cellule de base du libéralisme et viciée Elle n’est jamais immobile et évolue sans cesse alors que vous pensez pouvoir stopper le processus en rétrogradant au stade qui permet ce même processus. C’est voué à l’échec d’autant que le libéralisme est prêt à intégrer n’importe qui tant qu’il reste dans le logiciel de base même eux qui se prétendent anticapitaliste et sans frontière. Le libéralisme doit se répandre au monde entier et tout saccager. L’homme est incapable de se réguler.

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