Art de la guerre monétaire et économique

Dans la torpeur aoûtienne : « Nous ne nous rendrons jamais » Par Maxime Tandonnet

« We shall never surrender »*

M. C., le nouveau Premier ministre est paraît-il, de l’avis unanime, un homme exceptionnel, charmant et de toute confiance, ayant servi à l’Elysée sous NS. Quant à M. D., la copie conforme de NS au ministère de l’Intérieur, son sosie nous dit-on aussi. Alors, pourquoi s’entêter, bêtement, à conserver une mentalité et un esprit d’opposant? Pourquoi, ne pas déposer les armes et se rendre, une fois pour toute?

Pour une raison toute simple, idiote, absurde, totalement ringarde. Le sentiment que la politique n’est pas seulement une affaire de combinaisons et de copinage, de postures, de gourous et de jeux de rôle. Qu’elle est autre chose qu’un théâtre d’ombres, un spectacle narcissique. Que l’essentiel ne relève pas du grand guignol politico-médiatique. Qu’il est ailleurs, dans les convictions et le sens du bien commun. Rien, sur le fond, ne justifie la moindre concession, la moindre indulgence, le moindre ralliement.

  • le discours communautariste officiel fustigeant « le mâle blanc » (au moins à deux reprises par l’occupant de l’Elysée);
  • la colonisation qualifiée sans nuances de « crime contre l’humanité »;
  • la PMA sans père remboursée sur fonds publics;
  • le renoncement en matière de sécurité se traduisant par une poussée de la violence gratuite et sanguinaire (même si les chiffres ont quasiment disparu depuis 2012);
  • l’effrayante avalanche des scandales politiques et financiers, étouffée et laissée sans réponse;
  • l’augmentation vertigineuse de la dette publique, des déficits, du chômage et de la pauvreté, la poursuite accélérée de la désindustrialisation;
  • la poussée migratoire depuis 2012 (270 000 premiers titres de séjour en 2019, et 140 000 demandeurs d’asile soit un quasi doublement annuel);
  • le chaos déclenché par des choix invraisemblable (taxe carbone et gilets jaunes ou supposée « réforme des retraites » et mouvement social de deux mois);
  • L’achèvement de la dévalorisation du baccalauréat (95% de reçus) et des études secondaires;
  • sans parler de la honteuse et dramatique gestion de la crise du covid19 (par exemple sur les masques).

Voilà ce qu’il importe de prendre en considération. Le casting, les jeux d’acteurs, tout comme les coups de menton stériles, les pavoisements et les moulinets, les paroles destinées à faire polémique pour couvrir l’échec et l’inaction, n’ont aucune espèce d’importance. Seuls doivent compter les actes et les résultats. Les soi-disant ralliements d’individus qui ont soutenu une politique (2007-2012) et soutiennent désormais la politique inverse (2012-2022) n’ont strictement aucun intérêt. Y voir autre chose que de l’opportunisme lèche-bottes – restons polis – est pure naïveté ou calcul cynique.

L’impasse lepéniste, sa démagogie absolue, son identité sulfureuse, ses provocations historiques sur lesquelles il s’est construit, son incohérence et irréalisme, sa vulgarité obtuse ne valent pas mieux et ne sont que l’autre face du macronisme ou son faire-valoir. L’un et l’autre procèdent d’une même méthode, qui est la fuite du politique dans les chimères, les éclats, les manipulations et vertige du culte de personnalité au détriment de l’intérêt général et de la res publica, au détriment de la France.

La porte est étroite, bien évidemment et la lueur d’espérance fragile. Ce n’est pas une raison pour céder aux sirènes du cynisme, de la lâcheté et de la bêtise. We shall never surrender.

* « Nous ne nous rendrons jamais »

Maxime TANDONNET

Au mois d’août, dans une France écrasée de chaleur anesthésiée par le soleil de plomb, tout est permis, tout est possible.

L’Assemblée nationale vient de voter sans sourciller, dans un hémicycle au trois cinquièmes vide, la PMA sans père, remboursée par la sécurité sociale. Les contributeurs Français sont donc sommés de prendre en charge l’abolition officielle de la paternité comme pilier de la famille et de l’enfance.

Le débat de société? Quel débat de société? L’avez-vous vu passer? Pas moi.

Un vote lâche, honteux, en catimini. « Conservateur » l’opposant à cette réforme? Non: résistant, résistant à une dérive totalitaire de la même nature que toute forme d’expérimentation touchant à la nature humaine.

Les mots de traîtres et d’opportunistes ne sont pas excessifs pour qualifier ceux qui ont retourné leur veste pour un maroquin sur ce sujet essentiel.

Autre sidération: un garde des sceaux, s’exprimant, par définition au nom du gouvernement, a réclamé le rapatriement en France des jihadistes: c’est-à-dire, ceux qui au nom de daesh, directement ou par complicité, ont massacré, torturé, violé, enlevé, crucifié, égorgé, anéanti des villages, femmes et enfants, commis des génocides sur les populations chrétiennes et Yézidies, orchestré des attentats qui ont ensanglanté la France (250 victimes).

Au nom des droits de l’homme?

Et les droits des prisonniers égorgés, des enfants traités en esclave sexuels, des villageois exterminés et des malheureuses victimes du Bataclan?

Ce matin, il se confirme que la France est l’un des pays les plus frappés au monde par la grande dépression due au covid, deux points au dessus de la moyenne de l’UE: – 13,8% du PIB, contre – 10,1 % en Allemagne.

A l’origine de ce désastre: la déroute de l’équipe au pouvoir, un aveuglement de deux mois sur les « masques », diabolisés avant d’être rendus strictement obligatoires, et le choix irresponsable, faute de masques, d’un confinement absolu qui a plongé l’économie française dans le marasme.

Mais les responsables de cette débâcle, dignes de l’état-major en mai-juin 1940, dans l’indifférence générale, sont toujours là, en poste, pavoisant, pérorant, jacassant et droits dans leurs bottes, prêts à rempiler comme si de rien n’était.

D’ailleurs, le silence à ce sujet de la classe politique de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, (en dehors d’une poignée de parlementaires courageux et lucides) est assourdissant.

Question fondamentale: l’apathie du pays dans ses profondeurs, est-elle le fruit de l’indifférence, du déclin intellectuel, d’un authentique abrutissement de masse? Ou bien n’est-elle au contraire que le reflet de la surface des choses, entre reportages et commentaires lèche-bottes et sondages truqués, couvrant un mouvement de révolte, un grondement sourd dans les profondeurs de la France qui ne demande qu’à s’exprimer en la première occasion?

Maxime TANDONNET

Herman Hesse : « Je sens me brûler une soif sauvage de sensations violentes, une fureur contre cette existence neutre, plate, réglée et stérilisée. Car c’est cela que j’abomine du plus profond de mon cœur : cette béatitude, ce gras et prospère élevage du moyen, du médiocre et de l’ordinaire. »

EN BANDE SON :

1 réponse »

  1. Ce sont plus que des incompétents, ce sont des assassins (avec préméditation), serial killer de vieux avec le décret Rivotril, avec la gestion de la crise dans les Ehpad, la moitié de nos morts d’après le Dr Delepine.
    Reportez vous aux analyses de Monsieur Attali, lu dans vos colonnes du reste.

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