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US- Ron Paul critiquait la censure appliquée sur les médias sociaux peu avant que Facebook ne le censure

Ron Paul critiquait la censure appliquée sur les médias sociaux peu avant que Facebook ne le censure

PAR JADE · PUBLIÉ 13 JANVIER 2021 · MIS À JOUR 13 JANVIER 2021

Nous avons discuté de la répression effrayante de la liberté d’expression qui se développe depuis des années aux États-Unis. Cet effort s’est accéléré à la suite de l’émeute au Capitole, y compris sur la fermeture de sites comme Parler. Aujourd’hui, l’ancien membre du Congrès du Texas Ron Paul, 85 ans, a été empêché d’utiliser sa page Facebook pour des infractions non spécifiées aux “normes de la communauté”. Le dernier message de Paul était lié à un article sur l’augmentation “choquante” de la censure sur les médias sociaux. Facebook a ensuite procédé à son blocage en vertu de la même politique non définie de “normes communautaires”.

Paul, leader libertarien et ancien candidat à la présidence, a critiqué ouvertement les guerres étrangères et défendu les libertés civiles pendant des décennies. Il a écrit :

“Sans autre explication que d’aller constamment à l’encontre de nos normes communautaires, @Facebook m’a empêché de gérer ma page. Nous n’avons jamais reçu d’avis de violation des normes communautaires dans le passé et le poste incriminé n’est identifié nulle part”.

Son fils, le sénateur Rand Paul (Républicain-Kentucky), a tweeté :

“Facebook considère désormais que plaider pour la liberté est une sédition. Où cela va-t-il s’arrêter ?”

Avant même l’émeute, les démocrates réclamaient des listes noires et des représailles contre quiconque serait considéré comme “complice” de l’administration Trump. Nous avons discuté des menaces croissantes contre les partisans de Trump, les avocats et les fonctionnaires ces dernières semaines. Les membres démocrates demandent des listes noires pour le projet Lincoln, qui mène un effort national pour harceler et maltraiter tout avocat représentant le parti républicain ou le président Trump. D’autres demandent l’interdiction de ces “complices” sur les campus universitaires, tandis que d’autres encore réclament une “Commission vérité et réconciliation” pour “tenir Trump et ses facilitateurs responsables des crimes qu’ils ont commis”. Le rédacteur en chef du Daily Beast, Rick Wilson, a ajouté son propre appel à “l’humiliation”, à “l’incarcération” et même à des suicides rituels pour les partisans de Trump dans une chronique vulgaire et dérangeante.

Après les émeutes, les grandes entreprises technologiques ont décidé d’interdire et de bloquer des sites et des individus, dont Parler qui est la principale alternative à Twitter. Par ailleurs, un des principaux rédacteurs de Forbes, Randall Lane, a averti toute entreprise qu’elle ferait l’objet d’une enquête si elle engageait d’anciens responsables de Trump.

Les émeutes sont utilisées comme une licence pour réduire la liberté d’expression et exercer des représailles contre les conservateurs. En attendant, le silence des universitaires et de nombreux médias est assourdissant. Beaucoup de ceux qui ont parlé pendant des années de la période sombre du maccarthysme et de la liste noire soutiennent cette censure ou restent silencieux face à elle. Maintenant que les conservateurs sont les cibles, les contrôles de la parole et les listes noires semblent compréhensibles, voire louables.

L’action menée contre Paul, longtemps champion de la liberté d’expression, montre à quel point cette répression est devenue brute et complète. Elle montre à quel point la menace qui pèse sur la liberté d’expression a changé. C’est comme avoir un média d’État sans contrôle de l’État. Ces entreprises agissent à l’unisson, mais pas nécessairement avec une collusion directe. L’émeute a immédiatement été prise comme un feu vert pour agir contre une grande variété de sites et d’individus. Comme nous l’avons vu en Europe, une telle censure devient un appétit insatiable pour un contrôle de plus en plus important des discours. Même l’Allemande Angela Merkel (qui a une longue histoire d’actions contre la liberté d’expression) a critiqué les actions de Twitter comme étant hostiles à la liberté d’expression. Pourtant, la plupart des professeurs de droit et des personnalités des médias aux États-Unis restent silencieux.

Traduction de Jonathan Turley par Aube Digitale

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