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Islamo-gauchisme : les alliés objectifs de l’islamisme sous les projecteurs/André Malraux « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »…/“Le Grand Remplacement” : l’écrivain Renaud Camus menacé de bannissement sur Amazon

Islamo-gauchisme : les alliés objectifs de l’islamisme sous les projecteurs

LES TEMPS SONT DURS POUR LES DOCUMENTARISTES INDÉPENDANTS. LES SALLES ART ET ESSAI SONT FERMÉES PAR INTERMITTENCE DEPUIS LE DÉBUT DE LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS. LA DIFFUSION DES DOCUMENTAIRES SUR LE NET NE PERMET PAS TOUJOURS D’ATTEINDRE UNE VIABILITÉ ÉCONOMIQUE. LE PASSIONNANT DERNIER TRAVAIL D’INVESTIGATION RÉALISÉ PAR YVES AZEROUAL SUR L’ISLAMO-GAUCHISME SOUS FORME DE DOCUMENTAIRE N’EN A QUE PLUS DE MÉRITES.

LE DOCUMENTAIRE POLITIQUEMENT INCORRECT, UN PHÉNOMÈNE NOUVEAU ET INTÉRESSANT

Depuis quelques années, en dehors des circuits de distribution traditionnels (salles de cinémas, médias de grand chemin), des journalistes et des documentaristes tracent leur chemin avec ténacité. Leur objectif est, parfois avec des moyens limités, souvent avec conviction et talent, d’apporter un éclairage sur des aspects méconnus de notre société. C’est souvent un véritable travail de lanceur d’alerte qu’il réalisent.

Parmi ceux-ci, on peut citer la canadienne Lauren Southern dont le documentaire intitulé « Borderless » sur l’invasion migratoire du continent européen est en tout point édifiant. Son dernier opus avant de donner une autre orientation à sa vie professionnelle est « Farmlands », une œuvre qui met en lumière la marginalisation et l’ostracisation de nombreux fermiers blancs en Afrique du sud.

En 2019, nous présentions le documentaire d’Éric Dick, « Et les cloches se sont tues », une enquête sur l’immigration au cœur de la Vendée, une illustration de la politique de peuplement de la France profonde menée par le gouvernement.

En septembre de cette année, nous interviewions le réalisateur du documentaire « Djihad judiciaire », consacré au harcèlement juridique dont sont victimes ceux qui dénoncent l’islamisme qui se propage dans la société.

« ISLAMO-GAUCHISME, LA TRAHISON DU RÊVE EUROPÉEN »

Sorti en 2019, le documentaire « Islamo-gauchisme, la trahison du rêve européen » a eu une assez faible audience lors de sa sortie en salle et lors de projections-débats. Malheureusement, serait-on tenté de dire, car c’est une plongée passionnante aux racines d’un phénomène trop peu connu : l’alliance entre une frange de la gauche et des islamistes.

La mise en ligne gratuite du documentaire devrait permettre à un large public d’en savoir plus à ce sujet.https://www.youtube.com/embed/0TsZx7I-iGY?feature=oembed

D’une durée d’une heure trente minutes, l’enquête menée par Yves Azeroual va aux origines de l’islamo-gauchisme et cherche des explications à une alliance qui aurait pu apparaitre contre nature.

L’importance du tournant pris par une certaine gauche lors Forum Social Européen au début des années 2000 est soulignée. Le FSE organisé en 2003 a propulsé sur le devant de la scène un certain Tarik Ramadan, dont le discours social apparait rétrospectivement comme un baiser de la mort à une certaine gauche qui ne cesse de s’étioler pour avoir tout sacrifié en recherchant un électorat de substitution, les musulmans, aux ouvriers partis ailleurs..

PLENEL EN FER DE LANCE

Le militant Edwy Plenel a pris toute sa part dans cet aggiornamento d’une partie de la gauche. L’ancien directeur de Charlie HebdoPhilippe Val, « rhabille pour l’hiver » à cette occasion le cofondateur et président de Mediapart. Le rôle de laboratoire de la Seine-Saint-Denis, où les idées décoloniales infusent et bénéficient d’une grande bienveillance, notamment de la part de personnalités de gauche, est mis en exergue.

Les interviews de nombreuses personnalités, souvent à gauche, illustrent le mécanisme qui a conduit à cette alliance entre la carpe et le lapin. Une alliance dont on peut suivre les nombreux rebondissements notamment sur le compte Twitter de « On vous voit ».

Voir également le portrait de Taha Bouhafs.

« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »…

André Malraux, le visionnaire.

Comme il faut rendre à César, ce qui appartient à César ; et à Dieu, ce qui est à Dieu, je remercie donc l’internaute Anders qui commente souvent chez The Wolf, Le Lupus, pour m’avoir permis de découvrir ce constat clairvoyant d’André Malraux il y a 64 ans déjà à propos de l’Algérie dite française !

Aujourd’hui, chez nous, il y a plus que des « solutions partielles » qui sont possibles ! Certaines seraient même radicales… Mais à certains moments cruciaux, il faut savoir prendre ses responsabilités et faire des choix qui peuvent paraître durs, avec peu d’humanité puisqu’il en va de la survie d’un groupe, d’un peuple. Il suffirait pour cela d’une réelle volonté politique d’un véritable chef de la nation, soutenu par une majorité populaire de souche, attachée viscéralement à ce que sont la France et l’Occident en termes d’héritage, de civilisation et de valeurs traditionnelles qu’elle porte en son sein. L’avenir proche s’annonce déterminant pour contrer le Grand remplacement et l’islamisation de la France dans le cadre d’un Nouvel Ordre Mondial que nous rejetons avec force !

« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.

C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. À l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’État. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard !

Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution« .

André Malraux, le 3 juin 1956. Elisabeth de Miribel, transcription par sténographie. – (Source : Institut Charles de Gaulle. Valeurs Actuelles, n° 3395).

N.B. : Pour creuser un peu plus le sujet, il y a l’excellent article de Charlotte d’Ornellas « Place de l’islam en France : Et les musulmans, qu’en pensent-ils ? » du 1er novembre 2020 dans Valeurs Actuelles.

« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »…

 
 
 

Le 9 décembre prochain devrait être présenté le projet de loi sur « l’islam radical », dont l’ancien intitulé consistait à lutter contre « le séparatisme », ce qui n’est pas exactement la même chose, les islamistes radicaux n’ayant que peu à voir avec les séparatistes corses ou kanaks. En revanche, une constance demeure : préserver les éternels « principes républicains ». Et c’est évidemment là que le temps se couvre.

Tel qu’il se doit, « la haine en ligne » est dans le collimateur. Haine de quoi ou de qui ? Voilà qui n’est pas plus défini que les mêmes « principes républicains ». Puis, deux modifications du Code pénal sont encore prévues. L’une relative à « la mise en danger de la vie d’autrui par divulgation d’informations à sa vie personnelle » ; l’autre aux « pressions exercées sur les agents du service public ». On imagine que les terroristes, confirmés ou même apprentis, en tremblent à l’avance.

Et le garde des Sceaux d’affirmer : « Trop de personnes qui n’ont rien à voir avec la presse viennent profiter du bouclier de la loi de 1881 qui protège la liberté d’expression pour distiller des discours en rupture avec les valeurs de la République. » Une fois décrypté ce salmigondis, il est licite de penser que les autorités font référence à la décapitation de Samuel Paty, jeté en pâture sur les réseaux sociaux avec le résultat qu’on sait. Mais si tel est le cas, pourquoi ne pas le dire clairement au lieu de tourner autour du pot de thé à la menthe ?

En revanche, il est clair, là, qu’il n’est fait nulle part référence à l’immigration de masse, pourtant vivier évident de ces terroristes, ce qui aurait pourtant été un bon début. De même, Éric Dupond-Moretti aurait pu aussi évoquer ce laxisme judiciaire, en grande partie à cause duquel des voyous multirécidivistes et jamais condamnés finissent, faute de repères, par tomber dans cet islamisme de combat donnant souvent un sens à une vie qui n’en a pas. Mais il est vrai qu’à lui comparé, Christiane Taubira, c’était Raymond Marcellin.

Bref, le gouvernement peine à nommer les choses, incluant manifestement dans cette « haine en ligne » d’autres « haines », réelles ou arbitrairement tenues pour telles ; celle de « l’extrême droite », pour ne citer que ce seul exemple. « Aujourd’hui, le plus grand nombre des attentats qui sont commis en Europe ne sont pas des attentats islamistes, mais des attentats d’extrême droite », assurait Jean-Luc Mélenchon, ce lundi 26 octobre, sur France Inter. Propos passablement délirants, mais qui ne font, finalement, que refléter le discours des plus hautes instances européennes.

Ainsi, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler pointe-t-elle ces parallèles en trompe-l’œil, dans Le Point de ce 18 novembre. De quoi s’agit-il ? Tout simplement des travaux financés par le Programme-cadre pour la recherche et le développement économique (PCRD), lesquels sont soigneusement sélectionnés : « Il faut répondre à des appels de projets par des fonctionnaires obsédés par le politiquement correct, qui ne veulent stigmatiser personne. Par exemple, le djihadisme ne peut être abordé que si l’on promet d’étudier également un autre radicalisme, même s’il ne lui est pas lié. Ainsi, pour évoquer la question du devenir des djihadistes et de leurs enfants restés sur zone, la Commission a rédigé un appel intitulé “Appel à projets pour le désengagement et la réintégration des délinquants extrémistes et des individus radicalisés à l’extrême droite violente et à l’extrémisme islamiste. »

Au final ? « Ce système a entraîné l’émergence de réseaux transnationaux (universitaires, experts, ONG) rompus à l’exercice. Ces spécialistes en projets européens vont régulièrement téter à la mamelle européenne pour financer leurs projets inclusifs sur l’immigration, l’intégration et le djihadisme. »

Il serait intéressant d’entendre ce que pensent Éric Dupond-Moretti et ses collègues de cette question, même s’il est à craindre que nous n’ayons pas fini d’attendre, tant ils sont aveuglés par une autre haine : celle de la réalité.

“Le Grand Remplacement” : l’écrivain Renaud Camus menacé de bannissement sur Amazon

Par artofuss artofuss.blog

 

Par  Thomas MorelVALEURS ACTUELLES

Le distributeur en ligne a suspendu temporairement le compte d’auteur de Renaud Camus, contraint de s’auto-publier depuis une dizaine d’années après avoir été chassé de ses éditeurs respectifs. Le compte a été rétabli depuis, mais l’ouvrage mis en cause, Le Grand Remplacement, reste banni.

La balle n’est pas passée loin. Renaud Camus, écrivain prolifique et engagé, a eu la mauvaise surprise d’apprendre, mardi, que Le Grand Remplacement, son ouvrage phare, était dépublié d’Amazon. Quelques minutes plus tard, la plateforme américaine l’informait que c’était la totalité de son compte qui allait être supprimé. Un coup dur pour l’auteur, chassé de toutes ses maisons d’édition et qui doit désormais s’auto-publier pour tirer des revenus de ses livres.

En cause dans cette affaire, Le Grand remplacement, justement, son ouvrage paru pour la première fois il y a plus de 10 ans, et dont le distributeur considère qu’il enfreint ses règles « relatives au contenu […] à caractère pornographique ou obscène avec représentation graphique d’un acte sexuel ». Outre le fait que le géant américain semble découvrir longtemps après sa parution l’ouvrage de Renaud Camus, la qualification pornographique du Grand Remplacement ne manque pas de surprendre. « Mais peut-être est-ce le viol de l’Europe qui les gêne », s’amuse l’auteur, qui rit jaune. « Bien sûr, c’est une catastrophe politique, idéologique et pécuniaire, puisqu’Amazon constitue ma seule source de revenus. Mais conceptuellement, c’est assez satisfaisant, il y avait un paradoxe à ce que mes revenus dépendent entièrement de “l’ennemi”… »

Le compte d’auteur rétabli, Le Grand Remplacement reste banni

Pas farouches, les équipes d’Amazon se disent dans un autre courriel prêtes à rétablir le compte de Renaud Camus… À condition qu’il accepte explicitement de passer sous leurs fourches caudines, en reconnaissant avoir « lu les Règles relatives au contenu et que, dorénavant, [il] les respectera. [Il] s’engage également à supprimer tous les livres publiés précédemment qui ne respecteraient pas ces Règles. » Le lecteur attentif aura noté la majuscule à Règles, pour renforcer leur caractère de droit divin.

Le géant américain a finalement assoupli sa sanction mercredi, en acceptant de rétablir son compte d’auteur — mais pas de remettre en vente Le Grand remplacement. Une décision qui s’accompagne toutefois d’une menace, le distributeur avertissant « qu’à l’avenir, les titres pourront faire l’objet d’une évaluation supplémentaire avant d’être publié ». Un soulagement pour Renaud Camus, temporaire seulement : malgré sa demande de renvoi, il est convoqué le 25 novembre prochain devant la 17e chambre du tribunal de Paris pour un message publié sur Twitter. Et tant pis si cela l’oblige à traverser la France dans les deux sens, malgré le confinement, les hôtels fermés pour cause de crise sanitaire, ses 74 ans et sa contamination au printemps dernier par une forme sévère du coronavirus qui l’a emmené à l’hôpital.

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5 réponses »

  1. A n’en pas douter A Malraux va bientôt subir donc les foudres d’Amazon est tous ses livres seront bannis comme ceux de Renaud Camus puisqu’ils ont la même vision du danger mortel que représente l’islam.

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  2. EUROPARIS-SUR-SEINE, 1er juin2029
    Monsieur,
    Nous avons fait constater par huissier de justice votre refus de participer à la fête du « Mariage pour tous » et à celle du « Méchoui Fraternel », soirées organisées par l’association de votre quartier « Balance ton Gaulois ».
    Nous vous rappelons que vous êtes déjà sous le coup d’une procédure judiciaire pour avoir prononcé devant témoins les mots : « Gilets jaunes, anti-libéralisme, diesel, meeting, jeanne d’Arc, Napoléon, Nation, argent liquide, République laïque », mots interdits depuis le premier quinquennat de la Présidence de Danièle Bobono et que vous avez été également signalé pour non-respect aux nouvelles convenances orthographiques en employant le mot « le juge » au lieu de « la jugesse » et que vous vous êtes écrié lors d’une assemblée : « Regardez, il pleut ! » au lieu de « Elle pleut ! ». Ce qui vous a d’ores et déjà valu une forte amende (loi 15in xw1478 sur l’égalité des sexes).
    Vous êtes également — coupable de fréquenter des blogs subversifs, — blâmable de propagande sur votre propre blog en faveur d’écrivains illégaux, comme monsieur Houellebecq réfugié en Irlande à l’issu de la publication de son dernier roman « soumission 2 », ainsi que l’auteur démoralisateur et insoumis : Michel Onfray, exilé et assigné à résidence à Caen.
    Vous avez également affirmé que les livres : « Autant en emporte le vent », « La case de l’oncle Tom », « l’étranger » et « Les dix petits nègres » méritaient d’être à nouveau autorisés à la lecture, vous opposant ainsi à la juridiction de l’Assemblée des Sages Littéraires sous la présidence du philosophe Monsieur Leviferryboat.
    Toujours dans le domaine de la culture, des voisins nous ont signalé que vous écoutiez en sourdine la chanson interdite du rocker Johnny Halliday : « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ».
    Enfin vous faites preuve dans vos propos d’une ironie durable et inadéquate ; par exemple lors d’une réunion syndicale non-autorisée, il nous a été rapporté que vous avez prononcé la phrase suivante, tout à fait irrévérencieuse : « Dans certains pays les voleurs sont amputés. En France par contre, les voleurs sont députés. »
    Une plainte générale vient donc d’être déposée auprès du « Centre de la Normalité et des Nouveaux Usages ». Vous serez convoqué au tribunal de la Bienséance, situé au n° 22 rue Castaner.
    Signé : Madame La Ministre Grivote-Shiappate,
    chargée à la régulation des bonnes mœurs
    et de la dignité.

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  3. Moi je boycotte amazone et je ne commande jamais chez eux, même si pour cela je dois me privé de quelque chose, je choisie d’être en adéquation avec mes idées.

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  4. Renaud Camus est là, masqué. Il nous adresse, à Jean-Yves Le Gallou et à moi, un petit signe de la main. La dernière fois que je l’ai vu, c’était aux obsèques de Jean Raspail en l’église parisienne de Saint-Roch, à la mi-juin. Il était terriblement affaibli par la Covid, blanchi, émacié, adossé à un pilier, comme Claudel, peut-être converti. À quoi ? À une illumination soudaine. La beauté intérieure, la discipline spirituelle, l’ascèse de tous les instants. Est-ce que j’ose : il était ce jour-là rayonnant en dépit de la fatigue. Tant pis pour les butors à plafond bas, les vulgaires. Que comprendraient-ils à la beauté, le dieu de Camus ?
    Aujourd’hui, il est tel qu’en lui-même, suprêmement délicat, jusqu’à l’étouffement de soi, jusqu’à l’épure, jusqu’au cristal. Sa sidérante clarté d’expression est d’une espèce particulière, elle est lunaire, diaphane, atonale, si le mot avait un sens ici. Il attend patiemment son tour, comme un enfant sage, mains croisées. C’est ainsi du reste qu’il se présentera à la barre, pareil à un écolier, à un martyr, à un ascète adepte de la non-violence. Désarmé assurément, inébranlable aussi. Il faut toujours prendre au sérieux les hommes tels que lui, habités par une exigence de beauté. Comment pourrait-il être coupable de ce dont on l’accable, lui le président du parti de l’in-nocence, lui qui est fondamentalement in-nocent ? La nocence, c’est étymologiquement ce qui nuit. L’in-nocence : ce qui nuit à ceux qui nuisent.

    Trés beau texte de François Bousquet

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